: 4 nets L'IMPARTIAL JEUDI. . A. PRET EXC LE 25 AOÛUT, 1904, Historique des Baptemes de Clo- Ches a Ste. Marie. Le 11 juin 1801, le R2v. Père gogne, premier curé de Ste. Ma- F si - rie, bénissait une cloche que lui a- vait remise un habitant des envi- Tous d’Annapolis, M. Jacob Troop. La tradition voulait que cette clo- che eût appartenu à l’église de Port-Royal, au moment de la dis- persion de 1755. C'était donc une relique chère aux Acadiens de la Baie Ste.-Marie que le don de M. Troop, et en l’entendaut chanter dans le clocher de leur humble égli- se, les vieillards se rappelaient, à tra- vers les longues et douloureuses an- nées de l'exil, leur joyeuse et loin- taine enfance passée dans la riante vallée de Port Royaiïi. La cloche re- çut à ce second baptême le nom de | Marie, et eut pour parrain le P. Si- gogne, et pour marraine Margueri- te LeBlanc veuve de Pierre Doucet. L'incendie qui ravagea le pays en 1820, détruisit l’église de Ste. Marie et fit disparaître la cloche vénérée. L'église provisoire resta sileu- cieuse jusau’au 30 avril 1823. Ce jour là, le Père Sigogne bénit une nouvelle cloche et lui donna comme à son ainée, le nom de Marie. Le parrain était Anselme Doucet, E- cuyer du roi, et Colonel de la Mi- lice, et la marraine Marguerite Le- Blanc sa femme qui se fit représen- ter à la cérémonie par Marie Dou- cet femme de François Bourneuf. Cette cloche qui a gardé jusqu’à nos jours la fraicheur de sa voix est faite de pièces de monnaies ra- rassées par le P. Sigogne dans tout le pays et envoyées en France pour y être fondues. Le temps a respecté ce curieux souvenit de la générosité acadienne, et la baptisée de 1823 fait bonne figure à côté des deux cadettes que la Providence mit plus tard à ses côtés. La construction d'une église plus vaste qui doit remplacer celle de 1820 demandait des cloches plus puissantes dans la chambre de sa ñnaute tour. L'achèvement de 4a partie extérieure de la nouvelle é- glise et le désir de perpétuer à Ste. Marie le souvenir du cinquanten:i- re de la Proclamation du dogme üe l’Immaculée Conception ont a- mené le curé de Ste.-Marie à solli- citer de la charité des Acadiens et de leur nombreux ais, le don de 3 c'oches dignes de l'église qui s’élè- ve à la gloire e Marie, et &u mys- tère qu’elles doivent proclamer. Les parrains et les marraines sont ve- nus nombreux, désireux de placer dans le berceau de leurs filleules un royal cadeau, et il nous est agréa- bie de lever, par exception, le voile qui cache leur générosité, et de di- re que leurs filleules leur appartien- nent par droit de naissance aussi bien que par droit de baptême. Ce sont les cérémonies de ces trois baptêmes et les fêtes qui les ont accompagnées dont nous vou- drious dresser ici, pour tous nos bienfaiteurs, vn rapide procès-ver- Dal. 2e NoMs DES CLOCHES Les fututes baptisées viennent de France, le pays des vieilles cathé- drales et des douces harmonies re- lisieuses. Leur robe de brouze est rchaussée par une couronne de feuillage, “t porte de distance en d'stance des ornements disposés a- vec uu grand art et un goût parfait. Des figures grimaçantes dessinées sur les bras où se fixent les mou- tons laissent deviner le poids qu’el- les s'efforcent de soutenir. La première nous dit : Je suis d Immaculée Conception : Et nous fait lire un peu pius bas : Magnifi- cat anima mea Dominum. C'est la cloche de Marie Immaculée, la pe- tite fille de la cloche de Port-Royal, e- la fille del: cloche de 1823- lille pèse 1724 livres et doune le ja. Afin de mieux symbo'iser la pureté sans tache de Marie, sa robe ne porte que son image, et les HOWS de ses parrains et de ses IHarTaines sont gravés sur une la. ue de cuivre placée sur le joug ue a cloch:. La seconde porte le doubie 0 X d'Agnès-Angzlina, eu souvenir d'une sainte chère à sa Grandeur Mgr. O'Brien, archevêque d'Hali- | fax, et en mémoire du patron du Très Honoré Père Ange LeDoré, Supérieur Général des Eudistes. Elle a pour devisé : Amo Christum :cujus mihi organa modulatis vacibus cantant. Son poids est de 1172 li- vres. et sa note est sol. La troisième s'appelle ‘‘Joseph- Petronilla””, et a reçu pour devise | les paroles de Pharaon à Joseph : | Tu eris super domum meam, et ad {ui oris imper'um cunclus populus obediet.' ‘Tu commanderas à ma ! maison, et tout ie peuple obéira ‘aux ordres de ta voix.” Ses par- rains et ses marraines, tous de France, ont eux-mêmes choisi pour leur filleule ce nom quiest un té- moignage discret de reconnaissance et d’eflection. Elle : èse 844 livres de donne la note la. 3E. CEREMONIES DU BAPTEME Les cérémonies du baptême ont eu lieu, dans l'après midi du Di- manche 14 août. Dès le matin, le chemin du Roi était couvert de longues files de voitures arrivant de tous les points des berds de la Baie Ste-Marie. La curiosité était éveillée par tout ce qu’on rappor- tait des préparatifs de la fête, et chacun tenait à être témoin. De] la Rivière aux Saumons jusqu'aux dernières iimites de Ste-Croix. pas une famille un peu nombreuse qui 1’eut ses représentants, pas un cen- tre qui n’eut ses délégués. À 10h. la Messe réunissait le peuple dans la vaste enceinte de la nouvelle é- glise. Monseigneur Daly officiait, enrouré d’une vingtaine de prêtres, et d’une nuée d’enfants de chœur. Après l’Evangile le R. P. P. M. Dagnaud, Supérieur du Collège Ste-Anne et curé de Ste-Marie, monte en chaire pour souhaiter la bienvenue aux étrangers, et donner le sens des fêtes qui viennent de s'ouvrir. La bienvenue, le Rev. Père la ouhaite dans des termes d’une dé- licatesse exquise, saluant d’abord sa Grandeur Mgr O'’Brien dans la personne de Mgr. Daly son envoyé, qui honore par ses hautes qualités d'esprit et de cceur les insignes d’uue dignité si noblement portée, remerciant le R. P. Belliveau, curé de Grand'Digue d’être venu mon- trer à ses compatriotes ne Nouvelle Ecosse que l’ Acadie pent être juste- ment fière de ses enfants, assu‘’ant les membres du clergé que leur sympathie est une force et un sou- tien pour les Pères de Ste-Anne dans les difficultés de teur oeuvre naissante, offrant enfin aux nom-! breux amis qui ont voulu s’unir aux habitants de Ste Marie l’ex- pression de sa vite reconnaissance et de son inaltérable dévouement ...... La raison de cette fête, c’est de laisser un souvenir des grande: solennités qui vont se dérouler dans le monde entier en l'honneur de l'Immaculée Conceptiou de la Ste.- Vierge, la patronne du peuple aca- dien, et la Protectrice de cette pa- TOÏSSE...... Les cloches par ieur voix tantôt douce et caressante, comme le sourire de l'enfant, tantôt triste et grave comme les sanglots de l'orphelin, ne sont jamais oubliées et ravivent chaque jour les souvenirs les plus aimés de MUTE VB. sors oo ss se su Le Père demande, en terminant, ique Marie Immaculée qui a inspiré |ces fêtes, venille bien en accepter l'hommage et bénir tous ceux qui nous donnent si largement le con- cours de leur généreuses offrandes et le leur fraternel dévoument.... A une heure, la musique du Col- iège réumissait autour d’elle l’im- mense foule qui attendait la Céré- ivuie du Baptême. Bien que pri- vée d'une partie de ses membres qui jouissent au loin du repos des vacances, la musique réussit à char- veau a rempli ce rôle avec un bon- . 1 Le clergé se réunit vers 3h. à s'est massée au devant de l'église, l'Eglise paroissiale, pendant que le afin d'assister à l'ascension des peuple fait la haie des deux en Trois Baptisées. + | de la route qui ‘conduit à la nou- velle église. La procession s’or- garni e au son des cloches qui sem- blent vibrer plus émues, comme si elles sounaient leur trépas. La musique instrumentale prend la tête du cortèg= suivie de la Croix et des acolyjhes, Les parrains et les marraines vienn nt ensuite sur deux rangs, et arrès eux les en- fants de choeur en habits de cha- uoines, d'évêques et de cardinaux, puis le clergé qui accompagne Mgr Daly splendidement drapé dans son magnifique costum.. de choeur. Arrivés près du sanctuaire, les parrains et les marraives s: rangent de chaque côté de leur filleule et les cérémonies du baptême si inté- ressantes et si pieuses commencent par ‘a récitation de psaumes, et la bénédiction du sel et de l'eau qui doivent servir au baptême. Les cloches sont lavées par l'officiant et reçoivent ensuite une onction faite sur chacune d'elles avec l’huile des in£rmes. Le célébrant fait une dernière prière, et s’approchant des M. Léo Mélanson, notre rémar- | quable entrepreneur, a tout dispo sé avec une prévoyance et une ha- Dr Ke bilité prodigieuse. LE ' Les ciclhes glissent du .anctuaire aux pieds de la tour. Les hom- mes s’atte'lent à l’e ‘vi sur la corde et successiveinent, au chant de l'Ave Maris Stella qu'accompagne la musique instrum-ntale, les 3 cloches prennent leur place dans ‘ur chambre aérienne à plus de 100 p'eds au dessus de la foule qui les acclame. Les cloches ré >ou- dent pour la première fois dans toutes la magesté et la pleine beau- | té de leurvoix. Les ondes sonores et douces volent le long de la baie et vont porter jusqu'aux ext.émi- tés rle la ville française la joyeuse uouvelle de leur baptême. Les as- sistants se décovvrent, récitent l’angelus, et se séparent au chant de l’'Hymne aux cloches de Ste Marie. Les fêtes du bapté me se prolou- gèrent jusqu'au lendemain soir Le 15 août est la fête nationale des er. LH 5 Wild Effectual or Aduits. Don’t experiment for nearly sixty years satisfaction. Every home should be ready in case Pa Extr: cwberry îs a Harmless, Feliable, Rapid and Diarrhoen, Dysentery, Colic, Cramps, Pain ia the Stomach, Cholera, Cho!era Infantum, Cholera Morbus, Sea Sickness, Summer Compiaint, and all Fiuxes of the Bowels in Children remedies when you can get Dr. Fowler’s. has been used in thous2nds of homes in Canada of emergency. ct of: Cure ior with new and untried It and has always given have a bottle so as to nouvelles baptisées les frappe de trois coups de battants et invite les parrains et les marraiaes à les frap- per du même nombre de coups. Acadiens, il était juste de la célé- brer avec éclat. De giand ss | les 6 cloches sonnaient le réveil jusqu'au delà de la Baie Ste Marie. On disait autrefois que le célébrant donnait aïnst la parole aux cloches. Le clergé et les assistants sont ad- is à user de la parole dounée et à faire chanter les cloches à leur tour. Tout le monde tient à honneur de frapper ces premiers coups qui :ont À 10 heures des milliers de per- sonnes s'envenaient dans l'église. Le Rev. Père Barre, Eudiste, prend la parole, après l'Evangile, et fait, dans un?:]langue colorée et brillante, le tableau du merveilleux CANADIAN PAC:IFIcC Farm Laborers Excursion! développement de la Acadienne— Nio du collége Ste-Anne. Ce chant produit sur l'assistance une impression indéfinissable. Il sem- Brunswick, la Province de Québec, le Nord et le Midi de la grande ( from Nova Sept. 1st, 1904, en même temps une prière et une LA DS bénédiction né mr qui les ‘‘Germe imp-rceptible à l'origine, $12.00 GOIXG, $18.00 RETURNING, "à . | 2 pu : ex dr a Ses: foulé aux pieds, contrarié dans les $13.00 u $19.00 “ LCR. L Vi pp LE Lorsque le long défilé est ter- aspirations les plus légitimes de sa 13.50 a 10.S di D. A. R. “ in Nova Scotia. miné, le choeur entonne une cantate forte nature, il grandit, et couv:'e $ , $ 0.50 PERLE" BE composée en l'honneur des jet:nes le D du feuillage a ‘oudant de GOING DATES : baptisées ‘par les Pères Braud et ses vigoureux TAN AUX ......... nu : à La Nouvell. Fcosse, le Nouveau-| August 31st, 1904, from Mova Scotia East of New Glasgow. Scotia West of New Glasgow. l Prince Edward Island and New Brunswick. République Américaine, les î es de l'Océan, tous les sols lui permet- | tent de porter des fruits......Le passé est glorieux} que sera l'ave- ble un écho des cloches que l’on vient d'entendre, et à certains mo- ments, on cherche des yeux la main qui agite en secret les 3 battants. Pure illusion c'est le choeur qui nous donne cette sentation étrange, additional cost, to other points in Mani uir ? il dép+nd de Dieu et de vous. : ie : FARM LABORERS will work not less Dieu vous a donuge une vocation duce Certificate to that effect), they wi ch-udement félicité. Il fallait Ja | votre foi, ne la courbez pas devant |Pacifie Railway. voix humaine si variée et si souple |des religions amoindries. pour réunir ies impressions qui agi-| Acadiens, débout pour sauver For further particulars apply C. P. R, #8. ONE-WAY SECOND CLASS TICKETS TO WINNIPEG only will be sold, with a CERTIFICATE extending the trip, before September 10th, without toba and Assinibo'a. If purchaser: engage as FARM LABOQORERS at Winnipeg (provided such than 30 days at harvesting, and pro- Il be Returned to Original Starting TICKETS WILL BE ISSUED TG WOMEN as well as Men, but will not Reÿ” Tickets not good on Ocean Limited on Intercolonial Railway or Imperial Limited Express Trains on Canadian et c'est aux cordes du piano que le ne + ur vtt" | Point at rates shown above on or before November 30th, 1904. P. Nio a demandé de rendre avec| Stivez li avec cherie, avec une rare perfection le son des clo- ONE orne vhs dope be Issued at Half-Rate to Children. ches. Secret d’artiste lont il a été| Acadiens, debout, pour garder to C. B. FOSTER, bp. P. A., JOHN N. B. tent tous les assistants, et faire dire| votre langue, elle est la plus glo- aux cloches toutes les mystères de rieuse et la pl':s pure, dé out, pour é R. P. Comeau, Bermudes—Mme | leurs destinées. Le R. P. Belli- | promettre à Marie ia patronne de se | votre peuple votre reconnaissance Deville. et votre amour.”’ ( Nous nous somines souvenus que parmi nos bienfaiteurs et nos amis présents, un grand uombre unis de sentiments avec nous en sont sépa- rés par la langue. Le soir à Ja procession de 3h. le R. P. Sullivan curé de St Bernard s'est fait notre interprète, et leur a dit combien heur d'expression et une chaleur communicative qui a passé à la foule réunie daus l’église. ‘‘La cloche, nous dit l’orateur, est la messagère du jour, précédant par- fois le soleil dans son reveil mati- nal......Ælle est la campagne de nos joies et de nos tristesses, son- nant sur notre berceau et pleurant rée East—Mme. (Cosman, teghan River. R. P. Cottrault, Church Point-- Mme L. Belliveau, Church Point. 3e MARIE IMMACULEE Mensieur et Madame À. H. Co- meau, Meteghan River. M. et Mme. Charles Boudrault, Me- ' { sur notre tombe, nous suivant aux | nous sommes sensibles à leur ami- | Comeauville. jours de notre première Commu- ué et à leur beinveillance......... M. et Mme. Marc Gaudet, Co- nion et de notre mariage, gardant | fe coeur parle toutes les langues meauville. notre souvenir après la mort et le ' avec une égale perfection. ...Tous M. et Mme. Willie Comeau, Co- rappelant dans ses glas lugubres à |ici nous sommes réunis dans les | meauville. ceux qui nous ont oubliés...... .…. |mêmes sentiments de charité mutu-| M. et Mme. Pierre Gaudit, Pe- Elle réveille la foi dans l’âme des elle, voilà pourquoi, nous nous |tit-Ruisseau. : ÉLGATÉS...... et suscite le repentir |comprenons en dépit des barrière! M. Augustin R. Comeau et Mme daus 1e coeur coupable......Æle | que le langage voudrait élever en- Riymond Comeau, Petit -Russeau. | M. et Mme John Stuart, Point uous l'avons aussi dan: de l'Eglise. mour commun pour la Ste Vierge..| M. et Mme Leo Melançon, Le P. Sullivan dans une belle tit-Ruisseau. inspiration parie avec âme de Celle] M. et Mme Augustin Saulnier, qne tout Chrétien appelle sa mère, | Patit-Ruisseau. et invite ceux qui l'écountent, à se je choeur de Ste.-Marie aidé de ce- retrouver sonvent auprès d'elle, [Jui de Saulnierville et de quelques ‘Notre race à tous, est la race du artistes bienvaillants nous a fait Christ, le sang du Calvaire est no- | soûter le charme de la musique tre breuvage commun, Marie Im-! vraiment rcligieuse. He HO. Notre trait d'union. notre a- est mêlés à tous les grands événe- ments de notre vie publique ; nos victoires, elles les chante—nos dé- faites, elle les pleure en priart;, pour les disparus......... éééssite | La péroraison d'ur.e suberbe en: voiée adjure le peuple d'être fidèle à sa mission, comme les clo.hes le serout à la leur...... Marie domi- nera plus tard votre autel, elle do- mine dès aujourd'hui votre pays et le garde du haut de la tour où vos |maculke notre unique mère, Là bras vont la faire monter. Soyez | où règne Jésus, ià où Marie est aïi- INoms des Parrains et des Marraines lui fidèles, restez lui soumis, et sa! mée, règnent aussi le bonheur et la | ssl voix n’aura pour vous que des pa- paix.” (Ces fiers accents couron-, roles Le hénédiction et de paix. 7 del dignement no: fêtes et ré-| le JOSEPH FATROMILLA Le choeur reprend la cantate, |sumaient à merveille ‘a pensée qui LES PAKRAINS ET LES MARRAINES pendadt que de petits enfants agi-}l:s avait inspirées. | SONT TOUS DE FRANCE tent en cadence les battants des| Tout le jour, les cloches ont mé 2e AGNES ANGELINA Sa Grandeur Mgr. O'Hrien— cloches et font au chant un accom- lé leurs voix aux nôtres, et ont re-| paguement inimible. cueilli, 1:s hommages les plus una | Mile Walsh, Halifax. Le salut du T. S. Sacrement animes et les plus flatteurs. | T. H. P. LeDoré, Supérieur | pc-| mecu. Halifax. R. P. Blanche, Préfet Aposto- R. P. Mombourquette, Marga- | lique Gu Golfe, St. Laurent—Mme L. Melanson, Church Point. R. P. Sullivan, St. Bernard— Mme. H. LeBlanc, Church Point. R. P. Belliveau, Gde Digue— Mme. J. Belliveau, Church Point. “Savon Pur!” Vous avez entendu les aroles. Dans le Savon Sunhght vous avez les faits. SAVON SUNLIGHT RÉDUIT LES DÉPENSES Demandez la Barre Octegone. at ADVANTAGES ! . A‘dvantages in buyiug a sewing machine from J O Arsenault’s sons and Co, Wellington A handsome drop head machine, latest design and best materiai (New Empire,) for $30 An excell:1t machine Improre mew model drop head for $25. A good serviceable machine best finish and latest désign for $20. Compare the above prices with he prices which ar: siven you by agents and y:.u will see how much money you can save by buying from. J. O. Arsenaul:‘ terminé la cérémonie, et la foule Aux offices des deux sournées, Général des Eudistes—Mms F. Co- mer l'assistance et à mériter ses ap- plaudissements. | Plasieurs mor- | magnifique |ceaux de circonstance oeuvre du | ère Nio valurent aux musiciens et Là leur habile directeur l’honaeur mn: d’être redemandés, Sons &,Co. Ltd. Wellington Fr . Maux de Gorge { - BAUME RHUMAL