23 La Sorcellerie par Sr Saint-Hild‘ebert, c.n.d. t ExtaaLt du manuacait Lnédit, L’Ame acadienne, aédigé VeÆA 1940 paa Soeua Saint—hïldebeat (Ann éligaäëîz UŒIZe7, 7886—7967, ÆGÂLQLQUAQ de la Congaéçation de thae—Ûame. 6412 était oaiginaine de Ratio &%Q.Z-Pwé. **************** Dans l'histoire de l'Acadie on apprend que vers l‘année 1680 un homme du nom de Jean Campagnard, natif d'Angoulëme en Aunis, fut arrêté par Michel Haché Gallant, sous l'ordre de M. de la Valliêre; il fut accusé "d'avoir fait mourir par sortilèges des hommes et des bestiaux à Beaubassin'. Un des témoins, Régnaut dit Bordonnaut, dit que cet homme avait toujours été un bon ouvrier, qu'il avait même ramassé de l'argent. Mais quelques—uns ne voulant pas lui payer ce qu'ils lui devaient, disaient qu'il était sorcier. Une autre déposition, celle d'un Irlandais du nom de Roger Kessy, fournit ces détails intéressants: “Dans le mois d'avril 1684, le dit Jean Campagnard, après avoir reçu une bouteille d'eau-de—vie chez M. de la Valliëre, serait venu au logis dudit déposant, oü étant il aurait fait la demande de la fille du dit déposant, à quoi il lui aurait répondu que cela ne dépendait pas de lui seul; que sa femme était à Moujagoeuëtche, et qu'il lui pourra demander... Mais celle—ci ayant refusé, le sieur Campagnard l'aurait menacée et lui aurait dit que dans huit jours elle s'en repentirait. "Elle demande alors ce qu'elle pouvait craindre que le sieur Campagnard pût lui faire. Celle- ci lui dit que c'était un fou et qu'elle ne devait rien craindre. Mais au bout de huit jours il leur tomba malades quatre vaches, une jeune taure et deux jeunes boeufs; ce que voyant, le déposant aurait eu recours au.remëde spirituel et aurait prié le révérend père Claude (Taller bénir le boire et le manger de ses animaux qui