æ “ 4 + : se 4 . les abbés Jean Gardet «t Théodore © FONDE EN 1893 DANS L'INTERET | DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN HEBDOMADAIRE vel 2. No 48. Organe, dans la langue pas du. le 6 9e 1. ABONNEMENT: UNAN SLO0 SIX MOIS 50€ F, J. BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISE in a ar iq - —à 22ieme ‘Annee. + | VINGT-DEUXIEME CONGRES DES INSTITUTEURS ET IN STITUTRICES ACADI EDOUARD, TENU LES 26 ET 27 AOÛT, Me:credi, le 26 août, 1914. Ce matin s'ouvrait à Palmer Road le vingt derxième congrès des in- stituteurs et institutrices acadiens del'Ile Prince Kdouard. A neuf heures. avait lieu la messe d'ouver- ture dite par M. l'abbé Jean Chias- sou. M. l'abbé Théodore Gallart accompaguait à l'orgue le choeur de chant qui étaitsous la direction de M. l'abbé P. C. Gauthier. Le sermon de circoustance fut pronou cé par M. l'abbé Nazaire Poirier, professeur au Collège St Dunstau. Après la messe les congressistes se rendirent à la salle paroissiale où devaient avoir lieu les séances du congrès. PREMIERE SEANCE À dix heures et demie eut lieu l'ouverture de la première séance. M. Denis D. Arsenault président de l'association est au fauteuil. S'ir l'estrade on remarque MM. les abbés Jean Chiasson, F. X. Gallant P. P. Ars nault, P. C. Gauthier, Joseph Gaïlant, et Nazaire Poirier. Parimi l'assistance on remarque MM Gallant, MM. Jeau O. A:senault et l'Inspecteur Marin Gailant. Un bon nombre des paroissiens sont aussi présents et la plupart des ins tuteurs et institutrices se sont fait uu devoir d'assister à cette séance. « Discours de Président, M. Denis D. Ar-enault M. Denis D. AÂrsenault, Président davus sou discours d'ouverture nous parla de plusieurs choses touchait l'eussigrement. Il nous rappelle tout le bien que font uos congrès et il espère que celui ci ne le cédera eu rien aux précédents. 2, Discours de Bienvenue; M. l'ab bé P. C. Gauthier. M. l'abbé P. C. Gauthier souhaite la plus cord'ale bienvenue aux congressistes. Il espère que leur ment satisfaits de la série de livres! ENS DE L'ILE PRINCE | de lecture Montpetit, et que nous ne A PALMER ROAD voulons pas de la série de ja Nou 1914 velle- Ecosse. 4° Rapports des Comités, Mile Joséphine Gallant lit une M. Marin Gallant, président du étude intitulée, ‘Quelques Conseils |Ccmité de coustitution, fait son Particuliers’’, Cette étude souleva | rapport. Il propose que l’article huit une discussion qui se continua |de la constitution soit amendée en|. pendant toute cette séance. Y pri- changeant les mots durant le cours rent part: MM. les abbés P.C. de l’année, en durant le mois de Gauthier, F. X. Gallant, Jean |mars, et qu'à l'avenir l’article huit Chiasson , Nazaire Poirier, P. P.}soit:— Arsenault, Milles Emma Arsenault| Ie Comité de Régie devra se ras- Joséphine Gallant, Minnie Gaudet | sembler à l'appel du Président, du Lucie Blanchard, Fidélis Gaudet;|rant le mois de mars chaque année MM. Moïse Gallant Sylvére Des-|afin de décider la date du prochain Roches, Alphonse Arsenault, Jean/|congrès, formuler un programme et O. Arsenault, Pierre (Gallant et|prendre les mesures nécessaires afin Marin Gallant. Un vote de remer-|d’assurer Je succès du Congrès. | ciments fut présenté à Mile Gallant Cette proposition est adoptée. et ensuite ou ajourna la séauce M. Moïse Gallant, jusqu'à neuf heures le lendemain | Coimié des Finanses, fait le rap- matin, port suivant: Les livres du Tréso ; Jeudi, le 27 août tier sont tenus correctement . A dix heures eut lieu la troi-|l'Association à aujourd’hui le 27 sième séance sous la présidence de|août, 1914, quaraute et une piastres M. Denis D. Atseuault. et quarante-cinq cents en caisse, Ce Prières; —M. l’abbé P. C. Gau-|rapport est adopté. thier. M. l'abbé PP. Arseuault, prési- ° Enrolement des meimbres. |dent du comité des résolutions, pré- M. le secrétaire prend les noms /|sente l2s résolutions, suizantes qui des membres présents. Quarante|sont adoptées unanimement, répondent à l'appel. 1e Ce congrès pédagogique re- 2, Etude: ‘Comment tenir Îles |inercie M. l'abbé P. C. Gauthier versée uni enfants oocupés pendant les heures | ainsi que ses parcissiens pour leur de classe,’’ par Mile Minnie Gau- (Du Bien {Public) us suffisamment à ce qu'il ya de fatigues, armes, de sacrifices multiples dans une elle qui sévit actuellement en Europe; son: jütes les vies et à toutes ‘les espérances eme feu et la mitraille; savons nous bien ce qu'il e aux peuples comme aux familles pour tempête sanglante? eu dire sans frémir le récit des horreurs, de Lou- vain, par exemple. Cependant il y a, suivant moi, quel. quechose de us dûr encore que de tomber sous les balies des Allemani ÿ c'est de voir son foyer désert parce que l'époux, le pète, lée frères, les fils sont partis pour la guerre £a et de se sentir sans autre appui set sans ceux de la charité publique; c'estde penser e vient pas il faudra longtemps marcher sur qu’à la fin porter au coeur des blessures geons-nous die portées pat faut d'en résister à cel On ne pet c'est d'être fab! autre pain ‘que que si la môl des ruines-et inguérissables B:. Pour uous Qui sommes nés et avons vécu dans la paix, ces malheurs sssemblent un peu à des rêves. Nous n’en pouvois COM fendre toute -l'amertüme. Il est vrai que quelques uns es nôtres sont enrolés sous les drapeaux, mais ils n ‘outk Yu encore que ie feu des marmites, loin des i obus de l'ennéfni. La presse seule leur a transmis les échos de la bataille,Æt ils s'en vont librement saus géneralement laisser de niisêtes derrière eux. Non, nous ne savons pas encore ce quel est que la guerre. Dans uu avét 1 président du Mir plus ou moins rapproché pourtant notre pays sera lui 4liSsile théâtre de terribles comba:s. Prions Ha paix règue sur nous, mais rappelons-nons s nationales croissent à mesure que les sent, et'que l’Amerique du Nord où l'on re coins du monde sera fatalement boule- u l'autre. Et qui sait quand fiaira la guerre aujourd'hui l'Europe ? Qui sait si cette Ssou prolongement jusqu'ici” | cordiale hospitalité accordée dr det. ant le congrès. Mile Minnie Gaudet lit une | 2e Ce congrès remercie la Presse étude quia pour titre ‘Comment | Acadienne l’Impariial, l'Evangeline tenir les enfants occupés pendati! et Je Moniteur Atadien, pour ser- les heures de classe. ”’ Cette étude | yises rendus. soulève une discussion qui se pro | de la guerre no 15 frappaient serions nous des vieillard La ruetre ge ans se battaient avec vail. lance, tandis que les mères, les jeunes filles, labouraient, lougea jusqu'à la fiu de la séance. Les personnes dont les noms sui- vent y prirent part: —M M. les abbés Frauçaise, dans pécuuiaire offerte chaque année. 3e Ce congrès remercie l’Allianc: la personne de! V'Hou Juge Landry, pour |’ aide | | ensemençaient ja tétre et gardaient le logis. Jin ce temops- là il n'y avait pas de chemins Ce fer, ni de tramways, ni d'automobiles, mais les marches prolongées, les courses en canot développaient et fortifiaient des muscles d'acier, ean Chiasson oseph Gall comm les rudes labeurs, les luttes incessautes, l'habitude J 6 nee Joseph Gallant, 4e Ce Congrès remercie les auto S : D re £ ? Nazaire Poirier: MM. Moïse Gal-| des sacrifices journaliers trempaient des âmes de héros. : |rités du chemin de fer de l'Ile pour! a . ? lant, Marin Gallaut, Jean O. Ar- Quand le coq chantait aux premières lueurs de l'aurore les eur obligeance à donver des billets à prie thduite. ancêtres des citadins qui dorment aujourd hui jusqu'à midi avaient déjà donué bien des coups äâe hache, jeté bien des poignées de blé dans les sillons....Les aïeules des nym- phes qui lisent rêveuses, nonchalautes, sur les véran las, ou promèrent nervéusement leurs petites mains amaigries sur senault, Fierre Gallant. Un vote de remerciements est présenté à Mile : P | se Attendu que Dieu dans sa sa- Gaudet et ensuite il y eut ajourne| à ; , | gesse infinie a bien vouiu appeler à ment de la séance jusqu’à deux | j ‘lui l'âme de notre regretté confrère séjour à Palmer Road sera de plaisir * et qu’il seu retournerant coutents | de leur visite et des nouvelles | connaissances qu'ils auront acquises | au congrès 3, Lecture du Procès Verbal du Dernier Congrès. M. le secrétaire fait la lecture du Compte rendu du dernier congrès tenu à Miscouche, les 2 et 3 sep tembre, 1913. Ce rapport est adopté. 4, Lecture del'Etat Financier de l'Association M. le trésorier lit le rapport a l'état financier de l'association pour; l'année 1913 1914. Ce rapport accuse uu moutant en caisse, " 26 aout, 1914, de quarante et une | piastre et quaraute cinq cents. Ce! rapport est adopté. 5, Nomination des Comités. M. le Président nomma ke! Comités suivants: Comité des Finances: —M. Moise | Gallant, Miles. et Joséphin Galiant. Comité de Constitution: —4M. Marin Gallant Miles Joséphine et Rosella Arsenault. Comité des Résolutions: — M. l'abbé P. P. Arsenauit, M. Pierre] Gallaut, Mile Marie L. Arseuault | 6, Discours de Citconstance. Des discours soni prononcés par: MM. les Abbés Jean Chiasson, F. | X. Gallant, P. P. Arsenault,| Joseph Gallant, Nazaire Poirier, et | | Emma Arseuanlt, | } » A , d M. Jean ©. Atsenault. Ensuite la | |de Galles. Comme le temps était! épuisé eu clôtura la séauce au chaut ns ' 1) 7 ic u tre: séance fut ajournée jusqu'à deux | court on passa au numéro suivants ide l'Ave Maris Stella et ‘Dieu heures de l'après midi. DEUXIEME SEANCE A deux heures et demie eut licu la deuxième séance du Congrès sous la présidence de M. D:nis D. Arsenault. Prières, —M. l‘abbi P. C. Gau- thier. 1, Étude ‘‘Quelques Conseils Particuliers’’ par Miles Joséphine Gallant. | trième et dernière séance du Con- Free la vive douleur que nou: | dait. tre estimable confrère. | Pierre Gallant, Marin Gallant, Jean écoles, des instituteurs et des exa | 3° Discussions sur les différente heures de l'après midi. | ancien me.unbre de | Moïse Ancoin. QUATRIEME SEANCE |nore Associotion, résolu, que nous, A deux heures eut lieu la qua réunis en congrès annuel, expri le clavier, ou se pâment d'une admiration factice devant de mauvaises pièces de thiâtre, les aieules de ce bzau sexe en décadence étaient de vraies femues fortes, capables de vêtir leur mari, leurs enfants et leurs frères; capables de tous les soins du ménage et savaient aussi au besoin tenir un fu- sil sans trembler. Ces femmes qui furent les meres de la race canadienne française étaient avant tout merveilleuses daus l'art de souffrir chrétiennement; elles ne reculaient jamais devant le devoir. Et c'est peur tout cela que nos grand’ pères furent des hommes, c'ést pour cela que nous sommes le peuple du miracle. Loin de moi l'idée d'insinuer que nous sommes simple- ment devenus une race de ramollis, Il y a chez nous, je l'ai dit déjà, des énergies puissantes. Nous comptons eucore, et il faut vous en glorifier, des Canadieus frauçais qui u'ont pas peur du travail et du sacrifice. Nous en voyous de ces grès. M. Denis D. Arsenauit prési-| avons éprouvée par la mort de no Résoiu de 9 Sfance Privée. | plus que copie de cette résolution Pour cette séance il est résolu soit ‘insérer au procès verbal de d ouvrir une boîte aux questions- | l’associatlon. Les questions suivantes y furent |£<° Election des Officiers. discutées. 5 L'Election des officiers pour l'an- 1e, Comment faut il enseigner la née 1914 1915 eut lieu ensuite et lecture ? Cette question est discutée | donna les résultats suivants:— par MM. Marin Gallant, Moïse! Présidente Mlle Minnie Gaudet Gallant; Mlle Rosella Arsenault, | Vice Président M. Muise Gallaut braves à la lisière de nos bois, dans nos vastes plaines; nous Emma Atsenault, Marie Louise!4 HS Ah à d en voyons dans nos villes. Il y a encore des pères de families Acmndnit ‘Moroeecits Callsat |Secrétaire- Trésorier M. Hevri | des mères, des jeunes gens, des jeunes filles qui constituent Blanc hard | un brillant témoignage de ia vigueur de uotre peuple. Nous Marguerite LeClair, Mildred Gal- | Comité de Régie: MM. Pierre Gal- laut, Miunie Gaudet, Joséphine! lant, Marin Gallant, Denis D. Ar- Gallant. ;senault, Mlle Marie Louise Arse- 2e. Quel'e méthode doit on emplo sait. yer pour enseigner la lecture aux ÿ : | Di Présidents pour Jes paroisses, commençants ! Discutée par MM. | Moïse Gallant, Jean O. Arsenauilt, : Tigvish, Mile Lucie A. Blanchaïd | Marin Gallant, William Overbeck. ! | Palmer Road, Mlle Mildred Gallant 3e Quelle est la meilleure mitho- | Blooæfield, Mlie Joséphine Gallant | Egmout Bay, Mile Jeanne Arsenault ! Mont Garmel, M. Denis D. Arsenault | Me Michel Pineau: M. Joseph B'aquière | M. Moise Gallant. Il est proposé et a opté à l'una- uimité que les deux premiers volu- [mes des comptes-rendus de l'asso |ciatjon soient reliés et dounés à M. l'abbé P. P. Arsenault afiu qu'il iles conserva pour l'association. F5 program: du congrès étaut avous, nous les desceudants de la Fille ainée de l'Eglise, daus l'armée du Christ, des batàillons de prêtres, de reli- gieux, de religieuses qui sont là pour prouver que les tra- | ditions anczstrales sont loin d être entièreinent perdues. Cependant il y a du mal ch:z nous et ce mal fait das pro- grès. La mollesse qui a perdu tant de peuples commence à nousténerver. Si le fléau de la guerre venait à fondre sur nous je craivs fort que l’histoire impartial se verrait daus l'obligation de ncter une différence entre les héros da XVIIe et du XVI:le siècies et nous les Canadiens francais du XXe siècles. Des luttes sur des champs de batailles moins sanglants n'ont elles pas déjà révélé notre énerve- o : de d'enseigner lhis stoire ? Discutée | lant, Minnie UE 1 di I Le iucie Blan chard; MM. Sylvère DesRoches, | Miscouche, Michel Pineau, William Overbeck, | Hope River, Rustico, ment ? Ah! si les pères et les mères trop modernes et trop seu- sibies savaäierit quel tort il font à leur famille et à leur pays en ne donnant pas à leurs enfants un: éducation saine et forte d'où ne sont exclus ni le travail ni le sacrifice de la volonté, comme ils cesseraient vite de glisser des coussins sous les genoux et sous les coudes de ceux et de celles, qui demain feront la gloire ou le déshonneur de leur nom; com- me ils les accoutumeraient à se faire violence dès les pre- imiers auvées de la vie, comme il leur u'ettraient dans l'âme le mépris des vanités, de l’égoisme, du mensonge et l’amour du devoir, du dévouement, de la vérité et de toutes les choses durables et grandes. On ne peut s‘y prendre autrement pour former des pa- triotes en paroles et en actes, capables d'aller à la mort | pour sauver la patrie, capables aussi de tenir tête à l'infor- | tune parfois plus redoutable que les boulets de canon. Now, séries de livres de lecture. Plusieurs | ce n'est pas autrement que l'on prépare une race forte et personnes firent des remarques tou, vent se sont enrôlés membres de | fière, de vrais soldats pour les combats 4 | O. Arsenault. Ceci termina la séan | ce privée. 2° Discours: —'Nos Irstituteurs’” par M. Heuri Blanchard. M. Henri Blanchard parla de nos co mens d'ad:nission au Collèze Prince | sauve le Roi’? Les personnes dont les no:ms sui d'aujourd’hui et aussi pour les combats peut-être plus graves de demain. Ii y a, dureste, tant de manières Ce combattre les bons combats et tant «’occasion de mette à l’épreuve les grandes Âmes! Quand la guerre qui embrase le vieux monde éclata, il y avait déjà longtemps que nos compatriotes canadiens- frauçais d'Ontario luttaient vaillamment ]à bas et que ceux du Manitoba avaient opéré des prodiges de valeur en dé- fendant la langue et la foi de leurs enfants... chent les livres de lecture en usage l'association. Miles Evélina Gaudet dans nos écoles. On annonça que la! Alvina B'anchard, Domitille Blan- série choisie au dernier congrès n'a |Chatd, Rose Gallant, Annie Nell- vait pas été adoptée par le Bureau igan’ Lauretta Nelligan, Emélie d'éducation. La résolution suivante | Blauchar, Célina Gallant, Made- fut adoptee a l'unanimité: Résolu leine Bernard, M. Léon Doiron. que nous, les instituteurs et institu Henri Blanchard : 1 trices acadieus, sommes parfaite ! Secrétaire. J0S. G. GELINAS Ptre, ss sprint ds PRE TA EN hist asie _ ls Pr “ P Te = Rae ä Dé té ti Sursum Corda Le Progrès Albertain: La jeune capitale de l'Alberta, comme du reste la plupart des au- tres villes de l'univers, vit eu ce moment des heures profondes et émouvantes. En effet, la nouvelle réceute et définitive que l’Augle terre a déclaré la guerre à une puis sance rivale a soulevé violemment dans notre population les grands sentiments eff dorment à l'état la tent dans le coeur des hommes. Mardi soir, deux mille jeunes gens précédés des diapeaux français et auglais ont paradé fiaternellement daus nos grandes arières; une foule de vingt mille persovnes les accla- maïit. Nous avons vu passer ces braves jeunes gens, qu'un grand souffle patriotique emportait à la suite du drapeau; ils chantaient ‘Rule Brit. tannia'’ et ils chantaieut la ‘‘Mar- seillaisse’,; une colère et un amour faisaient vibrer leurs voix de vingx ans; colère juvenile contre un va- gue ennemi national amour sacré de la Patrie, sentiment profond et fort qui se révélait tout-à coup à leurs coeurs généreux. Et ils vont partir demain, par delà les mers suurnoises, revêtus d'un uniforme cher au coeur mais lourd à l'épau- le, ils seront soumis à milles épreu- ves et connaîtront mille dangers, ; Combien d’entre eux ne reverront plus les rives de la Saskatchewan et l'activité familière et rordiale de l'avenue Jasper, où on les accla- wait hier ! Nous avons en cette vi- sion, pendant qu'ils passaient triom phalement près de nous, entourés d’acclamatiofs, giisés de chants belliqueux, et ertraînés par des fanfares guerrières, d’un champ de bataille lointain et tragique où tels fils de notre Canada rendront en | pleurant leurs jeunes ânes au Dieu des armées. Mais au-dessus du champ lamentable, une lumière s'é- levait, éclairant le visage divine ment doux et ému du Christ-Jésus penché avec des larmes sur les pe- tits Canadiens éperdus'et meurtris, et leur disant de cette voix qui fai- sait accourir à lui les foules de Ju- dée: ‘’ Verez, les bien-aimés de mon Père, venez recevoir la récompense que j'ai promise à ceux qui ont le coeur haut et généreux.‘ N'oublions donc pas, à ce mo- ment soleunel où l'humanité va su bir l’une des grandes épreuves de son existence, qu’au dessus de nos! passions, de nos disputes et de nos guerres, règue éternellement un Dieu juste et miséricordieux ‘ Qui voit comme un néant tout [l‘uvivers ensemble” et qu'il convient particulièrement d'implorer, en ce moment d’uni- yerselle épreuve, où nos frères et nos fils les plus chers vont s’embar- quer dégain....pour ne nous reves nir peut être jamais.— Eruest Biloieau EC L'HEROISME DES SOLDATS FRANCAIS Paris, 1.—On raconte un bel acte d'héroïsme à l’honreur d’un rigiment d'infanterie français qui combattait près de Soissons. Depuis trois jours, ce régiment montait sans cesse à l'assaut des positions ennemies, mais était cha que foïs obligé de céder devant le feu terrible des Allemands. Vers la fin de la troisième jour- née, le régiment parvint à s'ewpa- rer de la position, après une charge à la baïonuette, et occupa une hau. teur que les Allemands considé rat comme uve position impor- itante, Eux mêmes étaiect en | train de se retrancher sur la colline Il tallait les en déloger avant qu’ils aient eu le temps de voisine. compléter leurs retranchements. Le général qui commandait ES Résidence: pération fit avancer des troupes de lréserve, avec l'intention de les | faire s'empare: de la position enne- mie pendant que le régiment, déjà si éprouvé, prendrait un repos bien gagné. A cette nouvelle, les hommes da ce régiment montièrent un grand désappointement ct remirent une pétition à leur colonel, suppiiant qu'on leur permette de compléter la besogne qu'ils avaient commen cée. Leur requête fut entendue, et, quoiqu'ils eussent combattu sans trève depuis 72 heures, iis enlevè: \ rent d'assaut la position allemande. tureut considés Leurs pertes 1ables. el th The duty of the man at home We are all in together, but it is not every one of us who can pick Germans. Those who remain at home must remeraber that (hey have a duty cast upon them. They should remember that if they have any business they should go about it with quiet and confidence and while it disorganizes business to stop spendiug they should do all in their power to avoid waste in any form. Then there is a duty to the poorer ncighhor. Employ mènt should be continued, so tar as lies in the power of each. No business aud especi2lly a manufacturing bu- siness—should stop when there is a chance of turniug raw products. and supplies iuto such articles and produce as will fl1 the wants of the country for home use or for ex port. This has a double advantage as the wages are needed and ure more de- sirable than charitable contribu- tions and to say nothiug of profits, the man whose mind and hands are occupied, is incalculably a better citizen then he who goes about folding his hands and a:king for news from the front. Alterations are being male in the economy of patious and the nation that secks to continue business during these al: teratious is as much in the forefront as the merchant who proudly ad. vertises when his shop is being te. modelled that business is being carried on as usual during altera: tions. Our advice 10 all in business is to consider th: fact that the trade of the nation has not been inter- lzreé with by the navies vf the ene- my as has been the case in former wars. The seas are open to our trade. The whole world is on sour. side, apart from Germany, the com - mon enemy. It is now and not la- ter that we should plan to make this war turn to the commercial advantage of the nation. Vigo- rous firms shouli devote their ad- vertising campaign to this end and the names kept prominently before the public duiing this stirring: time will b3 better remembered thau those who retire into their holes waiting for brighter sunshine. Particularly should ail large firims and companies pay their accounts with promptne:s and thus fpromote the circulation that has been inter- fered with. ‘They should mot be waiting for a moratorium ({o assi-t them, for it is no assistance in the long run, it but postpones the d:y of reckoning and was only int ndcd as a protection to allow those ha- ving large dealings between then aud other countries eo have « breathing spell in which to srrange their scatterec solvent business man who wiil jholds paymeut or delays mzeting ‘his liabilities moratorium Of no woratcrium, :s playing the game of the enemy, is meut, and is cramping trade. W. P. Mcbride, M. D Pharmacie Gallant J. Albert Brennan Consultations nuit et jours interests. Every reducivg employ- Bureau: E a ; É£ 4 : D Liidret RSS TRE br 4 ne up a rifle and march offto fight the . Us Le à ne. Le tot Cds Def Ve Bin NY AR RENE # RE nee 0 Ty er vapeneer” EE RE tant tnesthesere S n j — . eu" ant En f :