nr A a me ed re Le + ECONOMIE (Du Courier National) Naguère l’ouvrier, l'artisan, le travailleur avec un salaire dix fois, vingt fois moindre, vivait tranquille et heureux, sans vai- nes ambitions, sans tentations inutiles, sansillusions, décevan- tes. Seul à travailler, car la manufacture ne s'était pas enco. re emparé de la femme, il trou- vait le moyen d'élever une nombreuse famille, et d'amasser sou par sou, un petit trésor pour le repos de sa vieillesse et pour l'avenir de ses enfants. Mais alors, il n'y avait pas de cercles, pas de clubs, pas de sa- loons. Le soir, quand le père, harassé de fatigue, brisé par le/miuquer saus quil n'y ait au- travail, rentrait dans sa modes- te maison, il n'y trouvait ni luxe, ni fêtes brayautes et tapagen- ses, mais le calme et la paix, le bonheur du foyer familial. Tout de suite ilse sentait enveloppé d'une chaude atmosphère d'af feetion forte vivifiante, et les caresses de ses enfants aimés, le bon regard heureux de sa fem- me, lui remplisaient le cœur d'une douce émotion, d'une joie sans mélange. 1l n'avait bas à redounter les amers lendemains, les crises de larmes et de déses poir après les plaisirs énervants. La vie, c'était le calme ruisseau, que la tempête ne vient jamais agiter. N'était-il pas plus heu PR nE PR ee JEVLDI LE 1 AOUÛUT 1901 sif, il ne peut plus comprendre le bonheur austère, mais sil complet de nos pères. 1l a be- soiu dutapage du club, du brait de la société brayante, des plai. sirs âcres du jour. Mais pourtant, même dans cette vie énervanie, il faut sa- voir mettre de l’économie. S'il n'est plus possible de retrouver toute la simplicité d'autrefois, 1: est possible encore d’écosomiser quelques sous pour l'avenir, pour ses enfants. Plusieurs &@» nos compatriotes le font ! Mais combien dautr:s aussl pour- raiznt le faire ? C'est d'atleurs de la plus éle- mentaire pradence. 11 u'est pas si rare da voir Île travaii oune faute ‘de la part de l'ou- vrier. La manufacture ferme ses portes pour un temps, le pa tron suspend le travail, pour une raison On pou’ une autre, le patron se retire des aflaires, et voilà un homme, voilà une famille sans travail et sans res- sources. La :aaladie peut aussi venir frapper à votre porte. Alors non seulement le travail est arrêté, mais encore les remè- des, le médecin demandent des frais supplémentaires. C'est l'histoire de tous les jours, n’est- ce pas ? 11 faudrait donc s’endetter souffrir peut être du froid, de Ja faim ! L'économie inteliigente reux, plus profondément et vrai aurait rendu l'épreuve facile à ment heureux, ce modeste tra- vailleur, que l'ovvrier d'au-\il faudra bien payer ensuite, il | faudra bien économiser ap ès jourd’hui ? Les ambitionsont grandi. Le salaire s'est élevé mais en même supporter. Et si on s'endette, l'épreuve, juste au moment | peut être, où l‘on aurait davan- temps les appétits se sont aigui |tage besoin des douceurs du luxe! sés. Non content d'une table | Let de l‘bndanee. | abondante mais frugale, non! L'économie avant l'épreuve content d'un bien être relatif, n'est-elle pas possibie comme! l’'ouvrier aujourd'hui veut la bonne chair, veut le Inxe. Pau: celle qui la suit nécessairement?| Elle est plus difficile pent-être! de luxe et d'un bien-être exces- UF. H. My rick & Co STILL TO mme (THE PFROUNT. DRY GOUODS HARI WARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And js :ung “upplies AT TIGNISH and ALBIERTON We have just opened à tull and complete stock of { We are still to the front this spring with one of the nices assorted stock of general merchaudise to be found in any oity or country store in this province. 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L'ouvrier veut une part tou- \mères, si on dépense sans jours plus large de plaisirs, de! | compter tout ce que l'on gagne, jouissances,. mais la valeur del son travail reste toujours la! même, ou à peu près. Le pa-|en substituant les livres aux | vaines joies, il y a double profit, pour satisfaire les prétentions | tron doit il prendre du sien du travailleur ? Boit-il risquer son capital dais une entreprise, profit intellectuel, et les res- doit-il dépenser son énergie, ses | forces intellectuelles sans en ti- | rer aucun profit ? Evidemment non ! Le patron, qui risque ses | capitaux, le patron qui travaille | intellectuellement à droit à une rémunération comme l'ouvrier. problème social, c’est donc l’ou- passif, ses dépenses et son sa laire, ses prétentions et le mé-|surto: it dans les cœurs, ce mot : rite de son travail. C’est en|‘"Economie”. | ! vain que les gages monteront si. toujours les dépenses montent | - aussi. Savoir se contenter de ses ressources, Ce n'est pas seu- | lement de la sagesse divine, surhrmaine, © simple et austère d'autrefois, c'est une illusion. On ne 1e. vient pas en arrière ! Quand une fois, l'ouvrier 2 gouté à la vie large et facile de nos viiles | modernes, quand il s’est impré.| gné, saturé de l'air qu’on respire au milieu des travailleurs d’au.| jourd'hui, quand depuis son enfance il a appris à satisfaire. e “ * | ous ses caprices, à pemourer| santé dans des plaisirs éphé-| in’est-ce pas un devoir et un La seule solution possible au jenfants, sinon ja richesse, du vrier qui doit ia trouver. li. faut qu’il sache se borner, qu'il | commencer la lutte de la vie! sache équilibrer sou actif et son est une nécessité | sociale. Hélas ! espérer que! l'ouvrier va revenir à la vie sneur ; Revs. J. C. McLean, curé france tôt ou tard Quel homme d'ailleurs ne: veut pas monter dans l'éche lle | Mais si on ruine sa | sur quelle base s'appniera-1-on poar monter. En s'instruisant, profit intellectuel d'abord, | profit ensuite d'économie Ce sources de l'économie nous don- neront plus de vrai bouheur, et jun bonheur plus long, que tous | les plaisirs où se consument les iorces et la vie du viveur. Enfin, pour ie père de famille, bonheur de pouvoir laisser à ses moins quelques ressources pour C'est donc en lettres d'or que | devrait s’écrire partout, mais ER Dedicace de l'Eglise DE ST. MALACHI, KINKORA | Dimanche, le 21 juillet avait lieu | à Kinkora la dédicace de l'église | de cette paroisse. Ily eut messe poutificale célébrée par Mgr. Mc- Donald, assisté du Rev. D. M. ermian and mecha- nic. We invite in- tendino: purchasers togive us à call, and they will find we can meet all competitors, and save to them the trouble and ex- pense of voing to Summerside Or Charlottetown. inies. Le sermon fut prononcé par | le Rev. Dr. Doyle, curé de Vernon River, qui avec l'éloquence qu’on lui connait, sut faire une vive im- pression sur son auditoire. La uouvelie eglise est orgue de 118 pieds par 65 pieds de Jargeur et est construite dans le style go-| thique du 12me. siècle. Ee zèle et le dévouement des | pieux fidèles de Kinkora sont bien démontrés, lorsqu'on constate que cette PORN PRE et dispendieuse structure a été complétée en moins d'un an. M. F. Bradley de Kel-| y's Cross en est le constructeur! ’après le plan tiré par l’architecte| irris de Chariottetow :. Le sOolU- McDonald, curé de ‘Tignish, com- me Grand-Prêtre ; Rev. J. AE. I McDonald, curé de Hope River et de M Stephen Phalen, curé de Sturgeon comme diacre et sous-diacre d’Hon- de Summerside et J. T comme diacre et sous-diacre et Rev. Dr, Monaghan, maitre de cérémo- Murphy, té sous la dire -ction | bassetm 1t+ à re DJ à & 1iiC 21 v & È fan McDonald de Kin Le peinturage a été ez eue par | M. D. McKenzie de Trvon et M. | |Ciovis Arsenault de Miscouche| urveillait aux travaux. | La collecte faite à la messe réa-! ,:isa la somme de $360. | { | Ï J O0 ARSENAULT &SON & T9 WELLINGTON AN 58.00 MENS SUIT FOR 53.75. . “ . J This is the way we’re selling the $12,000 worth of Bankrupt clothing we bought the other day. All other suits at the same rate of discount as this one. À very nice suit worth1.75{ A good solid suit worth $5 Bankrupt price 1.25 | Bankrupt price 3.15 Another, two pieces, good twecd, marked, 2.75 and! Another, better gräile will dènh ie de Bankruvt price worth 7. 00, Bankrupt price 9.00 4.95 À b:tter line, nice twecd, worth 4.50. Bankrupt price. 3.00 À very fine line of Scotch tweed, worth 5.50 Pas. Still another, its a Scotch price. 4.00 |tweed of very pretty pattern, A three-piece suit marked |worth 10,00 Bankrupt price and worth 295. Bankrupt 7.25 price 2.00. À better grade three-piece suit, worth 4.00. 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