Re Fee es rY + Led Dé ee lle EE . 2 PÉTER D Ate Bm date ra ur me TT a gg gr GA r# ! EE | RS a F\ There are many ‘‘Erect Form’ Corsets in the market. better than ‘‘W. B.” We are not telling you our story of their me- We are giving you the verdict of our customers who have rits. proved them. SHAPE AND MATERIALS But none Material, we admii, is a strong factor in selling corsete, but it doesn’t compare with shape. out of competition. resistible. Test these When the two are combined the corsets are ir- shapes. If the shape isn't right the material is Test the materials ; they’il stand it, ps EE L'IMPARTIAL JEUDI LE 19 JUIN, 1902 “W.B” CORSETS: mme seilla à Walter de s'approcher da- vantage. Celui-ci se croyait sûr de son coup, et il épauiait déjà son. fusil pour faire feu, lorsque le! et le força, par la direction de ses yeux, à regarder de l’autre côté du chemin. Les chasseurs s'étaient accroupis dans l'herbe ; Daniel expliqua à mots précipités à l'oreille de son compagnon qu'une troup2de bisons sortait de la forêt et se dirigeait vers leur affût. La surprise fit presque perdre la respiration à Walter, dont le cœur battit avec force. Laissez-les s'approcher tout près de nous, lui dit le nègre à voix basse, et visez toujours à l'épaule ; mais tirez bas, sans cela vous man- wurtout, prenez bien votre temps et jetez-vous aus- sitôt à terre, de façon que les autres ne vous voient pas. tention !”? queriez l'animal. Les voici ! at- | perdue. 7 prendre, car sa force et celle de CARTES Walter réunies n'auraient pu des- | serrer la bouche de l'animal. Il tailla ensuite la bosse qui s'élevait vage. “C’est 1à le meilleur morceau de l'animal. Voyez comme ïl est gras, fit Daniel en attachant la chair et en la jetant par-dessus son) épaule. —Qu'allons-nous faire du reste de l’animal ? demanda Walter. Un cadeau aux coyotes du dé- sert, répondit Daniel, et vous les entendrez bientôt hurler pour vous remercier ; demain matin il ne res- tera plus que les os, —C'est fâcheux, observa Walter, car c'est là beaucoup de viande —(C'est vrai, mais nous ne pou- vons pas l'emporter avec nous, Té- pliqua Daniel. En route, croyez-| |moi, et prenons le chemin le plus court pour retourner au bivouac”. | En disant ces mots, Daniel avait aussi armé Walter se releva douce- sa carabine à deux coups. ment. Lorsqu'il aperçut le trouneau, L | La dernière lueur du jour bril- lait à l'horizon ; la clarté seule de la lune indiquait aux chasseurs la direction qu'ils avaient à suivre. Ils aperçurent enfin de loin les and you'll buy them. Every pair guaranteed. A . . Mod. | . , une bête gigantesque était arrivée flammes du b:vouac allumé devant | à quarante pas de lui ; il croyait a- le campement, sur une muraille de b A _R. T. HOLMAN. LA PANTHERE NOIRE (suite de la premiere page) pays était destiné au plus bel ave- nir dans un espace de temps assez court, et cet avenir, ajouta-t-il, peut bien tenter des personnes qui | Quant àla volaille, li déclara qu'il entendait lui en donner au- tant qu'ilen désirerait pour rien, ainsi que du blé pour les semailles |et pour l’usage de sa famille, LLE ce que la moisson prochaine | fût rentrée. | C'était encore là une ancienne n'auraient que quelques risques à coutume, sur la frontière, que les courir. colons avaient prise pour encoura- | gts Le fermier raconta à M. Taylor que | ger leurs voisins des avant-postes. toutes les terres du voisinage appar- | Daniel, qui s'était placé sur tenaient à dix colons qui vivaient | l'herbe à côté des deux causeurs, largement, et qui, pas plus que lui, | A 2e A | prêt à obéir aux ordres de son mai- ne voudraient, à cette heure, céder tre, avait entendu toute la conver- un acre de leur domaine. ‘‘Mais, dit-il, à vingt-cinq milles plus loin, sation. Sur les dix heures du soir, M. vers l’ouest, vous trouverez le ma-! Warwick introduisit ses hôtes chez gnifique territoire de Bear-Creek, appartenant à l'État ; si vous allez vous y établir, vous aurez la facul- té de choisir le terrain à votre con- venance.’” Celui-ci demanda alors à son hôte s'il ne serait pas exposé à de très grands dangers ; car il lui se-|cher sur l'herbe, aux côtés des/des chevaux ; de toutes parts des | rait impossible, réduit à ses propres forces, de résister aux Indiens. ‘“Mais nous nous tiendrons prêts à vous aider et à vous prêter main forte, dit M. Warwick en l’inter- rompant ; nous avons intérêt à voir des voisins s'établir dans notre voi- sinage ; les nouveaux venus sont toujours des avant-postes contre les Peaux-Rouges. Tel est l'usage sur les bords de la rivière Choc- taw ; il y a toujours quelqu'un en sentinelle perdue, et qui endure quelque temps les inconvénients de ce poste périlleux. Moi qui vous parle, j'ai vécu ainsi entièrement seul pendant plus d’une année. —Mais, objecte M. Taylor, vous étiez plus nombreux que nous ne le sommes, et ii vous a été facile de bâtir tout de suite une habitation fortifiée. —Je suis arrivé ici, répliqua Warwick, n'ayant que mes bras pour seule ressource, car mon fils ainé avait à peine neuf ans : c'est. ma femme qui m'a beaucoup aidé, soit en travaillant, battant près de moi ; les balles de sa carabine ont bien souvent atteint leur but. Mais, cher Monsieur, ne vous effrayez pas ; tous ceux qui vivent près de la rivière accour- ront à votre secours et défendront | votre maison ; c’est le devoir de tous les ‘‘squatters’’ du Far-West, et nul de nous n’y faillira.”” M. Warwick expliqua ensuite à son hôte les précautions que les habitants de la frontière avaient}à prendre pour se garantir contre les incursions des Indiens. M. Taylor lui demanda aussi s’il pourrait acheter des vaches et des moutons, et M. Warwick lui offrit alors de lui fournir ces animaux aux conditions les plus raisonna- bles. é + men pars ne à soit en com- lui ; quant à Walter, il déclina l'invitation du colon, et alla faire |son lit en compagnie de Daniel, : près des charrettes, où l’un et l’au- tre allumèrent du feu. | Pluton avait suivi son maître, et les deux poulains vinrent se cou- deux sentinelles. Lorsque Walter et Daniel se fu- rent étendus sur leurs couvertures Let les housses de leurs chevaux, le nègre dit au jeune homme : | ‘Je savais bien que Bear-Creek, :dont vient de parler M. Warwick à ‘ + ‘à votre oncle, était un endroit très | bien situé. En effet, la terre y est meilleure, et les pâturages plus fournis que ceux de cette ferme ; |c'est là que l’on trouve : le gazon ‘mosquito’ et du gibieren abondan- Le Demain matin, de bonne heure, je compte parler à M. Taylor, et lui dire que je suis d’avis de nous éta- blir à Bear-Creek et d'y élever notre habitation. Je m’entendrai fort bien avec les Peaux-Rouges, car je suis presque un Indien moi- ‘même. La région, je vous le ré- | pète, mon cher Monsieur, est si gi- 'boyeuse, que j'y ai souvent vu six à huit mille bisons à la fois. On y rencontre aussi des chevaux sauva- ges qui sont plus beaux qu'en au- cune autre partie du pays. | —Que de jouissance, que de bien-être nous aurons là-bas, mon bon Daniel ! Nous nous empare- rons des plus beaux chevaux. Ah ! je désirerais bien savoir manier le lazo comme vous. — Vous apprendrez vite la ma- nière de s’en servir, car je suis un maître, et je vous donnerai d’ex- cellentes leçons,” répliqua le nè- gre, qui raconta à son jeune ami les chasses qu’il avait faites, et les aventures qu’il avait eues dans la région où il se trouvait à l’époque Où il vivait avec les Indiens. | Le lendemain de bonne heure, M. Taylor vint trouver Walter et Daniel pour faire part à ce dernier des propositions de M. Warwick, { ; : u et il fut bien aise d'apprendre que le nègre était d’avis de les accep- jus- | ter. Il résolut donc de suivre son conseil, et informa son hôte de sa décision. voir sous les yeux une montagne se dessinant en profil sur le fond rouge du ciel. Lorsque le bison s'arrêta afin de regarder si la harde qu'il précé- dait s’approchait, Walter devina que c'était un mâle. Le bœuf sau- vage secouait son énorme tête velue et sa crinière frisée, qui couvrait toute la partie antérieure de son corps jusqu'aux épaules. Laissez-le encore approcher, mon allèrent visiter les troupeaux afin de choisir le bétail nécessaire. M. Warwick offrit delivrer ces ani- maux aussitôt que son acheteur au- rait bâti son fort. Dans l'après-midi, lorsque le so- leil descendait à l'horizon, M. Taylor, Walter et Daniel, montè- rent à cheval en compagnie de MM. Warwick, et se dirigèrent vers Bear-Creek pour faire le choix des des terres sur lesquelles les émi- grants s’établiraient. On arriva sur le territoire avant le coucher du soleil, et les explorateurs suivi- rent pendant plusieurs milles la fo- rêt qui s'étendait le long des rives du courant d’eau. Les herbes étaient tellement hau- tes qu’elles atteignaient le poitrail hardes de cerfs s’arrêtaient, immo- biles, à regarder les cavaliers. la vue de ces gracieuses bêtes, Walter ne se possédait pas de joie ; il voulait à toute force descendre de cheval de faire un coup de feu. M. Warwick eut beaucoup de peine à le faire renoncer à sa réso- lution. Le soleil était couché lorsque le fermier arrêta son cheval dans un endroit où l'on se trouvait en pré- sence d’un coude formé par la ri- vière. On résolut de passer la nuitsur ce point, de façon à ce qu’à la première heure du jour M. Taylor püt examiner attentivement les deux rives. On dessella aussitôt les chevaux, qui furent mis au vert avec des en- traves aux jambes. M. Warwick et son hôte allumèrent un grand parèrent, étendus sur leurs cou- Fvertuites: à prendre du repos, tandis que Walter, suivi de Daniel et de Pluton, s’en ailait aux alen- gibier. Ils cheminaient depuis un quart d'heure sur le bord de Ia forêt, lorsque le nègre saisit tout à coup le bras de son compagnon et l’en- gagea à s’agenouiller sur l'herbe, en lui faisant comprendre par des gestes qu'il y avait du gibier tout près d'eux. ensuite avec précaution, et Walter qui levait la tête au moment, et laissait apercevoir un bois magnifique. les chasseurs continuèrent à s’a-: vancer en rampant. taine de mètres ; mais Daniel con- | share A L'animal se! trouvait encore hors de portée, et | | |: D: e.2 , 4 . A L ® à » } Après le déjeuner, les émigrants | jeune maître, souffla Daniel à l'o-: | | sr. À |surexcitation, car le fusil reille du chasseur, dont il voyait la de Wal- | ter tremblait entre ses mains. Î . = Ê Î | Le bison fit encore quelques pas, | et s'arrêta enfin à environ trente pas de l'affût des chasseurs. Walter | releva de nouveau son arrie, mais | Daniel murmura roles : ‘‘Attendez qu'il soit à côté de ,, encore ces pa- vous. Le jeune homme s'était débar- | rassé de son chapeau, qui pouvait |trahir sa présence. A ce moment- (à, le bison, qui avait un peu tour- | né la tête, poussait un rugissement |rauque : il présentait de côté l’é- | paule droite au jeune chasseur. | ‘“Netirez pastrop haut, répéta le nègre. La flamme brilla, et ia détonation :se fit entendre : le bison poussa un ' : . : À | cri de rage et bondit, jusqu’au mo- ment où il tomba, à quelques pas | des chasseurs." Pendant que ceci se passait, la | harde entière se précipitait en a- |vant, et aurait inévitablement pié- tait élancé à la rencontre des bêtes furieuses en proférant des cris stri- dessus de sa tête. Les monstres se dispersèrent alors dans toutes les directions, tandis que mâle blessé grattait la terre à coups de sabots, et Jetait sur Daniel des yeux flam- tomba sans vie sur le sol. | La joie de Walter fut extrême feu près d'un arbre mort, et se pré- | lorsqu'il vit l'énorme animal gisant Es ones à ses pieds. “Vous avez parfaitement tiré, Monsieur, fit Daniel, qui sortait |son couteau de sa gaine ; votre pre- tours pour tuer quelques pièces de mière balle l'avait bien frappé, et il serait mort au bout de quelques minutes, mais il valait mieux lui |âcher un second coup : votre der- inière balle lui a traversé le cœur. | —La mienne ? à moins que ce ne |soit la vôtre, obseryva Walter en souriant. | — Non pas, noi pas, L ee | + 1 maître, j'ai tiré mon jeune tron bas ; regar- Frs : x répiqua le nègre, en montrant une laisser à Walter tout l’honneur de la chasse. Tandis que les deux camarades s’expliquaient ainsi, Daniel avait coupé la langue du bison en prati- gorge ; C'était le seul moyen à | |tiné les chasseurs, si Daniel ne s'é-! dents et en agitant son chapeau au- | boyants en cherchant à se relever. ! À ce moment-là, les deux ches- | verdure sombre. Lorsqu'ils ap- ‘prochèrent, M. Taylor leur cria | d'une voix joyeuse : | | ‘Eh bien ! Walter, as-tu fait! bonne chasse ? | —J'ai tué un bison, un énorme bison, mon oncle, trois fois plus gros que nos bœufs, répliqua le jeune homme d’une voix éclatante. —Vraiment ! un bison ! répondit le chef des émigrants. le chercher demain matin. D'AFFAIRES Murphy SURGEON Dr. PHYSICIAN AND « ; . { 28 d é AU - nègre lui pressa le bras avec force, ‘entre les épaules du bœuf sau First Prize Graduate New Vork University TIGNISH...........e.P. RE, J. DOIRON,M.D. GRADUÉËÉ DE LAVAL DE MONTREAL. Tignish......…... EL FOR YOU need to dress iverything you well can be had at reasonabie price at FIDÈLE J. BERNARD, Tig- nish. Come and see the latest styles in neckwear and hats. RHUEMATIC NVYDATIEEER Nous irons | Is now at hand Fal! rains brin —Ce sera trop tard, car Daniel m'a assuré que les coyotes l’au- aient dévoré cette nuit,’ répliqua Walter. Au moment où il disait ces mots, Walter s'était avancé et avait dis- posé sur l'herbe la viande dépecée entièrement du bison. ‘“Par Jupiter ! c'était une belle bête, s'écria Warwick en exami- nant la bosse ; on n'en trouve pas toujours d'aussi gras dans ie Far- West. Je vais me régaler d’une tranche de cette venaison.”” Et, joignant l’action aux paro- les, le vieillard se leva, découpa quelques minces filets dans la bosse, les frotta d'un mélange de sel et de poivre, qu'il emportait toujours en voyage dans une boîte placée dans sa carnassière ; cela fait, il les em- brocha dans une baguette de bois et les mit à rôtir devant le feu. (à continuer.) Baden Powell’s Mounted Police South Africa. | We, the undersigned, of the Ba- den Powell’s Mounted Police have great pleasure testifying to the fact E. R. 0. cured us of Rheumatism and Sore | Throat. One of our comrades, when leaving Halifax, fortunately secured a few bottles of the Oil, which he generously used in cases of Rheumatism. ‘The equipment of our camp would not have been complete without this Rheumatic Cure, and we have pleasure in bear- ing testimony to its wonderful cu- rative power. seurs firent feu simultanément, et . . é l Ile bison, atteint en plein cœur, | Vours truly, Howard Blakley, H. Wentworth, Charles McGee, Wilfred C. Walker. ! Sold by all Druggists and Dea- “ifford Borton, Geo. Cook, Les deux chasseurs se relevèrent | dez, voici la place de mon çoup,'” Jers. aperçut aussitôt un beau cerf | blessure encore saignante sur les MeQuarrie & Arse nenit même | flancs de l'animal ; car il voulait AVOCATS, NOTAIRES, &C. | Sumimerside, P. KE. I. 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