Î PUBLIB LE JEUDI DE © f CHAQUE SEMAIKE ANNONCES L f L’IMPARTTAL. Le seu joumol feançsè dans ‘Ils du Primes Ædouard. 1ère jasertior la Mgse 10c18 \ + misogmebt 61.00 sir écuh- 0 suse : 1. Inseriisesé subréquenies, act (| Six mois... .…...….... ......….. 56 Cart:s d'sffates. $5 par an HE FOR de ou Es D A ds à A #7 ne eu Ce ne manon Vol. XL. E. J. Buote, a D'AFFAIRES SEE THE PLANS OF The Temperauce and (General Life Ins. Co'y of North Æ merica. FOR CHÈAF RATES, LIBERAL POLICEES, 6008 RETURNS, FULL GOVERNMENT DEPOSIT H. J. MeNEIL, - Summerside General agent for P. & Isiaud, CARTES — Dr.J.J. Desnoyers TIGNISH, I. P. E. Bureun et residence en face du Block Chæsson, Broad Street, près de la station. Pour !a commodité de ses patients qui n‘ont nichevaux ni vuiture le Dr. Desnovrs les visite à «es frais. Nov. 9: 93 tf > 4 4 E U & À Ki À EN HOTEL WATER SIREET CHABRLOLFErO SE K. x Free Coach to mest 8Ù Traiss and “tearmboats. Moderate charges. Gosd tables. C. À. BENOFT, PROP + JAMES J. 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Un jour qu'un forgeron com- jmençalr cette besogne, le martyr se baissa pour baisser pieusement ses entraves. L'ou- vrier impatténté lui donna un coup sur ià tête et le sang jailirs. Pounde se contenta de dire en souriant : — Puisse tout mon sang couier de inême prur la cause | pour laquelie je souiire: , Le forgeron, ému, se conver- tit et meurnt lui-même plus jiurd prisonnier pour + même Cause. (QUELQUES MARTYRS. | Le gentilhomme Thomas | Bosgrave fut exéeuté avec un Jésuite pour avoir donné son ‘chapeau au religicax quand celui-ci fut arrêté. .. —J'honore trop les fonctions que vous remplissez, avait il dit, pour vous laisser partir tête nue. ._ Deux catholiques du York |shire sont mis à mort, l'un pour avoir payé un verre de bière à iun pauvre prêtre harassé de Hatigue ; l'autre, pour avoir ihéberoé un missionnaire, qui etait venu frapper à sa porte. Une femme, Aune Line, âcé |el ne pouvant marcher, «si : poriée devant le tribunal. Où lui demande si vraiment elle ‘a reçu un prêtre chez elle : | —Mylord, s'écrie t-elle, une seule chose m'aillige, c'est de n'en avoir pas reçu 1000. | Elle est exévutée à |Tyburu, en compagnie de deux religieux. | _æ | LES TROIS SOURIRES. | Un pieux vieillard touchait à ses derniers moment. Ses en- fants et petits-enfants étaient rangés auiout de sou lit de mort. 11 semblait dormir, et à trois reprises, un sourire passa surses lévres. Comme il ouvrait Îles yeuxses fils lui demandèrent la cause de ce sourire. x *# | Le vieillard répondit: “ La |première fois, toutes les Jeles de ma vie revinrent à ma pensée, etje ne pus m'empêcher de sourire en songeaut que les hommes comptent pour quelque chose des plaisirs de si courte durée, : KT % ‘ La seconde fois, je me sou- vins de toutes les souflrances de ma vie, etje me réjouis de peuser qu'elles vaient perdu eurs énines et que la saison | des roses commençait. | ‘La troisiäme fois, je pensai Là la mort, je pus m'eripêcher de sourire en reyant l°s hommes craindre cet auge qne Dieu inous envoie pou: u&us télivrer de uos sonffrances et nous appe- ler au bonheur éternel.” LR LES SEPT MERVEILLES LE | LA COREE Une correspondances de Shanghaï nous apprend que la | Corée, comme tous les pays du |monde, a sept merveilles : une source d’eau minérale bouil- lante qui guérit les maux de toute nature, dans le voisinage de Kin Shinsto: deux autres sources, £ituées à l'extrémité de la presqu'ile et qui offrent cette particularité que l’une est tou- jours vive quand l’autre se tarit, que l’eau de l'une est amère, l'autre sucrée. La troisième l merveille est une caverne glaciale dans laquelle souffle ‘jouit toujours de l’idée de nel sr A du Prince Edouard, Jeudi le 10 Janvier 1895 ss } ‘un ventsi violent que l’homme enfants! Combien plus particu- le plus robuste ne peut y rèsis- lièrement est béni cette charité ter : la quatrième, une forêt de du pauvre trouvant moyen pins qu'on ne peut déraciner;les | d'aider a plus pauvre que lui! arbres repoussent à mesure! S'il nous était donné de dé- qu'en les enlève. La plus extra- | crire comme ils doivent l'être ordianaire de toutes est ‘une les malheurs, les sonffrances, | pierre qui semblent se tenir en ! les sombres désespoirs, les hon l'air au-dessus du palais qu'on tes, du pauvre aux abois! Un a élevé en son honnenr ; elle:foyer sans feu, une chambre est libre sur toutes ses faces et ‘nue, un froid glacial ; dans les on ne recontre aucune résis- inage de Dieu, demandant à tance, La sixième merveille est fixvers des sanglots étouttés une pierre brülante, situe. un petit morceau de pain— depuis des siècles sur le sommet quelques braises pour réchauf- d’une montagne ct qui dégage fer leurs petites mains bleuies lautour d'elle une chaleur insup-|— ; un père une mère, vain-us portable. La septième est une par l’adversité, n'ouvrant plus goutte de sueur de Bouddah la bouche que pour maudire la conservée dans un semple société, ou blasphémer contre immense, Fe Ciel qu'ils accusent de tous | leurs maux !… | Mais souffrir pour avoir vou- lu rester lideie à Dieu: 8 ufrir Le talent, c'est de voir-dans | POUr L'avoir pas roulu renier ies choses ce que les autres ne | là religion diviné de Jésns ; Souifrir moralement, souftrir k ‘physiquement, oh! là, vrai- Le bon sens est le concierge ment, est la souffrance épou- de l'esprit, son office est de ne! rantable, inénarrable, celui qui PENF les ES. voient pas. [laisser ni entrer ni sortir les sonffre de cette manière étant ‘dées suspoctes. trop fivr—nous croyons plutôt g | £ À. “ 1 - C'est par l'éducation qu'on | OP humble—pour se plain vs peut réformer la société et la! | à guérir des mots qui la tourmen-| Quel frisson parcournt l'Eu- ne oo up © ; as- La vérité est éternelle; on sacre des Syriens par les Drues peut la méconnwtre et l'outra- encouragés secrètement par les ger, inals non l’anéantir. autorités turques ! À la suite des atrocités com- mises par les infidèles, les Sv- riens résolurent d'émiger. 1! en vint en France, il s'en éta- La raison est la base et la ga- |blit en Australie, beanceup se rantie de la vertu ; la raison dirigèrent vers les Amériques. u'a pas de prise sur les esprits! La colonie de Montréal, isolée faux ; c’est done peine perdue/n’ayant pas un prêtre pour la que de chercher à les convain- consoler, vivait misérablement: re. ces pauvres Nyriens ne compre- Li . inant même pas Ia langue du La VAR conti D Er pays, cprouvaient toutes sortes JeTile, COi > jalmuis VO 1 to à j ne diminuerez en vous la dig-| nee PREND nité du varactère ni l'honneur Que de pleurs, que de dou- de la vie. leurs ; jusqu'à ce qu'enfin un Si chacun attend d'un hom-lde leurs prêtres, l'excellent me ou de tous le salut, demen-! Père Chamy, vint les réconfor- rant lui-même les bras eroisés, [ter de sa parole dévouée ! Mais »ous sommes perdus. À chacun [ils n’en continuent pas moins à d'agir pour sa part en homme |Souffrit. Lui-même, prêtre, ex1- de sens, en homme de cœur. lé, ayant tous les tires à la vé- p du à La Een nération de tous, some sait our : sens à peiue où poser la e pour chrétien, tout est difhicnité. GR. Con nn à On ne doit jamais rougir d'a- | P9PE É re Poe x, 56 vouer qu'on a tort, car en fai pe emandons chaque jour sant cet aveu on pouve qu'on |° Fe Re Pre à ca] est devenu sage. _Sera-t-il dit qu'à Montréal. ville si charitable, où l'on don- La bonté excuse les torts ; la| ne sans compter, nous aurons prudence les prévient ; la sa-!en vain fait appel en faveur de cesse les pallie ; la charité les |ces détresses ?… Et n'est-ce caehe ; la religion les pardon-| pas un devoir—devoir bien ne. doux —d’uider à ces martyrs de la persécution musulmare ? Le bon Père Chamy ne tend pas la main, pour les siens ou | pour lui : il préfère souffrir en silence, attendant du Bon Dieu Celui qui soigne un mourant | UN secours qui tarde à venir. dans l'espérance d'un héritage] Mais nous, qui n'avons au- est un oiseau de proie qui vole cun motif de faire taire notre autour d'un cadavre. | Cœur, nous n'hésitons point à M'adressant aux jeunes gens | er ” te pour is M': a g das! Fe cultivés et réfléchis, je leur dis: | faire une des plus belles œu- Ossez être du petit nombre, |vres de charité, que de donner [AE Confesseurs de la Foi ! © riches de Montréal! appe- | lez sur vous et les vôtres les Co bénédictions d'en haut, et don- Saison pee REP ES de | éBonr SORATSES DO EME le Bon Dieu vous le rendra au larmes et de désepoirs pour le | centuple malheureux—saison de plaisirs) Le P. Chamy addition 68 ere RS ” gais Té-| moment chez un saint prêtre eillons pour le riche. pr’ , C'est le moment choisi pen li TC CCR PA 0e gs nos écrivains de taient et de! (est ainsi que le R. P cœur pour implorer en faveur Chamvy n'est point ions” ‘dé du pauvre. À leur: appele sup- fiim à l'heure qu'il est ! pliants ct pressants, les bourses | Que les personnes désireuses De "e ETES PS de soulager ces vailiants chré- Fe é ce qu'ils font our les malheu- (nee ESF IES Pie q Pour ; veuillent bien adresser leurs reux même quand ils ne dOn- iffrandes au R. P. Chamy, e HET Re pe june 11225 rue Mignonne, Montréal. € chari- ; x 16. folle -eninsbisnt. Hbié-| ue. ut ment, gènéreusement, par leri- pauvres, prête à Dieu !” che aimaut Dieu, par la jeune Pin Mon fille supprimant, pour Dieu, un | Homme dé lettres objet inutile de sa parure, par! ÿ ie jeune homme se privant d'un plaisir couteux, par l’en-| MONEY RAGE 24 LAMES" STAND Ifant ému des pleurs d’autres: Soin fisuon cos sw 108 86, now Yome Of Celui qui ne sait rien se eroit par fois hubiie, parce qu'il ne salt pas qu'il ne sait rien. On ne jouit qu'une fois du plaisir de se venger ; mais on! pas s'être vengé. AVYEZ PITIE!..….. ANECDOTE. C’est après le premier siège | de Constantine dont l'échec a-! | ! vait démoralisé profoadeiment | nos soldats. Une sorte d'épidé-! mie de nostalgie avait envahi! le corps exptditionnaire, et les ‘hommes, vieux ou jennes sol-| dats, dépérissaient et mouraient | | Moricière, alors colonel des! zouaves, passait sa vie dans les! lhôpitanx et dans les ambulan- | \ces, sans pouvoir parvenir à les remonter. À toutes ses paroles tous répondaieut invarialement par un hocheiment de tête, un sourire résigué et par ces deux mots : “Ce qu'il nous faudrait, c'est notre mère et M. le Cure.” On ne pouvait les faire sortir de là. Bin qu'incroyant à cette époque, La Moricière fut sous une accent de colère : curés, s'écria-t-il, eh bien ! on vous en f...lanquera !” Clausel, il écrivrit à la reine même : matin, après une mauvaise nuit l’ambulance pour me rendre prévenu de mon anxiété. wieuses ! canot et je vole vers le brick ; gens!” KElles étaient six, ces senta les armes, quipage poussa trois hourrahs, honneurs qu’on leur rendait. nous courümes à l'ambulunve. s'en faire une idée. Ils se te- } UNE TOUCHANTE —Et qu'allez-vous faire, Ma- dame, de votre fils ainé ? —1l suivra la carrière diplo- inatique comine son père. — bien. Et ie second ? —0Oh! Dom Bosco, celni-là est à l'Ecole militaire : 1] tra- vaille pour devenir général, et il serait le premier de notre fa- uilie à ne pas réussir. —À merveille ! Et celui-ci? quand on cherche à la maintenir coins, des enfants, créés à l'i-|sans maladie caractérisée. La (Dom Bosco désignait le petit garçoR qui accompugnait sa mère.) Celui-ci, nous le ferons prêtre, n'estsce pas ?—A ce mot de prêtre, la noble visiteuse, at- terrée, demeura un instant sans Voix : Puis, comme rahi- mée par la fureur, elle s'écria avec une énergie presque sau- vage : é — Prêtre, jamais Qu'il meure piutôt ! Dom Bosce, profondément at- tristé par cette réponse, essaie frappé et touché de cette idée|de ramener ja pauvre femine à fixe, et, déguisant son émotion | de meilleur sentiments : il lui fait observer, avec douceur, que “Puisque vous en voulez des | Ce met prononcé par lui n’est pas une sentence, Peine perdue ! ia malheureuse mère répète l'af- Sur le conseil du maréchal |freuse imprécation, et se retire boulerersée. Huit jours après, Marie Amélie, et voiei la fin de! Dom Bosco voit venir à lui la l'histoire racontée par lui-|pauvre mére, toute tremblante cette fois, et baignée de lar- Douze jours s’écoulèrent. Un |mes: —Dom Bosco, venez, venez pendant laquelle un sergent et|vite benir mon enfant, celui un clairon de mes zouuves|que je veus ai amené: il se avaient succombé, je scrtais de | meurt ! On arrive dans la chambre sur le quai, lorsque je vis accou-|du petit moribond, qui prend ria le gardien du sémaphore,|la main de Dom Bosco et la baise avec respect. Les méde- Colonel, eris-t-il, un brick de |cius se trouvaient réunis pour guerre en vue ! il y a des reli-|une consultation : ils déclarent ignorer la nature du mal qui À ces mots, je monte sur mou emporte l'enfant. Le jeune malade a tout en- en sautant sur le pont je m'é-}tendu. 1] appelle sa mère, et crie : “Allons vite, mes sœurs ! | lui dit d’une voix faible mais il y va de ja vie de brarves|distinct : —Mère, je sais, moi; pour- chères femmes. Deux secondes |quoi je meurs: c'est votre pa- leur suffirent pour prendre en | role qui me tue. Rappellez-vous main leur petit bagage. La |la parole de Dom Bosco! Vous garde qui m'attendait leur pré-|avez préféré me voir mort, plu- Le comman-|tôt que de ne donner à Dieu ; dant les salua de son épée ; l’é-|et le bon Dieu me prend. Dom Bosco ne peut que pré- et l':spirant avait à peine dé |parer la famille à accepter la gringolé l'échelle pour leur|dure épreuve. Il promit de donner ia main, qu’elles étaient | faire prier ses enfants et se re- dans le canot, tout émues des|tira profondément ému. On se tarda pas à venir ni appren- En débarquant, sans nous|dre que la leçon divine était donner le temps de respirer, |complète : l'enfant était mort. Ce trait éclaire d’un jour ef- Les malades étaient prévenus |frayant et douloureux la ques- de notre arrivée. Dès qu'ils a-/tion de Ja responsabilité des percurent de la porte de la pre-| parents en matière de vocation ; mière salle la pointe des cornet- |1l n’a besoin d'aucune commen- tes blanches, ce furent des ac-|taire. La défiance de Dieu clamations, des cris de joie perte malheur, antant la con- qu'il faut avoir entendus pour |fiance attire la bénédietion. naient de bout et semblaient guéris. C'était la France et leurs mères qui venaient à eux. A compter de l’apparitiou des sœurs les décès s’arrêtèrent. Les sumôniers arrivèrent le lendemain. Huit jours après, les fiévreux étaient tous rentrés au corps, l’ambulance fermée, et les blessés en voie de guéri- son. ‘Vous comprenez, ajouta La Moricière en retroussant sa moustache pour se distraire d’un retour d’attendrissement, 2ourquoi je suis l’admirateur des sœurs et pourquoi je salue toujours celles que je rencon- tre.” A. DE SEGUR. De La Croix. —_—___—_——© VOEU EGOISTE MALHEU- REUSEMENT TROP EXAUCE En 1884, uue dame d’une grande famille de Turin, ac- compagnée de son plus jeune fils, vint trouver Dom Bosco : C'était une visite d'amitié. La famille était réputée pieuse, et non sans raison, puisque son chef, charge d’affaires du gou- vernement piémontais, était rentré volontairement dans la vie privée, après la brêche de la Porta Pia. Dom Bosco, avec sa bonté ordinaire, demanda des nouvelies de toute la fa- À RELIABLE WATCH gives you the correct time and if provided with one from our stock, you're not likely to miss atrain, The only way to gain time is to aveid josing it and to 6scap2 Wearisome waiting by having a watch that keeps time accurately. Our ladies’ and geutlemen’s gold and silver watches run as regu- larly as a watch can run and they can now be bought at such a low price that you can hardly afford to be without one. Call and 886 us when in Charlotte- town. E. W. Taylor CAMERON BLOCK: mille, et fiui par dir: : Ripans Tabules curv dyspepsia. be. Mn