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AU CLERGE SECULIER ET Reg GULIER ET AUX FIDELES DE LA PROVINCE : Salut et bénédictien en Notre Seigneur, Nos Très Chers Frères Le devoir de rendre un culte à Dieu, notre créature, est fondé sur l'essence même de l’homme, ètre dépendant pour sa pr<ser- vation de l'Etre Suprême, le père de tout ce qui existe au | ciel] eomme sur la terre. Dans | tous les temps, la voix de ia nature, parlant aux âmes de tous Les hommes, a toujours in- culqué ce devoir, elle a toujours enseigné au genre humain qu'on L doit offrir au Seigneur des prières, des sacrifices, des lou- anges et des actions de grâces. pouvoirs ; mais humaine par ses mémbres et ses : sympathies. Dès lors, tout en cherchant le bien spirituel de l’homme, elle ne se désintéresse pas de ses besoins temporels ; elle ne ménage pas ses efforts pour développer ses facultés intellectuelles et les fax le premier dimanche après sa réception ou le pasteur y officiera, Que la grâce de Notre Seig- neur Jésus Christ soit avec vous Nos Très-Chers Frères. TC. O’BRIEN, archevêque d'Halifax fJ. SWEENEY, évêque de St-Jean TJAMES ROGERS, évêque de Chatham fJOHN CAMERON, évêque d’Antigonish JAMES C. MCDoNALD porter vers de plus hautes in- spirations. C’est pourquoi, dans le temps primitifs, alors que les masses de travailleurs avaient | peu de loisirs et peu de chances | de récréation elle institua plus- leurs jours de fête, dont elle rendit l'observance obligatoire | ad même titre que les _di- | manches. Fe Au moyen de ces fêtes Dieu | était gloifis, quelque mystère | dé Ta roligion, ou les vertus de | quelque saint étaient Comme” | morées, et le serf du travail a- | vait un répit et l'opportunité de se recréer, de se retremper : l'esprit, Pendant plusieurs | siècls les fètes de l'Eglise é- | taient les seuls points de repos | E ile proclame partout que -le | | bras tout puissante qui a créé | | l'anixers- en tient toutes les bienfaisants le long de la route | du malheureux t ravaillant, | Dans: ‘de : giècle ‘ actuel les | conditions industrielles et so- ciales de la vie ont subi de mer- puissance dans sa main, les | guide avec douceur mais avec | | force à leur fin pr<destinéo..| lle démontre celejrement aux | | 4 ires raisonnables nonseule- | | in nt que les effets de la force | | physique étaient connus de: | | Dieu, mais encore tons les actes | bbrs de l'homme, et qu'if peut à volonté assujétir les lois phy- | siques à l’ordre moral plus é- | levé dans lequel 11 a placé la | race humaine, Les enseignements de cette voix de la nature furent con- | | firmis au Mont Sinaï quand Moise reçut de Dieu pour las promuleuer aux Jsraelites la | loi de l'Ancien Testament. Le : | devoir esseutiel du eulte qu'on : | doit au Créateur ne fut pas changé ; mais Les obligations en furent plus amplement détaillés | ctil fut assigné à léxervive ces obligations des jours et des saisons en rapport avee les besoims du peuple juif et avec leur mode d'existence, | Il faut se rappeler un devoir | da l’adoration découle de Ia na- | ture même.de Dieu, et des rap- | | ports de l’homme avec Lui, tan- | | dis que le choix d’un jour ou d'une saison pour sa manifesta- tion extéricure n’est qu'une ob- servance cérémoniale qui devait : | disparaitre quad l'ancien Tes ti amant ferait placé au nouveau. _ | | } i C’est pourquoi, quand la révé- lation divine cut atteint sa plé- nitude, et que la loi de l'amour eut remplacé la loi de la erain- te, le joug du em SE fut | brisé, et les enfants de Dieu de- raient désormais servir leur Createur dans la pleme Hlib:rté de la Loi chrétienne. Le devoir du culte resta naturellement, | mais désormais et pour loujours l'Eglise devait en guider et diriger lac vomplissement pu- blic extérieur, Instituée par tous les âges et non, comme la synagogue, pour une époque déterminée; destinée non pas à une seule nation, mais à toutes les tribus de la terre, l'Église fut donnée de Ja plé nitude des pouvoirs spirituels et garantie contre toute erreur doc ctrinale L'un des premiers actes de l’Eo- lise fut l'institution du di manche chrétien, délivré de toute le servitude cérémoniaire | du sabbat juif. Les liens du pé- ché avaient été brisés par l’ex- piation du Calvaire; la figure et les types de l’ancienne loi a- vaieut reçu leur accomplisse- | ment ; l’âge de la servitude a- vait été remplacé par la pléni- tude de la jouissance, et les |: hommes régénérés dans l'Eglise n'étaient plus des serviteurs, . mais des enfants de Dieu. Il ne | faut donc pas estimer le carac- tère du dimanche chrétien, ni mesurer ses obligations et ses restrictions, à la lumière des formules de l'observence de la loi des juifs, qui ne sont plus, mais à la lumière de la liberté vivante de l'Evangile, inter- , prété et défini par son propre | interprète autorisé, l'Eglise. Instituée par l'Eglise d’abrd pour premettre aux hommes | | d'adorer Dieu publiquement, | | l’assistance, en ce jour, à ce su- | | prême acte de religion, la messe, | | a été rendue obligatoire partout | ou la chose était possible. La | ste immmndiiilttentsepiiineméliitéinpnremmnnapensemenmmpsmaliiiommatiieihe-e nmmmdiliiesigis cemetitiermntiiilindtpitthonmaitié-rttibhrnéngmnmalqntteipéimmtts sh — fin secondaire du. dimanche é- | province écclésiastique d'Hali- | d‘avoir quitté le Canada ou, si elles se SES L'air res es | les machines ; les heurs de tra- tant pas aussi utiles que dns l'Egiise consultant toujours les | vé critables intérêts de : fants, supprime, quand et ou là : chose est d£sirable, stituuit ces même iètes, pour le | soulagement de ses enfants, en présence des conditions in- | tionnés, aussi bien que le jour de | respectives à assister à une des n’en imposent pas l'obligation. | tion à leur paroissiens, veilleuses modifications. Les | durs travaux manuels d'’autre- fois sont maïntenant faits par vail sont raccourcies, et plus- ieurs fêtes publiques sont à la portée de tous. De plus les. homines ne travaillent plus seul à seul; ils sont groupés dans les fabriques, les moulins, les mines, où employés sur les chemins de fer ou les bateaux à yapeur, ét dans chaque cas il existe uné telle dépendance mutuelle dé travail qu'il s’en suit de grands embarras quand quelquesuns, ou même un seule s’absent de son poste, Dès lors Les fêtes de l'Eglise, tout enn’é le passé pour.le repos physique de l’homme, tournent souvent à son désar vantage temporel.» Par suite de ces transformations ses en- l'obligation de s ‘abstenir de tonte œuvre servile à certaines fêtes, En cela elle se montre également la bonne mère que quand eïlje in L'archeva êque et les évèques de cette province ec clésiastique dustrielles qui existent au mi- lieu de nous, ont cru devoir de- mander au saint-siige de sous- traire les fidèles à l'obligation | de s'abstenir de toute œuvre | évèque de Charlottetown Halifax, Fête de Présentation de la Bienheureuse Vierge, 1893 ‘ Rep, du Moniteur. BATTU LA NUIT DE SES NOCES New-York, 7—Mme Arthur McaAr- thur femme d‘un professeur de musi que que la police cherche actueliement vient de raccnter une sigulifre histoire en cour de poiice. Pendant trois mois, à commencer par la nuit de ses noces . son mari n'a cessé de lui administrer : des coups. Bien plus il a de ses propres mains, teint en noir les habits Ce sa femme et l'a forcée a porter 1s deuil pour madame McArthur, la belle mère de la jeune femme morte vingt ans avant ce mariage dc malheur, Après avcir patienté pendant trois mois, l1 pauvre petite femme de 18 ans s‘est 1évol.és et c'est à coups de bäton sur le dos de son bourreau qu, e le s'est fit un chemin vers la porte et qu'elle est paryenye à rentrer chez s:5 parents. COLLISIOH DE CHEMIN DE FER Rome, 29. n2v—-La nouveiie nous | parvient qu'un terrib'e accident de che: | min de fer, est arrivé hier solr à Melzo- une ville de la Lamparpie, à 12 milles au ncrd-est de Milav, Deux convois, l'express de Milan et Verise, et un convoi de fret sont veaus en c)2:l'sion un peu en dehors de Melz2. L: feu a pris dans les dé- comres et’ il sten£st suivi une scène horrible. L'accident est arrivé de nuit, et plusieurs personnes qui dormaient ont é.é tré.s instantanément. Il y a au moins 30 personnes tuées en partie des immigrants se dirigant vers les ports de mer. LA MISERE AUX ETATS UNIS {DU SORELOIS) Ces jours derniers, nous recevions l1 visite d'un p ê.re canadien du Mas- sachusetts,-qui nous a fait une pzin- ture fort peu consolante de l'état dans lequel se trouvent actuellement des m liers de n28 compatriotes dissémin- és nans les divers villiges et villes de servile, et d'enteñdre ia messe | C6: état. à certains jones de fète]j jusqu’ ici observés. Par un reserit en date du 14 septembre 1893, le KSou- veralu Pontife a daigné dégager les catholiques de cette pro- vince ecclsiastique de l’obliga- | tion de s'abstenir des œuvres | serviles le jour de l’Annoncia- | | | | tioh, le jour de l’Ascension, le | jour de la Fête Dieu, et le jour de la SN. Pierre et Paul. Con- | cernant l'obligation d'assister à la messe les” jours sus men- la Saint-Patrice pour le diocèse d'Halifax, le Saint Père à laissé aux évêques le soin d'enjoindre l'assistance à la messe ou à dé- faut la récitation de quelque prière, Tout en exhortant leurs ouailles dernières messes ces jours-là quand la chose se peut, l’arche- vêque et les évêques soussignés Il obligent toutefois en con- scince tous ceux qui n’assistent point au saint sacrifice à réciter à la place, un chapelet du Ro- saire de la Sainte Vierge. différents membres d’une fa- mille pourront satisfaire à cette obligation en récitant le Rosaire en commun. Cette méthode est méme fortement recommandée Les pasteurs sont requis d’ex- pliquer avec soin cette obliga- de la leur rappeler le dimanche qui précède chacune des fêtes sup- | primées, et d'en instruire tout particulièrement les enfants qu'ils préparent à la première communion et à la confirma- | tion, : Sera lue la présente lettre dans toutes les églises de la Les Les bureaux d2s manufactures, nous disait il, sont remplis d‘hommes, de fem nes et de jeuues gens demandant ! de l’ouvrage et n‘en obtenant point ; ils seraieut prê s à travailler à n‘im- porte quel prix, et cependaut ils ne trouvent pas d‘emploi. Sans doute ii y a des endroïs ou des centaines, des milliers même des nôtres sont employés, ou’ils travail- lent et font, non pas une fortune, non pas même des économies qni en vail- lent l1 peine, mais assez d'argent toutefois pour vivre, eux et leurs fam- illes. Mais à cô.é de ces derniers, on voit des centaines, des miliiers de per- s2nnes qui sont sans emploi et dans une gèae voisine de la snisère. On voit plus encore, et, nous disait ce prêtre, ç1 fait mal au œur, on voit chaque jour despè.és, des mères de fa- milles, qui viennent nous demmsnder, pour l‘amour de Dieu, un peu d‘argent pour pouvoir vivre, aux E‘sts-Unis, gagner une existence misérable, user leurs forces et souvent rainer leur £an'é. Depuis quelques mois un grand nombre de Canadiens sont revenus au pays, mais il y en a encore un bie à plus grand nombre qui voudraient y reveair mais qui ne le peuvent, fau'e d'argent faute du strict nécessaire pour payer leurs frais de vovage. Aias', pour ne citer qu'u# exemple nogs savons de source certaine que depuis seulemont trois mois, 200 fa- milles canadieanes-fia-ç uses ont quit- té la ville Ce New-Bedford, Mass., ee revenir 4 pays. Nous savons aussi, et de source non moins certaine, qfe dans cette même ville, il y a encore 300 families de trop qui vivent au jour le jour, sinon dans la m'sére et regrette du fond ducæ1r f avaient voulu travailler autan: qu'aux Etats Unis, elles seraisnt non seule- m:ntàl‘abri de la misère, mis à la téte d‘ure j lie petit fortune. Mort d'un Eveque Saint-Jean, Terreneuve, 4 -Sa Grandeur Mgr Thomas Joseph Power, évèque du dioc:se de Saint-J:an, est mort presque subitement, auj ourd-hui n'ayant été malide qu'au plus 24 heures. Bien que souffrant G'une atta- : que de brouchite depuis que que temps on était loin de s'attendre à une mott aussi prompte. On dit pu'‘il a contrac- té un rhume odinaire dans un com- fssionnal, samedi soù ; quoiqu",l en soit, c‘est depuis lors qu'il était indis- posé. Mgr Power est né à New R 535, Ir- lande, en 1830 En 1870, il était car.- sacié a Rome évêque du diccè .e. C‘écait un dévoué et fervent apôtre, qui a cn- sacié sa vie à l'éducation chié ierine de scs ouailles, qui avaient pour lui le plus grand respect. Sa popularité etait extra ordinaire, même parmi les pro- testants, aussi sa mort c:Cera-t-clie un vide difficile à remplir. L'HOMME-MARBRE 11 y a actucl'emeut un patient nçm- mé ” FYhomme-marbre” à |.0pital de St Louis, Mo. Cet homme est plus pal: qu'une statue d’atpatre, et la neige est moins blanche qne ses joues Non seulement sa peau est absolu- ment incolore, mais sa iangue, ses gencives et le bout de ses doigts n'ont pas même la pluspetite teinte de sang. Les médecins de l'rôpital disent que c’cst la première fois qu’ils sont appelés à s‘occuper d’un semblable cas, Cet étrange patient souffre d’une maladie inconnue en ce pays ; elle porte le nom d’anchylostomum duodenale, Vcici en quoi corsiste cette ma- ladie : Ua très petit ver est entirè bans l'organisme du pauvre homme et-il est activement occupé à sucer tous les corpuscules rouges que €ontent le sarsg du malheureux. Sice ver n'est pas bientôt évacué, le patient va con- tinyer à affaiblir jusqu'a sa mecrt qui ne se fera pas attendie bien longtemps Le patient est un jeune Albeit Ab- bink, arrivé tout récemment d’Allemz- gne. 1j a l'apparence d’une statue de marbre ou plu‘ôt d'un cadavre Cé- charné. Il éprouve beaucoup de difficulés, vu sa faiblesse, à se mouvoir. La maladie dont souffre ce jeune allemand est trés rare, sinon inconnue dans ce pays ; ellecst assez commune en Jialie et en Allemagne. Les vers qui pê-êtrent ainsi dans l'organisme se trouvent, suppose-t-on, dans l'eau boueuse et il à é.é remarqué que 1: driquetlers et les poitiers èn Europe sont sujets à prendre cette maladie. Quand le grand tunnel de St. Goth ard fut percé, on découvrit que pres que ijus les manœuvres chargès de faire cette besogne souffirent de ce mal. Le Dr Marks, le premier médecin de l'hôpital de St. Louis, €s,êre pou- voir rèussir à gué.ir le june a'lemand qui a déjà évacué un des petits vers, Ce ver a enviros un huitième de pot- ce de longueur. HAVING & HARVESTING _ machinerÿ. Al in need of Haying and Harvesting machinery will save money by buying the Massey-Harris goods. The: quality of these goods are beyond question. undersold. Warehouses at TIGNISEH Æ&- ALBERTON Our popular agent M: M. Christopher the Tignish warehouse, and will promptly attend. to the wants of the Publics. BUGGIES & ROAD: GARTS always on hand. Best Goods had from é : James P. 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