CE] Il jeta un regard de compassion Sur la vieille femme et l'enfant, en se demandant comment ily avait des geus assez malheureux pour se trouver riches avec cinq francs. Il . les quitta ; mais s'étant retourné pour les regarder encore, il fut ému jusqu'aux larmes en voyant la pe- tite sauter de joie en embrassant sa grand'mère ; et celle-ci, portant son mouchoir à ses yeux, qu'elle # levait au ciel, où elle ne voyait SANS UE RE BAT de à Li F* tait la petite ménagère, elle se hà- ta de faire ses provisions. Que voulez-vous ? quaud fon est riche, on craint les voleurs ! DRE VER PET RAR Te SU TM ST NE RS PPT RS ET SU NUE D ° L'IMPARTIAL 1908 Mme NAPOLEON LABARD 75, rue Beaudry, Montréal. À souffert pendant quatre ans de la maladie des rognons. TROIS BOITES DE PILULES ROUGES L'ONT COMPLETEMENT RETABLIE. Nous venons de recueillir, de la bouche même de Mme Napo- léon Labard, une bien précieuse attestation, qui prouve, jusqu’à l’évidence, combien est juste et procure un sang riche et abon- dant cet leur donne en même temps un surcroît de vigueur, de force et d’embonpoint. Toutes les pires maladies et Elle sortit doncet coutut chez la mère Pierrette your acheter un, sac de pommes de terre et des mot-! tes à brûler ; elle trouva chez elle aussi des sabots, et le tout avait | coûté rois francs |... Puiselle en-: tra chez la mère, Pichon, et ma foi, ce jour-là Marie se mit en dépen rien... .On devine quel fut l’entre-{se ! Elle doubla la dose de lait : au tien de la grand’ mère et de la peti te fille, durant le trajet de deux heures qu'elles avaient à faire pour arriver à Luzarches. ‘Dis moi, petite, comment il é- tait mis ce beau monsieur ? —Grand'mère, il n’était pas si beau que mousieur le maire les jours de fête, Mais il était plus geutil que lui. —De quelle couleur était son ha- bit ? —Grand'mère, il n'avait d'habit : —Comment ?... —Il avait une grande veste qui tombait jusqu'en bas, et qui ca- chait ses jambes coiwme une cou- verture qu’on lui aurait mise sur les épaules. —C'était donc comme le man- pas teau du père Pichou, quand il va faire sa tournée ? —Pas comme ça, ‘grand’'mamas. _—Comme la veste du petit Pier- re, quand il va à la ville ? —C'est pas ça non plus, grand’- mère. — Alors, je ne sais plus que te dire, mei . et sur sa tête ? —]l avait des cheveux blancs. — Pas de chapeau ? — Il le tenait à sa main. —— À sa main ?... - Oui, grand'mère, tout le temps qu'il nous a parlé ; mais, quand il a pris mom panier, et qu'il m'a dit : Adieu, petite, il l'a mis sur sa tête. —Bieu. (Comment est-il, son seu chapeau ? —Dame, je n’en vois pas ça à d'autres. Ilest en paille, je crois ; mais pas du tout comme le mien mi comme ceux des moissoumeurs. Ah ! tenez, grand’'mère, ilu’y a qu'une chose qui ressemble à ce que veus coumaissez : C'est ua petit ruban rouge,Éavec quelque chese au bout, comme sur l’habit «e M. de Solauge, le père de ma soeur de lait. —Ah ! ah ! dit la bonne mere avec uu ton convaincu, alors c’est un graud seigueur qui mous à par- lé, ma fille. Un très grand sei- gueur peut-être 1... Vois-tu, mon eufant, il parlesi doucement et avec desi belles paroles, que ça n’est pas un homme cemme tout le monde celui-là. —Je crois bien ! saus compter que tout le monde ue deume pas des pièces d'argent pour um pauier de fraises. Cependaut, bbonne mèïe, si c'était un grand, il me viendrait p25 nous Voir... _'J'u crois ça, petite, Ça ne se- rait pas la première fois qu'un grand entrerait chez mous. Lorsqu’elles furent tarrivées, la bonue femme dit à l’eufant, qui de- mandait à se coucher : __Faisoss d'aberd notre prière, n'oublions pas de reme-cier Dieu du bienfait qu'il lui a plu de nous eEuvOyer....” Marie s'agemou:la- près de sa grand'mère, et touies deux firent le signe de la croix. Le lendemain, Marie, éveiilée de meilleure heure, comme il arrive pesque tonjours lo:squ'on s'est eudormi sur use idée de joie ou de éristesse, sauta de souliretse mit schoir pour mettre sur sa têle, eu devoir de commencer Sa JOuT- née : d'avord elle deuanda à Dieu! tte de laive, celle là, pour le di- la grac d'être bien sage grâce | Ljamche, uu corsage de petit drap elle imolorait tous les jours, et | de couleur. lui acco:dait avec use qi que Dieu grande bouté ; puis, comme elle é- lieu de deux liards qu’elle donnait | tous les jours pour le déjeuner de. sa grand'mère, elle s'en permit pour un sou! On n'aurait pas, compris au village ce changement | dans les dépenses de la mère aveu-! gle, si Marie n'avait raconté à tout | le monde la générosité du Monsieur trouvé dans le parc de Chantilly. | La mère Pierrette, qui connaissait | tous les gens des châteaux de facon à dire la couleur de leurs yeux et | ÿ | la lougueur de leur nez, ne vit dans le Monsieur aux cheveux blancs que le prince à nommer. | ‘‘Oui, dit la mère Bernard, oui, | mou eufant, c'est le prince qui t’a donné ces cin7 francs. Il nv a qu'un prince qui puisse acheter de mauvaises fraises de bois à un prix aussi fou que celui-là... —Mes fraises sont très bonues, madame Bernard, dit la petite un peu piquée, et même, ajouta-t-elle avec uue sorte de ferté, ce mon- sieur eu a goûté, et il m'a dit qu’il m'eu rachèterait... —C'est par bonté, dit la mère Pierrette ; Mouseigueur en a dans ses potagers qui sont grosses com- me des œufs de pigeon : ainsi les tiennes ne peuvent lui sembler belles !... —Qu'est-ce que ça fait, s’il les trouve bonnes !...dit la petite les larmes aux yeux. Elle sortit ensuite. Rentrée chez elle, Marie déposa ses grosses pro- visions das le petit cellier et se mit en devoir de nettoyer le ménage. Le mobilier n’était pas luxueux, mais pourtant il n'avait pas l'as- pect répugnant dela misère. La mère aveugle avait sou lit, sa petite fille avait le sien, tous deux étaient ornés d’une couverture piquée, es- pèce de mosaique en toile, compo. sée des générosités de chacun. Les meubles qui garnissaient la cham- bre se composaient d’uu grand buf- fet, d'un fauteuil, de quatre chaises et d'une table ; sur ‘es murs é- taient accrochés des images de saints et le portrait du duc de Bourbon, père de celui qui était à Chantilly. Le buffet était couvert de vaisselle d'étain et de tasses de faience ; la plus scrupuleuse gro- preté régmait daws cette petite mai- son couverte de chaume à l'exté- rieur et sablée à l’intérieur : elle é- tait entourée d’un treillage où des plantes grimpaient de tous côtés ; ux graud arbre protégeait l'entrée contre l'ardeur du soleil, et la mère aveugle trouvait sous son orage uu réduit où elle pouvait respirer l'air sans craindre aucun accident. On était charmé et étonné à ja fois de l’ordre qu’un enfant appor- tait dans ce petit mémage. Mais Marie avait été élevée jusqu’à dix aus per ume mère intelligente, et elle savait à douze tout ce qu'une fille de seize aus peut savoir en pe- tits travaux d'intérieur. Elle était {orte et gracieuse autant que bonue et dévouée, et elle avait un soin si paria’t de sa pauv.e mere | Klle é- tait si gentille de caractère enfin, que tous les vcisins aimaient à lui porter aide et secours. Les bonnes villageoises aimaient aussi à la pa- ver : l'une lui donnait un beau méritée l'excellente réputation et la haute renommée des Pilu- les Rouges. En présence de tant de faits extraordinaires qui viennent, chaque jour, enrichir la liste déjà si longue des persônnes dé- sireuses, de publier ce que les Pilules Rouges ont fait pour elles, nous ne pouvons nous ga- rantir d’un légitime sentiment de satisfaction et d’orgueil, à la pensée que ce remède souverain et dont la réputation est uni- verselle, provient d’une institu- tion qui est nôtre. En effet, la Compagnie Chimique Franco-Américaine, qui est aujourd’hui l’une des gloires du monde scien- tifique et médical, est sous la haute direction d'un personnel essentiellement canadien-fran- çais. N’empêche pas que les Pilules Rouges sont en honneur dans tous les pays d'Europe et d'Amé- rique. Partout elles ont reçu la sanction des plus éminents médecins, qui se piaisent à reconnaître les Pilules Rouges comme essentielles à la santé et à la bonne constitution de la femme. Dans les maladies les plus diverses, elles ont toujours prouvé leur efficacité. Que de complications ont-elles exemptées, et combien de malheurs n’ont-elles pas évités? C’est que les Pilules Rouges ne font pas que guérir, elles constituent aussi un sûr préservatif, attendu que c’est, pour les femmes, le plus puis- sant tonique et le meilleur fortifiant qui leur tous les troubles les plus sérieux doivent infailliblement capituler devant l'action bienfaisante et rigoureuse des Pilules Rouges. Témoin le cas exceptionnelle- ment grave de Madame Labard qui vient de déclarer à un re- porter, avoir terriblement souf- fert, pendant quatre ans, de la maladie de rognons. ‘* Durant tout ce temps, ajoute madame Labard, j'ai été dans une condition très misé- rable, toujours à bout de forces, complètement épuisée et endu- rant d’affreuses douleurs. Inca- pable de travailler, j'avais déjà consulté plu- sieurs médecins sans en avoir retiré le moindre bénéfice. Et mon état empirait toujours. J'ai résolu enfin d'essayer. moi aussi, les Pilules Rouges. Cet essai m'a valu une profonde con- viction, car il ne m'a fallu en prendre que trois boîtes pour voir ma guérison s'effectuer presque soudainement. Lt voilà de cela trois bonnes années ; depuis lors, jamais je ne me suis aperçue de ma maladie d'autrefois. Les Pilules Rouges m'ont donc guérie d'une façon extraordinaire, C'est la première fois que j'ai l’occasion de re- mercier les Médecins Spécialistes de la Compa- gnie Chimique Franco-Américaine. Je suis on ne peut plus heureuse, monsieur le reporter, de vous autoriser à publier mon témoignage, car j'estime que c’est là m'’acquitter raisonnable ment d’une dette de reconnaissance.” Mme NAPOLEON LABARD, 75, rue Beaudry, Montréal. Madame LABARD, 75, res Boauéry, Montréal. Certains commercants et médecins peu scrupuleux n'hésitent pas, lorsqu'on leur demande les Pilules Rouges, à recommander, dans un but intéressé, une substitution, un remède quelconque qui disent-ils, guérit tout aussi bien que les Pilules Rouges e la Cie Chimique Franco-Américaine. Les malades qui veulent se guérir doivent se méfier, car il y va de leur santé, ct ainsi prévenues, elles doivent exiger les Pilules Rouges de la Cie Chimique Franco-Américaine, qui sont vontenues dans des boîtes de bis, renfermant 50 pilules et en- veloppées d’une étiqrette imprimée en rouge, portant toujours ie nom de la Cie Chimique Franco-Américaine, comme la vi- gnette ci-contre. Si les malades ne peuvent les trouver dans leur localité nous les prions de nous écrire directement. Nous les leur enverrons sur réception du prix, 50 cts pour 1 boîte, $2.50 pour 6 boîtes. Venez nous voir ou écriveggnous sans crainte, si vous désires avoir des conseils sur votre maladie, nos consultations sont tout à fait gratuites - COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, 274, rue St-Denis, Montréal. Fac-Simile exact d’une boite de Pilules Rouges. : APRES ET FN PACE REMÈDE CrMCACE GUERI TOUTES LES GX ADIES À RVEUSES ET COMPLIQUÉES PRATIQUE RES SUXTEMMES RCONSTITUE LE SYSTERE ET CMBELUT LE TTMT re des inhrmatiers lire la corutrirer mx 50 Cenrs SxBorres $250 eg CHIMIQUE, FRaNCO AMERICAINE. HALanmans PARIS, vmance BOSTON 8.» . : ns L'Etiquette est de papier blanc imprimé en rouge. Ladies an Children s ÉEOATS The cold weather is now setting in and this should be a gentle reminder io supply your wants ipthis -xe; pect at once. We were never in better possition to help you select than at present. Mothers should also bear in mind that in selecting our fall goods we did not forget the children. We can show a splendid range of Misses’ and Children's Reefers, Three quarter lengths, and Ulsters. Ladics' SATEEN SKIRTS Golfers $1.00 LapiEes‘ CoaTs Ask io see our $1.00 Black Sa- teez Skirt. Best value we have ever shows. 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