% & S RER Pi pre ad ss met La Meche D'or. (suite de la 1re page) — Et mademoiselle est bien votre fille, mademoiselle Thére- se ? —@ 1, Monsieur !..… Mais. le vous en supplie, dites-moi vile ce qui vous amène ici... Je suis mère, Monsieur ! —Et mon fils à la passion du canotage ; il est allé anjourd’- hui sur la Seine.....j'ai tou- jours peur....Enfin, puisqu'il ne s’agit de rien de malheureux pour mes enfants, jesuis plus tranquille. En quoi puis-je être ntile à la justice ? Le magistrat éeoutait les pa- roles de la mère ; mais il ne ces- sait de regarder la fille, qui s'é- tait assise et qui, prise d’un tremblement nerveux, les yeux fixes, le dévisageait aussi. El- le attendait la nouvelle d’un malheur. Je suis forcé de vous deman- der, ce quis’'est passé ici au- que je suis la fille d'un soldat, ms L’IMPARTIAL, JEL DI LE 28 MARS 1901 pect. Vous me faites regretter que ma mère ait consenti à vous re evoir. Sachez, Monsieur, et qne J'ai le mensonge en hor- reur. Le chef de la sûreté sourit en dessous et répondit : —J'ai voula simplement vous indiquer, Mademoiselle, à quel point l'exactitude la plus absolne est nécessaire. Vous reconnaissez Jonc que vous n ê tes restée que peu de temps chez madame Warmser. Et vous êtes revenue ici Par quel chemin avez-vous passé ? —$i je refusais de vous ré- pondre ? fitla jeune fille, se laissant encore aller à un mou. vement de oolère. Sa mère dit affectueusement : — Voyons, Thérèse ! Réponds comme je l'ai fait moi même à monsieur. Je suis bien certaine qu'aucune de tes actions ne peut être blämable. P'arie donc ! Thérèse baissa les yenx à ter- jourd'hui. Je ne vous cacherai re ; et, obéi-sant à sa mère, elle répondit : pas plus longtemps qu'une gra —J'ai pris la rue du Sentier, | ve accusation pèse sur une per- LL sonne que vous chérissez ten- | drement....…. La mère murmura instincti- vement le nom de Claude, tan- dis que Thérèse s'écriait : —Serge ! Oh ! Monsieur ! je vous en supplie |... Dites. Qu'y atil? — Vous apprendrez la vérité! toute à l’heure, Mademoiselle. En attendant, Madame, veuillez donc bien répondre à ma ques- tiou ? —Mais il ne s'est rien passé. toi que de très normal, répondit | la veuve. Votre fils, madame ? ÿ —Comme je vous l'ai dit, mon fils est parti, après son dé- jeuner, pour aller sur la Seine. Naturellement, il a causé avec sa sœur ? --Comme tonjours- — En secret ? --Je n'ai jamais de conversa- tions secrètes avec personne, dit brusquement Thérèse, Sans relever cette interrup- tion, le magistrat continua : —Bref, il sont restés seuls en- semble. Et l'après-midi ? — Nous avons travaillé, ainsi que les autres jours. —Mais votre fille est sortie ? —Oui, vers cinq heures, pour livrer de l'ouvrage. ——Et où êtes vous allée. Ma- demoiselle ! fit le magistrat, se tournant vers Théreèss. puis les boulevards... — Pardon, Mademoiselle, vou- lez vous me dire ce que vous avez fait rue du Seutier ! | Elle resta silencieuse ; sa mè- re dit : — Pourquoi ne pas avouer que tu t'es arrêtée devant la maison où est employé Serge Morain ? —Et que vous avez causé quelques instants avec lui ? insi- aua le chef de la sûreté. —Non, non. Cela n’est pas. Je me suis arrêtée, c'est vrai, peut-être une demi minute. — Et vous n'avez pas vu Serge Morain ? | _ — Non, je vous le jure! . —Vous ne lui avrz pas fait | parvenir quelque lettre ? | —Pourquoi ?…..Puisque je | dois le 1oir ce soir !... Nous l’at- tendions ! | --] nfin, vous prétendez que vous ne l'avez pas vu à Ce mo- | ment-là ? | —Je ne l'ai pas vu aujour- d'hui. | —Soit. Nous saurons plus tard la vérité. Je ne demande | pas mieux que de vous croire. : Nous avez donc suivi les boule- varas ? | — Oui, Monsieur, jasqu’à l'O. |péra. Et alors je suis remontée chez moi. —$Sans vous | part ? | —S$Si. Je suis rentrée au “Printemps”, très vite..pour arrêter nulle La jeune fille ne put s'empé. acheter des gants. cher de tressaillir. Depuis le —Et, demandatil ironique- commencement de cet interro-| gätoire, elle essayait vainement | ment, vous les avez perdus ? —Non, Monsieur. Les voici de deviner où le niagistrat vov-! Therèse prit ses gants quié- j | lait en venir. Klie répondit simplement : | — Je suis allée où je vais ton. | jours, chez madame Warmser. — Combien de temps, Mada | me, votre fille metelle quand elle va chez cette dame Warm- ser ? —Cela dépend, Monsieur. Au. | jourd'hui, madame Warmser a dû la retenir, car elle est revenu un péu tard ; n’est ce pas, Thé- | rès : ? | — En effet, maman, je suis re. | venue un pen tard : mais ce | n'est pas parce que je suis res- | têe longtemps ehez madame Warmser sbnks pourquoi ces ques- | tions Mousieur ? | — Vous en comprendrez tout à l'heure l'importance. Et je veus sonsellle de nous répondre avec la plus Grands exactitude, Parce que nous aurons aisé ment le moyen de contrôler sertions. vos as- Thérèse eut un petit mouve. ment seo, et iança un regard in- digné au magistrat : — Prenez garde, Monsieur, lui | cria-t-elle, voilà la seconde fois que vous me manqnez de res- | taient restés sur une chaise et les tendit au magistrat. 11 les fegarda et constata que c‘étai bien le même numéro que celni du gant trouvé chez le comman- dant Morain. — Vous n'avez acheté qu'une paire de gants ? — Oui, Monsienr. 11 réfléchit une minute; la paire de gants que lui donnait la jeune fille était neuve, tandis que le gant rangé parmi les piè- ces de conviction avait été porté plasieurs fois. — Où achetez vous vos gants, en général, Mademoiselle ? — Toujours au ‘‘Printemps”. Et toujours à six bortons,! toujours au même prix. | —-Oui, Monsieur. —-Et, après cela, vous avez! pris quelles rues pour remonter| à Batignolles ?... Votre chemiu, le plus naturel était la rae| d'Amsterdam et la rue de Mos-|! } con. Est-ce celui que vous avez suivi ? | ——-Non, Monsieur, je suisrere-. nue par la rue de Londres et la | de Rome. | —-Vous avouez que vous êtes, passée par la rue de Rome. R — Pourquoi mentirais-je ? — Alors, reconna'ss:z Tous aussi que vous êtes entrée chez M. M: rain ? | —Nou. lis'est” donc passé quelque chose chez M. Morain, que vous me demandez cela. —O: vous a Vue entrer chez) lai! hasarla le chef de la sû- reté. — C'est faux! C'est faux ‘… J'ai regardé leurs fenêtres, du pont de l'Europe.....Puis, j’ei presque couru le iong de ia rue venir ch:7 nous... ‘ --Une dernière foie, Made- moiselle, vous affirmez que vous n'êtes pas entrée chez le com- mandant Morain ? — Non, non, non! —-Eh bien, vous mentez, Ma- demoisellsa ! 1l avait à peine pronones cet- te insulte que Thérèse Garan- oier se dressait comme folle, et se précipitant vers la panoplie, où étaient suspendaes les armes de son père, Thérèse déocrocha un poignard corse, que son père avait toujours porté perdant la guerre de 1870. --Misérable ! s’écria t-elie. Misérable ! Vous allez rétracter te que vous avez dit !...……. Mist- rable...… Le chef de la sûreté n'avait pas bougé de sa chaise ; il était bien tranquille : il avait son revolrer sur lui, pour tenir cette folle jeune fille en respect. Ma dame Garancier sauta sur Thé rèse et Ini prit le bras. —Je t'en prie, mon enfant, — Du calme, me mère, quand on m'insulte, et que mon frère n’est pas là pour me défendre ?.. Cet homme a dit que je men- Nu Je suis la fille d’un soldat ! Et je me sens assez d'énergie pour frapper quicon- que m'insulterait encore ! Ce n'était plus la modeste ou- vrière, travaillant sans relâ:he, aoceptant :implement l'infortu- ne! C'était une fille superbe et courageuse, que passionnait ie sentiment de l'honneur Ily avait, malheureusement pour elle, dans cette série d'in cidents, une coineidence fatale, qui devait sembler lumineuse arx yeux de la justice. — Mademoiselle, dit le chef de la sûreté, si nous avions con. servé quelques doutes, ia vio- lence, avec laquell: vous vous êtes précipitée sur ce poignard, les aurait tous dissipés. —Des doutes !......Mais sur Quoi 7... Expliquez vous en- fin ! Madame Garancier Ja tenait toujours dans ses bras, n'écou- tant plus, ne comprenant plus, ne songeant qu’à éviter quelque nouvelle catastrophe. — Nous sommes tous armés, continua le chef de la sûreté : vos violence ne vous mèneraient donc à rien, qu'à nous forcer d'être nous-mêmes violente, ce qui nous serait très pénible vis- à-vis d’une jeune fille. Ecou- tez moi donc, Mademoiselle ! Et vous allez voi: qu'il est inu- tile de nier plus longtemps. [à continuer] Annonce J'ai besoin d'un eu deux hommes pour travailler à la fer ne. Bonlogemeutet b n ue pension. Les gages sont de $8 à $I2 en hiver et de $18 à $20, en été, se- lon les capacités et la volonté, Je puis trouver de l'emploi pour deux ou trois autres jeu nes gens. JEAN J. ARSENAULS Oak Lake Manitoba de Rome... J'avais hâte de re- sois plus calme !...… 1] yaunel nr! .Tout eela va s'ex- pliquer ! A MAP OF THE UNITED STATES SIZE 48 X 34 INCHES MOUNTED TO HANG ON THE WALL PRICE 15 CENTS This map is peer interesting and valuable, as ows in colors the dif- ferent divisions of territory in America acquired since the Revolution. The original thirteen states, Louisiana pur- chase, the Texas Annexation, the Gads- den purchase, the cession by Mexico and the northwest acquisitions by dis- covery and settlement. - It will be sent postage prepaid on receipt of price. P.S.EUSTIS, Gen. Pass.Agt.C.B.&Q.R.R, CHICAGO [& FOR THE ÆJ #4 BÜYINE PÜBLIG ONLY 4 VTT Twelve hundred a shade over half price. 500 Men's All wool Ulsters worth $4.50, will be sold fot $2.98. 530 HEAVY ALL WOOL CANADIAN FRIEZE, WORTH 8,9 AND S10, FOR $35 AND S6. 200 MEN’S REEFERS WORTH 4.50 52.65. 400 Pairs Pants for 75c per pair, One thousand Suits,2, 3 and $4 less than regular price. 200 Custom Made Overcoats at 10, 11 and $15. One thousand Children's Suits, Overcoats, Reefers and Ulsters at YOUR OWN PRICE. + (COME +@QTICK. sx Store open every Evening till 8 o’clock. PROWSE BROS. The wonderful Cheap Men. Railway dining Rooms (Near Railway Station) Water Street, Summerside, P. E. Island MEALS OR LUNCH on arrival of all trains. OYSTERS served any way desired at short notice. ALL KiINDS TEMPERATE DRINKS, CIGARS AND ToBACCO. G. P. GRADY, Proprietor. TIGNISH DRÛG STÛRE Now that the holidays are upon us, it would not be amies for you to call at the Tignish Drug Store and inspect our fine stock of DRUGS AND CHEMICALS We are headquarters for good goods at low prices. Prescriptions carefully compounded, at all houxs, day o night. a hours of the night, CHARLES DAILTOX « pen i" 1 cité ï TT —— a. You ean always depend upon finding a clerk in the store at ’ le ES