” dr 5 | L j* rs er re ps : à à n Fax in PRES re M ; ” - 4 8 x LE Sr nn ” vo à “ L'IMPARTIAL JEUDI, LE 26 pu La Maison Grise Pourquoi ne peut vous contenter de|mumurent les lèvres de Dolorès (Suite de la rère. page) Végéter, mou cher, pas autre chose, Je me marierai le plus tôt possible, et, disant cela, son regard allait chercher la fine silhouette de Marguerite, puis, plus tard, il es- quissait un geste vague qui pou: vait signifier (après la mort du vieux docteur), je cèderai la place à uc autre:il n’en mauque pas; et je filerai vers Toulonse, Mar- seille, peut-être. Car, voyez-vous, mon cher, il n'y a que les grandes viles pour un homme de talent ; là, seulement, on peut faire son chemin. Cliniques de toutes sortes, grands hôpitaux où l’on étudie les cas intéressants, professeurs émi- nents, bibliothèques spéciales, cours spéciaux, Facultés, etc... rieu n'y manque, tandis qu'ici, il n'yarien. S'il le faut, j'irai jus- qu'à Paris. Vous souriez ?... Pour peu que j’y connaisse deux ou trois personnes haut placées, ce sera encore le mieux. C’est là qu'on peut-être lancé. Vous ne savez pas ce que c’est que le lan: éage?... Ecoutez. J'aurais beau avoir fait des études spéciales (et sa longue personne semblait encore s'allonger en ‘prononcant. le mot spéciales), ça re servirait de rien si je n'étais pas lancé. Pour cela, il me faut une femme distinguée, uue femme qui représente, comme l'on dit ici. Avec cela, l'entrée de deux ou trois salons, et la comedie se joue. On arrive à l'heure du thé. Queiques fbonjours écliangés, mes hommages à la maîtresse de mai- son, puis l'on prend confié: re- grets, opération à faire, en un mot, l’homme important, esclave du de- voir, et l’on rentre tou: bonement chez soi où, les pieds dans ses par- toufles, devant un bon feu, On at- tend le retour de Madame qui api- oi: ses amies sur le sort de son mari, un étravailleua, et qui a tant de succès ! Il a guéri Monsieur X, opéré Madame Z..., un travail fou..., mais trop heureux d'être à la disposition de ses amis. El'e donne force détails, raconte avec quel dévouement il a soigné, i'an dernier, toute une iamille indi- gente atteinte de choléra ou de fi- èvre typhoïde. A Biarritz ou à Royan, ou toute autre ville d'eaux, le duc de *F* n’a voulu que lui, etc... Iln’en faut pas davantage pour faire une réputation. Cela se colporte, grossit, fait la boule de neige. Au bout de quelqnes semaines, ce n’est plus une fa- mille, mais vingt familles, ce n'est plus uue opération mais trente o- pérations, et les bonn-s amies de Madame commencent à faire anti- chambre pour faire soigner leurs migraines par cette célébrité qui a guéri des grands-ducs et peut-être quelque royauté venue incognito. Et devant l'air ébahi et un peu railleur de Pierre, il continuait, ra justant son monocle . —Allez vous faire une situation dans une petite ville ! tout le mon- d: se connaît ; pas de réclame pos- sible, chaque voisiu est au courant des faits et des gestes de son voi- sin ; je vous le répète, on ne fait que végéter. C'est comme vous, lorsque vous serez avocat, tez pas ici pour plaider Thémis minuscule ; barreau où vous puissiez trouver de grandes causes. ne res- devan] une cherchez un - Mais je puisen trouver par- | tout, objecta Pierre, Je f1is mes études à Touious :, vez ; je vais les terminer 1 CoInme v')?US Sa- entôt. La grande ville ne me te:te pas. | rait des conserves, ferait sauter un | Vous vous plaignez parce « 1e vous n'avez pas ici les facilités «ue vous avez ailleurs : mais c'est ous, ce sont tous ceux qui, comine vous, désertent leur clocher cause, Chaque fois que dans une famille on on croit dé- couvrir une intelligence, vite, à la grande ville. Vous des Facultés ici, pourquoi faire ? Vous les trouveriez des grands centres... sez faire plus de bien quand vous serez lancé, comme vous dites ?.. Vous gagnerez plus d'argent ?... qui en sont découvre voudriez inférieures à celles Et vous pen Peut-être. Vos frais seront pro portionnés aux bénéfices. Et puis n’êtes-vous pas assez riche ?.. SEA, D LL la clientèle: de votre rère, des fa- milles que l'on soigne de père en fils, dont votre aïeul soigné les gé- nérations précédentes comme vos fils, pourront soigner les suivantes ? Dans chaque maison où vous allez, vous êtes reçu en ami. Au lieu du sourir de convention qui vous aëccueillerait ailleurs, vous trouverez ; au lieu des repas de cérémonie auxquels vous serez convié une fois par hiver, n'aime- riez-vous pas mieux prendre place, de temps entemps, à la table de famille, entre l’aieule qui vous par- lera d'une fluxion soignée jadis par votre grand-père et les rires du bé- bé que vous avez aidé à naître ?.. C'est un peu vieux jeu, je le sais ; mais je crois que c’est encore le meilleur. Et les pauvres? Les miséreux ? C’est une clientèle qui en vaut bien une autre ; je sais qu'il y en a dans les grandes villes, continua Pierre, sur un geste de son interlocuteur ; mais vos OCCu- pations, votre position ne vous per- mettront guère deles voir, ou, si vous les voyez, ce sera à heure fixe, chez vous, en vous hâtan de les ex- pédier pour ne pas manquer l’heu- re d'une visite, ou, peut-être, d'une conférence. Ici, vous aurez des loisirs ; vous pourrez les visiter, et guérir non seulement le corps, mais l’âme souvent plus malade, et que vous réconforterez par une bonne parole. Voyez-vous, je suis un provin- cial enraciné, et crois que le méde- cin ticnt un peu du prêtre. Pour mon compte, j'espère être reçu a- vocat avant la fin de l'hiver ; si je plaide l’année prochaine, ce sera levant le barreau de Perpignan que je répandrai des flots d’éloquence, ajouta t-il, en riant ; et, s’il le faut, je me contenterai de la légen- daire clientèle des veuves et des or- phelins,. —Vous pourriez avoir raison, dit Jean Domenech, réprimant à peine un sourire railleur. mais je vous avoue que je suis plus édifié que persuadé... Ils avaient rejoint les jeunes fllles, arrivées au but, et, avec elles com- mencèrent à décharger les ânes de leurs provisions. Bientôt arriva le reste de la troupe. Tout le monde entra dans la chapelle. A voir la ferveur avec laquelle priaient les jeunes filles, on se fût demandé quelles consolations elles attendaient, quelles épreuves avaient déjà passé sur leurs fronts blancs. Louise, seule, était dis- traite par la robe de la Vierge, qu’elle ne trouvait pas à son goût. Dolorès répétait la même prière, toujours la même depuis vingt-six ans : ‘‘Mon Dieu, convertissez-le |! mon Dieu, ramenez-le à vous !”? Mme Domenech balbutiait un vague ‘‘Pater,’” tout en prenant soin de ne pas chiffonner le fond de |sa robe ; Pierre fléchit le genou | avec le Commandant, pendant que |Tixador et le docteur Domenech lexaminaient, en curieux, les murs | de la chapelle. | Quand chacun eut fini ses dévo- |tions, il s’agit de mettre le cou- ivert, Gracia s'aperçut alors qu'unc fleur de grenadier, qu’eile avait cueillie en chemin et piquée lans s:s cheveux, lui manquait. | Il lui sembla qu'elle l’avait sentie se détacher et rouler derrière elle à la chapelle ; elle se hâta d'aller le |la chercher. | La fleur avait disparu. | Germain se multipliait ; les jeu- ines gens s’amusaient. C'était à qui prendrait unc serviette, ouvri- bouchon. Ce joli bosquet semble perdu au milieu des rocs et des crêtes nues qui l'entourent ; le léger gazouillis l’une source est accompagné, d’en- | bas, par ia grande voix de la mcr. | L,'nn éprouve une telle sensation de | bien-être, de repos, que les jolis] vers de Mme Amable. Tastu re- | vient à la mémoire : | Et moi, ne puis-je aussi trouver | un lieu propice, Où les peines du cœur s’endor- | ment à jamais, | A défaut de bonheur, vierge | consolatrice, | Fais moi trouver la paix !,.0.4. | Peut-être est-ce cette strophe que c'est une chaude sympathie que ; une minuscule branche de genêt, pendant qu'assise sur un bloc roulé à cet endroit, elle surveille les pré-: paratifs. Enfin, rien n’y manque, | et, au dernier moment, Jean Do: menech, qui, depuis quelques ins- tants avait disparu, revient avec une botte de verdure qu'il pose triomphalement au milieu de la ta- ble ; puis il offre à chaque dame regrettant, dil-il, de n'avoir pas uu plus je li bouquet ; maïs à la bran- che de Marguerite est attachée une pensée sauvage, la seule qu'il ait trouvée, ajoute-t-il, pendant que son monoclc glisse dans le mouve- ment qu’il fait pour s’incliner et tombe justement devant l’espiègle Graciette, qui ne peut retenir un fou rire, Marguerite remercie va- guement, Josée réprime un sourire railleur et l’on commence à déjeu- +. :-° Quel entrain et quel appétit ! saucisses, pâtés, boudin, volailles froides disparaissaient comme par enchantement ; les corbeilles vont être considérablement allégées. Enfin, le dessert arrive : raisins succulents ; figues de col de nora, pêches exquises. Le Com- mandant se lève et porte un toast au jeune docteur, que répond en buvant à la Vieille i‘rance et à tou- tes ces dit-il graciense- ment. L'heure du départ arrive ; il faut rentrer à Collioure où l’on doit en- core dîner de bonne heute pour as- sister à le fête de saint Vincent. L'on aperçoit les danses, les po- teaux et leurs guirlandes voyantes, l’estrade où les musiciens joueront ce soir. Le descend. Gracia court vite, très vite. Tout à coup, son pied butte contre un caillou : elle tomberait si Pierre, qui s'est trouvé là, ne la soutenait de son bras robuste. Ce n’est rien ; la jeune fille re- prend son équilibre. Gracia de vient très rouge et remercie Pierre, puis elle attend ses compagnes. L'incident est passé inaperçu. Mais pourquoi Pierre sent-il le sang affiner à son cœur, au souvenir d’une petile main tremblante ser- rée dans la sienne quelques instants à peine?... Et pourquoi Ger- main, resté en arrière, cogne-t-il sur le premier âne à sa portée, en disant que certains êtres sont tou- jours où ilne faut pas? Ce n'est pourtant pas la pauvre bête qui n’est pas à sa place. A l'arrière Ge la caravane, portant dans ses corbeilles à demi-vides les reliefs du festin, elle chemine la tête basse, presque insensible et rési- gnée à cet acte brutal. —Josée est-ce vrai que Maison Grise est hantée ? demande, tout à coup, Louise Domenech, —Quelle question ! Je pense que vous ne croyez ni aux fées ni aux revenants ? En disant ces mots, Josée avait légèrement pâli. —Oh ! cit Marguerite, notre vieille Marie raconte, à chaque ins- tant, des sur les fées. C’est elle, en sûrement, qui a pris pour une réalité les rêves de son imagination. partout. se- | dames, cheivin histoires Elle voit jes fées à You can’t be healthy if your Hi bowels are constipated and your system clogged with 1@} poisonous material. 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The story of Cütherine Se- visr, conspicuous in the early his- toi, of Tennessee, is the first of a ser’es on Great Women of Pioneer Times. Among the present-day great. Mme. Sembrich, the fa- mous soprano, is the subject. of an interesting article by Gustay Kob- bé, ihe illustrasions of which are of special value, In Around the World in Eizhty Piciures the rea- der is taken into a field of greatest interesi—Japon and Corea, Lillie Haunilton French's rearks on Mo- thers and Marriigeable Sors will be greailv enjoved, and Dr, Mur- rav's ius.ructious iv regard to the care of the mou h and teeth will be fourd helpful by everyone. In ad- dit:on there are engaging stori.s and pastines for the liütle ones, und tinely informatioz for almost eVei1y Ceparcment of the home. Rechreches Historiques Sommaire de la livraison d’avril : Requête des voyageurs de Michil- limakinac en 1786, Mgr. Henri Têtu ; Migneron Magneron, Mi- gneran, Maigneron, Myrand, Ma- yrand, L’abbé H.-A. Scott : Mgr. Plessis à Rome (Extrait des 5. moires inédits de l'abbé Casgrain) : Le chevalier Robert-Anne D'Esti- mauville de Beaumonchel, P. G. R. ; Gentilshomm:s Huissiers de la Verge Noire du Conseil législa- tif de la province de Québec, F.-J Audet ; Recorders de la cité de Montréal ; L’indemniti de 505 lé- putés, P. G. R. ; La langue fran: çaise au Cavada, Ignotus : Qres tions, etc. Gravure : La che,alier Robert Anne D'Estimou-vill: de Beaumo: chel. On peut se procurer gratuite- ment une livraison spécimen des Recherches Historiques en s’adres- sant au directeur de la revue. Pier- re-Georzes Roy, rue Wolfe. Lévis, Abonnement : $2 par année, … à PRPLE MU e PE, ” : & Lis é Hi x vo D jetons SRE dau nas : + PE SRE dE POP UT PO ER . l _ 1 we: À 2 # " Sn * à : r je + A A RC ue RE # | | PPT Es DR SR ES RS