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Saint Antoine, durant sa vie, avait été le protecteur et l'avocat des misérables, le vengeur des faibles et des opprimés ; il avait bravé les puissants et stigma- tisé leurs injustices ;, il avait poursuivi de sa colère et de ses iuvectives les usuriers et les princes de la finance ; après sa mort, il a centinuaé ce rôie subli- me. Les traits suivants suflisent à le prouver. Ily avait, dans le royaume de Naples, un pauvre fermier qui payait regulièrement ses fermages à son maitre ; mais ce dernier, homme avare et ini- que, qui s’était enrichi par la ruse, l'usure et le vol, négligeait et différait toujours de {lui don- ner reçu de l'argent qu'il tou- chait : 1l emettait de même, de porter sur ses livres de comptes les sommes payées. Or, tandis que les choses é- taient en cet état, le maitre vint à mourir. Les héritiers, qui ne valaient guère mieux que le dé- ment au trop confiant fermier les fermages qu'il avait soldés ; | © bien plus, ils soudoyèrent funt, réclamèrent alors effrote- | de: faux témoins et ceux-ci, quoi- que sachant parfaitement le contraire, vinrent attester avec serment, en justice, que le pau vre homme n'avait jamais rien payé. L'infortuné fut donc con- damné par les juges, réduit à ia misère et regardé, en outre, par tous comme un flou. Les témoins, qui avaient déposé con- tre lui et compromis sa réputa- tion, était morts sur ces entre- faites. il semblait que tout es- poir de taire reconnaître son bon droit fut absolument perdu pour lui; il ne lui restait plus qu'à terminer ses jours en pri- son, comme insolvable. Cependant, dans sa détresse, il eut recours à saint Antoine, l'avocat des misérables. 11 le priait avec ferveur et confiance, lorsqu'un jour, il vit apya- raître un religieux, vêtu de l’ha- bit franciscain, qui lui dit d'a- voir bon espoir dans le triomphe de sa cause, et Ini commandant de le suivre, l'emmena hors de la ville de Naples dans la di- rection du Vésuve. Tout en l'ex- hortant, de temps à autre, à ne pas perdre courage, il lui fit gra- vir la montagne et finalement le conduisit jusqu'au cratère même du volcan. Arivé sur le bord du gouffre, saint Antoine, (car c'était lui qui, sous une forme visible ac- cempagnait ainsi le pauvre hom- me), saint Antoine, d’une voix vibrante, sppela par leurs noms le maitre defunt et les faux té- moins morts récemment. À ussi- tôt, à prodige ! du fond de l’abi- me des gémissements et des cris de desespoir se firent entendre et de ce soupirail de l'enfer soriirent bientôt des spectres hideux : c'étaient, le riche use- rieret les témoins parjures qui expiaieut, dans la damnation é- toenelle, leur avarice et leur perfidie. Le Thaumaturge franciscain leur ordonna, au nom de Dieu, de rédiger et de signer, sur le champ, un écrit dans lequel jis reconnaïssaient et confessaient que le fermier atait payé fidèlement tous ses fermages ; ce quils rent, en hurlant de douleurs et de rage. L'acte terminé, ils fu- rext renvoyés par le saint à leurs supplices. : Le paysan, escorté de son cé- leste guide, se remit en marche et s'étant présenté devant les juges et devant les héritiers ‘eur exhiba la pièce authentiqus et dûment signée dont il était porteur. À celte vue, tous de- meurérent confondus et frappés de stupeur : le jugement précé- dent fut immédiatemént cassé et la vérité proclamée. Le proeès-verbal de ce fait merveilleux arrivé en l’année 1676, fut rédigé, avec tous ses détails, par trois docieurs en théologie de l'Ordre des Frères Mineurs qui se trouvaient alors à Naples ; il a été publié, avec l’approbatien de l'archevêque de Cologne, par Uresonerius et plus tard par le P. Angelico de Vicenza. Ripans Tabules cure indigestion. Ripans Tabules cure bad breate, Ripans Tabules cure hceadache. exécutè-|! USAGES ET COUTUMES a [CE LA PRESSE] —[l y a des personnes qui, ne trouvant pas à table les usten- siles nécessaires à leur portée, salière, Carafe, par exemple, é- tendent, pour les prendre, le bras au-dessus de l'assiette du convive qu'on leur a donné pour voisin. Cetie façon d'agir est repré- hensible parce qu'elle pent être génante ou désagréable pour autrui (le voison). Mais com- ment se tirer d'exbarras ? C'est bien simple : si un domestique sert à table, il faut lui deman- der d’apperter les objets dont on a besoin. Au cas contraire, il n'y a qu'à demander au voisin de vous les passer. —On rencoutre beaucoup de gens qui chantonnent dans les rues. Ce n’est ni de bon goût ni de bon ton. Les gens sérieux chantent bien quelquelois, mais chez eux. Il ne convient pas da- vantage de sifller dans la rue ou dans un lieu public. —Pour imiter le prince de Galles , les snobs qui n’appel- lent jamais l'héritier de la cou- ronne d'Angleterre que “this dear of Wales” (ce cher de Grallesj, les snobs, done, ne bou- tonnent plus entiérement leur gilet : ils laissent le dernier bouton sans emploi, et ils trou- vent cela d'une ‘“‘charmante élé- gance nature!le.” Je ne critique pas le fils de la reine Vicioria, il fait comme il veut cet hemme aimable qui adore Paris, mais nos snobs sont aussi absurdes dans ce cas que lorsqu'ils se donnent l'embarras d envoyer leur linge à Londres ou à Vien- ne, peur faire comme le ieader de la mode Et puis, s’il y a des personna- lités qui croient pouvoir se met- tre au-dessus d- l'usage, les jeu- nes gommeux n'ont absolument rien à invoquer pour ne pas S'y conformer. Qu'ils ferment donc leur gilet jusqu’au dernier bou- ton. Cette petite négligence ne leur est pas du tout permise, êt ‘le prince de Galles s'en prive- rait que je le féliciterais. —Lorsqu'un homme rencon- tre dans la rue une femme à !a- queile il veat parier [dans le cas où les convenances l'y auto- risent), il ne s'arrête pas sur le trottoir pour causer avec elle, il jui laisse continuer son chemin après l'avoir abordée, se détour- nant lui-même de sa route, s’il le faut, pour marcher à côté d'elle et lui communiquer 2# qu'il a à lui dire. Une personne jeume agit de même à l'égard d’une personne plus âgée de même sexe. —Quand on ne peut se faire présenter dans une inaison où l’on désire poartant établir des relations, ii peut suffire que l'on soit connu au moins de nom des maitres du logis. À la première visite qu'on leur fait, on remet |sa carte au domestique et on lui | demande, avant d'eatrer au sa- | lon, de la porier à qui de droit | Ces pelites allées ot venues ne durent guère plus d'une minute; | mais quand on est introduit, les maitres de la maison sa7ent dé- |jà qui ils vont recevoir, et l'ac- cueil est bien plus chaleureux que s'ils avaient vu s'avancer vers eux un visiteur totalement inconnu (Cette petite prépara tion est donc exvcellent:. ANN SEPH. National Magazine. There is a certain air of cheer- iness and breeziness abeut the January number of the NATION- AL MAGAZINE that is truly ro- freshing. The articles and ilius- trations are alwavs timely and wholesome, and there is reveal- ed in the magazine the energe- tic eflorts of earnest young men. À very strong articie om the present political and social con- dition of our Dominion is that under the heading “Imperial Canada,” by Charles Aubrey Eaton. So many things of vital importance are at present trans- piring in the national life ef Canada that we would do weli to keep in touch with the situa- tion trough some such compre- hensive sketch as this. Aucther. illusirated article on a very timely tome is “Hawaii and An- aexation, ’ by Proiessor Creorge H. Barton. of the Massachusetts Institute of Techuology, who spent several years on the jis- lands for geological research purposes. Hs presentation of the matter is clear, convinc- ing, unvorejudiced and exhaus- tive. A short humorous story of fishing off the Grand Banks is told by Winthroy Packard in (his article “The Cedding of |Two codgers”. There are many other note- worthy short stori:s and enter- taining sketches—The W. W. Potter co. 91 Bedford St. Bos- ton, Mass , are the publishers. OXIEN The wonderfull food fer the Nervcs [t gives vita'ity and viger to the en- tire sy tem. Gives Strength, Health to young and old. For SALE BY NEIL M:KINNO*%x Summerside P. E, I. 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