La Pee ÉTSE y" + + Ï valet Cr Ati NUS NP Tuer dr chi. ds. L'IMPARTIAL, TIGNISH, Lrh., DE Né RE hommes + ms «w dé. ms JEUDI 10 OCT 1907. UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C’SET UNE MIS- SION PERPETUELLE. ZÉON X717 FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT POUR LE,CANADA Un AU... ssssse. cs DO Six MOIS. cesse ee 50 Pour LES ETATS-UNIS Un M. li EE Six DR tes lradesent il POUR L'EUROPE VO eB..hccscddo.s soc Six MOÏS.......0506600° + 1:00 Les abonnements sont payable d'avance. / ? Pour cesser de recevoir le jour- na!, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui. changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Aüressez toutes lettres, corres pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMPARTIAL Tignish, Jeudi, 10 Octobre 1907. Le Souverain Poutife. Nous abrégeons du ‘‘Bulletin’’ mensuel, publié par le comité cen- trail chargé de l’organisation du ju- bilé de Pie X, quelques traits de la ce. Aussi les directeurs du séminaire diocésain, —Riese dépendait de l’6- vêché da Trévise,—souhaitaient-ils ! Mais lorsque vint le moment d’en- trer dans cet établissement où les clercs faisaient leurs humanités, il n’y avait pas de bourses vacantes. Sarto ne pouvait subvenir aux frais de l’éducation de son fils. Dans sa détresse, il songea à son illustre compatriote, le cardinal Mo- nico, patriarche de Venise, qui unis: sait à une belle intelligence toutes les délicatesses du coeur. Une pe- tition couverte de signatures de tous les habitants de Riese fut pré- seutée au patriarche de Venise par le vicaire capitulaire de Trévise, Mgr. Casagrande. et le directeur du Séminaire diocésain. Le cardinal avait justemeut cette année-là le droit de nomination à une des bourses du célèbre séminai- re de Padoue, il l’attribua aussitôt à son compatriote qui, ile 19 sep- tembre 1850, revêtait l’habit ecclé- siastique dans l’église de Riese. A partir de ce moment, sa mère, par respect pour le vêtement sacré que portait l'ainé de ses entants, exigea que ses frères cessassent de le tutoyer comme ils gn avaient la coutum). Au mois de novembre, Jôseph Sar- to quittait pour la première fois la maison paternelle et sa viile natale’ et se rendait à Padoue où de bril- lants succès l’attendaient. Laclas- se où il entrait était nombreuse et les études très fortes: pourtant à la fin de l’année, il méritait cette an- notation louangeuse: ‘‘Disciplina nomini secundus; Ingenii maximi; Memoriae summae; Spei 1::aximae”’” (1) ne le cède à personne pour la conduite, son esprit est étendu, sa mémoire sûre, il donne de grandes espérances) jeunesse du Pape écrit par Mgr Angelo Marchesan, du séminaire de Trévise, compatriote et peut-être é- lève de Pie X. Joseph Sarto, que ses frères ap- pelaient‘‘Beppino’’,venait de faire sa première communion, le 6 avril 1847, dans l’église de Riese, prépa- ré à ce grand acte de sa vle par M. Fusarini, son curé, et le bon chape- lain Pietro-Jacuzzi, lorsque se ma- aifestèrent chez lui les signes cer- tains d’une vocatien sacerdotale. Non loin de Riese, à quatre mil- les pourtant, se trouvait le collège de Catelfranco, l'enfant y fut placé pour y suivre les classes de gram- maire, a1 mois de novembre 1847. La fortune de la famille Sarto était des plus modestes, le père du future pape occupait Cans sa ville natale un emploi muuicipal maigrement rétribué. Par raison d'économie, Joseph Sarto, en suivant exacte- ment ies cours du collège, continua de vivre dans sa famille. Chaque matin et chaque soir il lui fallait donc, presque toujours à pied, parcoutir la dis,ance qui sé- pare Riese de Castelfranco. Il le faisait volontier, sans se laisser ar- rêter par l’intempérie des saisons, et jamais collège ne vit élève plus assidu. C'est qu’en dépit de sa jeunessa l'écolier, aîné d’une famille de, neuf enfants, se rendait compte de la mo. dicité des ressources paternelles, et déja avait à cœur de grever le moins possible le budget domestique. [1 aimait à raconter lui-même à ses élèves, alors qu'il était père spiritu- el au séminaire de Trévise, qu’à peine sorti des maisons, il quittait sa chaussure afin d’épargner une dépense à ses pareuts, et continuait nu-pieds sa route. ‘ La quatrème année cependant, son jeune frère Angelo ayant pris avec iui le chemin du collège, leur père put mettre à leur disposition une petite voiture trainée par uve âne dans laquelle les deux enfants moutaient à l'aller et le retour des classes, plus heureux que leur au- tomobile. Ce voyage journalier ne nuisait pas aux études de Joseph Sarto. Les éièves du collège de Castel- franco devaient chaque semestre su- bir das examens devant les profes- Quinzieme Congres des Instituteurs Acadiens de l'Ile du Prince Edouard tenu à la salle St. Paul, Summerside, ce 30 aout 1907. Ce matin les membres de notre association se rendent à l’église St. Paul pour assister au saint sacrifice de la messe célébrée par le Rez J. C. McLean. Les ciffrents chants de la messe sont exécutés admirablement par le choeur paroissial sous la direction du Prof. W. j. Whitney. Au sor- tir de l’église, les instituteurs et les institutrices se rendent à la salle St. Paul où doit se tenir la Conven- tion. PREMIERE SEANCE 10 hrs. a. m. er No. Adresse du Président : M. le président fait son discours d'ouverture. Ilpasse en revue les progrès accomplis pour l'avance- ment du français; dans nos écoles. Ii explique pourquoi nous sommes obligés de tenircette convention à Summerside : Il regrette que tous les instituateurs ne se sont pas ren- dus à la convention ; mais il espère que ceux qui sont présents vont prendre une part active aux délibé- rations, et contribuer au succès de la convention. LECTURE DU PROCES VERBAL zeime No. Le secrétaire lit le procès-verbal qui est adopté. Le rapport finaucier de l’ Associa- tion est aussi présenté et adopté. Discours par les membres du Cler” gé et autres.”’ 3eime No. Les Reévérends Pères EF. X. Gallant P. P. Arsenault, P. C. Gauthier et Joseph Gallant, et M. F. J. Buote, font des discours tou- chant l'Education. Ensuite ajour- nement, DEUXIEME SEANCE, 2 hr. p. m. er No Discours par rappert à une nouvelle série de livres de lec- ture française. ’”. Après une assez longue discus- sion cette question est défnitive- ment réglée en nommant un comité seurs du séminaire impérial de Tre-! sise, ‘e paroission de Riese sortait le premier, avec le Waximuim de point, de ve concour, arquel prenait part, . l : } ” RL a - L joue la jeuuesse de la prvin- de la pravince ;: de M. l'in<p c teur des écoles ic :dt nus : «i Président de l'a-sociation des insti tu‘eurs, Ce comité doit examiner ut Br avoir le jeune Sarto pour élève. { Maïgré son désir, le père de Joseph composé de tous les prêtres acadiens | les livres de la nouvelle série, pour le Nouveau-Brunswick Let la JNou- velle Ecosse et s’il juge convenable la faire adopter par le Bureau d’Education de l'Ile. 2eime No. Ecrit. L'enseignement de la composition, Par M. Nazaire Poirier. Dans cet essai, M. Poirier suggè- re plusieurs moyens à employer pour bien enseigner la Compcsition Il insiste surtout, sur la nécessité de lire que de bons auteurs, si nous voulons tous former un beau style, Cet écrit soulève une discussion à laquelle rrennent part : Les Révé- rends, P. C. Gauthier, P. P. Arse nant, F. X. Gallant, Joseph Gal- lant et messieurs Laurent A. Arsenault, Joseph Blanchard et EF, J. Buote. Ces messieurs” ont tous des félicitations pour M. Poirier, et ils appuient les suggestions faites par celui-ci. Un vote de remerciements est présenté à M. Poirier. 3eime. No. Ecrit.—‘"Nos assem - blées d’arondissements’”” par, M. Denis Arsenault. Dans cet écrit M. Arsenault, nous fait voir les avantages de ces assemblées locales. Il nous fait comprendre la nécessité presqu’ab- solue de ces assemblées dans nos paroisses, si nos instituteurs veu- lent arriver au succès dans leur profession. L'écrit de M. Arsenault lui attire un vote de remerciements de la part de la convention. 4eime No. Discours—‘'La Disci- pline à l’école’”’ par, M. Joseph Blan- chard. M. Blanchard fait remarquer la grande importance d’une bonne discipline à l’école, suitout; il parle de l'influence que l’entourage a sur les jeunes enfants. Des remarques sur le discours de M. Blanchard sont faites par le Rev. J. C. McLean et M. Nazaire Poirier. M. Blanchard reçoit un vote de remerciements. 5 No. EÉcrit.—‘‘Le succès à l’6- cole,’’ par, M. Arsene Arsenault. M. Arsenault dit que dans nos écoles avadiennes, il y a trois fac- teurs qui contribuent au succès : 1° L'attitude du curé envers l’é- cole. 2° Les Parents. 3° Les maîtres. Il ous dit que quand ces trois facteurs travaillent d'accord le suc- cès doit en résulter. Cet éssai soulève une discussion, à laqueile prennent part :—M. EF, TJ. Buote. Rev. P. C. Gauthi:r et Rev. P. P. Arsenault. M. F. J. Buote, fait remarquer [l'injustice faite aux institutrices, vu qu'elles ne reçoivent pas autaut de salaire que les instituteurs ; quoiqu'elles font autant d'ouvrage. Rev. P. C. Gauthier, est sussi en fayeur d’un salaire aussi élevé pour les institutrices que pour les instituteurs, et il propose la résolu- tion suivante qu'est adoptée à l’u- nanimité. Vu, qu'il ya distinction faite quant au salaire, entre les institu- trices et les instituteurs, de cette province. Réselu, que le salaire payé aux institutrices devrait être tituteurs. Les mêmes officiers sont réélus pour l’année prochaine : Ces personnes sont :— Président, Marin Gallant. Vice.-Président Laurent A. Ar- senault. Sec.-Trés. Henri Blanchard. | Rev. P. P. Arsenault, Comité ( Joseph Blanchard, de Bruno Arsenault, Régis, { Jean F. Arsenault, | Ursule Gallant, Des votes de remerciements sont offerts Au Rev. J. C. McLean, curé de Sumuwmerside ; à L'IMPARTIAL ; au Surintendent de chemins de fer et à l'Alliance Française. Avant de clore, le Rev. P. P. ! Arsenault invite l'association de te- {nir la prochaine convention à Mont- | Carmel. Alors l'assemblée se dis- persa au chant de l'hymne Natio- nal °L/Ave Maris Stella’’ et ‘‘God save ‘he King'’. H. BLANCHARD Ses Lax-ets 5 SE \ _ aussi élevé que celui payé aux ins-! À. ve À Dre gants. ssl de Les Elicts de Les sectes Protestantes ont re- | poussé presque tous les Sacrements du Christianisme, gardés par l'Eglise Catholique. Ils ont parti- | c'ilièrement rejeté celui de la Péni- tence. Il y a, aujourd'hui, une tendance dans la haute église angli- cane à revenir à la Confession, Les effets moraux de ce sacrement sont tels, qu'ils s'imposent. Voici ce que publie le Sfar, feuille anglaise de Montréal, No. 8 août dernier. CINQ CENTS DOLLARS VENANT D'UN PENITENT PAR L’'INTERMEDI- AIRE D'UN PRETRH ‘La direction de la société roya- le d'assurance contre l'incendie a été très agréablement surprise ré- cemment, quand, ouvrant une let- \tre venant d'une petite ville des environs de Montréal, elle y trouva un ‘‘money order’ du montant de 500 dollars et une lettre du curé du district demaudant d’en accuser ré- ception par la Presse, comme étant uue réception de conscience’? ‘‘On ne peut que conjecturer l'o- rigine de cette restitution. Les agents de la Compagmie ignorent comment le pénitent a pu toucher induement une police d’assurance. propablement bassée sur de fausses déclarations après avoir sans doute détruit des bâtisses. afin de rece- voir ia prime d’assurance. Jes a- gents ne cherchent pas à découvrir la Coniession ee cette origine. Ils acceptent l’ar- gent volcntiers et s’empressent d’en accuser réception. Ces restitutions ne sont pas rares. Il arrive souvent que les agents sont appelés à payer une police qui a été obtenue frauduleusement. IIS peuvent avoir des soupçons mais n’ont pas le moyen de prou- ver que leurs soupçons sont fondés. Alors le coupable, comme c’est ici le cas éprouve le besoin de restituer et de renvoyer le montant touché. ‘‘On estime qu'environ un mil- lier de dollars sont reçus chaque années de cette façon, par la com- pagnie, somme représentant peut. être trois ou quatre contracts d’as- surance. Mais on ne fait jamais d'enquête pour découurir de qui provient la restitution. ”? * KUX Décidément ia confession a du bon ! même dans es affaires. Un hemme, qui re se confaissait pas, a dit un jour : ‘‘les affaires c'est l’argent des autres. ‘‘C’était un banquier juif célèbre. Quand on est chrétien, et que lon se confesse sérieusement, le systême financier reçoit comme: on voit, de frappants démentis. La Pénitence est un sacrement bien plus sérieux sous ce rapport que les tribunaux de la justice hu- maine, L. HACAULT Page d'histoire, ———— Un jour l’artiste Canovo dit à Na- poléon 1er : “Mais, Sire pourquoi votre Ma- jesté ne se réconcilie-t-elle pas en quelque manière avec le pape ?... Je vous le dis, si vous ne soutenez Rome, elle devient ce qu’elle était lorsque le pape habitait Avignon.’? Ecoutez-des paroles à graver une toutes les colonnes de l’histoire : —‘‘I1 m’a opposé des résistances, voilà pourquoi je l’ai brisé !... Moi, monsieur, j'ai soixante millions de sujets, huit à neuf cent mille soïdats, cent mille chevaux. Les Romains eux-mêmes n'ont jamais eu tant de forces. J'ai ::7r6 quarante batailles ; à celle de .’agram, j'ai tiré Sceut mille coups de canon.’’ È L'ariiste se tut ; Dieu se chargea de répoudre, - Quatre ans n2 s'étaient pas écou- lés que l’homme aux soixante mil ions de sujet n'en avait pas un seul ! I/ homme aux neuf cent mil- le soldats voyait à ses côtés une grande ennemie ; l’homme aux ceut mille coups de canon, lancé à deux mille lieues dn foyer de sa gloire, était allé s’éteindre ‘‘comme une é- toile tombée’’ parmi les flots de l'Atlantique......et le vieillard qu’il pensait avoir brisé, de retour au Quirinal, lui envoyait sur l’ai- le des vents un messager de paix et d'amour, un prêtre pour le con- soler dans son immence malheur, et recueillir son dernier soupir ! Les Progres du Catholicisme en Suisse La ‘’Schwitzer-Kirchem Zei tung’” (Gazette de l’Eglise de Suis- se), public une fort interessante statistique sur les progrés du Ca- tholicisme dans la petite Repubiique helvétique. Il ya une siècle, vers 1 ’année 1800, les {Catholique étaient, dans ce pays, un peu plus de 400,000 : aujourd’hui, ils ‘atteignent presque le chiffre de 1,4000,000, c’est-à-dire qu’en cent ans ils ont augmenté de 1 million, soit en moyenne ne 10,. 000 par an. Le docteur Buomberger, qui a é- tabli cette statistique, estime que l'accroissement du nombre des Ca- tholiques est dû surtout à la venue des immigrants des départements français voisins, de l’ Alsace Lorrai- ne et de l’Italie- Détail intéressant: la natalité est beaucoup plus élevé chez les catholiques que chez les protestants. Le diocèse qui paraît posséder la vie relgieuse la plus intense est ve. lui de Jauzanre Gevère. La viile brillante Université, centre mervel- | Î leux de culture intellectueïle et de foi. Eu général, dans toutes les pro- vinces de la Confédération suisse, on signale une véritable efflorescen- ce d'œuvres qui ont fini par attirer [attention et les sympathies ces pro- testants emx mêmes. Le Role de la Femme ‘Le St-Espri: rend dans l’ Ancien Testament un hommage magnifique et bien mérité à la femme et au rôle dela femme dans la société. Mais ce rôle, il le fait consister dans ses tra- vaux domestiques plutôt que dans | une participation active aux luttes |de ce monde. Qu'est ce que le St- |Ksprit approuve chez la femme ? L'admire-t-il à cause de ses triom- | phes mondains, parce qu’elle s’y |entend a conduire la société ? Parce | qu’elle demande pour son sexe de prétendus piivilèges ? Parce qu’elle va de place en place prêcher, du qu’elle appelle les droits de la fem- me ? Pas du tout. Le St-Esprit donne tout entière sa préférence à la femme aimante, à la mère affec tionnée, à la ménagère conscien- cieuse et fidèle, gni répand dans sa maisou le parfum de la vertu et ne mange pas ses viandes dans l’oisivi- té ; à la femme qui s'occupe des menus défaits de la vie et les exé- cutz avec un soin irréprochable .”’ Une Societe Prospere Au cours d’un petit article sur la situation en Irlande, il y a quelques jours, nous signalions l’activité de la Sinn Fein. Le lecteur aimera peut-être avoir quelques renseigne- ments supplémentaires sur cette so- ciété irlandaise. La Sinn Fein a, à peine, une an- née d'existence et pourtant elle a déjà groupé autour !d’elle un nom- bre considérable d’adhérents. Son plan est de détacher les députés ir- landais du parlement anglais où leur rôle est effacé, et de douner une constitution à l'Irlande mal- gré l’acte d'union et l’autorité roy- ale. | Ce parlement national sera eu an- tagonisme avecle parlement anglais de Westminster. Il siégera à Du- blin et comprendra un ministère aimé de pouvoir exécutif. Ce sera la démonstration du principe : ‘‘le gouvernement du peuple parle peu- ple’’. d’Irlandais. Ceux qui ont fait ser- Dei LL mont de fidélité au roi devront ré- | pudier leur serment et jurer ‘‘de “+ 2 novo'’ d'être filèles à l'Irlande. Le parlement irlandais comoren-: haut de la tribure publique, ceiclou rouil'é. Il représentera 3 millions ministéres créés. il y aura un minis- tère de forêts, un autre de l’agri- culture, un troisième de l’instruc- tion publique, un quatrième de l’in- dustrie et du commencement, et, enfin, un ministère d’agitation qui aura pour mission de faire une en- quête sur tout sujet d’agitation, pour y apporter remède. Il y aura également uu ministère des Affai- res étrangères, qui aura pour mis: sion spéciale de se mettre en rap- port avec les sociètés irlandaises ou sympathiques à l'Irlande éta- blies à l'étranger, d'étendre les rapports commert- ciaux du pays et surtout d’embar- rasser l'Angleterre dans ses rela- tions extérieures. Un pareil mouvement ne saurait réussir sans argent. D’cù viendront les fonds ? Actuellement les Irlan- dais paient leurs députés et la som- me annuelle des dépenses parlemen- taires s'élève à $175 000. D'après le plan approximatif, les députés recevront $1200 chacun, les miuis- tres $5,000, et les agents irlandais nommés dans les grandes villes de l'étranger $2,500. Les fonds seront fournis pat des souscriptions régu- lièrement perç'ies en Irlande et à l'étranger. Ce n’est pas une révolte, mais simplement l'établissement d’une administration nationale, pour l’Ir- lande. D'autre part, comme le parti national irlandais n'approuve pas ce plan, qu’il déclare impraticable, la lutte, pour le moment, est plutôt entre ces deux sociétés irlandaises qu'entre l'Angleterre et l'Irlande. Pourtant, il faut reconnaître que la Sinn Fein est trés populaire et que le mouvement s’étent rapidement, car beaucoup d’Irlandais sont fati- gues de l’impuissance parlementai- re de ses représentants à Westmins- ter. UNE VICTOIRE DE LA SCIENCE Une jeune Allemande, madame Annette Koesting, quittera dans quelques jours l'hôpital de Wil- liamsburg, complètement guérie du tétanos. Trois médecins de l'institution ont travaillé pendant un mois pour lui sauver la vie. Le cas de madame Koesting est le plus remarquable dans l’histoire de l’hô- pital de Williamsbury. Le 15 août dernier, madame Koesting nettoyait, au moyen d’un linge humide, les murs dela salle à manger. Klle se coupa la main assez profodément sur un vieux Le lendemain, la main était enflée considérablement, et madame Koesting se sentit si mal qu’elle dut prendre le lit, Deux jours plus tard, les mus- cles de la joue se raidirent, et cette | rigidité s'étendit au cou et au dos. La docteur Henderson, de l'hôpital de Williarusburg mandé auprès d’elle, la fit transporter à cette ins- titution, mais saus espoir de lui sauver Ja vie, Il lui injecta de l'antitoxine aux hanges trois à qua- tre fois par jour. Pendant une se- maine, il n’y eut aucun indice d’a- mélioration dans l’état de la mala- de. Son corps était courbé comme un arc, le derrière de la têteet les talons supportait seuls le poids du tronc. Elle souffrait parfois des douleurs atroces. Tes médecins continuèrent les injections, et au bout de dix jours il y eut rélaxation des muscles du dos et de l’abdomen. Depuis le 25 août le travail de guérison a été lent. Samedi, madame Koesting a pu quitter son lit et marcher. Les médecins de l'hôpital disent que c’est la guérison la plus rapide dunt ïls aient eu connaissance, et elle est d'autant plus remaiqrab'e que la maladie avait eu le temps de faire son oeuvre pandant plusieurs jours avant Île commencement du traitement. Notice Persons bnying land situated on Harper Road recently advertised to be sold by Mrs John S. Gau- det widow, are hereby notified that F-ho!ld and claim one third of said land facinxz anl bordiring laut de Fribourg renfcrine une jeure et dra deux chambres ; haute et uve oecupied by Piter S. Perry. chambre ues Communes. Parmi Se SOSIME GAUDET,