dt. ' “és TE a" à À. ai qu'assiégeait Basin: DS ot " + A FA + D 7 TR VO RS ODIES NV Rs er PE PT PE, “A ANNEES nn AR REU NS AE LEAVE © eg meme 4 became pad en eo DR A EG SE PI DRE SE TE _ RE US mr or TT re . RTS PER CAES À w Mosticr LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. ——— mt F J. BUOTE, GËÉRANT 9 2 NO Il TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI UN ANNIVERSAIRE Eu LA DERNIERE DEPECHE DE NAPO-| LEON III 1ly a eu trente et un ans, ces jours-oi que l’empereur Napo- léon 111 adressait de Sedan cette dépêche à l’imperatrioe : “N'ayant pu me faire tuer au milieu de mes soldats, j'ai dû me constituer priscanier pour sauver l'armée.” C'ert un rapprochement assez curieux: deux pièces auto- g'aphes disent, l’ane la fin du règne de Louis-Philippe, l'autre la fin du règne de Napoléon 111, et toutes deux ont eu la plus inv:aisemblable destinée. ©e n’est que depuis peu que l'acte d abdication de Louis Philippe est entré aux archives; quant à la dépêche par laquelle Na poléon 111 annonce qu'il est captif, elle n'est pas dans les papiers publics. Retardée on ne sait par quel concours de eireonstances, certe dépêche n'a été apportée, chif- frée, à M. Augustin Filon, chargé de cette lecture, que le 4 septembre dans l'après-midi. 11 était aux Tuileries, ocoupé à la déchiffrer, lorsque vers quatre heures, Beugnet chef des huis- siers entrant précipitamment, lui dit : ‘‘Ne savez vous point que la populace snvahit le pa- lais que Sa Majesté vient de quitter ?”” M. Filon plia la dépêche qu'il mit dans ga poohe, en rentra le chiffre, qui avait l'air d'une carte collée sur toile, dans son étai. 1lplaça cet étui dans Île tiroir d’ane table dissimulée dans un coin du cabinet de l’impératrice. Puis il courut aux nouveiles. 11 parvenait au bas de l'eeca- lier comme !s3 foule s'y précipi- tait ;il s’enquit que la souver aine était bien réellement parte. Alors seulement il songea au chiffre et à cette dépêche qu'il avait sur lui, que personne ne connaissait. et dont le texte pouvait avoir une importante signification. 11 voulut remonter au cabi- net de l’impératrice, il trouva le chemin barré. 1l songea qu'il avait sur lui des documents qu'il devait mettre en sûreté, il sortit du palais par la galerie souterraine, longeant ja rue de Rivoli et aboutissant à la ca- serne du Louvre. Les turcos jouaient aux cartes, et à la foule criant : ‘‘Déchéance”, darcs nn rire amusé montraient leurs dents blanchea 1l re monta la rue et s'en fut chez le comte Nigra et M. de Mitternish 11 leur avoua qu'il avait laissé le chiffre dans un meuble, dont ses doigts inconscients pétris- saient la olef. On sonvint qu'à tout prix ce chiffre devait être reconquis. 11 revint vers les Tuileries une foule plus égayée que colère, et qui, de ce jour de révolution, faisait un jour de fête. On eutrait encore par le guichet de la rue de | Rivoli. 11 passa devant le suis- +6 médusé par les gardes na- tionaux eux-mêmes saus ordre. Au parillon de l’Horloge, une sentinelle le fit passer au large; plus heureux, il put entrer par le pavillon de Marsan. :1i s'en gagea dans les dégagements les plus iguorés et arriva ainsi jus- qu’à la porte de sa chambre qui était verrouiilée ; on s'amusait là-dedans à fouiller lestiroirs en | s2 faisant une pinte de bon sang. On n’a jamais tant ri que le 4 septembre. Sur jes plas- trons des chemises, on se bor nait à écrire à la craie: ‘Vive la République !” Ce n'était pas feroce. M .Filon a dit lui même : ‘“‘Quan 1 les révolutions u’en font plus, il n'y a rien à dire.” Le genéral Sohmitz, ancien offieier d'ordonnance de l’impe- reur, etait chef d'état-major gé uéral du gouverneur. M Filon lui fit passer sa carte ; 1l fut tout surpris de se trouver en face d'un oflieier dont deux heures de révolution avaient si complètement modifié l'atii- tude, qu'il tinten respect ce familier de la cour impériale à qui, tout à l'heure encore, il p'adressait que saiuta'lons et sourires. | M. Filon demanda à aux Tuilerles povr prendre ur objet auquel l’impératrice tenait beaucoup. Le général, bruta- lement, l'envoya promener, se ravisa et lui donna pour l’ac- compagner un capitaine d’état- major. ‘Service de Ja ré gente” était le ‘Sésame ouvre- toi !”’ il y avait encore quelques instants ; maintenant, et pour les mêmes serviteurs, le mot de passe était : ‘“‘crdre du gouver- near.” Et ie gouverneur était aux ordres de l'émeute triom- phante. Les offieiers de garde, le capi taine et M. Filon gravissent l'escalier que celui-ci, tant de fois, a monté et descendu aveu son élève. En haut, portes ce oses. Un bataillon est en de- dans et ne veut ouvrir. On va chercher le régisseur, le colonel Guilly : Jui aussi, défiant et ennuyé, reconnait le précepteur du prince, mais n’en veut pas faire mine. 1l faut encore par lementer. 11 n’est plus question de l'im- pératrice, mais d'une recherche “rgente daus l'intérêt de la dé fense nationale. Et, dans un flot d'uniformes, M. Fiion marche,la pe:ite clef serrée dans sa main. On tra- verse les salons de service, le salon des dames, où sont repré- sentées les huit beautés féimi- nines de la cour. Eufin, on est dans le cabinet de la régente, très encombré, et dont les vitri nes disparaissent sous le gris des housses. Les gardes Lationaux les a rentrer | vaient soulevées, ces 1ls avaient examiné ment les richesses que ces vi trines recélaicnt. Un bijoutier curieuse housses. Frrsr-CLass | FARM FENCING ONLY | 30 cents per ROD. | FOR SALE BY THE ONT. WIRE FENCING Co. Limited. PICTON, ONT. de la rae de la Paix, quire trouvait parmi eux, leur avait dit qu'il y avait là des trésors dont ils étaient les gardien: respoutables. On ne savait qui pouvañt venir ; il importait d. mettre tout cela en lieu sûr ; après en avoir fait l'inventaire. La nuit était venue. La scène était éclairée par cinq ou six bougies qu on promerait au dessus des pierreries éblouis- santes. C'était le suj t des co". versations de tous les assistant qui ne pouvaient se détacher de ves mtrveilles. M. Fiton profita de cetu inattention. 11 s’approcha de la petite table, introduisit }a clef qui n'avait pas quitté sa main,ouvrit et prit le chiffre qui était dans son étui Puis, d'un air naturel et diatrair, montrant l'obj:t à sou enton. rage : ‘C’est une catte Un: carte dont à besoin M. le gon- verneur de Paris. .… … Quand M. Filon :e retrouva au cinquième étage d'une mai | son da fanbowg Saint-Ger- i main,il étaitenviron miunuit.| 1l s'assura qu'il suivi, niépié. 11 déploya je chiffre, tira de sa poche la d - pêche encoie cbseure. Et :il lat … Eile ra lui appremiit rien. Ce n'était que l'expression la- conique d'une cruelle douleur, et la honte du vaincu, d'une main molle attachant son mas- que. Le traducteur estina que sa mission était de remettre cette dépêche à sa destinataire : il prit le chemin de l'exil ponr la rejoindre. Le 9 septembre, 1} était à Hastings. Et l'impéra- trice lisait le texte historique quai marquait s’effondremert de la dy 1astie et l'évanouissement de tous ses espoirs. Voilà comment la dernière dépêche privée de Napo'éon 111 n'a figuré ni à l‘“Officiel,” ni dans les ‘Papiers secrets trou- vés aux Tuileries” Et voilà comment elle n'est point aux archives. O'est l’un des plus rares documents de son règne que l'impératrice possède, et dont elle vondra, sans doute— comme l'ont fait les fils de Louis Philippe pour l'acte d:b dieation de leur pèie—que | E- tat, un joar, prenne possession. À , i Toute l'histoire en une lettre : ® 9 ! e Z :4 :l (PERRY DaVIS’.) Ë ÿ Du Capt. F. Loye, poste de police No. 5, F4 Montréai:—"Nous nous servous frequement 64 de Paix-KiLLER PERRY Davis pour dou- | 44 leurs dans l'estomac, rhumatirnwe, raiteur, f HA engeiures, crampes, et tous les ravx dent ! #4 sont atteints les gens qui occupent rne posi- | tion comme la nôtre. Jen’hésite pss à dire ! 44 que le Paix-KiLER estle meiicur rer ède 4 que l'on puisse avoir Cansle tels ( f? Il peut être pris comme remède inter:< 6 4 externe. 54 Bonteilles de deux grandeurs 250. et © Ti £ i RASE ET Ed 4 n'était pas | | PE Fe ——_———_——————_— 9 ANNEE. Hand, or bowl complications whatever. Low-down Supply Can. Made in a large variety of sizes, FACTORY TUBULAR. HA:D TUBULAR. 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