Comment ferons-nous Notre Careme ? —— me (De la Semaine religieuse, Montréal). Sinous comparons nos Ca- rèmes daujourd'hui à ceux gutrefais, quelle différence ! G'est à ce point que l'on est ten- té de se demander si réellement Je carème existe encore. Nos pères se soumettaient, sans broncher, dès qu'iis avaient atteint l’âge de raison, aux qua- rante jours d'abstinence alors imposés par l'Eglise. À vingt et un aus, ils joiguaient le jeûne à l'abstinence, et ceci était géné- ral:omnese croyait pae dis- pensé par un travail pénible. Aujourd'hui, qui fait absti- pence ? Qui jeûne surtout ? C'est etonnant, comme on se met à l'aise à cet égard! Nous prenons du caréime ce qu'il nous plait, et nous laissons le reste avec un calme de conscience parfait. Quand on met en parelièle l'#bcoiue soumission de nos peres aux lois de la sainte Eglise reiatives au jeûne et à l’absti- nence et notre sans-gêne à cet égard, on ne peut s'empêcher de s'attrister, et comme catho- lique et comme canadien. Comme catholique, parce que cette transgression qui, chez je plus grand nombre, paraît faite avec une sorte d'inconscience, prouve une profonde ignorance en matière de religion, et, par suite, un grand affaiblissement de la foi dans la société. Si on s'attriste comme catho- lique, on doit s’attrister égale- ment comme canadien, par pa- triotisme. 11 pe peut qu'en être ainsi, quand on constate que nos tempéraments sont aujourd'hui si frêles, si délabrés, qu'ils ne permettent plas à l'Eglise de nous imposer un carême, mêine très mitigé, presque nul; et que notre rase, autrefois 81 vi- gourguse et si endurante, ne peut plus maintenant suppor- ter, sans fléchir, une mortifica- tion, quelque légère qu'elle soit. ‘ Or, est-ce à l'observation dun carême qu'il faut attribuer cette dégénérescence de notre race ? On ferait rire si on le disait. C'est d'abord l'éducation molle et délicate que, même chez les pauvres, on donne amx enfants et qui fait de ces petites créatures des flenrs de serre que le moindre souflle fane et ter. rasse” C'est la bonne chère, les mets fins et choisis, les liqueurs qui {ont de notre corps un nid d'hu meurs et de congestions. Ge sont les nuits passées dans l'atmosphère viciée des clubs, des cabarets, des salles de spec- tacles ; ce sont les bals, les so1- rvées inondaines, aux dépens d'un repos et d'un sommeil ré- parateurs, nécessaires à notre corps. Voilà les véritables causes. Notre race était autrefois ro: buste, forte et féconde, parce que nos pères menaient une vie fragale, laborieuse et pure. Elle reviendra forte, belle et féconde, sf, faisant eflort sur nous-mêmes, nous revenons aux moeurs de nos pères. Les lois de l'Eglise ne rui- nent pas la santé, tant s'en faut ! C'est l'intempérance, sous toutes ses formes, qui nous tue ! ! 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Le mauvais plaisant, celui qui vent seul avoir de l'esprit, le diseur de riems : amis ennu- yeux. Le médisant, le satirique : amis à craindre. Le flatteur, donneur de mau- vais vonseils : amis funestes, Le caractère fantastique et bizarre, celui qui se fâche aisé ment et qui s'offense, sans sujet: amis ridieujes. L'humeur capricieuse, l’es- prit dur, celui qui nous fait trop acheter ses services tyranpi- ques, dont la haine serait moins iasupportable que l'amitié. Ne comptez pas non plus beaucoup sur l'anitié des gens flegmatiques, ils ont si peu ‘de sentiments qu'ils n'en ont guère que pour eux mêmes. En fait d'amis, les gens vifs sont ceux qui valent le mieux, paree qu'ils ont ordinairement le cœur bon. Ne mettez pas au nombre de vrs amis ces gens de bonne chair, que vous croyez avoir un grand cœar parce qu'ils ont un vaste gosier. 1ls vous faront les plus grandes protestations d'a- mitié quand ils sont à table ou que vous les régalerez autre- ment ; ils vous promettront tout quand vous les divertissez à vos dépens ; mais après cela, ils ne se souviendront plus de rien. Admettéz encore moins dans votre amitié ceux qui croient que aimer consiste à aider, à rire effroniément, à surenchérir dans les debauches ; et à faire le mal avec plus de hardiesse et d’insolence. Ce sont au contraire des meurtriers qui se svrvent de votre propre main pour por- ter la mort. De teis amis sont plus dangereux que des enne- mis dévolarés. Ils excusent tout, applaudissent à tout, donnent des conseils pernicieux, portent à d'indignes excès. Que pour- rait faire davantage un ennemi qui voudrait se venger ? 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Il uallait voir. l'extracrdinaire vieillard qu'a tous les deux jours. — Une dépêche d'Oitawa mande que Mgr Tangaay, le doyen des membres da ciergé, s'éteint tranquillement à su résidence. Aussitôt après sa mort, d'après ses volont s, sera transportée à Qarbec,sa ville natale, et l'inhamition eu daus la chapelle du Sémi- naire de cette ville. L'indépendant, de Fali River, Mass : “Notrs correspondant d« Pa- ris nous écrit que Mgr Diomède Falconio sera en toute probabi- lité le successeur de Sou Emi uence le cardinal Martin:l11 à Washington. 11 tient ses ren seignements à ce sujet d'ou personnage roma'n haut p'acé.” aura — Dans une lettre pastorale, l'arche rêque de Bordeaux con damne la politique du gouver- nement et fait appel arx catho: liques, leur demandant que leur vote soit une protestation contre la fermeture des maisons d'édu- cation apparienant aux ordres religieux L'érêque de Valence (Drôme) a adressé à son diocè e ane Îl-ttre cuuçue daus is même esprit. —Le cardinal Ciasea vient de suecomber, à Rome à une mala die de coeur. O'est Île trente neuvième cardisal qui disparaît depuis l'avènement de Léon X111. La mort da cardi- nal Ciasca laisse six sieges va- cent cauts dans le sacré collège. L’é tat da cardinal Paroccht reste toujours alarmant. On a égale ment d'assez mauvaises nouvel- les du cardimal Celesia, areher ê- que de Paierme, qui est âge de quatre vingt dis ans. Le car dinal Celesia est le doyen d'äg: du sacré-col'ège. NE VOUS FN ALLEZ PAS, S$I vous n'avez, Au moins, une boa teille du Liniment de Kendrick au logis. Ne vousen allez pas sagos en emporter une. 1lnya rien de meilleur {si égal] à Kendrick comme remède de fa- pu En Afrique Sud LES ANGLAIS NE SERONT JAMAIS MAITRES DU TRANSVAAL Anvers, 21—Le docteur Al- brecht, qui vieut d'arriver du Transvaal se reudra demain à Utrecht où il va voir M. Kru ger, à qui, diton il apporte une une commuuication secrète im- portante des chefs boers du sud de l'Afrique. Le docteur Albrecht prédit que la guerre va durer loug- temps. Il dit que le système de blockhaus n'affectera pas le ré- sultat fina:, qu'il pourrait coùû- ter quelques hommes aux Boers, mais que ceux ci ne se reudront jamais, et que les Anglais ne seront jamais maîtres da Trans- vaa!. —Une dépêche de Rome dit! que le docteur Lapponi, le m ©! Dont je souffrais, dit l'1. Joseph | BULLETIN RELIGIEUX C'est du Mal d'Estomac et de Rognons Lambert, lorsque j'ai com- mencé à prendre les PILULES fri0RO. L'homme doit avant tout bien digérer les vivres qu’il prend trois fois par jour, pour soutenir et aug- menter ses forces. malaises et des fatigues au lieu d'apporter cette nouvelle force, cette vigueur et ce bien-être que l’homme éprouve après un avec la conviction qu'il sera bien digéré. e - L'homme qui souffre de dyspep- sie se lève le matin la langue char- gée et la bouche mauvaise, il a mal au cœur, quelquefois il vomit, ses repas goûtent mauvais et digèrent très mal. Il travaille avec peine toute la journée, il est morose et malheu- des idées noires. Tout homme qui a à gagner sa vie au bout de ses bras, a besoin d'un bon estomac, ou bien il ne pourra résister longtemps et sera vite obligé de laisser son travail. Le remède par excellence pour guérir ces troubles et donner de la force aux hommes faibles sont les Pilules Moro. Lisez plutôt le témoignage de M. Lambert : M. JOSKPH LAMBKRT. « Lorsque je commençai À prendre ‘les Pilules Moro, j'étais arrêté de tra- ‘ vailler depuis trois mois. J'étais em- ‘“ ployé dans un moulin et l'ouvrage que ‘6 je faisais était assez dur. ‘ Je souffrais de cette maladie depuis deux ans ; c'était mon estomac et mes ‘ rognons qui me faisaient souffrir. Je ‘ miuute de plus. # C’est là qu'après avoir consulté un ‘“ grand nombre de médecins, je me ‘“ decidai de prendre les Pilules Morc. ‘* Elles me firent dès le commencement ‘ un grand bien et en aidant inon appé- ‘tit et ma digestion me guérirent de ‘“ mes autres troubles. Elles sont le seul ‘{ remède qui m’ait donné du soulage- ‘‘ ment. Pour la dyspepsie et pour don- ‘t ner des forces à un homme faible, elles ‘“ sont certainement la meilleure méde- ‘ cine possible à prendre.” JOSEPH LAMBERT, Boite 174. Augusta, Maine. Les Pilules Moro guérissent de rognons, toutes les autres mala- dies dont les hommes ont si sou- vent à souffrir, comme le rhuma- tisme, les douleurs de névralgie, les maux de tête, les humeurs, l’'impureté du sang, et dès qu’un homme commence à se sentir faible, il devrait les prendre, afin de ne pas être obligé de laisser son ouvrage, comme l’a fait Monsieur Lambert. Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro peuvent être vus à leur bureau, au No. 1724 rue Ste-Catherine, tous les jours de la semaine excepté le dimanche, jus- qu’à huit heures du soir. Aux hommes qui demeurent à la cam- pagne et qui ne peuvent venir facilement à Montréal, un blanc de traitement leur sera envoyé sur demande, ainsi qu’un petit livret rempli de conseils et d'avis. 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Adressez vos lettres comme suit : | COMPAGNIE MEDICALE MORO, 1724 rue Ste.-Catherine, Montréal. ns Heaia he Powders, Un repas mal digéré cause des | bon repas, pris avec appétit et | reux, tous les dyspeptiques ont . ‘ continuai cependant à travailler aussi | “ longtemps que je pus, mais à la fin, je | ‘“ fus obligé de laisser mon ouvrage, | ‘“ m'étant impossible de travailler une | aussi, à part la dyspepsie et le mal | Thereis na Heada:he that! eaunot he cued by Bowman's| whether. ASTHMA CURE FREE Asthmalene Brings Eustant Rel'ef and Permanent Cure in all Cases. œes 2er ri SENT ABSOLUTELY FRÉE ON RECEIPT OF POSTAL WRITE YOUR NAME AND ADDRESS PLAINLY. There is nothing like Asthma- It brings instant relief, even in the worst cases. It cures when all else fails. The bev C F WEL£S, of Villa Ridge 11, says ‘Your trial botrle ot ASthama- lene received in good cosdition. 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