red et $ k { | nn ps LE MOUVEMENT CATHO:- LIQUE EN FRANCE Nous ne pouvons rester é- trangers ni indifférents an mou- vement d'idées qui se manifeste on France dans les hautes sphè- res intellectuelles, et qui a réu- ni dans une même et noble croisade de hants esprits, eus ceptibles d'exercer une influen- ce considérable sur les szasses au nombre desquels nous cite- rons surtout M. Ferdinand Bru- netière et M. Jules Lemaitre. Danè une contérence donnée récemment à Lille, sous les aus- pices de l'“Union de la Paix Sociale,” M. Brnnet'ère a accen tué, avec une singulière éner- gie l’une de ses 1dées favorites ; que la France ne saurait être autre chose qu'une nation ca- tholique, que sa force, sa gran- deur, son influence dans le monde sont attachées à sa tradi- tion religieuse ; qu'an fond, la France, c'est le catholieisme de même que le protestantisme c’est l'Angleterre. “Ce que je constate, a dit M. Bruuetière, e’est que depuis douze cents ans, en fait et dans l'histoire, le catholicisme a fait la France telle qu'elle est ; ce que j'affirme, c'est que si nous avons rendu de grands services au catholicisme, le catholicisme neus en a rendu de pius grands encoie ; ce que j'en conelas, c'est que tout ve que nous ferons ou tout ce qne nous laisserons faire contre le catholicisme, nous le laissercns faire ou nous le ferons au détriment de notre influence dans le monde au re- bours de notre histoire et aux dépens enfin «es qualités qui sont celles da l'âme française.” Comme conclusion, M. Bruneti- ère veut qu’on en finisse avec ie système absurde de persécuter en France ce qu'on pretège en dehors. 1l trouve simplement monstrueux qu’on soit chrétien, ou du mvuins qu'on aflecte de l'être, à Jérusalem et À Cons- taniinople er qu'on soit libre penseur à Paris. “Ce qui est bon, dit:il, pour étendre, pour soutenir, pour for- tifier dans le monde l'inflaence de la France ne saurait être mauvais ou moins bon en France.” D: son côté, M. Jales Lemai- tre vient de publier dans l'Bcho de Paris” toute une série d'arti- cles contre la franc maçonnerie. À l'aide de documents irréfa- tables, il étab'it : lo Que la Ma- converie est bien une société se- erète toat entourée de mystère, quiason enseignement ésoté- rique, ses rites cachés, ses signes inconnus de ralliement ; 2o qu’ elle est devenne une société po- litique, organisée pour agir sur les élus et les gonvernants eux mêmes, et, de fait, dirigeant le parti radicalet par lui les af- faires de France ; 30 Que ia Ma- connerie est une société auti ulé- rivale, d'un esprit sectaire, ab solument ennemie de la librrté de conscience, “s’employant de tont.s ses forces à ditruire une religion à laquelle appartien nent, an moius de noin, 36 mil lions et que pratiqaent aa moins 10 à 12 millions de Français, parmi lesquels plusieurs mil lions de femmes, lesquelles y trouvent anne règle de vie, un soutien moral et une consola- tion.” Et ces laits M. J. Lemai tre les signale ‘non # bas aux catholiques pratiquants, à toutes les âmes uu peu déli- cates, à tous les Libres peuseurs dignes de ee nom si souvent u- surpé par des migauds qui ne soat ni libres, ni pensants, à tous ceux, enfin, qui ont le s:n- timent de la jastice et qui res- pectent la dignité de la perron- ne humaine.” De telles paroles sont an signe des temps. L'état d'esprit qu’- elle revélent semble présager et HE TE | Préparer un retour à une mail leure politique qai permettrait à la France de se ressaisir ells- même et de reprend:e dans le mende le cour de ses glorisuses destinées. Après le retentissement qu' elles ont eu là-bas, les paroles de M. Brunetière et de M. Le. maitre auront aussi anssi leur écho dans cette autre France qui s'appelle le Canadaïfrançais. kll:s donneront du moins, espérons (le, à réfléchir à certains Fran. çais domiciliés à Montréal qui se sont donné depuis peu la mis- sion de tenter d'implanter par- mi nos compatriotes la haine du catholicisme et ie persiflage à la Voltaire : mission nnti-française comme anti religieuse ; mission ingrate et stérile autant qu'elle est inepte puiszue les Canadiens veulent rester français, et qu'ils cesseraient de l’être du moment qu'ils cesseraient d'être catho- liques !—Ech un biea r# pe, Ave l'aide de The .& L. Reniies. [a réussi À me défaire d’une toux persistante t j'étais _— depuis un an, et j'ai gagné beau- Coup en PR Le LE, 7, C., Montréal. 80 ars ur 81 LA Bourmis, DAVIS & LAWRENCE CO. Lid., Mowramaz LA CARTE GEOGRAPRIQUE DÙ CIEL — — La carte ‘photographique’ du ciel, commencée il y a dix aus, sous la direction de MM. Paul et Prosper Henry, de l'Obserra toire de Paris, est aujourd’hui sur le point d'être terminée. Jusqu'à présent, les cartes vé- lestes ne compremaient guère pius que cinq cent mille étoiles ; le nouvel atlas photographique donnera la position exacte, am firmamaent, de près d2 quatre- vingts millions d'étoiles, allant grandeur. On roit tant de suite l'im- mense progrès 2ccompli et les services inappréciables que l'a tlas dont nous parlons va rendre anx astronomes de tous les pays. Si complet que soit ce travaii, il laissera néanmoins encore beaucoup à faire aux savants de l'avenir. La ‘voie lactée” à e!le seule, en effet, compte plus d'on millard d'étoiles, auxquel- les il fant ajouter cinquante mil. lards d’astéroides compo:ant les trois mille nébuleuses et aatres corps célestes connus. D'après les astronomes, le nombre total des étoiles de toutes grandeurs atteint que.- que dix huit cent milliar ls. Ces messienrs ont de quoi s uecuper. —Et dire...que chacune de ces étoiles isnombrables, dont la plas proche de nous cest distante &e plas de 900 milliards de lieues, est nn vrai soleil sein- blable au nôtre :‘‘eomma lui, valant en volume [grosseur] un à deux millions de notre globe vaut un nombre variable de yerre, lune, planètes, sortes de satellites toarnant autour de lui et l'accompagnant dans ses pérégrinations an travers de l’espace immense du ciel !.......…. Que vraiment ‘‘les cieux pio:ia- ment la grandeur et lagloire de Dieu quai les afaits d'un seul acte de se toutepuissante vo lonté !” son la NT Sciatique ME OL Pleuresie Del Les Points eTéP Crampes = MEILLEUR REMEDE Contre le RHUMATISME. Nevralgie Chaque Pilaster est dans Rhuma- boite de forblane érmail- lée ; prix PRE 5 tisme Mis rouleu, Mal de Dos Daris & Lawrence Co. Hd. 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Extra enameled paper. Extra English cloth, emblematic embossing in iuk and gold. OR all Americans there is an unfailing interest in the scenes and places of that historic little country that gave us our laws, our language, our con- uering instinct and our faith, Divided many times by the bitterness 9 Stately Hous those contests that have made us what we are, she turns again to usand y ES, À we to her, as the Mother Land whose splendid story is also so largelÿ ours, and in common with whom we claim the genius of Shakespeare, the laws of Aifreï Views of P hotographs and the dominant instinct of that Saxon lineage which wins and conquers and Taken b subdues by ffrocesses known to us two alone; the American and the Briton sie y by side. And as the centuries have passed England has grown nearcr to us. She Permission of À is n° longer a far-off land of which we have only heard. The first voyages of those who made America, and made it English, occupied nine stormy and perilous Her Majest weeks. It required two centuries to reduce that time one-half. Now our green F Y, shores and the white cliffsof Albion lie less than one week apart, and for thirty years we have talked with England under the sea in a common language, about The Queen, and commoninterests. To goand to return is an incident of daily life. By favor of the The Saxon, Englishand American, travels more than any other man, and with y a stouter purpose to see, to know and to appreciate. England and America ex- | Noblemen and change visits every year in the person of thousands of individualsi The Briton | finds with us brighter skies, and higher mountains, and larger rivers, and broader Gentlemen who lakes, and tallertrees, and more stupendous waterfallsthanbisislands know. And for the old, the storied, the historic, we go to him. What he has is in a sense Our Own these own. It is a hand-made and a time-mellowed beauty : for usthe beauty of histor and association, ours as well as his. We give him stupendous nature dotted wi Historic Places À °°w cities that seem old enough to us. He gives us the story of our common race written in piled stones and clustering ivy, representing the toil and hope of centuries; a toil and hope which we inherited, and whose memoriaisare also ours, Î Î } /Q 7 7. PORTRAITS : | | l Henceforth 1 will derote my time to that beautifal line ot Aït, {which takes us back to remember the lored ones of years ago to be remembered ‘when the fears roll by”. 1 will enlarge a Phot:grash or Tiutype in E Diflorent Grades : ni Siz°s 1 AÏso can suppiy a fall line of Frames compri- ing il Different Sizes and Graies Daring these winter months 1 will make a specialty offraming ordinary pictures. Orders by mail proptly.attended to. Address al! Orders tu NAP. PINEAU St. Loais P E. 1. 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