RAM Le CRE PET RIRE L CP re à AT ge: à + 2 ; - 2 * gt y = é « +. EURE UE RQ OR SN RENE tes ‘ ù e 4 rome dis + 5 r DR. + À ÉD ES "Rent LEA A GTR ARE MG: & LU rend pouce tes nt tr pq more ve , PRE RTE à GE ZE Le SEE FT RD "A LE Eee 4er Ag ET dre we #. ke. x Fer 0e RE LE >aretitée du Re. ?, a Suns voa qe e 3 LR te à ART SR Æ dde nue cer gene vibrer ——— => :£ + ts — . pm ——.p quan EE NOUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 15 AOÛT 1911 | 19 ANNÉE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS |plus intelligents. nn Drrrere nouvelle à été donnée au mouvement athlétique chez les femmes. On le conseille surtout en ce qu'il est l’un ELEGANCES des meilleurs exercices qui permette UNE PAROISSE C’EST UNE MIS | Les couférences ne sont_données SION PERPETUELLE. LÉON XIII que dansles paroisses qui possè- LA LANGUE FRANÇAISE ET "ovrsr FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ* LE MARDI DE CHAQUE | SEMAINE ABONNEMENT a Pour LE CANADA DR no ssoss css. DE. 00 Six mOIS..........000..000 °° 50 ZoUR LES ETATS-UNIS Un Misésseosecesseorc 81.00 SE MO... c.c0000.6. 78 Pour L'EUROPE DR isssicnscccvi es D Ré sos sécioccssctil Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- ual, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcanement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- «i bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pndances, etc., à. L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPARTTIAIT, Tignish, Mardi, 15 août 1911 LETTRE DU MADAWASKA LE PETIT SAUT N. B. Nous avons été témoin, diman- che dernier, d'une de ces initiatives qui sont parfois le point de départ des progrès économiques les plus considérables. Nous en étions d'autant plus heureux qu’elle se faisait au profit de nos compatriotes. Le gouvernement du Nouveau- Brunswick a voulu activer le pro- grès agricole de la Province, au, moyen de conférences qui se don- uent un peu partout. Or il se trouve | que le ministre de l’Agriculture, davs la Province voisine, est un a- cadien : Monsieur le Docteur Lan- dry. Il sait mieux que personne que ses compatriotes ont besoin d'apprendre à bien cultiver la terre, mais il sait aussi que pour les ins- truire il faut leur parler français. C'est pourquoi il a organisé une série spéciale”de conférences pour les paroisses françaises du Nouveau- Brunswick. (Comme le personnel suffisant et compétent lui marquait il est allé l’emprunter à la Province de Québec. L'honorable [Ministre est d'avis pays-ci ressemblent à ceux de Qué- bec : ils sont négligents, routiniers, des chantiers et de la pêche. Le à la culture du sol, sera. le mieux ce Mais en attendant cet heureux | jour, il veut au moins leur appren- | dent une société d'agriculture. C'est leur privilège, et comme une sorte de récompense ; mais c'est aussi un stimnlant pour les parois- ee voisines qui n'en ont pas encore. Dimanche dernier, par excep- | tions. elle avait lieu dans la paroisse du Lac Baker, grâce aux instances de Monsieur le curé, qui s'intéresse beaucoup aux ‘choses de l’agricul- ture comme du reste ses collègues : du voisinage, Il espère voir bien- tÔt se fonder une société de ce gen- re sur les bords du lac. L'assemblée était nombreuse et } } plus tôt ils se livreront franchement | ,elle parût fort intéressée. | Le premier conférencier, fut |Monsieur Daigle, acadien, ancien élève de Guelph, Ont, Il parla de) l’industrie laitière, M. Forbin le suivit. Ce Mousieur, canadien, vient des environs de Québec, mais il habite maintenant Dalhousie, N. B. C'est un passionné des poules. On devine de suite le su- jet de sa conférence. Puis vint Monsieur Plante, de St:Jérome, que toute la province de Québec con- naît. Il parla de l'agriculture en général, il indiqua aux cultivateurs les défauts de leurs méthodes, ou leur manque de méthode, et leur et leur dit comment faire pour ré- parer ces fautes. L L'Honorable Ministre se réserve ordinairement pour lafin. Il ré- sume vivement les conférences, puis il signale aux gens les avanta- ges exceptionnels qu'offre le gou- vernement à ceux qui veulent sui- vre les cours ‘‘abrégés’’ d’agricul- ture qui se donnent à Truro N. E. à Guelph, Ont., et à Ste Anne de Bellevue Qué. Ces cours durent une douzaine de jours ; tous les |cultivateurs, quelque soit leur âge let leur condition peuvent s’y rendre. (Il leur en coûtzra tout juste le prix | de leur pension durant la séjour à i’école, le département s'engageant à défrayer leurs dépenses de voyage |en chemin de fer. |. Je Dr Landry presse ses compa- |triotes de s'attacher à la terre ; de | cultiver d'une manière intelligente let de contrihuer ainsiau développe- |ment de leur Province. Ce ne sera pas difficile, puisqu'ils sont mieux dou’s que leurs concitoyens de lan- Et, illes adjure ce ue anglaise. faveur insigne que le gouvernement du N. B., veut leut faire. Dans la dernière partie de son discours on ne tarde pas à voir que c’est le coeur d’un patriote qui par- te, et il parle avec une éloquence remarquable. | proter de cette *X % Ï ! C'est une figure tout à tait sym- | pathique que celle du Dr Landry. | On ne l’a pas trompé en me disant | qu’il était l’un des hommes les plus | distingués de l’ancienne Acaäie. 1 Jeune encore, il n’a que 45 ans, il | joue déjà un rôle considérable dans : ‘la politique de sa Province. Nul que les cultivateurs français de ce] iris à ‘doute que la situation exceptionnel- [lement importante qu’il occupe, et | l'influence et bon nombre souffrent de la (plaie | incontestable dont il jouit es soient d'une grande utilité aux français des provinces mariti- M. Landry, est un orateur puis- sant, sa parole claire ferme, sonore est pleine d'idées pratiques et lu- mineuses. L'EULISE LANADIENNE L'‘‘Osservatore Romano’’ nous apporte le texte d'un important discours prononcé par Mgr Bruchési, à Rome, en préserce même de Sa Sainteté Pie X. C'était, le 19 juillet dernier. On venait de procéder à la lecture solennelle du décret papal proclamant l'héroicité des vertus de deux illustres servantes de Dieu: la vénéra- ble Louise de Marillac-Legras, fondatrice des filles de la Charité, et la Vénérable Marie de l’Incarnatiou, fondatrice des Ursulines de Québec. _L'archevêque de Montréal fut naturellement appelée à interpréter auprès du Saint Père, les sentiments de recon- naissance de !’ Eglise canadienne pour cet honneur insigne accordé a l’une de ses enfants, celle que Bossuet a salué du beau nom de ‘‘Thérès1 de la Nouvelle France.’ Après un court, mais éloquent résumé des’deux vies d2 Louise Legras et de Marie de l’Incartion, il dit comment la France et la nation canadienne s'unissaient dans un ruê- me transport de sairte allégresse en les voyant glorifier. Et il termina en sollicitant la bénédiction apos‘olique pour les deux grands familles religieuses si dignement représen- tées en ce jour auprès du trône ponitifical, pour la France, notre vieille mère patrie, et pour le Canada, toujours fidè- le aux traditions chrétiennes et ‘‘à la langue de ses aieux.’” Ce n’est évidemment pas sans intention que Mgr Bru- chési a terminé son remarquable discours au Saint-Pèrz, par cette allusion discrété, mais significative, à la langue de l'église canadienne, à la langue française. On sait trop les menés habiles qui sont conduites depuis quelques années contre notre langue dans les antichambres mêmes du Va- tican. Toute une conspiration s'est formée pour faire croire à Rome que l’Eglise du Canada est anglaise ou du moins, qu’elle doit le devenir, dans l'intérêt même de la religion. Il était bon que le Pape, à qui on l’a peut-être t:op laissé ignorer, apprit publiquement d’un èvêque cana- dien-français que l’Eglise qu’ont honoré les Laval, les Jo gues, les Brébeuf, les Marguerites Bourgeois, les Jeanre Mance les d'Youville, et enfin, les Marie de l'Incarnation, est toujours française et fidèle à la langue de ses aïeux. dre dès maintenant à tirer le meil | leur parti possible du peu de ee RER P ss P pes es ou | dérations qui dépassent la portée ture qu'ils font. Fe Ne l'ordinaire du sujet qu'il traite, par C'est l’idée principale de ce mou- a. 4% # exemple quand il parle de l'avenir vement. | Il sait aussi s'élever à des consi- SL | qu'il entrevoit meilleur et plus bril- s s ouférenciers, au Res . |lant pour sa race et, en s'élevant à eue de trois, ont bios - Pe ‘ces frontières de l’Acadie d’autres part des groupes frasiçais depuis la | | Baie Verte, [comté de Westmore | °°" Patriote me sem s . pe land, jusqu'au Mad:iwaska inclu É DENIS ORNE ps _—. donne {s'unir de tout coeur. Il n’y a qu’- un seul et même sang français qui | Le ministre de l'agriculture pré- coule dans nos veines anx unes et side ordinairement ‘es réunions, car autres : nous ne devons faire qu'un il accompaghe les conférenciers et seul et même effort pour nous sssu- DURE. : HAN | la possession de la place à la- ige lui-xnême leurs * [quelle nous avons droit dans ce I! peut ainsii se rendre compte des pays. En résumé nous avons nécessités Joc'ales et des conditions entendu de superbe leçon de patrio- particulièreg de chaque exinton. Il tisme large, éclairé et rempli des 2 : : . s ses. en étudie le sol, le climat, la situa plu belles promesses y | Nous nous réjouissons de pou { nh£ + à 10i ssi les , e . : tion du marghé ; il voit aussi les! en borter un écho jusqu’au ro lacunes, et jf ne manque jamais! jier de Québec. d'encourage. vies plus actiff et les! UN PASSANT, \ UNE PLUS FORTE MAJORITÉ Toutes les personnes bien pensantes et bien renseignés qui s’occupent du grand mouvement politique, qui se fait, de ce temps-ci, dans tout le Dominion, à l’occasion de la prochaine lutte électorale, sont d'avis que la maïorité du gouvernement, à Ottawa—augmentera au lieu de diminuer. La majorité exacte du parti libéral était, avant la disso- lution, de 45. le nombre de"représentants libéraux étant de 133, et ceiui des conservateurs de 88. Pour permettre à nos lecteurs de se renseigner complète- ment sur ce point nous donnons aujourd’hui, un tableau indiquant le nombre de représentants libéra'ix et conserva- teurs, que chaque province, avait au Parlement, au mo- ment ds la dissolution. / Lib. Cons. Québec, 53 12 Ontario, 36 50 Nouvelle-Ecosse, 12 6 Nouveau Brunswick, 11 2 Ile du Prince Edourd, 3 1 Manitoba, 2 8 Saskatchewan, 9 I Alberta, 4 3 Colombie Anglaise, 2 5 Yukon, I 0 133 88 Dans Ontario le gouvernement fera de nouvelles ac- quisitions, c’est là un fait fort bien établi, l'Ouest et les Provinces Maritime ne donneront presque rien aux oppo- sitionnistes, comme le prouvent l'élection de la Nouvelle- Ecosse, dans laquelle, on a beancoup parlé de réciprocité. Le ‘‘Mail ani Empire’’ dit que le parti conservateur va prendre une assez forte majorité, dans la Province de Québec, pour renverser tout le parti libéral. Le mê- m: journal, dit aussi que M. Bourassa ne sera pas candidat, mais par:era simplement sur les hustins, comme simple soldat, dans l’armée de M. Monk. Le parti nationaliste fait la campagne sur la marine, et dirige toutes ses haines contre Sir Wilfrid I.aurier lui-mê me. Voilà une campagne qui est considérée comme lâche. Le parti conservateur dirige toutes ses forces contre le parti libéral. Ses atouts sont petits. Tous les candidats oppositionnistes se présentent comme conservaterrs-nationalistes, cela toute simplement, dans le but de capter tous les votes de leurs partisans. Cette cam- pagne, à deux faces, "indique que ceux qui la font, ont une bien piètre idée de l'opinion et de l'intelligence des électeurs, Dans cette province nous somimes certains de remporter les quatre sièges. Le candidat libéral du comté de Prince. remportera uue plus brillante victoire sur son adversaire qui ne l’a fait aux dernières élections, quoique.la majorité à cette dernière était trés belle; elle sera plus belle encore, car l'adversaire d’a présent n’a pas la confiance du jarti conservateur. La Nouvelle- Ecosse ne donnera que deux conservateurs, tandis que le Nouveav-Brunswick ira donze libéraux et un conservateur: le comté de Vork. Ces trois provinces dou- neiont donc au gouvernement Laurier, trente deux dé- putés libéraux et que trois députés conservateurs, Chronique feminine 00000000000000000000000000 Le filet si longtemps délaissé, prend une place très importante dans les élégances du jour; après l'avoir em- ployé successivement dans l’ameuble- ment et pour le linge de maison, Îl s'utilise de plus en plus dans la lin- gerle de corps. Le filet eme'oyé dans ce cas est excessivement fin, les larges entre deux forment alors des empiècements de chemises de nuit absolument idéals, car alors on profite de la forme kimono pour prolonger l’entre-deux | jusqu'au bas des manches et la même | large bande de filet forme tout le | dessus de la manche. fe dessus de manche, complètement ajouré, ex! à la fois élégant et tres agréable pe- dant la saison chaude. Les jeunes filles qui aiment les robes toutes droites à. taille haute, légèrement froncées et retenues par une cordelière sont souvent embar- ragsées pour savoir comment termi- ner l'encolure; on a un peu abusé des etites collerettes de lingerie, tulle ou inon brodé; or peut tout simplement, pour les robes d'été à encolure déga- gée, border cette encolure d’une cor- delière semblable à celle de la cein- ture et terminée à la fermeture par un gland très allongé. On vend des glands en bois très longs qu'il suffit de recouvrir de l’étoffe voulue pour avoir une garniture originale. Sur une robe de serge, blanche par exemple, une cordelière rubis ou vert avec ce gland de la même teinte sera d'un effet très jeune et très élégant. TOILETTE D’ETE 2 ser à - Manteau de voyage en drap amadon, grand col et revers allongés de rotine bleu; grands revers bouton- nés aux manches. La mode a remis en honneur cet été la vogue des dentelles; aussi, c'est le moment de ressortir des ar- moires les grands volants de Chan- Ully si appréciés de nos grand'mères. On peut faire avec eux des robes ayant un air délicieusement suranné et aussi, si l’on en possède suffisam- ment, des manteaux d’une belle allure. On prend des volants de Chantiily que l'on réunit simplement par des bandes de tulle uni et l’on fait ainsi un grand manteau sans manches et très enveloppant. On peut, si l'en veut, ajouter un tout petit col de four- rure, mais ce n’est pas indispensabie | et le manteau à lui seul suffira par sa simplicité élégante à faire valoir les robes du soir qui, pour être légère- ment adoucies par le voilage, n'en seront pas moins jolies. Françaises reines d’Angie‘erre Plusieurs des reines d'Angleterre furent Françaises. Dix exactement. Ces dix princesses furent Mathilde de Boulogne, couronnée en 1136; Mar- guerite de France, fille de Louis VII, en 1172; Eléonore d'Aquitaine, en |! 1154; Isabelle d’Angoulème, en 1201; Eéonore de Provence, en 1236; Mar- guerite de France, en 1300; Isabelle de France, fille de Philippe-le-Bel, en 1308; Isabelle de France, fille de Charles VI et d’lsabeau, en 1397; Catherine de Valois, en 1421; Margue- rite d'Anjou, en 1445. La dernière en- fin, Henriette-Marie de Bourbon, que Bossuet immortalisa sous le nom d'Henriette de France, refusa par...; modernisme d’être couronnée selon | l'ancien cérémonial. Enfin. détail piquant, le duc de Nor- folk actuel, qui en sa qualit de grand- maréchal a joué un rôle important pendant le couronnement, descend di- rectement de Marguerite de France, fille de Philippe-le-Hardi, que sa dou- ceur fit surnommer “Fleur de France’. “OMMENT LES FEMMES DOIVENT RAMER. L'aviron est un sport devenu très en vogue depuis qu'une impulsion, | à une femme de s'y livrer avec aise et avec grace: elle n'y perd aucun de ges charmes, tout au contraire. En Angleterre, où durant les moig d'été 11 est de mode de passer quel- ques temps sur la Tamise, dans ces “bungalows” charmants où l'on vient pour ainsi dire camper, ce sport est nécessaire aux femmes, Car il leur permet de suivre le fil de l'eau pour rendre visite à leurs amies des ‘“bun- galows” voisins, sans le secours de bras masculins; les hommes, en effet, étant retenus à leurs affairs, dans Londres, toute la journée et ne reve- nant que dans la soirée. La blouse et la jupe blanche, de flanelle ou de piqué, sont de rigueur, ainsi que le chapeau de paille le plus simple, orné seulement d'un noeud de ruban. Voici la metlleure façon descriptive de s'exercer à l’aviron; elle est, du reste, la même pour les deux sexes: Ayez soin d’abord, pendant deux ou trois jours avant la première leçon, de vous endurcir les paumes des mains soit en les frottant avec de la résine en poudre ou en les vaignant fréquemment dans de l'eau froide où vous aurez fait dissoudre de l’alun — à moins, toutefois, que vous n'avez déjà obtenu ce résultat par l'exercice du goif, du hockey, etc. Il vous faudra beaucoup et long- temps pratiquer, et en vous y appli- quant très sérieusement dès le début. La méthode la plus satisfaisante est de se procurer un skiff à un ra- meur et de construction légère, de se faire accompagner d’une amie qui vous servira de tutrice et dirigera la barque à l’occasion; il est vrai que, pour la première leçon, un gouver- nail n’est pas indispensable, et qu'il sera préférable de choisir un endroit peu fréquenté durant les heures tran- quilles de la journée pour vous livrer À vos exercices de pratique. Une fois dans la barqëe ocus en- levez vos bagues qui vous donne- raient de cruelles ampoules. Puis vous aménagerez la planche où vous mettrez vos pieds, qui devra être pla- cée aussi près que le permettra le mouvement des genoux dans l’action du coup de rame. Asseyez-vous exactement au centre du siège, et que la personne qui di- rige en fasse de même, afin que la barque demeure autant que possible de niveau avec l'onde. Vous prendrez une bonne assise en vous tenant bien droite sur le siège, les pieds fermement pressés contre le marchepied, les talons joints et le bout des pieds bien écartés. Le corps doit porter son poids sur les avirons, durant le coup de rme, car la valeur du labeur ne sait être trop prise en considération au com- mencement du coup de rame. Tenez la tête bien droite, les yeux fixés en avant et, au cas où vous êtes placée derrière une pren ère ra- meuse, tenez-les fixés sur le dos de cette personne; celle-ci donne la du- rée et la longueur du coup qui éoît être exactement copié par vous. Position des mains en ramant. — Lorsque les avirons sont en place ils se trouvent au-dessus l’un de l’autie, à la poignée, d'une bonne longueur de main, ce qui force 4 ramer avec une main au-dessus de l’autre — l'un ou l’autre, ceci n'a pas d'impor- tance — et la main supérieure se trouve avoir ainsi un léger avantage sur l’autre; aussi conseillons-nous de donner la supériorité à la main gauche qui, se trouvant naturellement la plus faible, sera égalisée avec la droite Un expert en matière d’aviron a pu âire: “La première difficulté que ren- contre un débutant est de savoir ob- tenir une pression uniforme, avec le corps et les jambes bien posés, tandis que les bras ne sont pas uniformé- ment placés, l’un des bras devant cé- der devant l’autre quand ils sont croisés.” La pratique seule remédiera 4 cette âifficulté, l’ailer et le retour des avirons s'’apprenant aisément en cinq minutes. Pour commencer le coup de rame, tenez les avirons dans les doigts (non pas dans la paume des mains), et es- sayez de faire le labeur principal avec le corps et les jambes, lorsque vous avez une bonne prise dans l’eau. Garc:z vcs bras bien raides et 3en- chez-vous bien en arrière; aussitôt que la rsiueuse aura atteint la per- pendiculaire, les mains commenceront à se croiser l’une sur l’autre. À ce moment ,essayez de leur faira de la place en baissant légèreiuent l'une et en élevant l’autre. Ce n'est que lorsque les maîns 84 sont de nouveau ouvertes, après s'âtra croisées, que la rameuse peut com- mencer à replier les bras et ramener le mouvement vers la poitrine, Essayez de plier les bras simultané- ment en les ramenant à la poitrine, da facon que chacun des coudes soit à même hauteur que les mains, juste en face des côtes. Si vous trouvez quelque difficulté au début, vous pouvez pratiquer l'ac- tion du poignet qu'on emploie dans la mise à plat, avant d'aller plus loin, Sages prescriptions. Dans le bureau du directeur litté- | raire d'un de nos confrères, on peut lire cette pancarte: Une copie à la machine Se mesure facilement, Chasse la coquille assassine. Elle est lue avant la voisine Et rendra son juge indulgent. Et dans celui du rédacteur en chet d'un autre de nos confrères, une se- conde pancarte avertit: Le temps est la plus cher des biens. 11 passe, il fuit, l’horloge sonne. Je ne prends celui de personne, Mais veux qu'on respecte le mien. Auteurs et géneurs sont ainsi prés venus avec élégance, RE