PAU : JR RNA : é D are À 2 Ê 11 +4 LE ec décourager jamais. à compose d’une trentaine de curés, à À de juges, de magistrats, de jure ; oo np om mo 4 à a Aer PSE DA -OU ETS Sn man mare pres es " = sn I RE de RE RP PA Lee Emma ee Convention Acadienne: Il se fait de grands préparatifs dans les provinces maritimes pour tenir une convention plenière des Acadiens, à Arichat, au Cap Bre- ton, Nouvelle-Ecosse, le 15 août prochain. Aveo une attention délicate dont aous lui savons gré, le Comité exé- cutif a réservé dans le programme de la fête une commission, la cin- quième, aux Canadadiens-Fran- çais. Nous nous en irons à Ari- chat, non pas comme des étrau- gers, mais comme des frères qui se réunissent sous le toit paternel, ou chez quelques amis, pour y deviser des affaires de famille : ‘‘Fratres in anur.’? — Vous êtes des nôtres, nous di- sent mos frères de l’Acadie, et quand nous nous réunissons, vous avez votre place au foyer. Veilà un précédent, puisque, aussi bien, aous sommes un peu Auglais par rapport aux précé- deuts, dont nous nous souviendrons dans la province de Quwébec, quand nous nous réunirons de nouveau en convention plenière. Il faut désor- mais que les Acadiens aient leur place marquée à côté de mous dans mes réunions nationales. Nous sommes de la même fa- mille, le sang qui coule dans nos veines a une commune origine, et nos aspirations nationales sont les mêmes. Notre histoire, il est vrai, dif- fère de celle des Acadiens, les deux éolonies ayant eu jusqu'en 1867, ae existence séparée ; et à la Confédération nous étions à peu près aussi étrangers les uns aux autres que nous le sommes aujour- d’'hui avec les Louisianais. Mais maintenant nous formons une seule et même nationalité, et si les Acadiens, plus faibles, ont besoin de nous et nœus invitent à leurs fêtes ; de notre côté, vu l'apport qu'ils nous donnent dans la Confé- dération Canadienne, 130,000 âmes françaises, lorsque nous sommes débordés par les races étrangères, nous avons toutes les raisons du monde de leur tendre la main, ot, du moins, de répondre à leur ap- pel. Aussi bien, avons-nous quelque leçon à apprendre de ce petit peu- ple, qui lutte depuis 6i longtemps pour son existence nationale, sans Nous, au moins, dans la province de Québec, nous avons toujours eu la supériorité du nombre, et, en dehors des sombres jours de la con- quête et de la tourmente de 1837, notre existence nationale æ’a jamais été bien sérieusement en péril. Les Acadiens sent en minorité numérique, chez eux ; et le dan- ger, qu'ils ont conjuré du côté des Anglais protestants, les menace maintenant du côté du clergé ir landais. On leur refuse absolumemt toute participation dans l& hiérarchie, et quelqu'un d’autorisé neus assure qu'il est assez malaisé à un Aoa- dien d'arriver à-la prêtrise. Il y avait cinq évêques dans les provinces maritimes, dont pas um seul acadien. Les Acadiens, par la voix de leurs chefs, demandèrent avec toute la courtoisie possible, qu'un évêque ‘‘d’'origine française’ fut nommé à la première vacance. On vient, pour réponse, de nom- mer deux autres évêques, l'un pour le diocèse de Saint-Jean, à pen prés moitié français, et l’autre pour le diocèse de Chatham, aux quatre-ciuquièmes français, et ces deux évêques sont l'un et l'autre irlandais. Il y a aujourd'hui sept évêques et archevêques en Aoadie, dont pas un seul n'est Acadien ! La lutte est, paraît.il, en cour romaine. Dans l'intervalle, faute de con- cours dans le haut clergé, les mo- yens d'aotion de oette population toute catholique sout paralysés. Ils auront tout de même leur convention nationale, cette année, le 13 août, fête de l’Assomption, à Arichat, au Cap-Breton, et un grand concours de Canadiens-fran- caisse joindra à eux, nous ex avons l’intime oonviction. La commission canadienne se engagée as … » par Son Eminence le cardinal Mo: PEL RC Es T'IMPARTIAL, JEUDI LE 12 JUILLET, 1900. listes, avec M. Raphaël Bellemare, de Montréal pour président, et de M. le lieutenant-gouverneur Jetté pour patron. Sir Wilfrid Laurier sera le prin- cipal orateur Canadien de la con- vention. Le voyage des provinces mari- times vaut pour lui-même le peine de se faire. Le prix du billet sera, de Mont- réal à Arichat et retour, de $13.50 et la durée, du 13 au 28 août inclu- sivement. Ceux de nos lecteurs qui ont quelque villégiature lointaine à faire durant la chaude saison, fe- ront bien de se prévaloir de l’ex- cursion au Cap-Breton. Moyennant une légère augmen- tation de prix, des billets valables pour un mois pourront être émis, en s'adressant à M. D. L. Desaui- niers, Chambre des Communes, or- ganisateur de l’excursion cana- dienne.—Le Temps. Mgr. Falconio A CHARLOTTETOWN. —— Comme nous l’anoncions dans notre dernière édition, Mgr. Fal- conio est arrivé mardi passé à Charlottetown vers les sept heures du soir, sur le vapeur ‘‘Princess’'’. Des démonstrations grandioses ont eu lieu à l’occasion de la visite de l’illustre personnage. Samedi ma- tin, Mgr. Falconio s'est rendu à Summerside et a traversé à la Pointe du Chène en route pour St. Jean, N. B. À l'occasion de sa visite, nous publions la courte mote biogra- phique suivante du délégué papal : Mgr. Diomède Falconio est né le 20 septembre 1842 à Pescocos- tanzo, petite paroisse du diocèse du Mont Cassin, dans les Abruz- zes, en Italie. Il entra dans l'Ordre de Saint François à l'âge de 18 ans, le2 septembre 1860. À la fin de ses études, terminées sous la direction de savants reli- gieux de la province romaine de son Ordre, il fut envoyé aux Etats- Unis en qualité de missionnaire : et c'est là que le 4 janvier 1866 il fut ordonné prêtre par Mgr. Timon, évêque de Buffalo. Durant ce premier séjour en Amérique, Mgr. Falconio occupa plusieurs postes importants dans les maisons de son Ordre : il fut tout d’abord nomraé professeur de philosophie et vice président du collège franciscain de Saint Bona- venture, à Allégany, dans l’état de New Vork [1866] ; puis pro- fesseur ds théologie et secrétaire de la province franciscaine de l’Im- maculée-Conception [1867] ; en- suite président du collège et du se- minaire de Saiat Bonaventure [1868]. La même année il fut char- gé d’une mission de oonfiance à Terre-Neuve par Mgr. Carfagnini, évêque du Havre-de-Grâce. L’an- née suivante, Mgr. Carfagnini le choisit pour son secrétaire et le nomma administrateur de l’église cathédrale du Hâvre-de-Grâce. Mgr. Falconio quitta cette ville en 1882. À son départ, il fut l'ob-! jet des plus touchantes démons- trations de ia part de la pepulation. Après avoir de nouveau rempli di- vers offices aux Etats-Unis pen- daat un an, il revint en Italie à a fin de 1884. Il venait d’être élu provincial des Franciscains dans les Abruzzes. Il fut successivement réélu pro- vincial, nommé commissaire et vi- siteur général de la province de Saint Ange dans la Pouille [1889]. En octobre de ia même année, le chapitre général des Francis- cains le choisit à l'unanimité pour procureur-général de l'Ordre. Et tout en remplissant cette fonction, | il fut chargé plusieurs fois de mis- | sions délicates et difficiles comme | commissaire et visiteur général| dans diverses provinces franciscai- | nes [1889 1892]. | Il était sur le point d'aller visi- ter la France par commission dé son général quand Léom XIII le préconisa, 11 juillet 1892, évêque de Lacedonia. Le 17 du même mois, Mgr. Falconio était sacré à Rome, uaco Ja Valetta, doyen du Sacré-| Collège. Ii fit son entrée solennelle dans| le diocèse de Lacedonia le 2 février 1893 ; et se mit aussitôt à l’œuvre, se eonciliant le respect et l’affec- tion non seulement du clergé et des fidèles, mais aussi des geutorités civiles. Quelques années plus tard, le 29 novembre 1893, le Saint-Père, jus- te appréaiateur du mérite, élevait l’évêque de Lacedonia aux sièges archiépiscopaux réunis d’Acerenza et de Matera, dans la Basilicate, lesquels renferment 150,000 catho- liques. C'est là, au milieu de la vénéra- tion universelle de son peuple, que Léon XIII est allé chercher Mgr. Diomède Falconio, pour le nommer premier délégué apostolique apos- tolique au Canada. Obéissant à l'appel du Saiat Siège, le vénérable prélat quitta sa résidence de Matera le 22 août 1899, et le 2 septembre suivant il était reçu en audience de congé par Notre Saint Père le Pape Léon XIII. Mgr. Falconio a renoncé au dou- ble archevêché d’Acerenza et de Matera, en acceptant sa lointaine délégation ; il est aujourd'hui archevêque titulaire de Larisee. Assemblee Publique À Arichat Une assemblée publique a été convoquée le 30 juin, dans le but d'organiser les differents comités pour la reception des visiteurs à Ariohat le 15 août prochain, à l’oc- oasion de la quatrième Convention Acadienne. L'honorable Isidore LeBlano occupait le fauteuil. D'abord Mon- sieur le Docteur LeBlanc expliqua le but de l’assemblée, puis l’on pro- ceda à l'élection des officiers géné- raux et des présidents des diffé- rents comités, qui sont comme suit : Offoiers généraux, President. Le | Docteur A. A. LeBlanc. | Vice President, Amédée LeBlanc! Sécrétaire, Jean B. Boudreau. | Trésorier, Francis Boudreau. Rapporteur pour la presse.—| Georges À. Vigneau. President du | Bomité d’Amusement-Thomas Le- Blanc. Président du Comité de re- ception à l’église-Eugène Bouché. | Tables de rafraichissements-Les | Révérendes Dames de la Cong. de! Notre Dame. | Organisateur des excursions en! bateau et en voiture. Jean Hureau. | Police Benjamin Lançon. | Les officiers généraux se char-| gent de faire les décorations, et de! procurer le logement aux visiteurs. Par ordre du Comité Jean B. Boudreau. Arichat, C. B. Le 6 juillet, 1900. Burdock | | Blood Bitters. | Umfraville, Hast- ings Co., Ont., says: “My little boy, two and a halfyears old, wasina terrible con- dition and suffered a great deal from scrofulous sores. My husband bought a bottie of Burdock Blood Bitters for him and gave it to him, and by the time he had finished the second bottle there was not a sore to be seen, On account of this won- derful cure Ï can honestly recommend B.B.B. to z°1 who suffer from any disease | arising from bad blood.” Mr. Oliver J. 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