ji. v HE ES : v re mé da oui Sue ane ne EC TS Éd CE indénimriration hit did. ra sé LR mn dr mc tt RE — — ne a PR PR ae a ET casa « CADET a l GORE PR, «M à L'IMPARTIAL, JEUDI, LE OS À, ee M ES I oi + 4 dé _… RAA ge 0 htm TE bring Shirts TT > 22 OCT. 1908. D "#00 EUR AT A S … Lt SDS SE die Fè Se PR EP l'Aventarier Malgre lui a (Suite de la 1er. page) jusqu'aux entrailles. La figure couverte de sang, il se couchait sur son cheval pour se garantir des coups de feu que l’'Indien pouvait lui envoyer en se retouruant tout à coup. Et il allait le rattraper vraiment, quand un nouvel acteur parut sur le théâtre de cette lutte <froyable. Le croirait-on ! Michon, inca- pable de supporter le spectacle d’un combat dont les péripéties exci- taient ses nerfs à un degré inoui ; Michon, sans rien dire à personne, veaait de sortir du bois ; et pâle, mais résolu, il se campa, coucha le cow-boy en joue et lâcha follement deux coups de fusil. Après quoi, lui aussi il poussa ua cri de guerre comme un Peau- Rouge. Grafft ne paraissait pas avoir été atteint, mais le quadrupède invrai- semblable qu'il montait avait reçu les deux balles. Le gigantesque animal s'arrêta net d'abord ; puis, se cabrant follement, il tomba à la renverse, allant écraser son énorme cavalier. | Par malheur, le sinistre conduc- teur de troupeaux n’était pas assez novice pour attendre l'accident. Il se trouva debout, comme par mi- racle, au moment où le cheval s’é- croulait sur le sol. Et quelle ne fut pas sa stupéfac- tion de n#= pius trouver en face de lui qu'un personnage pâlot, vêtu d’un complet gris, coiffé d’un petit chapeau de paille très ridicule pour le pays, et dont, à son estime, il ne devait faire qu’une bouchée. Cependant, en présence de ce nouvel ennemi qui lui tombait des nues, Grafft jugea que la témérité n'était pas de mise. Avec une promptitude prodigieuse chez ce grand corps, il se mit à l'abri derrière le corps de son chewal et se prépara aux extrémités néces- saires. La partie cessait d'être égale en- tre lui et Michon. Je cow-boy al- lait combattre derrière une sorte de rampart. Claude, superbe d’au- dace, à la vérité, mais ignorant jus- qu'aux moindres éléments de ces rencontres dans les prairies, restait debout et à découvert, offrant, une cible vraiment trop facile aux balles du revolver dont le berger allait se servir. ‘“Rentrez donc sous bois, mon neveu,” lui cria Martin. Par un phénomène curieux, beaucoup moins rare qu’on ne pen se, pourtant, Claude se sentait ur: sang-froid extraordinaire. En ce moment, iln’y avait plus pour lui que la bataille. Sa première crâ- nerie, excitée par ses nerfs, venait de se transformer, devant le dan- ger, en un courage froid, lucide, dont il ne songeait même pas à s'é- tonner. Ilétait lui-même sur le sentier de la guerre. Le conseil de Martin lui parnt dicté par la plus sage prudence Tenant toujours son ennemi en joue, il recula lentement, pas à pas, revenant vers le couvert. Si bien que la vaillante Billen-! brock, son rifle à la main et prête à s'élancer à son tour, en disant : ‘Il est fou, cet être-là !’’, renfonça son exclamation et ne s’avança que pour lui faire entendre cette nou- velle recommandation : ‘‘Jetez-vous derrière ces arbres, à gauche. ’’ Claude continuait à battre en retraite, et, sans perdre de vue le cow-boy, attendait que l'arbre en question fût à sa portée. Mais pourquoi Grafft ne tirait-il pas ? ce, que celui-ci était un tireur dont tous les coups portaient. Il s'agissait donc pour le ‘‘Ja- guar-Blanc'' de ne pas offrir à corps à canarder, et en même temps | de se débarrasser du jeune et éton- | nant ennemi qui venait de tuer son cheval. | Son cheval !,..Une idée superbe germa dans son cerveau de puis- sance brute. Il se pelotonna aussi | bien qu’il put entre les jambes de la bête morte, pour que pas un coup de feu ne l’atteignît, et dans cette position peu commode, il en- treprit de pousser le cadavre du mastodonte jusqu,aux premières ronces du bois ; une fois là, il savait très bien ce qu'il ferait. Mais le corps du quadrupède était cruelle- ment lourd. On dit ‘‘peser comme un âne mort’ ; vous pensez qu'un cheval de cette taille devait avoir un poids autrement énorme. Néanmoins, le drôle était doué d’une force si extravagante qu’il parvint à faire mouvoir l’abri der- rière lequel, pour le moment, il se garantissait d’une catastrophe su- prême. Le terrain, légèrement en pente, était d'ailleurs favorable à cette tentative sans pareille. Dans les ranchos, il était arrivé parfois au ‘‘Jaguar-Blanc’”’, pour faire étalage de sa vigueur, d’em- porter un cheval ordinaire sur son dos. Donc, sa prétention de faire glisser la charogne l’espace de vingt mètres, car il était très près du bois quand Claude l'avait si fâ- cheusement mis à pied, sa préten- tion, dis-je, n’était pas exorbi- tante. L'Aigle-Impétneux comprit bien- tôt la manœuvre du cow-boy et se glissa de nouveau dans les buissons. De son côté, Michon, sans y mettre de malice, jugea qu’ilserait mieux, pour le recevoir à l'endroit où Grafft devait vraisemblablement quitter son refuge, et il alla s’y poster délibérément, sans se sou- cier des objurgations de son oncle, qui s’enrouait à le vouloir retenir. I! ééait debout et prêt à tout, ce vailiant vieillard. Annah Billen- brock. elle aussi, se tenait en me- sure de lâcher toutes ies balles de son magasin, car son rifle, d’inven- | tion toute moderne, était à répéti- tion. Elle s’arrangea de façon à! ne pas s'éloigner trop de son mari, | tout en appuyant Claude, lequel ne | pouvait être comparé qu’au bouil- ; lant Achille. Elisabeth Gartner, | folle à la fois de terreur et de haïi-| ne, restait revolver dans chaque main, attendant la mi-| ' immobile, un nute propice pour lâcher ses douze projectiles sur son abominable per-| sécuteur. Boubou avait disparu. Cependant, Grafft se rapprochait | peu à peu, au prix de tels efforts, qu’à huit mètres du bois, il prit un quatre instant de repos, trois ou minutes, au bout desquelles on vit le corps du cheval avancer, avan cer jusqu’à toucher les premiers buissons. Là, il reprit haleine de : nouveau. Et, enfin, il bondit tout à coup | L'Indien l’a-! var il était agile | comme un jaguar. vait bien nommé, et le:te aussi, ce colosse. D'un saut il fut sous les arbres. Habitué comme il l'était à cette guerre d'embûches, il vit Michon qui levisait, et qui le manqua. Lui-même déchargea son revolver sur le mari de Sophie, mais la balle entra dans le gras de l’épaule seu- lement, grâce à un écart que Claude esquissa fort à propos. Les deux adversaires n'étaient, pas à trois mètres l’un de l’autre. | Le cow-boy franchit cet espace en’ rugissant et saisit Claude par le: Il y avait à cela deux raisons. La première, c’est que le sang lui coulait sur les yeux et lui enlevait | la faculté de viser avec soin. L'au-) tre, c’est que l’Aigle-Impétueux, après s'être dissimulé dans le bois, venait de paraître à découvert et | manœuvrait, en rampant, de façon | à tourner la position de son en- nemi. | Le brave Indien n'avait plus qu'un bras disponible, mais, pat une chance heureuse, c'était le bon. | Et le eow-boy, atteint en plein! front pay la première balle du noms lie ie PR CRE TUE, di DR cou...Une, deux; trois détonations | retentirent. Annah venait de ti- rer sur le géant presque à bout portant. Grafft lâcha Claude, ma- chinalement, pour s’élancer sur ce nouvel agresseur, dont il ne soup- connait pas la présence, et. fou de rage, il mit sa large main sur mis- tress Martin. Elle s’affaissa, la pauvre femme. L'ayant saisie dans un de ses bras, l'affreux géant allait l’écraser contre sa poitrine, quand une voix cria dans le fourré, en français : ‘A coups de crosse ! à coups de Peau-Rouge, savait, par expérien- (ren sur la tête !”? répondre à celui-là ; l'Indien la moindre partie de son du. | gantesque. ‘bou, sans se douter qu’il répétait pis pair vo tre audace et par votre | a Crié : ce que je n’ai pas entendu aussitôt ‘après ce nom :Charlie ? Un autre cri surhumain sembla ‘Charlie !”’ ee = SOMME SPECTAE Cela le fit hésiter un instant. Michon profita de la minute où le monstre resta stupéfait, pour lui asséner sur le front même un coup} de crosse tellement fort que son arme se brisa, elle aussi. Mais il avait sauvé sa tante, qui put faire quelques pas en arrière. reusement, le cow-boy avait saisi le rifle de la vaïllante Billenbrock, et, dans une exaspération de bête enragée, il la faisait tournoyer au- tour.de lui sans savoir ce qu’il fai- sait, aveuglé qu'il était par le sang découlant de son front deux fois fêlé. Michon, désarmé, ne bougeait plus. Le cow-boy allait de si bon cœur qu’il frappa l’arbre derrière lequel celui-ci s'était réfugié et que, croyant avoir cassé une tête, il lÂcha le fusil pour étrangler ce- lui qui lui tomberait entre les mains. Il était tout de même admirable, cet horrible bandit. Avec trois ou quatre balles dans le corps; la tête fendue, il déplo- yait une vigueur si redoutable que l’impatience commençait à gagner ses adversaires fatigués. Au mi- lieu du brouillard qui voilait sa vue, il aperçut Claude et voulu lui sauter dessus pour la seconde fois. Qu'’allait-il arriver ? Seul l'oncle Martin avait encore un fu- sil, mais il était loin du théâtre de la lutte. On vit quelque chose de noir qui sortait d’un fourré au ras de terre. Le géant poussa un cri de douleur et secoua sa jambe avec furie. C'était Boubou qui venait de le mordre au mollet avec toute la vi- gueur dont une mâ choire de jeune nègre est capable. En même temps un éclair bril- lait, la laine d’un couteau s’enfou- çait entre les deux omoplates du Juguar. C'était Elisabeth qui ve- nait de frapper, ivre de rage ven- geresse. Grafft, cependant, restait debout, et, redoutable, allait encore s’élan- cer, quand une balle dans la tempe le coucha enfin sur le sol. Il était mort. Deux clameurs de victoire se f- rent entendre, l'une, poussée par la jeune Gartner, et l’autre, par l’Aigle-Impétueux, dont le rifle venait de mettre fin à cette tra- gédie. XXIII Etendu sur un lit de ronces, le cow-boy paraissait encore plus gi- ‘Comme il est grand !”’ dit Bou- un mot historique. you will find them very interesting. .VALUES There is no argument half so convincing as the evidence of your own eyes. For that reason we want Malheu- | you to inspect our stock of Winter Dry Goods. We will be most pleased to exhibit our stock and value Rio dir ie lis sus ..... .... DRESS GOOD:= Â All the newest Blacks and Colors, Rough Tweeds, Freizes, Plain and Striped Zibiiines, Cheviots, Serges | essential cold weather Home Furnishings for you te Etc., also a snap in 50 inch suitings, good value at 50 | choose from, that will make it easy for you to find per yd and not an off shade in the liue, now WRAPPERETTES Besides the usual range of English and American patterns we have a line of Canadian. colors, good values at 15c now for...,........ 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L'Aigle-Impétueux, froid et calme à côté de Boubou, tendit le bras dont il pouvait disposer vers un fourré ; on se dirigea de ce côté et l’on y trouva un jeune garçon, près duquel se tenait Elisabeth, qui, dans la détente de ses nerfs, pleurait à chaudes larmes. Voici ce que Charles Noiret ra- conta pour expliquer sa présence : Grafft, arrivé à Little-Mount vingt-quatre heures après l’incen- | die, s'était emparé de lui par tra- hison avec l’aide de trois où quatre autres bandits. | Î Lo character and gooi ripu'ation in e&kh state (one in this conniy required) torce present and adveitise 6ld esteblished wealthy business house of sclid finan : cial standing. Salairy 821.60 week}: ! with expenses additional, all payable i: cash each Wednesday direct from b:sao offices. Ilorse and eurrisge furnishec when nece-sary. References. Enclos self-addressed - envelope. Colonial Co. 433 Dearborn St., Chicago. M 18 16 W Ceux-ci l'avaient emmené hors de la ville, et, l’attachant à un che- val avec des cordes, zeppa, avaient lâché la bête au rii- lieu d'un troupeau habitué à suivre une de ces jumeuts conductrice: qu’on appelle capitanas. Le cow-boy était à cheval et avait mis en march, : cavalerie et son prisonnier, disant à ce dernier ; comme Ma eusuite monte 2 n | ‘“Lisabeth Gartner est morte brüû- | - lée. Je vais te conduire auprès de son cadavre, après quoi tu pourras faire une prière, car je lui ai juré que je te tuerai.”” Charlie n'avait rien compris à ce discours. Il ne croyait pas un mot de ce que lui disait Grafft touchant la mort d’Elisabeth, mais il s’atten- dait à mourir quand, dans la jour- née, au moment où les souffrances qu'il endurait dans son atroce sup- plice, arrivaient à leur apogée, son cheval, blessé d’un cou de feu, s'arrêta. Un Indien le débarrassait de ses liens, l’emportait dans ses bras et le cachait dans le bois, meur- tri, sanglant, hors d'état de remuer ni bras ni jambes. Il n’en savait pas davantage. (A Suivre) McDonald's Conditions Powders. X 2XO X There is no better Blood Purifier or Nerve Tonic in the world. Every package is guaranteed. Put up in full pound packages. Price 30 cents. The ordinary so-called condition powders are put up in half pound packages and sold without guarantee at 25c. a package. Mac- Donald’s Condition Powders are put up in full pound packages and are fully guaranteed, and sell only at 3oc. a pound. See ? MacDonald’s Drug Store, Water Street, Summerside, is headquarters for Pure Drugs and Veterinary Remedies. JAMES MacDONALD, D. V. S. Summersid ni — “Let the GOLD DUST twins do your work.” RS IT 2 ù | GOLD is a woman’s best friend when wash day co around. It makes the clothes sweet ue dia. Takes only half the time and half the labor of soap. 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