Le Er FAT … chili dr dde ‘gile Clé sus à D Me pe de HAE à pi È bu à ds. ï (a # ps romtspnmtntheo émnsen he ya 2. DE HEURES NUE + FR LAN Ps EPP MTS DEN EURE RAT M RE Æ L és RE “ PAPIER LU A LA DERNIERE CON- VENTION DES INSTITUTEURS ACADIENS TENUE A MIS- COUCHE Par M. EMMANUEL ARSÉNAULT, INST. M. le président, MM. les membres du clergé, Mesdames et M:ssieurs : Le sujet que je me propose de trai- ter mérite d'être développé beaucoup mieux que Je puis le faire, En effet ma faible plume hésite et se refuse a dé- crire cette belle expression : langue française. C’est sur les rives du Rhin que na. quit notre langue. C'est la, dans les bras d’une Gauloise, qu'elle fut berg‘e et nourrie. C’est la qu'elle grandit en beauté, en politesse, et eu dignité. Oh! ne langue d'amour, embellie par Racine, | tu es la messagère immortelle portant aux limites du globe, Ja parole de Dieu. Tu glorifies partout le nom de l'Eternel. Un jour de braves marins quittè- rent leur beau pays, et, après s'être fait long temps balloter sur les flots d'une mer en courroux, arrivèrent en- fin sur un rivage étranger. D'un coté leur regard se perdait dans l'immense océan, de l’autre coté s'étendait une vaste forêt vierge dont le silence n'’é- tait troublé que par le eri ranque de quelques bêtes fauves ou par le clique- tis du tomahawk de l'Indien non ci- vilisé. Ces marins partis de la Gas- cogne, ancienne province de la France, venaient conquérir a la ci- Vilisation et gagner a la religion du ES EG EE SERRE L'IMPARTIAT,, JEUDI LE 18 AOUT, ‘nous, instituteurs et institu‘rices, de l'étudier, de la pratiquer afin de pro- pager cette langue charmante. Les moyens mis a notre disposition aujourd'hui, pour apprendre le fran- çais, sont faciles. La jeunesse trouve des écoles qui ne font pas mauvaises bésogne, malgré le système défectueux qui, grace aux efforts répétés de notre distingué ins- pecteur, s'améliore d'année en année. Nos collèges et nos couvents diri- gés par des religieux et des religieuses font un bien immense, moral et intel- lectuel. Nous avons de bons journaux que lon peut se procurer avec une somme très modique, et enfin de bons dictionnaires français qui, je crois se- ? raient très a propos dans chaque fa- mille acadienne, et avec lesquels on pourrait facilement comprendre sa lecture. Ainsi on pourrait chasser une foule de mots étrangers et beacoup d'expressions barbares dont malheu- reusement nous ne nous faisons pas scrupule de faire usage. Oui, c’est a nous la tache rude, mais noble et glorieuse d'étudier et d’en- | seigner cette langue que les Anglais | nêmes envient et se hatent d'appren- dre. ‘““L'Enseignement Primaire,” dans un de ses numéros, nous disait, ‘Les grandes fêtes religieuses qui ont eu récemment lieu a Arles, France, nous | revèlent une fois de plus combien le français est cultivé dans les hautes classes de la société anglaise. | Mgr. l’évêque de Southwark prêche jun sermon dans un français choisi et | digne d’un évêque de la mère patrie” ‘Le jour de la cloture des fêtes son |Eminence le cardinal Vanghan, ar- taire d’un hôtel d'Anderson {Indiana}, où elle a passé une semaine. Quand il s'est agi de régler ,a note, l'hôtelier a récla- mé le jayement pour deux per- sonnes, sous le prétexte qu'il a- vait nourri leux bouches qui ava eit mangé au moius pour deux femmes. Millie a énergi- nothing like it for an even- uement protesté tout r ù q Fr protesté, surtou és {ng’s entertainment at home or in thesocial gath- le princip', car elle ne veut pas | ering. You can sing or talk to it and it will ng tion oftheage, Alwaysready to entertain. It requires no skill to operate it and repro- duce the music of bands, or- chestras, vocalists or instru- mental soloists. There is A15s 4 1r LoË T].! your song or v'ords. laisser établir de précédent. El Other scale talking machines reproueo 4 1 , ‘> ‘ on1y records of Cut an subjects, specia le a fait valoir que si, en effet, prepared in a laborato but he Graphophone y se à not limi suc ormances. On the Grapho- ele avait deux têtes, quatre phone voucan easily makeandinstanti reproduce ° records o e voice, Or any sound. us cont- bras et quatre jambes, elle n’a- stantly awakens new interestand its charm is ever s , +, fresh. The reproductions are clear and brilliant. vait qu'un corps et ne formait £ If (Q:" qu'une seule et même personne. k raphophones alé SÛ OS w / x | + , * Et elle a rappelé à ce propos raison and incdonald, Our establishment is hend : ; grises of the world for Talking Machines and que, récemment, elle avait ob-) "Talking Machine Supplies, Write for catalogue. tenu gain de Cause contre un conGucteur de chemin de fer Columbia Phonograph Co. Dept 30 _ avait voulu lui faire payer 5123 Main Sr. Burraro, N. Y. eux places. En dépit de ces à explications assez plausibie:, New York Paris, Chicago. l'hôtelier d’Anderson a mainte-| St Louis Philadelphia. nu ses prétentions, et il assure! Baltimore. Washington, Buffalo qu’au termes des lois de l’India- na il est parfaitement dans son droit. L'affaire en est là. reproduce immediately and as often as desired, ! Christ ces hordes de sauvages, qui a-| chevêque de Westminster et Primat vaient en plus grande partie oublié | d'Angleterre prononce en français un ies préceptes de la loi naturelle. Nous | discours si éloquent que l'auditoire €- sommes heureux et fiers de proclamer |clate en applaudissements malgré la que ces nobles enfants jetés par la/|sainteté du lieu. Voila ce qui démon- Providence dans les profondeurs des !tre a l'évidence l'influence et 12 popu- Tells of relief from suffering by forêts, ont grandi chaque jour, en|ljarité dont jouit notre langue. Conti- Dr. Fowler's Ext. of Wild Strawberry. honneur, en puissance, en vertu, €et|nuons donc avec un zèle ardent et en- que, malgré les orages attirés SUT | flammé de jeter cette semence intellec- leurs têtes par une race ennemie, Ont !tuelle qui sera récoltée par les généra- wardé intact l'héritage de leur loin- tions présente et future, et n’en dou- tain pays. C'est une langue qui doit | tons pas, nos conventions sont comme être la sauvegarde de notre avenir !|d'autant de rosées fécondes qui dés- comme nation. C'est une langue qui!cendent pour en stimuler et en hater À Martyr to Diarrhoea. | | Î | | à ue are many people martyrs to owel complaints who would find Dr. S | Fowler’s Extract of Wild Strawberry a | pectac es wonderful blessing to them. It not only checks the diarrhæa but soothes and heals Spectacles permanent relief is obtained. Mrs. Andrew Jackson, Houghton, Ont. renferme des charmes inconnus auxX|la croissance. Qui oserait dire que, langues étrangères ; une langue enfin, qui à pour attributs la politesse, la waîté et la dignité. Souvent nos ennemis vainqueurs ont tenté de nous ravir notre langue | et nos lois : mais nulle force, brigue ne peut étouffer ce qui est bien enraciné dans le cœur. Qu'il nous soit cher ce langage de nos ancêtres, puis- qu'il leur a couté tant de peines et de uisères. Oui ces nobles pionniers ont recueilli l’ardente parole de ee génie Irlandais, ce prêtre catholique et ce wrand citoyen: ‘Amis, la forêt vous attend : Devant vous se déroule un monde magnifique, Qui veut de vos efforts l’aide patri- otique, \ otre langue et vos lois, votre reli- | de succès, mais encore seront un ex- | nulle | | parmi nos Acadiens, l’on ne pourra ja- imais produire des hommes comme | Sir Alexandre Lacoste, feu Sir J. A. | Chapleau, Alphonse Lusignan, Mgr. | Gravel, etle Revd. Père Gendreau, supérieur des Oblats d'Ottawa ? Qui | peut dire qu'il ne se trouvera pas | dans les générations futures des écri- | vains acadiens qui pourraient se ran- œer avec Fréchette, Garneau, Danse- | reau, LeMay, Legendre et Sulte, cette | pléfade de talent qui brille aujour-| | d’'hui sur notre beau Canada. Déja ‘l'Acadie contemple avec joie dans la | personne du Sénateur Poirier un écri- | vain dont le style virile et la facilité | d'expressions fait l'admiration de la | puissance. Espérons que ses nobles ef- iforts non-seulement seront couronnés | | | the inflamed and irritated bowel, s0 that | Chas. Daltoa, Druggist, has been appointed sole agent for years I have been a | Tignish and district for the sale sends the following letter: ‘ For the \ past two or three | martyr tothat dread- ful disease diarrhæa. I tried every remedy I heard of and spent Ra good deal of money of the celebrated Lazarras spec- (tacies and Eye Glasses. These glasses are clean and cool io the _R eye and are made of the finest Btrying to get cured |: : . . Pbut all failed until | English quality steel and parti- I happened to read |cular attention paid 10 the glas- La ing Di |Ses as they are free from FE Fowler’s Extract of | scratches and bleraishes and are Wild Strawberry. I purchased à bottle | à boom to all spectacles wearers. | and commenced taking it according to |: | directions and was cured in a very short | These glasses are recommended | time. 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Cramps aud all kinds of pain upwards. de Maricourt, Iberville, de Saint-Hé- | vancer avec le temps, il nous élever: ne | CHAS. DALTON lène Longueil et de Bienville, cette fa- | 6n un rint, il faut que notre peuple + Lee mille chevaleresque qui maieré los! he 1: : ; à . DRUuGGIST Rev: “ | sache se distinguer où au moins sel S , Ç | t ni durs climats, brava gaiment les com- comparer favorablement avee nos frè- ummer omp alint lignish June Jth,_—1y bats pour défendre notre cause. Nous !|,6$ du St. Laurent. Et quels sont les | | n'oublierons pas les immortels Cham- moyens d'y arriver ? le travail, l'é- | AND | OC CRC RC UN ACTES plain et Laval, ces deux champions dont les noms seuls rappellent tout ce que l’amour de la patrie, la religion, et la foi peut inspirer. Nous avons raison d'aimer notre langue et ceux qui sont assez laches pour l'oublier méritent d’être marqués | du stismate de l’opprobre risquant en même temps de perdre et leur langue et leur foi. Songeons comme nous le fait re- marquer un journaliste au sort de la Louisiane, terre jadis française, terre encore française mais ou l'on vient d'abolir l'usage ofliciel de la langue française. ‘Et qu'on le remarque bien” ajoute ce journal ‘‘ce n'est pas] le wouvernement éentral de Washing- ton qui a décrétf cette déchéance de la plus belle des langues c'est la Louisiane elle-même, grace a l'apathie, a l'indifférence, a la mo- lesse des français américanisés qui n’ont su défendre leurs droits.” ‘Si aujourd'hui le Canada est le dernier rempart de l'influence française en A- mérique, c'est un honneur aussi re- doutable que crand” Mais non ! notre peuple est trop noble et trop fier de son origine pour forfaire a ses destinées et pour s’ou- blier comme nos frères de la Louisi- ane. Non, l'union fraternelle chez nous est encore trop forte, notre ave- nir trop brillant, et notre peuple trop patriotique pour se douter d’une telle chute. Pour arrêter notre marche, pour anéantir le charme et la puis- sance magique de notre langue, il fau- dra effacer de l’histoire de notre pays les noms de ces immortels héros ve- Aus de Ia France, et sans lesquels l'histoire ne serait rien. Pour effectuer la ruine de notre langue il faudra changer les roms des rivières. des lacs. des comtés des pa- roisses, Le permettrons nous ? Non. notre Grand Canada demeurera français. Oui, belle langue, tu resteras au milieu de nous et nous appren- drons a nos enfants a te connaître, a | : | t'aimer a t'étudier et a te chérir. N'’est-| des plus abondantes, pour peu sho?. | ce pas notre devoir de la défendre et de la protéger cette langue, puisque nous sommes les descendants de cette race guerrière et héroïque ? puisque nos pères ont tant combattu pour nous la conserver avec nos lois ? Oh ! nous se- rions injustes et ingrats envers nos | | 1. . . A 2 | aïeux, si nous ne marchions pas sur | deux têtes de Ja Caroline du | o leurs brillantes traces. Non, nous som- mes trop fiers aujourd'hui du beau nom de nos pères pour ne pas nous | toutes ls villes de l'intérieur | blicer sous leurs étendards. Oui, je le otre devoir a tous et Île modernes: | tude de la langue française et l'amour | + s . . | | de son pays. Et c’est a nous institu-! | teurs et institutrices avec la coopéra- |tion de nos dignes et zèlés pasteurs a tracer ce chemin qui doit conduire | notre peuple et le placer au niveau | des autres nations. Travaillons avec courage, énergie, et force au dével- loppement au progrès et au bonheur de notre pays, la patrie de nos pères et le berçeau de nos enfants, et comme {dit un écrivain, cherchons a assurer a [notre chère province la place que la | Divine Providence avec nos ressources | économiques nous a permis d’ambi- | tionner sur ce continent. RECOLTES AU MANITOBA | | Les rapports des cuftivateurs | qui ont leurs f>rmes sur la ligne. du Pacifique Canadien ont l’es- | poir de faire une récole splendi- de, cette année. Entre Regina et la Portage La Prairie, le blé est particulièrement très beau et | promet beaucoup. S1 Ja tempé- lrature continue aussi clémente, | la moisson commencera vers le 15 du courant. La semaine der- |nière a été froide et orageuse. Sur Ja ligne de Loraine, au sud de Manitoba, l'abattage du blé est déjà commencé en quelques ‘endroits. On a commence à abat- ‘tre l'orge samedi. Sur les lignes | Glenboro et Souris, le blé vien- dra plus tard : il est beau ce- l | pendant. On estime qu'il rendra | 2 x , 15 ou 18 boisseaux à l'arpeut. | Dans l'Alberta, la moisson sera qne le beau temps continue. Î | LA FEMME À DEUX | | me | Millie Christine, la femme à TETES nord, qri fait sensation dans Î ‘où elle s'’exhibe, vient d’avoir ‘imrose particulièrement a des diff :ultés avec le vroprie-) Ripans Tabules cure nausea. | Cholera in all forms | | | | PENDLETON’S EXCELSIOR | PANACEA JRUG STORE Price 25 cents j | | ALBERTON. 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