So CE : Nos Freres Acadiens (De ia Tribune, Wonsocket) Dimanche dernier se réunis- saient à Waltham, à la salle Lafa- yette, les délégués des diffé- rents oentres acadiens de l'Etat du Massachusetts pour s’enten- dre sur les moyens à prendre Pour célébrer avee pompe et splendeur leur fête nationale du 15 août prochain. L'assemblée fat appelée à l'ordre à 1.30 p. m., par M. Fer- dinand Richard, secrétaire de la société L'Assomption de Gard ner. Dans quelques paroles aussi bien dites que pensées, il expliqua le but de l’assembiée et suggéra le choix d'un prési dent pro tem. Sur motion, M. F M. Cormier fut appelé à prési der et M. F. Richard fut élu se- crétaire pro tem. L'auditoire, qui était nombreux, composé d'Acadiens et de Canadiens, applaudit au choix de ces off. ciers. M. le président demanda aux 2% délégués de prendre 'eurs siè ‘ ges sur l’estrade et on procéda aux délibérations, discutant le+ trois points suivants: Allons- nous chômer la fête nationale d'une manièe générale, cette année ? Où allons nous Ja ch6- mer ? Et quelles sont jes me- sures à prendre pour arriver à un bon succès. M. Urbain Arsenault, délégué de New-Bedtord, Mass, prend la parole et démontre le bien qu'il résulterait pour les Aca- diens des Etats Unis en chô. mant leur fête patronale, tout comme le font mos trères les Canadiens et les autres nationa lités. M. P. L. Vautour, de Worces- ter exprime le plaisir de rencon trer un Si grand nombre de compatriotes réunis pour orga- niser une aussi belle fête que celle du 15 d'août. 1i fera son possible povr en assurer le suo- res. ER | ! ! M. Jeau H. LeBlanc, déiégué de Waltham, dans un joli dis- cours, fait l'histoire de l’Acadie et insiste sur ce point: nous devons conserver les gages pré. cieux légués par nos aïeux, c'est-à-dire notre langue, notre religion et notre fête nationale, qui a été choisie en 1881 par ane convention de 600 délégués de toutes les parties du Canada. Les appiaudissements de l'auditoire saluèrent les paroles de ces orateurs. Les autres déjlé- gués furent heureux dans leurs remarques et demandèrent de célébrer la fête patromale. Voilà, nous le répétone, une nouvelle qui sera accueillie aveo joie et qui mous resonforte passable ment. Elle a même été Kgnte une révélation. Personne n'ignore que le nombre des A- cadiens qui se sont fixé aux Etats Unis est très considerable. Comment se fait il qu'un rap- prochement ne se soit pas en- core fait entre eux et les franço- américains ? Parlant la mème langue, professant la même croyauce religieuse, tout sem blait les porter les uns vers jes autres, et les engager à cimeu- ter entre eux une union défini- tive pour le plas graud bien de tons On ne l’a pas fait. Les sou- cis nombreux qui ont assailli les franoco-américains. depuis nombre d'années les ont, sans doute, empêché de chercher des amitiés solides partout où ils auraient pu en trouver. Epars eux-mêmes dans les Etats de la ci tionalité sortant de ses cendres et plus forte que la colère des tyraus, j'allais dire plus forte que Ja mo:t Maisilest des ré veils inattendus dont l'exquise douceur dépasse la profondeur de l'oubli qui les a r tenus dans l'ombre. Gelui qui permettrait aux Acadiens des Etats Unis et à leurs frères, les franço améri- cains, de s'entendre et se don- ner la main, semble être de ceux-là. Aussi saisissons-nous avec empressement l'oocasion qui nous est offerte de faciliter ce rapprochement désirable, à plus d'un titre, entre eux et nous, l'idée de chômer leur fète patro nale, indique chez les Aradiens un sentiment de fierté et de foi que nous admirons. Une nation alité qui a passé par Grand-Pré et qui est encore debout, prête à s'affirmer en fêtant l'idée qu’- elle représente, a quelque chose ds touchant, d'admi-able, digne de l'enthousiasme d'un Long. fellow. Et le 15 août prochain. fête d'Evangeline, la démonstration qui aura lieu à Waltham porte- ra la joie dans tout ce qu'ily a d'âmes libres aux Etats-Unis, chez tous ceux qui croient encore au Culte des ancêtres et en l’im mortalité des races fidèles à Dieu et à leur passé. Que 03 frères Acadiens célè- brent tien leur fete patronale. Nous les félicitons déjà de l'heureuse et fécond: initiative qu'ils viennent de prendre. Qu'iis acceptent nos souhaits de bonue fête et les vœux que nous formous à leur égard. Des délégués Acadiens ont assisté au cougrès franco-américain de Springfeid. @'+st le commence- ment dun cominerce amical entre leur élément et le nôtre. Que leur fête da 15 août prenne place à côté de notre 24 juin. J. L. K. LAFLAMMH. Les grands Pontificats A l'occasion des grandes fêtes qui ont lieu à Rome cette au- uée pour le jabilé de Léon X111, il est bn de rappeler ‘certains faits historiques. Trois pontifi- cats seulement ont été de plus longue durée que ce}ai de Léon X111 jusqu’à l'heure actuelle : ceux de St Pierre, de Pie VI et de Pie 1X. Le pontificat de St Pierre fut le plus long de tous et j’admouitton tradition- nelle : “Non videbis annos Pe- tri; tu ne verras pas les années de Pierre” reste encore vraie. Néanmoins, 1l est vrai que Pie 1X fat évêque de Rome plus longtemps que ne le fat le Prince des Apôtres. Quant à Pis Vi.qaifut éiu le 15 févrie 1775.et qui oélébra le vingt cinquième anniversaire de sou pontificat le 14 fevrier 1799, on ne lui fit pas de grande mouie pour son jubiié. Une au née avant, jour pour jour, le 15 f:vrier 1798, on avait proclamé ‘a républiqne romaine du haut du Capitole, et cizq jours pins tard on chassait le souverain Poutife du Vatican pour ie trai uer d'abord à Sienne, puis à la Oertosa de Florence où il com- mençäà son snnée de jabilé «ous les circonstances les plus pé- nibies. Huit mois plus tard 11 mourait prisonnier en France, après avoir été transporté par deux fois d une prison à l'autre Son iègne fat de 24 ans, huit céré- mois et quatorze: jours, c'est-à— Nouvelle-Angleterre, du New: Qire sept mois le plus que le Yorket de l'Ouest américain.!| optificat actuel de Léon X111 en butte à la plus abeorbante Le jubilé de Pie 1X commen- toutes, ils n'ont pent être pas | «, je 17 juin 1870 alors que Ja ongé à cette armée de frères, | ,uerre franco allemande rem- qui comme eux et avant eux}plissait l'Europe, et alors que le ont été frappés par l'injustice. à Concile du Vatican préparait la dt pt out: sé but lité Poe ou dt SL - L'IMPARTIAL cette armée de frères, à oette na- définition da grand dogme de | l'iafallibilité du Pape. Mais les grands préparatifs pour la céli- bratien du jubilé farent r duits/ à néan: le 20 septembre, lors-; que Victor Emmanuel enlesa! au Souverain Poutif», le Patri moine de Pierre. Comire son prédécesseur, Pie 1X célebra son jubiié ex captivité. Léon X111 commence sou Jubilé sous les mêmes circonstdhces dépio rables. L'{talie est la seule puis- sance qui n'ait prie aucune part dans les hommag-s qui n'out oessé de pleuvoir sur le Souv: rain Pontife Bien pins, comm: si elle vonlait accentuer daran tage l'esprit de rancuue et d'hostilité qu'elle a à l'égard da Vicaire da Christ, l'Italie (l'1ta lie officielle, bien entenda et non pas ses milliuus de fidèles) choisissait le premier jour des célébrations pour présenter au Parlement un bill du divoice, qui devait blesser jes senti meuts les plus intimes du Père de la Chrétisnté. Ce sont de tels fait qui méritent l'attention des Catholiques des Etats Uai: et de toux les autres pays, tout au temps actnel— New York Freeman's Journal. 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