qu'il vous plaira à l'ancan sans vous gêner. et nous vous attendrons pour le payement. J'ai bien peur qu'il me soit difficile d'en partir.» « P.S. Je n'ai pas encore vu Sylvain[Perrey] qui dit-on est vieu et infirme. il ne s'est pas trouvé aux obsèques de I'Evêque. lesquelles se sont fait avec grande pompe. Toutes les maisons d'affaires ont été closes ainsi que la cour de justice et une foule de protestans ont assisté à la céré- monie; le sermon sans être brillant a énuméré d'une manière bien naïve et bien naturelle les travaux et les vertus du Prélat et a été bien goûté. Treize prêtres assis- taient à l'office où on m'a prié de faire diacre. j'étais le seul prêtre français représentant cette partie de la popula- tion de l'île; trois ou 4 prêtres Irlandais représentaient leur nation. tous les autres écossais représentaient l'autre partie de la pop[ulation] cath[olique] qui est la moins nombreuse. Je regrette de voir dans la grande majorité une ignorance absolue de la langue française. et tous ont des français a desservir. Toutes ces pauvres gens me disent qu'ils ont eu deux sermons français depuis six ans! » Lettre du 9 février I860, AAQ Série 310. 11.- 53 « j'arrive d‘une visite à Sylvain. le cher Sylvain qui est à l'état de votre bon Mr Roy de l'Archevêché. d'une sensibilité de cerveau telle que quand il lui vient a l'idée qu'il pourrait tomber. la tête lui tourne. selon l'expression. et il faut qu'il s'asseye. Aujourd'hui je l'ai ramené a notre beau tems de collège et il a été enfant et badin comme alors; je lui ai dit avec quelle sollicitude tu désirais avoir de ses nouvelles. et il t'en est reconnaissant et me prie de t'assurer ses respects affectionnés. ll m'a aussi prié de te demander s'il ne lui serait pas possible d'avoir avec lui Benjamin Durocher qui je crois est à St Croix; il pense qu'il pourrait lui être d'un grand secours pour la confession et la prédication. ll y a déjà plusieurs années qu'il ne peut plus prêcher; et c'est le souverain mal de ce qu'il y a de meilleur dans l'lle. la population française.» << je suis. à proprement parler. le seul qui puisse prêcher en langue française dans toute l'lle car Mr M‘lntyre est aussi malade des bronches d'une manière si grave qu'on a été obligé de lui couper l'afluette et ne peut prêcher qu'avec l'assurance d'avoir ensuite plusieurs jours de souffrances. Prends donc la peine, pour la cause de Dieu. de voir si Benl- Durocher pourrait venir. et laisse-le moi savoir. Cela “e Vent pas dire que si tu en avais un autre de bon pied bon oeil. il ne serait pas bien reçu; car il faudrait deux a part de mol; l'un pour Sylvain qui n'étant pas capable de bien desservir une seule église. en a cependant trois sous ses 50W: et l'autre pour Mr M‘ilntyre qui malgré son afflic- tion a néanmoins 4 églises à desservir. Je me suis engage Bureau des archives et des documents publics de I'I.-P.-E. 2330 — H-31 a aller donner une semaine à Sylvain de tems à autre et j'en ferai autant pour M‘lntyre quand j'aurai quelque relâche; car pour moi je n'ai que deux églises. l'une Irlandaise. environ 80 familles et l'autre française. Rustico. environ 300 familles.» Lettre du 4 mars I860. .1le S't‘ric 310. l] .‘ 55 « je viens de recevoir ta lettre du 8 Fèv'. j'arrivais de ma visite paroissiale des lrlandais [Hope River] où il ne me reste plus que quelques maisons a visiter. J'y ai dit la messe toute la semaine et y ai donné des instructions a chaque messe. l| a toujours été de règle de ne les visiter que deux fois par an. et en conséquence ils sont eux aussi affamés de la parole de Dieu; ils ont écoute avec leur foi ordinaire tout ce que je leur ai dit. Peu d'entre eux vont à la messe a Rustico. et pour les y attirer comme aussi pour m'acquitter d'un devoir. j'avais annoncé. un dimanche à l'avant que l‘instruction du dim[anche] suivant serait en anglais; a ma grande surprise. le dim[anche] suivant l'église était remplie excessivement d'une population venue de Charlotte Town. et de Protestans, des représentans. etc. C’était a m'intimider. si je n'avais été accoutumé à faire face à des auditoires d‘aspect plus redoutable encore. Le croirais-tu. on a osé dire. m'a-t-on dit, qu'un notable après la messe aVait dit qu'il n'avait jamais entendu rien de mieux i 6002 - EDNVNSAÛOS EllLLEld VÎ [Ë