\ 4 4 . e Tan is me ————— mn CIE DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. | —— tte Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | ———__—_—— —————_— -s Le F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 20 DEC. VOL. 6. NO. 25 Pendant quatre mois je n’ai pas êté capable de faire une seule journée d’ouvrage compte. - o Les Pilules Moro ont arrêté la diarrhée comme par enchantement.—Les Pilules Moro sont le seul remède pour les intestins. —…— re tt + On ne samit trop mander d'avoir un soin des intestins. C’est par le manque de soin que s& contractent toutes les “diarrhées et toutes les dysente- ries dont il est quelquefois si recom- | spécial si | difficile de se débarrasser et qui | mettent souvent à terre l'homme | le plus robuste. Îl n’y a rien comme une diar-| whée devenue chronique pour vous abattre un homme. En ville, à Montréal, nous] avons dans l'eau que nous four-| nit l'iqueduc, eau dégoutante, révoktante, le plus beau véhicule d'infection possible, Mais ce n'est pas seulement en ville, c'est aussi à la campagne que les changements d'eau sont. funestes. L'intestin est une chose si dé- licate à laquelle il faut veiller avec beaucoup de soin. On parle beaucoup des (Com- pagnics d'assurance en ce mo- ment, on parle aussi de sociétés de secours mutuel, C’est très bien cela, il est cer- tainermient rassérant pour un homme prévoyant de songer qu'il laisse quelque chose à sa femme et à ses enfants, si les directeurs | n'ont pas tout mangé. Jusqu'à un eertain point, cette | idée peut adoucir le terrible pas- sage de vie à trépas que nous devons tous franchir, le plus tard possible. | Mais il y a quelque chose, de mieux, c'est de prendre des pré- cautions nécessaires pour pro- longer de son mieux l'existence, dans son intérêt et celui des autres. ” Pour cela il fant veiller à ses intestins, les renforcir le plus qu'on peut, ménager son alimen- tation et ses forces et surtout, au premier assaut, à la première menace, il faut prendre les ar- mes, pour repousser l'ennemi; les armes, c'est ici un bon remède. Ecoutez bien notre conseil, ne laissez jamais se prolonger ne diarrhée, l'intestin s'irrite, il s’af-| faiblit, il devient paresseux et | vous avez un mal énorme à le re- mettre en bon état. | contracté une diarrhée KE LOUIS SENECAT, Granby, Village, Qué, Sénécal, et voyez pense. Nous lui laissons la parole. À la suite du choléra, il avait intraita- ble ; il avait consulté deux méde- cins pour l'arrêter, mais ils n’a- ce qu'il en | vaient pas pu le soulager. l sgst adressé à nous; il a pris les Pilules Moro, nous avons ar- rêté sa diarrhée et nous l’avons guéri. Nous ne vous en disons pas plus long. Maintenant vous saurez ce que vous aurez à faire quand vou: aurez un mal d'intestins qui s: prolonge. Vous saurez à qui. vous adres- ser, vous saurez quel est le re- mède qui peut vous guérir comme il a guéri M. Louis Sé- nécal. Ecoutez-le, c’est à vous qu’il s'adresse, à tous ceux qui souf- frent de la diarrhée et du cho- léra. Granby, 4 février, 1906. Messieurs les Médecins, Je viens vous remercier du fond du cœur pour votre traite- ment et pour vos Pilules Moro rhée terrible dont je souffrais s'est arrêtée comme par enchan- tement, ce que n'avaient pas pu faire deux médecins que j'avais consultés et qui m'avaient bourré de remèdes: mes intestins fonc- tionnent régulièrement et comme je suis fier de me voir comme je suis, après avoir été ce que j'ai été. Quand on pense que pendant quatre mois, je n'avais été ca- pable de faire une journée com- plète d'ouvrage, de travaiiler sans perdre de temps. L'estomac, les reins, les in- testins, tout me faisait mal. Aussitôt que j'ai commencé à prendre de vos Pilules, les forces me sont revenues, de jour en [jour je remarquais une/amélio- ration jusqu'à ce que ma santé fut parfaite, ce dont je vous suis reconnaissant. Ah! je recommande bien à tous ceux qui auront souffert, comme moi, d'un choléra, de ne pas at- tendre pour se faire soigner et de prendre immédiatement les Pilu- les Moro, car c'est le seul re- mède qui puisse les guérir. J'ai essayé tous les autres, par conséquent je sais ce que je dis. Les Pilules Moro sont suprêmes pour la diarrhée et les intestins. | Croyez-moi, votre tout dévoué, LOUIS SENECAL,, Granby Village, Qué. CONSULTATIONS GRA- TUITES. Adressez-vous par lettre ou personnelsment, au No. 272 rue Saine-Deni 1 vous d£sirez avoir des conseils. Les Méde- cins de la Compagnie Médicale Moro vous donneront, tout à fait gratuitement, les informations nécessaires pour l'emploi des Pi- lules Moro et vous indiqueront aussi un autre traitement si votre maladie le requiert. Les Pilules Moro sont en vente chez tous les marchands de remèdes. Nous les envoyons aussi, par la malle, soit au Cana- da ou aux Etats-Unis, sur récep- tion du prix, 50c une boîte, $2.5a six boîtes. Toutes les lettres doivent être ‘= « dis lICNSA,. 46! UN PANTHEON CANADIEN. Les Fortifications de Louisbourg se- raient converties er lieu de Sepuiture pour les grands hommes qu Pays Natal. ient de soulever de nouveau | t de coustruire pour nos | iommes une espèce d'abbaye | Panthéon | On x le proj: grands de We grec, r L'id.e élan qu'on lui imprime ac-| tminster ou de main ou français. n'est pas nouvelle, mais le ; nouvel “ht : , tuellement pourrait bien la faire re ussir d'une manière pratique. Daus| le temps, les difficultés à surmon - mener à bonne fin c« prayjet que avaient été trouvées tel- nombreuses qu'il avait fallu ter pou pat iot lement l’abandonner. te de la mémoire de nos 1 A hommes est non seulement vre patriotique par excellen- ce, mais i! fait naître parmi Îles ci- toy:ns une noble émulation dont la nation retire tous les bénéfices. Jusqu'à présent, le choix d’unsite a été ]1 pierre d’achoppement du! projet. {À Le cipitaiue D. J. Keunedy, qui uue œt Lisez la lettre que nous nu-| ani ont opéré sur moi une gué-| adressées: COMPAGNIE ME- blions plus loin, qui vient d un rison si complète que je n’en re-| DICALE MORO, « 272, Tue _ Canadien de Granby, Mr. Louis! viens pas moi-même. La diar- Saint-Denis, Montréal. S , - mt \ . ve . surveille les travaux de restaurati des fortifications de Louisbourg stiz gère d'y pratiquer des chambre r- | CURES Dyspepsia, Boils, Pimples, 1, s ' | LE PETIT NOEL. {Ilest mivuit, l'étable est sombre : ! [Porter ceux qui ont déjà été dé;0 | mortuaires où seraient déposés les restes des hommes qui ort illus'ré | notre histoire Si l'on né pent réussir à y trans-| sés dans nos différentes villes, on | pourrait peut-être réussir à obtenir; le consentement des hommes imar- quants de notre époque, à choisir! cet endroit pour y dormir leur der-| nier somineil. | Le gouvernement pourrait dési- | guer ceux qui auront droit à ces| | 1 e | | honneurs posth'inmes, tout comme il | désigue les homes marquants aux | honneurs judiciaires, royaux, etc. Louisboury est un fort historique vùü ont eu lieu de vaillants combats, dans lesquels les Anglais ei les Fran çais se sont couverts de gleire. | Cependant, :e projet de convertir les fortifications de Louisbourg en lieu de sépulture pour nos grands hommes, demande d'être étudié a- vec grand soin. Le Sunlight Savon est supérieur aux autr-s savons, mais c’est lorsqu'il est employé suivant Ja méthode Sunlight qu'il démontre | sa plus grande supériorité. Achetez Sua- light Savon et suivez les directions [Master Mechanic's’’ Tar | Albert Toilet Soap Co., Mfrs, Headaches, Constipation, Loss of Appetite, Salt Rheum, Erysirelas, Serofula, and all troubles arising from the Stomach, Liver, Bowels or Blood. Mrs. A. Let e, of Ballyduff, nt. writes : “I believe À would have been in my ve long ago had it not been for Burdock Blood Bit- ters. I was run down to such an extent that I could scarce- ]y move about the house. I was subject to severe headaches, backaches and dizzi- ness; my appetite was gone and I was unable to do my housework, After using two bottles of B. B. B. I found ay health fully restored. 1 warmly recommend it to all tired and worn out women, Mechanics, Farmers, Sportsman To heal and soften the skin and remove grease, oil and rust stains, paint and earth, etc use The Soap,, La Vierge rêve et Joseph dort : L'enfant repose dans cette omlme, ! Ayant au front l'étoile d’or. Avec douceur l'âne le lèche. Le boeuf réchauffe son sommeil :. Dans les ténèbres de la crèche Jésus brille comme un soleil ! Jésus s’éveille dans la paille Et d'un mignon signe du doigt Calmant la Vierge qui tressai le, Il fuit par la fente du toit ; Vêtu de satin et de moire Le front ceint d’un rayou vermeäl,. À travers la grande nuit noire, | Jésus passe comme ua soleil ! De frais joujoux sa robe est pleine, Il les emporte, triomphant ; Chacun d'eux rappelle une scène. Familière à ses yeux d'enfant : La bergerie et le village A Bethléem sont tous pareils, La poupée a l’air d’um roi mage Au menteau brodé de soleil, ! lissant sur un rayon de lune, Il pénètre au coeur des foy#:s, Seul le grillon dans la muit brune Voit remplir les petits souliers. Jésus, dans chaque maisonnée, Veut que l’enfant, à son réveil, Trouve au fond de la cheminée Sa part de joie et de soleil !..., Le jour se lève, et, dans la crèche L'Ecfant Jésus est de reteur ; Les troupeaux sur la paille fraîche Sont rassemblés tout à l'entour:« Les bergers chantent, Joseph prie ; Parmi ce rustique appareil, Sur le blanc giron de Marie Jésus sourit dans le soleil ! Noël ! Jésus vient de naître. Souliers et sabots de hêtre Sont rangé dans l’âtre noir, Noël ! Enfants, venez voir Les merveilles qu'à la ronde Jésus poûür le petit mende, Du haut des cieux fait pleuvoir ! ANDRE THEURIET. Pour un jour de Noel (DEDIE AUX PETITS ENFANTS) — C'est le pas de papa !.... —Mou iwignon, il n’est pas enco- re l’heure. —Mais si! —Mais non! — Mais +1! Et bébé, qui sait ce qu'il sait, courut à la porte. La serrure était bien un peu haute, mais en se haus- santsur la pointe des pieds et em gonflant ses joues, rien ne résiste!.. La porte [est ouverte! et Bébé, sur le palier frappe ses petites mains l’une contre l’autre, en criant triomphalement. — Papa! Bousoir, papa! Et soudain, sans transition, - la soucieuse figure du père se détend, ses bras s'enir'onvrent pour rece- voir le trésor aimé plus qne sei- même, et qui donne tant de valeur à tous les autres. —Oui, c'est papa‘ mom chéri! tu l’aimes donc bien tou petit père? Et Bébé, tout gaillard, se dresse sur le bras paternel, adoucissaut ses jolis yeux bleus où reflete l'infisi, et crie un ‘‘oui’’ bien clair qui dé- couvre toutes ses petites ‘‘quenoti tes’’ blanches. — Alors, embrasse-le comme tu l’aimes! Mais Bébé tortille la meustache, my {Il est si 1906. 14 ANNEE — Ah! non! je ferais mal! Tous les pères de famille qui li- ront ces lignes n'auront pas à cher- pour é ‘oquer le frais souvenir d’u- ne scène de ce genre. On est ouvri- er, employé homme de lettres, sa- |vant, peu importe ! Rien de résis. te au charme attendrissant du jeune âge. beau, l'enfant avec son doux sourire, Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire, Ses pieurs vite apaisés; Laissant errer sa vue étonnée et ra- vie, Offrant detoutes parts sa jeune { Âme à la vie. Et sa bouche aux baisers! k Non, rien ue résite devant lui: | pas plus les tristesses intimes du | foyer domestiques que les grandes {agitations ne la vie politique. | La semaine de Noël est la semaine | des enfants, la semaine des petits, ils la veulent à jeux teut entière ; c'est pour cela qu'elle sera calme comme leur Âme, douce comme le regard de leurs yeux. Ils ue comprennent rien à nos troubles et nos fêtes; ils ont la sages se des simples, devant eux nos colè- res tombent et s'évanouissent coim- me les brouiliards fde la nuit aux Premiers rayons du matin. Puissiez-vous, chers petits amis, avoir une puissamce moins éphémè- re! Que vos saints anges prennent les voeux que ves lèvres balbutie ront si gentiment cette semaiue, et les fassent valoir là-haut, d'où vous venez, auprès de votre divin frère. Et quand ‘‘le petit Noël’’ descen- dra vous visiter, retenez-le par un pan de sa céleste robe, comme vous faisiez au temps de sa vie mortelle, et demandez lui qu'avec vos jouets il vous apporte aussi ‘quelque chose’ pour vos aînés. Ilest très riche l'Eu- fant Jesus, et vous êtes bien puis- sant auprès de lui; vous pourriez lui demander cela, bien gentiment, comme vous savez le faire, quand vous voulez absolument arriver à un résultat difhicile. lens anis LA MESSE DE MINUIT La pompe des messes de minuit dans les'grandes viiles, m'a toujours laissé froid: la nuit de Noël à la campagne, au COoniraire produit " (nuit de decembre. Tous les gens du bourg étaient | là et aussi les métayers des closeriés ren longtemps dans leur mémoire éparses à deux lieues aux environs: les hommes en vestes de droguet, les femmes en capes noires et em coiffes blanches, debout et massées sous les orgues, Le pâtre de la com- mune lui même était descendu de sa bergerie, amemant, avec lui selon l'antique tradition, le plus jeune de agneaux, qui bêlait doucement les versets de l’Introit, La nef était plongée dans une demi-ebscurité, d’où les têtes émer- gaient discrètement. Parfois, les ra- yous lumimeux portant des cierges du maïitre-autel laissaient jaillir de l’ombre une figure de vieux labou- reur ouun délicat profil de jeuue fille. Une faible odeur d’'éncens montait en spirales bleuâtre et se mêlait avec la buéeres haleines s'é- chappaut des lèvres des fidèles, par cette froide veillée d'hiver. Debout devant le pupitre, le vi- caire psalmodiait l'évangile de Saint Luc; ‘‘Orily avait là, aux P environs, des bergers qui veiliaient | daus les champs, gardant tour à/ tour leur troupeau la nuit. Tout à, un auge da Seigneur parut auprès d'eux...’ Et il entounait tout d’une voix: ‘‘Adeste, fideles, venite adore- mus Dominum!'? Et à ce chant d’un intimité si naï- ve, d’une saveur si antique, il me semblait voir dans la nuit les pâtres s’en allant vers Bethléem, à la re- cherche de l'Enfant, ‘‘enveloppé de lauges et couché dans une crèche?’ ; j'entendais le choeur de leurs voix rustiques: ‘‘Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes de bonse volonté!’, Et ce yâtre, là-bas, agenouillé contre um pillier avec son agneaux bêlant dans ses bras, me paraissait être l'un de ces berger de Bethléem; je demandais si je n’allais pas voir mysterieusemeut s'ouvrir l’une des murailles de la nef, et à la clarté des étoiles, si je!n’allais pas conten- pler la crèche où dormait, entre le boeuf et l'âne, le Nouveau-Né, ra- dieux comme um soleil! ANDRE THEURIET, “TS ONLY À COLD, A TRIFLING COUCH” Thousands have said this when they et Rs es nero gn. line ne ce bla gate crane ge mr sur moi une vive impression. D'où cela vient? Pourquoi mon émution s’#panouit-eile pauvres murs d’un église de viilage, tandis qu’elle reste fermée à la vil- dans les le, malgré ie luxe affiné et 1a mise en scène savante des cérémonies re- ligieuse: Est-ce paice que la mani festation simple et waive d’une foi. sincère peut seul faire vibrer cer- taines cordes sentimentales? ou cela tient-il à c: que l'église de: village me rappelle ma dix-huitième année, et qu'on a toujours une preférence pour les milieux qui vous rajeunis- sent? Je ne sais, inais je me souviens encore avec bonheur d’une messe de minuit, entendues dans une hum- ble paroisse perdue aux confins de la Touraine et du Poitou. Je vois la place de l’église avec ses ormeaux découpant sur le ciel étoilé leurs branches décharnées; j'entend le tapage des sabots et les toux étouf- fées des fidèles pénétrant dans la! nef humide en contre-bas, tandis que le dernier coup de la messe tin. tait dans l'air secet froid de la | et minaude, en souriant, sa réponse; caught cold. Thousands have neglected to cure the cold. Thousands have filled & Consumptives grave through neglect. Never neglect a cough or cold. It can have but one result, It leaves the throat or fangs, or botki, affected. Dr. Wood's Norway : Pine Syrup is the medicine you need. It strikes at the very foundation of all throat or lung complaints, relieving or curing Coughs, Colds, Bronchitis, Lt Croup, $Sore Throat, and preventing Pneumonia and Consumption. It has stood the test for many years, and is now more generally used than ever, It contains ail the lung healing virtues of the | pine tree combined with Wild Cherry Bark aud other pectoral remedies. It stimu:ates the weakened bronchial organs, allays irritation and subdues inflammation, soothes and bheals the irritated rts, loosens the phlegm and mucous, and aide nature to easily dislodge the morbid ac- cumulations. nt be humbugged into accepting an imitation of Dr. Wood's Nor- way Pine Syrup. It is put up in a yellow ; wrapper, three pins trees the trade mark, : and price 25 cts. Mr, Julian J. LeBlanc, Belle Cote, N.S. writes : ‘1 was troubled with a bad cold and severe cough, which assumed such an attitude as to keep me confined to my house. I tried several remedies advertised but they were of no avail. As n last resort L tried Dr. Wood's Norway »ine Syrup and one vottle cured me completely.” ee 2 Te 0. re ame ga up ur Ps Qmge —— D mnt car tigne 2 sil à