vs D N > à: _ NUSL Dnion fait là Es 2h E de nd =, “His MYES LE ss. w Er ke LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. 2. NO. 20 em —— mn, — FRA RICHE (suite ) minence du danger : hennissant les colonnes de fumée | qui s’élevaint de toutes parts, et tirait sur la bride comme pour in- viter son maître à fuir. Aussi, à peine Walter eut-il lâchè les rênes, que l'animal s’élança de toute la vitesse dont il était capable, mé s'il eût voulu con1i- | devancer ragan et Jaisser le danger loin der- rière lui. Il emportait son cava- lier dans une course effrénée, cédent toutes les bêtes fa bisons et les chevaux, mêlés les uns aux autres, donÿ la plidine était cou- verte aussi loin que la vue pouvait porter. Le pauvre égaré s'efforçait de modérer son cheval, lui conserver plus longtemps ses for ces ; mais il avait beau lui parler et caresser de la main fine colure, l'animation de la bête augmentait de plus e ses bonds devenaiert et plus fréquents. Un danger qui lui paraissait fort redoutable, c'était cette ration compaéte de tous les tants de ces prairies chas pai le feu, et toute la vitesse dont ils pables. pidité de son vaillant chey2l blanc, dont les forces devaient uves, les afin de sa bonne plus agglomé habi- au loin | qui avançaient de (aient ca- Mais il comptait sur la ra- de trouver la mort sous les pieds de | Le jeune homme se |effroi et entoura de ses bras le ces animaux innombrables A lafin, d'épais nuages de fu-; mée, chassés par l’ouragon et s’en-| roulant les uns sur les autres en tourbillons épais et sinitres, vin- rent se ranger au-dessus de la du jeune garçon ; curité mentait comme couvrir la terre tête l'ob: lorsque Ja nuit vient de de ses! voiles. Tout à coup une lueur rougeÂtre | perça les ténèbres ; Walter se re- tourna malgré lui, et vit a reur les herbes prendre tu et pro- ml oi nhnnnisnsr nait amis LA PANTHERE NOIRE FX: Ce Per Ie" © y CR x MAS LE 9 . “n" [rets une souplesse extraordinaire. | tenu sur la tête. Rupert semblait deviner l'im- | Cependant, au bout il regardait en | temps, lait-il devenir, et où trouverait-il| l'abri des atteintes du feu, qui g l'ou- | | égaré. pré- | semblait à un courant d'eau terreur en sentant son cheval dé-|tentât autre chose pour sa monture | faillir. L'instinét de la conserva- | favorite : le bruit. qui croissait tou- tion l'emporta enfin à un tel point | jouis, l'avertissait de ne pas . | Sur son affection pour son coursier, davantage à pourvoir à sa prepre! | en- | | reux effort ; il franchit encore av ec | tou it humides l plus, et'T grands | | | | | rapidité environ un mille ; pris Sa! mieux ses armes et son bagage, et force faétice lui fit défaut ; sa res- |plongea dans le ruisseau la pesu piration devint de lus en plus dif-? | de juguar pour s’en faire un abri : | ficile. Iln'y avait pourtant pas li suivait en cela la coutume des In- sune minute à perdre ; le moindre diens qui consiste À s'envelonper \ délai devait amener une mort in-|4’une peau de bison humide pour D. on évitable se garantir des flammes. Walter et son coursier traver-| J'incendie avançait toujours. | saient une vallée dont ïls allaient | Aux ténèbres opaques avait suc-| atteiudre Fextremité, quand tont|cédé la clarté la plus vive : une à coup l'animal s'abattit en en-\ pluie de feu venait s’abattre sur ) traînant son cavalier dans sa chute. | cette partie de la prairie - le ciel et npêcher | | } | Î aug- | LS jeter des flammes jusqu'à l'extré-| crut : eti- mité de la prairie : il se touré d’une ceinture de feu. L'éclat intermittent de ce foyer projetait un reflet ardent et me- naçant sur la foule animaux qui fuyaient affolés de terreur. Tout l'espace des derrière lui paraissait animé ; une. au sourd trépidation semblable frappait srondement du tennerre son oreille. Le brave couürsier réussit, à des efforts incroyables, à se tenir à distance du feu ; c'est à peine Si quelques-uns des hôtes les 3 D) pides du désert, cerfs, autilopes ou chevaux sauvages, purent | 'attein- Y A 2 grace 1 74 ir à ses côtés dans ù se maintenir a S€s côtes sr ; prit ce hasard miraculeux, : dressa au Ciel de profondes actions | et l'on eût dit qu’elle voulait cher-| cette fuite désespérée. Walter, tout en fuyant, voyait tomber tantôt un cheval, tantôt une gracieuse antilope ; plus loin un cerf ou un bison ; mais Îes cp génères de ces animaux s'enfu- yaient sans SONSET à autre chose qu’à leur propre conservation, et à leur ils abandonnaient les autres malheureux sort. | ” mans jà heureusement les for- de Rupert n Di : l SN l'instinct soutenaient son ardeur , et donnaient àses Jjar-. ‘avaient point fai-. + le remplir au ruisseau, il le porta à |il fit feu et lui versa le con- La panth re tomba fondrové ée, pour | | la main, | vant laissé par Walter |: de QT G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J BUOTE, GÉRANT TIGNISH, 7% tps mans ILE au PRINCE. EDOUARD, JEUDI + LE \ f RCI RIRE NANUNRL CIN HRCECHC ta UR FEUILLETON DE L'IMPARTIAL. d) 000000 : 00000000 re XIII CHARTE UMMMMANIMAL DUC CHIC à à 7 La pauvre bête d'un certain fit un effort suprême, et atteignit Walter sentit les mouve-|en chancelant le bord du marais, OÙ ments du noble animal devenir plus | ele s’abattit de nouveau. “Que le | raides ; sa respiration lui parut être Ciel soit béni !’’ s'écria Walter ‘haletante, son galop moins allongé: | | quand il vit l'eau couvrir le corps il était évident que les flammes se! de l'animal. En effet, il y avait tout rapprochaient rapidement. Qu'’al-|jieu d’ espérer que Rupert serait à À una abri, non seulement pour lui, » | gnait du terrain à chaque instant. mais aussi ponr sa monture sarl Au même moment le tremble- malheureux | | ment du sol, causé par les hardes [qui approchaïient, se entir core, et Walter effroi ja possibilité pour foulé sous leurs rite ? se demandait le fit se e1:- Au loin, bien-loin, il apercevait | un taillis et quelque chose qui res- | : AUSSI Walter éprouvait-il encore plus de vit avec sou cheval d'être n'était Walter picds. I] pourtant pas possible que qu'il n’hésita pas à lui enfoncer | sñreté. En retournant ver l’ ter se blottit au milieu 1 ses deux éperons dans les flancs. arbre, Wa!- par un géné-) … GLS Rupert s'enleva : il assujettit de releva avec ja terre paraissaient embrasés. cou | L'arbre qui abritait je chasseur fut ébranié les racines ; Un vacarme épouvan- pour lui adresser un dernier adieu. | table se fit entendre , et l’avalanche; | Comment pourr: ais- je rendre [vivante se précipita en avant. ! jeune l'animal chéri, qui tournait! jusque dans vers lui son regard morne comme | lui quelque force et me sauver avec A droite et à gauche, Walter vo- Walter. yait passer des bisons, des chevaux lui ? se disait Il jeta un rapide coup d'œil derrière Iui, et |sauvages, des cerfs, en compagnie | vit lies flammes qui semblaient voler ld'antilopes, de jaguars, de pan- sur ses pas et le menacer de plus{thères s, qui s’élançaient, les uns en plus. Le bruit que produit le par- dessus les autres, dans le ma- PRES des herbes qui grillent [récag re. ville. comblé, pour ainsi dire, par un Il n'y avait pas une seconde àlamas de bêtes fauves, aussi loin! perdre ; Walter adressa un adieu que Walter pouvait porter sa vue : ; rapide à Rupert, et, la carabine à il se mit à gravir ce qui n’erupèchait pas l'invasion d’autres animaux premiers et s’efforçaient de en cou- rant la colline qui se de- lui. O bonheur !'arrivé au sommet du monticule, il aperçut à ses pieds, à quarante pas environ qui suivaient les dressait rimper sur le dos Îles pour s’enfoncer à leur tour dans ce bour- bier protecteur. is des autres, | dans le bas-fond, un marécage quil A la première apparition de cette commençait sous un arbre d’une|armée d'animaux, Walter favait | élévation colossale. tiré son revolver ; il serrait forte- l L + Walter s'élança vers cet arbre, et | ment cette arme dans sa main cris- découvrit un ruisseau limpide qui! pée, et s’ jaillisait entre ses racines et qui, | ment sa vie ; mais les bêtes fauves | après avoir serpenté aux environs, | avaient autre chose à faire que del allait se perdre dans le palud. La !s'occupzr de lui : toutes passaient | divine Providence avait évidem- outre, sans mèine faire attention à ment guidé ses pas vers cet endroit | afin qu'il fût sauvé. Walter com- et il a-| | SA présence sur ieur passage. Seule une énorme panthère| | sauta d’un bond hors du tourbillon, 1’. refuge dans l'asile choisi. jeune homine. La vue de la de grâces ; son courage se ranima | cher un de ce secours inat- par le ! et tendu. Il découvrit d'un coup d'œil une couvrait la poitrine de Waïter at- prése nce anfraétuosité sous les racines de! rêta l'animal, qui venait de recon- | l'arbre ; et tout aussitôt, courant naître la fourrure du roi des déserts: vers son cheval, il fui enleva selle, | elle s'arrêta pour contempler son bride et licol, et le traina vers Îe ennemi et lui montra ses crocs for- marécage. midables. Walter visa l'animal, Ii prit son chapeau, , et lui fracassa le crâne. | f'auimal épuisé, e | / ETES RSESES son alors distinétement son | En uninstant cet endroit fut! apprêtait à défendre chère- | | peau mouchetée du juguar quire-| et, courant entre ses deux yeux flamboyants :. 28 AOÛT 1902. nt bn oh ct maene-mtésanthé | | | | | | HAND TUBULAR. racines | yet produced, securiug tances as regards the quality, condition and temperature of the milk, results heretofore considered impossible, It delivers a sinooth, frothless, perfect cream that will churn out more butter than can be obtained from auy other Separator five Coms'ete Catalogue, appiicatiou, or bowl complications whatever. Low-down Supply Can. FACTORY TUBULAR. The NEW SHARPLES TUBULAR Is the closest skim:ni1g and casiest turning Separator under the most adverse circums- in existence. It can be thoroughly and completely washed inside of minutes, as there are only three pieces to the bowl. 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La traînée de feu avait bien pas- sé, courant à la suite des hardes affolées ; rmuais le ciel était resté embrasé, le vent apportait toujours des bouffées de chaleur suffocante. | C'était un moment décisif de vie où de mort ; quoique la bouche de . ! Walter fût hermétiquement collée jau soi, il courait encore le risque id'étre suffoqué par l'atmosphère ses idées devenaient |confuses, un bourdonnement mêlé de siflements aigus lui remplissait ‘les oreilles. | Cette torture fut, embresée - du reste, de courte durée ; un air frais, glacial | presque, pénétra dans l'anfractuo- |sité qui lui servait de retraite, et lui rendit l'usage de ses sens. | Les flammes avaient disparu, et le ; jour brillait de nouveau. Mais, hélas lil était perdu au jïüilieu d’un oc£an de désolation. D — —— | pouillée de toute végétation. jet Jà gisaient les corps calcinés d'un traînards | Aussi loin que pouvait s'étendre . sa vue, la prairie qui, une heure auparavant, ondulait sous le souf- fle de la brise, ne présentait plus À ses yeux qu'une surface nue et dé- Ça d'animaux, dont quelques-uns se tordaient encore dans les dernières convulsions de l'agonie. A l'aspect de ce spectacle émou- vant au suprême degré, tomba à genoux en joignant les mains ; il leva les veux vers Ie ciel, et adressa au Tout-Puissant de fer- ventes actions de grâces pour l’a- voir miraculeusement préservé de la mort. Sa prière achevée, il se releva ; il songea alors avec terreur à sa position, et de quel côté il al- lait diriger ses pas pour retrouver son chemin. Ses yeux se remplirent de lar- mes lorsque le souvenir de ses pa- rents revint à sa pensée ; il se trou- vait seul et sans espoir. Qu'était devenu son cheval ? il avait certainement dû périr au mi- lieu des flammes. Ah! s'il avait encore possédé cette bonne bête ses appréhensions eussent été bien di- minuées ; car, avec son aide, il eût pu infailliblement regagner la ferme des Taylor. En allant examiner l'endroit où igrand nombre rellement, Walter la vaillante bête s'était abattr , Walter vit remuer quelque chose .: peu de distance, Il s’approcha, + à sa grande surprise, aperçut 4 tête d’un cheval bai-brun qui ser :- blait sortir d'un bas-fond, tand que son corps était enfoncé du: un fossé rempli de pierres, pareil * ceux qui se trouvent creusés na‘: - et en grand nomb: dans la prairie, à la suite des plui torrentielles. C'était un cher i sauvage, un étalon d'environ qu - |tre ans, dont les flancs se sou! - |vaient pénibleinent, et qui ne par: - même pas s'apercevoir de la pr-- sence d’un homme. Magnifique pur sang, quoiqgr: dans un pitoyable état, l’anim ! paraissait avoir été complèteme ct privé de la vue par la pluie de ce. dres et de poussière au milieu .': laquelle il avait passé. Walter ne perdit pas une minu: - il courut à sa retraite, et en r: - porta la longe de son pauvre ch val, qu'il enroula autour du € « de celui que la Providence lui : frait en écliange. I,'animal ét:.: dans un tel état d'épuisement, q: - il n’offrit aucune résistance ; ni :» voix ni les caresses de son nouve. à maître ne lu: firent faire un mo i+ ment. (suite à la 8me page) dre shit 1 À È men he ee Pc ORALE PRET OP REP A bte nl | Fu EE”. 2. ras Pa Tr (4 Re PL are ne . 0