* L’IMPARTIAL, JEUDI LE 11 AVRIL 19801 _ L'IMPARTIAL | FonNpE EN 1893 Le seul Journal français de) l'ile du Prince Edouard. — a cm HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : un 0 Dr O8 us 00 Trois MOIS... ... 000.00 e...80 Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1re lasertion, 2 cents la ligne les incertions subséquentes. To.tes communications «doi vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P.E —— L'IMPARTIAZL TianisH, Avrilil. 1901 L'Usage des deux Langues. L'Examiner du 25 maïs contient “x article : ‘Dual Language’ qui dénote chez le confrère une disette de connaissances dif sujet qu'il traite, ou s’il agit sciemment, dé- montre qu’il ne serait pas très dis- posé à rendre justice égale à tous. Afin de mettre rgs lecteurs ex- actement au fait de cette produc- tion qui nous a jaru tout à fait cu- rieuse, surtout quant à ce qui a rapport aux Adÿliens, nous tra- duisons in exf2nso l'article de d'Examiner. Yoici : ‘S'il est vrii que le gouverne- tient britannique a décidé de per- mere l'usage des langues anglaise et Déir dans les législatures et les 2% Füreèn: publics du Sud Africain. il y a tokt lieu de douter de la sa- gesse d’une telle concession. Ce même privilège qui fut accordé à Québec a contribué, plus que toute autre chose, à retardé la fusion es- sentielle des deux races en un seul peuple au Canada : et nous appré- hendons qu’il ne produise le même effet dans le Sud-Africain. En outre cette concession faite à Qué- bec a imposé au pays un fardeau continuel de dépensesinutiles. Les raisons qui obligèrent les Anglais à faire de telles conces- sions à Québec n'existent pas au- jourd'hui dans le Sud-Africain.- Lorsque Quebec passa sous la do, ation anglaise, l'éducation n’é- 57 nl tait pas populaire, ce qui, par con- séquent, rendait très difficile aux * Français l'interprétation des lois du pays. en anglais. Maisil n’en est pas ainsi aujourd’hui ; l’institu- teur est partout, il ira bientôt en Afrique et les Boers acquerront promptement les connaissances suf- fisantes du langage anglais pour les mettre en état de comprendre la constitution et se faire entendre dans le gouvernement du pays. A l'heure qu'il est, l'usage des deux langues es: nuisible et 1mpor- tune dans la province de Québec. A l'Ile du Prince Edouard, au Nouveau-Brunswick et à la Nou- velle-Ecosse, l'usage des deux langues n’& jamais créé d'embarras ni inconvénients, pour la raison qu'il n’a jamais été faite aucune concession à la langue française. Dans les provinces maritimes toutes les nationalités différentes vivent dans la plus parfaite harmo- nie et on ne parle qu'une seule langue dans les législatures. Il est désirable qu'il en soit ainsi dans le Sud-Afrioain. Il pourra surgir quelques petites difficultés au dé- but, mais comime dans !es pro- vinces maritimes, de même qu'aux Etats-Unis, l’homogénéité de la population servira à faire dispa- raître plus promptement ces diffi- cultés.’” |diens français qui comptent trois glais. Ÿ | Les pères de la confédération ont! & tout en restant sujets loyaux à la couronne britannique, ont toujours, jusqu’aujourd’hui, parlé la langue de leurs pères. Bien naifs, donc, sont ceux qui s'imaginent que, a- près un siècle et demi, les caua- millions, devraient abandonner L) leur langue pour ne parler que l'an- ‘ pries de Tous jusqu’au 14 janvier, compris l'importance, la valeur et “les mains le droit indéniable de la langue fran- çaise et lui ont continué dans les parlements et les bureaux publics la place qu’elle avait toujours gar- dée et qu'elle gardera toujours. Quant à nous Acadiens, nous nous trouvons à peu près dans les! 4 mêmes circonstances. Au jour | 2 | néfastes d’une persécution poussée! > Ex | Ur 4] QD EX à S à Ÿ le ler mai. { ee w à depenses à argent DIRECT a F. J: pe EX SÈà ” . Cet avis se rapporte a tous, à tinction de personnes. Ainsi inutiles en envoyant votre GERSRRS ENITIAA ATTENTION ! À — —00X00—— Les personnes qui noué doivent sont faire attention a cet avis. ? Ÿ montants dus a G. & F.J. se > 1901 seront mis dans /! de notre avocat, M. Aubin E. Arsenault, s’ils ne sont pas payes avant sans dis-2 evitez Fe ÿ LAEEELRS ESA BUOTE, Tignish, !. P.-E,, ravirent à nos aieux leurs biens et « : 4 ‘ +4 . | : leur firent toutes sortes d’injustices; | ct déversé sur le globe. mais ils ne purent, ne peuvent en- | À tout prendre l'état actuel est core et ne pourront jamais les em-|en prog'ès en ce qui concerne la pêcher de parler la langage de la langue française parmi ref : 7 es n - Belle France. Ilest vrai que l'on | Lis ue nn s Le +: ï | glais—la velle i— qui ne fait pas généralement usage de apprennent le français. la langue française dans nos légis-| Commeen Angleterre, dans les latures, mais si quelqu'un de nos hautes classes, nos compatriotes députés aoadiens se levait en | d'origines différentes de la nôtre se à DUT di SE PAR r Le Lnds Dore |les deux langues. RE … Les journalistes d'Ontario et des 1 1 ? Êr A1 . 5 . une loi qui l'en empêcherait ? provinces maritimes qui ne pou- Iln'yapas encore bien long-|vaient lire une ligne de nos publica- £ 4 ‘ | ‘ À > € s temps qu'un député acadien adres- | tions ont à présent pour successeurs sait la chambre en français, à Fre-| . gr VE qui Re aux ar : : ticles de la presse Irançaise. € . . , . , . ncien, ct ès ne lui en fit — Wir CS qui s'élève aujourd’hui acte de trahison ; tout au contraire, | Gontre la langue française est re- il fut acclamé par les députés an- | gardé avec surprise par tout le glais, par les plus chaleureux ap: monde. ceux-là, mais ils plaudissements. Tout récemment, | CEUX là, mais 1 un député par un instinct brutal, les Anglais de langue anglaise qui, Cepuis, ne tiennent plus » 1 lic de é |le haut du pavé. acadien, dans cetté| Te comparaison : lorsqu'un in- même chambre, a demandé un ins-|dividu s'établit dans le voisinage à | ‘ à | . pecteur français et le chef du gou- d’un groupe qui cherche à lui nuire, vernement leluia promis. A lalil est dans une mauvaise posit:on; Nouvelle-Ecosse les Acadiens de-| sn sa race se placer près delui, dix ‘hommes, cent, mille, dix mille, 8 ! qu'un | tout change—-par la force des cho- ses, on cesse de les molester. mandent des livres d'école français, et ils vont les avoir, inspecteur acadien. Dans notre province de l'Ile du Prince Edouard, que nous? Le bureau d'éducation, il y a déjà longtemps, a prescrit les livres purement français dans nos écoles et notre zélé inspecteur, M. Arsenault, qui veille avec un soin jaloux à l’avancement de l’éduca- ainsi tous réunis dans formons juste la moitié des éleo- teurs. un triomphe sur toute la ligne, at- coustatons- |inappréciable de se faire compren- dre partout. | Car déjà, nous formons un peu- tion française, a fait placer dans je bilingue, tandis que les Anglais nos écoles une excellente gram- ne font que coimercer à se servir maire française avec l'espoir d'yldes deux langues et nous les de- introduire une histoire canadienne |vancerons toujours Sur ce terrain ; i is que et une géographie française, dans | du Est plus facile pour nous que RS dé. | POUT eux. PERS POUR ; FE QUE Re -O" |. Le nécéssité N'IMDORME, ON VO rangera pas le moins du monde la des High Schools où le français est parfaite harmonie qui existe entre enseigné. Il y a cinquante ans, nous etuos voisins d'autres na- personne ne pensait à cela. Signe tionalités. . | des temps. € TS : : Fr AVR |ne pourra que#$e développer lors- Tous <es faits que nous! I 4 PP dd que l'on aura sous les yeux les a- venon$ de rapporter ne sont-ils pas vantages qu'il doit produire im- des signes qui indiquent d’une ma- | manquablement. nière assez signifieative que Ja! En attendant, cultivons notre É à | œ ser op. En langue française ne prétend pas langue, ce ne sera pasdetrop. L ÉD QE | Ë |. [négligence et la mollesse qui nous 7. ans les provinces mariti- | Qractérisent à cet égard devraient mes ? Il est raisonnable de le croi-| disparaître si nous y mettions un re. | peu de soin et un légitime orgueil.”? Comme deruière preuve que la | langue française vit, vivra Pro | TO) THE PUBI LC gresse, progressera chez nous,, 4 " nous soumettons à la considération de notre estimable confrère de Char- lottetown l'opinion de M. Benja- min Sulte, l‘une des meilleurs au- torités sur le progrès des langues française et anglaise au Canada. Voici ce que dit M. Suite. NOTRE LARGUE AU CANADA. — XL — As 1 have had several years practical experience in Boston in Watch Making and ® ® Repairing ‘“‘Ily a cinquante ans, on pouvait | exprimer des doutes sur le main- tien de la langue française en Ca- And as 1 have decided nada, vu notre petit nombre, l’ar- {5 open a watchmaking, re- rivée en masse des immigrants de! :. +” ini: . , . . el t langue anglaise et l'antipathie qui | P* "5 ? J y )P régnait entre nous. La situation here, 1 therefore soiicite the pa- actuelle est meilleure parce que tronage of the public. nous avons plus que doublé notre population, tandis que les autres éléments sont restés en arrière sous ce rapport. | Nous avons aussi gagné du ter- der ; Your click may be out of or- . _ . . | Nous n'avions jamais compris! que des concessions avaient été faites aux franç:is de Québec. Lorsque le destin des combats fit passer le Canada sous ja tion anglaise, les Français 1 . | aomina- | se sotu-! | * mirent aux nouvelles lois, mais en! * aucune manière ndonnèrent-ils | la langue frança:se, et les Anglais, | quoique, peut-être, ils y pensèrent, | se tinrent bien de garde d'imposer | cette condition sux :vaincus. De-| " ‘ ratte ér'que, les Canadiens, \ rain dans les sentiments de notre Your watch may not keep entourage qui est beaucoup moins gs : hostile qu’autrefois. Les Aca- poos time , diens, devenus très nombreux du- rant la même période, sont encore jewelry which have been bro- un appoint sur lequel on peut, compter. S'il n’y avait pas aux Etats-Unis un million de Canadiens- français, nous serions les maitres de |rantee you a complete job. la confédération. Vers 1860, l'ouverture soudaine | des colonies anglaises du sud et des ! antipodes a détourné le courant Ge! l'immigration vers ces contrées, de, façon que le Canada u’a recu qu”! uné mince part du flot d'émigranits | L.S. PERRY Fetch them to me 1 will gua- Charges moderate » Il en reste pourtant de, mais s'ilvient un autre hcmme de En supposant que nous sommes|fants dont le Canada, nous C'est, où plutôt ce serait tendu que nos jeunes gens parlent l'anglais et jouissent de l’avantage You may have some pieces of Necrologie. C'est avec les sentiments de la {plus profonde tristesse que nous avons à enregistrer aujour {hui la mort de sieur Jérôme J. Buote âgé de 72 ans 6 mois et 6 jours, arrivée le jour du Vendredi-Saint, le 6 avril, à 10 heures p. m., à sa rési- dence, village de St. Roch. Tignish. Iln'a été malade que huit jours. Quoique, pendant les derniers jours avant sa mort, on crut que Sa con- |dition s’améliorait, espoir que nous snourrissions nous-mêmes et que nous annoncions dans notre derniè- re édition, le Tout Puissant, dans ses décrets immuables, en avait dé- cidé autrement. Le regretté défunt naquit à Mis- couche du mariage de feus François uote et Victoire Gaudet, et vint à Tignish avec ses parents, alors qu’il Il était le cinquième d’une famille de sept en- n'ayait que quatre ans, trois lui survivent Pierre qui demeure à Westbrook 1 » Maine, FE. U., Gilbert, rédacteur de L'IMPARTIAL, Tignish, et François chantre au chœur paroissial de Ti- guish depuis 44 ans. En 1855, Jérôme épousa Gene- de Dominique Gallant et Marie Arsenault de Cascumpec. viève, f1le De leur mariage naquirent six en- fantsdont quatre : Adoline, Sophie, Joseph, et leur mère |Geneviève, lui survivent pour le |p'eurer. Le regretté défunt était doué d'un caractère doux et affable et | | Philomène, PR A Ce nouveau système! portait Sans son âme le signé carac- téristique du vrai chrétien. On : peut dire de lui qu’il ne connut ja- {mais un ennemi. D'un esprit con- ciliant, il avait toujours une bonre | parole pour pardonner. Il fut tous |jours un strict observateur de ses | devoirs religieux et toujours un des premiers à répondre aux appels de con Pasteur. Ses funérailles ont eu lieu, lurd: le 8 avril, à l’église de la paroisse, avec grande pompe, et au milieu d'un grand concours d’amis qui, malgré l’état presque impraticable des chemins, étaient venus de toutes les parties de la paroisse pour lui rendre ce dernier témoignage d’es- time et de.respect. La messe, célébrée par le Rev. | A. J. McDougall, fut chantée d’une | façon vraiment émouvante par le chœur à l'orgue et par le chœur au sanctuaire auquel avaient voulm [prendre part tous les chantres de la paroisse. | Î | Après l'absoute, le corps a été | religieusement déposé dans son lot de famille, où il sommeillera en | paix, dans l'attente de la glorieuse résurrection dont Jésus honorera ses fidèles serviteurs au dernier jour. | Les porteurs, tous neveux du dé- ‘funt, étaient : MM. F.J. Buots de L'IMPAR- riar, Sylvain Fr. Buote, Rufin Buote, Pierre Cyr. Buote, Jérôme Jos. Martin et Jérôme Sylv. Chais- S0!1. Il appartenait à la société de la | Ligue de la Croix, à celle du Sacré ! } Cœur et à celle du Rosaire Perpé-4 tuel. | 1 | ; XHQUIESCAT IN PACE ( Lorsque vous av: mal à la tête, n'importe quelle en est la cause, BowMaAnN': HFrADACHE P wpenrs sont un 1emèd: sûr prompt et efficace Le mal de tête est souvent ‘“ausé par Ja sensibilité de ver!s, l'insomnie, la biie. 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