N EEE NOVUVELLE SERIE L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 7 FEVRIER tort r8 ANNÉE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS SION PERPETUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA On Mid déterrcidéne- pt Six Dinde dise est ......50 Tour LES Erars-UNIs Un Mis iiricossser-U Six D dei csesdosorc cet Pour L'EUROPE LE NM Saint Edmond, qui plus tard de- | vint archevêque de Cantorbéry, en Angleterre, était encore un enfant. Un jour, il quitta en récréation ses compagnons d'étude pour fuir leurs conversatoins mondaines et s'entretenir avec Dieu. Un bel en fant lui apparut et le salua avec une amabilité céleste. Edmond le regarda avec ravissement. L'en- fant lui dit : Ne me reconnaissez- vous pas ? _-Je ne vous ai jamais vu, ré- pondit Edmond. —Je m'étonne que vous ne me connaissiez pas, moi qui suis tou- jours à vos côtés et qui vous ac- compague partout ; lisez l'écriture qui est sur mon front. Et Edmond lut : ‘‘Jésus”’. Un Msssdseréssdiascses D Six nsc iaru ni ee... 1.00 — A yez soin tous les jours, ajou- ta l'enfant, de tracer sur votre | front ce Nom Sauveur et vous serez préservé de la mort subite. KEd- mond fut fidèle à tous les jours de sa vie. Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- cette pratique Le Fils de Dieu fait homme, aa DE JESUS tenté de mal faire. Sainte Agnès de Monte Pulciano, en Italie, était d ‘11: tendre piété, dès sa plus tendre enfance. Elle était très aimée de ses compagnes, qui auraient voulu l’avoir toujours avec elle. Aguès profitait de leur affection pour les mener prier dans les sanctuaires voisins. Un jour elle les conduisit à une église de Monte-Pulciano, qui était sur une colline. Comme la pieuse enfant gravissait cette colline, une multi- tude de curbeaux se précipitèrent sur elle, et de leurs becs cherchaient à la déchirer, à l'aveugler. La sainte invoqua le nom de Jésus et ces corbeaux aussitôt s'enfuirent. On dit que ces corbeaux étaient des démons que troublait la présence de cet ange de pureté, qui, à quin ze ans, devint fondatrice d'un cou- vent sur cette colline même. L'in- vocation du nom de Jésus met le démon en fuite. Donc, dès que vous êtes porté à mal penser, dites vite : Jésus ; ou LES FETES ANTIGATHOLIQUES DE ROME ET DE TURIN EXPOSE DE LEUR SIGNIFICATION Il n’est pas inopportun de préci- ser ce qu’en 1911 l'Italie veut exac- tement célébrer par les fêtes de Ro- me et de Turin. voir que discours et manifestations correspondront à l’avant-propos qne leur a donné le 20 septembre erider le maître actuel de Rome, Belle Fete Mardi soir, 17 janvier, avait lieu, chez Mme. veuve Prospère Arse- nault, Lot 15, une fête de faruille pour célébrer le Soième anniver- saire de naissance de la maîtresse de la maison. Un grand nombre de parents et d'amis étaient venus à cette occa: C'est le cinquantenaire du jour où le Parlement italien, réuni en- core À Turin, proclama Rome capi- tale de l'Italie. Il ne convient pas de se laisser Les événement: de 1860, Naples tromper par l'observation superf- et Gaète, Castelfidardo et Ancône, cielle d'apparences tranquilles. avaient rendu le Piémont maître de C'est ce que, à p:opos d’un récent toute la péninsule, à l'exception de article du Temps, de Londres, écri-, Rome et du dernier lambeau des vait courageusement l'Osservatore Etats pontificaux. Romano : Le 3 janvier, Victor Emmanuel] ‘Il faudrait démontrer que la qui est un Juif cosmopolite de race anglaise et un tout-puissant chef du Grand Orient. IL publiait le décret déclarent close Fe 7e législature sarde qui n'avait duré qu'un an, et invitant toute l'Italie à élire le 27 janvier les dé- putés du premier Parlemenr ‘‘ita- lien”. Les représentants élus fu- rent convoqués à Turin. Ce tut le 27 mars que, sur la pro- des inconvénients, des difficultés, situation actuelle ne présente pas ‘des embarras très graves pour l'E. glise, l'Italie et le monde catholi- que, sans compter les complications \beaucoup plus graves qu’amène- raient des conditions moins norma- les et mcins pacifiques de l’Europe. sion, pour offrir à Mme Arsenault leurs voeux les plus sincères et les félicitations les plus chaieureuses. L'adresse qui suit a été lue à la | de vivre auprès de vous. bonne dame et nombre de cadeaux, utiles et agréables, lui ont été pré sentés. Adresse : Chère et vénérée Mme. Arsenault. Le voilà donc arrivé ce grand jour tant désiré, et si impatiem- ment attendu de notre part, le 8oième anniversaire de votre nais- sauce. Qu'il nous tardait de nous réunir ici ce soir, pour vous féliciter et remercier Dieu, qui, dans sa di- viue bonté, vous a conservé un si grand nombre d'années à notre es- time. Votre grand âge atteste nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- en effet appelé Jésus. L'ange en bien : Mon Jésus, miséricorde. position de Cavour—son agent Pan- Il n'est pas sérieux de prétendre votre fidèle observance du quatriè- annonçant sa naissance à la Vierge Marie lui dit: Vous l’appellerez Jésus, il sera grand. Il se nomme- ra le Fils du Très Haut, il régnera sur la maison de Jacob ; et son rè- gne n’aura point de fin. Et le huitième jour après sa naissance, le divin Enfant reçut ce nom de Jésus, apporté du ciel, (ce nom signifie Sauveur) ; et ce jour-là même, il se montra Sauveur, en répandant pour nous les premières gouttes de son sang. Ce nom votre pieuse mère, mon enfant, vous a appris sans doute à le radire, dès votre berceau ; pro- bcnnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d'adresse devront rous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. ÂAdressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPFARTIAT ”igoish, Mardi, 7 Février 1911 MGR SBARETTI SERAIT FAIT CARBINAL On prétend à Ottawa que Mgr Saint Richard, était un enfant de douze ans, d'une bonne famille de Paris. Ilfut saisi par les Juifs en 1180 et conduit dans un souter rain. Le chef de la synagogue l'ayant interiogé sur sa foi, il ré- pondit : Je crois en Jésus-Christ, son Fils unique Notre S:igneur. On le fit alors dépouiller et fouet- ter cruellement, On lui crachait au visage, tout en vomissant d’hor- ribles blasphèmes Seigneur, tandis que lui ne cessait d’invoquer le nom de Jésus, Que contre Notre: | taleoni avait été expulsé de Rome le 21 mars—ce Farlement ‘‘italien’: de Turin décréta que ‘‘Rome était la capitale de l’Italie’’, Rome était encore entre les mains du Pape ; elle ne devait lui être ar. | rachée par la violence qu'au mo: | ment des grands malhe:rs de la France. On multiplia les démar- | ches auprès de Pie IX pour lui faire cousentir un ‘‘modus vivendi’’. Aux illusions des ‘’patriotes’’ li- lbéraux, Pie IX répondit : ‘Ceux qui essaient de détruire le pouvoir temporel ont pour objet la destruc- ce nom béni soit souvant sur no |tion complète de notre sainte reli- que la situation actuelle est la seule possible, la seules acceptable, la | seule désirable, c'est à-dire qu’en-; tre la Papauté et l'Italie ïoit ré- gner constamment l’antagonisme, |sous prétextes qu'un papr, ami de l'Italie, serait un embarras et une menace pour tous ; cela revient à dire que l'élévation à la dignité de chef suprême de l'Eglise doit être l'équivalent d'une rélégation per- pétuelle dans l'enceinte d’une de- wmeure quelque splendide et auguste soit-elle.”? Çe bruyant cinquantenaire a du me commandement de Dieu ‘‘Père et mère tu honoreras afiu de vivre louguement.’? Que de jours d'ennuis, de misère et de peine, vous avez dû rencou- trer, durant votre longue carrière de rudes travaux, et en même temps d’où vient tous ces signes de prospérité et d'aisance, qui nous de Famille … çentourent et qui charment notre vue si ce n’est de votre habilité à gerer vos affaires et de votre pa- tience dans vos nombreuses adver- sités ? Puisse la Divine Providence vous ; combler 1e ses saintes bénédictions. vous accorder encore de nombreuses années, et une bonne santé, afin que nous puissions goûter Jong- |temps le doux et ineffable bonheur Tels sont les voeux que forment tous nos coeurs en ces mommeuts. Eu terminant veuillez nous faire le plaisir d'accepter cet humble ca- deau comme une marque tangi- ble de la reconnaissance et de l’es- time de vos amis. Silvain E. Gallant, Fidèle T. Arsenault, Edilbert Poirier, Joseph L. Gallant Joseph B. Arsenault, Stanislas M. Arseuault, Etienne M. Arsenault, Prospère Gallant, Pla- cide Arsenault, Dominique ÂArse- nault, Joseph F. Arseuauit, Fran- çois F. Arsenault, Joseph N. Gal- lant, Joseph F. Arsenault, Poirier, Jeau Prospère Arsenault, Azade Arsenault, Emile S. ÂArse- nault, Ferdinand P. Arsenault, A- dolphe ©. Gallant, Filibert F, Ar- senault Edmond P. Arsenault, Charies M. Arsenault, Aubin J. Gallant, Emmanuel LeClerc, Fred J. Arsenault. Abel Com. LA NEIGE Elle tombe !....Elle se balance, gracieusement sur l'aile de la brise, tourbillonnant gentiment, gamba- Sbaretti qui fut délégué papal au Canada, sera fait cardinal au pro chain consitoire. LE DEGRET PONTIFICAL Un intérêt intense a été "causé par la lettre de Sa Sainteté Pie X au cardiual Fischer, archevêque de Cologne à propos du serment, de désapprobation du moderuisme maintenavt exigé des professeurs: théolagie par le Vatican. Déjà cette ordonnance 4 eu pour résulta: la retraite de plusieurs membres de la faculté de théologie à l'Université de Munich et a servi de prétexte à de nombreuses atta- ques de la part de la presse anticlé- ricale. Après avoir déclaré que les évê ques ne devraienc pas permettre à la prudence et à la circonspection de dégénérer en faiblesse au sujet du renvoi d office des prêtres qui refuseraient de consentir à un nou- veau serment, et après avoir décla- ré qu'il ue serait pas surprenant de voir ceux qui craignent pour leur position lutter contre le règlement poniifical et même demander à l'é- tat d'empêcher sa mise en vigueur le Pape continue comme suit : ‘‘Daus l’accomplissement du devoir, la gloire de Dieu est concernée, il ne faut pas fuir le combat. Au; contraire, il faut y entrer courageu-| sement.”” La lettre pontificale dit que les professeur de théologie dans les é- coles d'état n’ont pas besoin de fai- re de serment excepté lorsqu'ils occupent en même temps une char- ge pastorale de quelque sorte mais elle regarde comme une lâche défé- rence l’action des professeurs d'é- tat qui useraient de cette permis- siou, et ne feraient pas le serment à cause de certains catholiques qui s’obstinent à déclarer que c'est une violation des droits de l'intelligence et un obstacle aux progrès de la] science. | La lettre recommande ensuite de n’iccorder d’exemptions pour au- cuue autre raison. Les journaux anticléricaux de toutes les nuances s'efforcent d'a- meuter le gouvernement prussien contre ie décret papal. LES DETRACTEURS DU RO! Le ‘‘News of the world’’ dit que le roi Georges vient de donner ins- truction à ses avocats de prendre des procédures criminelies pour faire cesser immédiatement toutes les rumeurs mises en circulation depuis quelques années au sujet d’un yrétendu mariage morganati- que qu’'aurait contracté le roi lorsqu'il n'était que Prince de Gal- la nuit, surtout quand vous êtes les. Ce mariage. disait la rumeur, avait été contracté avec la fille d'un amiral. Eäward F. Mylius, l’un des pro. priétaires du journal ‘‘Liberator’’, publié à Paris et qui a donné cours à cette rumeur. rêté, il y a une couple de semaines, sous accusation de libelle, et com- me on avait exigé un cautionne- ment de $10,000 il ne put le four- uir et fut enfermé dans une prison. La cause sera instruite devant la! Haute Couret non devant la Cour:sorti de la ville qu’il aperçoit le Criminelle comme c'était la coutu- Divin Sauveur lui-même doit faire. uoucez-le donc souvent, le jour et lèvres ; puissions-nous mourir en le | gion’’. redisant encore ! Le défendeur en cette cause est Mylius a été ar- me. Le ‘‘Liberator’’#demande un pro- cès par justification et exige que le roi soit enteniu comme témoin ; cependant le droit constitutionnel ue permet pas au roi de douner sn temoignage dans sa propre carse malgré qu’il ait exprimé le désir de se faire entendre. Les procédures dans cette pour suite criminelle ont été faites ba- sées sur un statut datant de 200 ans. ———————“—— CORRESPONDANCE Monsieur F. J. Buote | Editeur de L’IMPARTIAL, Tiguish Mon Cher Monsieur, Vous savez quelle richesse. ... d'imagination possède cette affaire impalpable qui se nomme : ‘‘La Presse Associée.”’ Elle fait mourir lé Pape régulièrement au moins deux fois l’an. Elle le représente très irrégulièrement comme mou- rant. Elle laisse entrevoir la Gn | du catholicisme chaque fois que des pastiches de Julien l’Apostat, au Portugal ou en France, frappent de grands coups d’épée....dans l’eau, contre une des oeuvres du catholi- cisme qui, lui, ne s’en porte pas plus mal—au contraire—. Le Sfar de Montréal, du 25 jan- vier courant, nous apporte aujour- d'hui, à nous pauvres iguorants (croit-on) de notre sainte religion et de l’histoire de l'Eglise, une nou- velle trouvaille, ineffabilité tout aussi bête que toutes les précéden- tes, que voici en.résum: : ‘“‘Le bruit court dans le monde religieux (de Paris : remarquez que cela vient de Paris) que le S. Père quitterait Rome pendant la célé- bration (impie, sacrilège) du jubi- lé italien de la prise de Rome. La France (! ?...) aurait décidé de le recevoir, et lui permettrait (?...) de résider à Lourdes où il habite- rait le Palais (??...). On dit, dans le monde religieux (?) queles, Père ne veut plus tolérer les provo- catious des Francs-Maçons de Ro: me....'" etc., etc. Le Souverain Pontife sait ce qu’il : n’a pas l'habitude de prendre pour son coufident l'Agen- | ce de la Presse Associée ni ce que | l’on appelle avec une pointe de ma- | lice, à Paris, ‘‘” Agence Havas de nuit”. Néron, qui régna de l'an | 54 à j’an 68 de l'ère chrétienne comme empereur romain, ouvrit la série des persécutions contre le chrétiens. Eu l'an 67, saint Pier- re, jetéen prison, y demeura huit mois avant d’être mis à mort. Or le Prince des Apôtres, cédant aux prières des chrétiens, consentit à. s'enfuir de prison. Il était À peine [#2] venant vers Kome. Saint Pierre lui de- | mande : ‘Seigneur, où allez vous?” | Jésus lui répond : ‘‘A Rome, pour: y être crucifié de nouveau.” Etil| disparut, saiut Pierre ayant com pris et ayant rebroussé chemin. Inutile de faire aucun comimentaire. | Lorsque le Pape de Jeanne d'Arc, | des petits et des opprimés fut élu le | 3 août 1903, et que la question lui fut posée selon la coutume : ‘‘Quel nom prenez-vous ?’” Il répondit : ‘*Les saints Pontifes qui portèrent | le nom de PIE souffrirent de gran- | des souffrances pour le Christ : je prends le nom de P1E.” Dieu nous avait donné la douceur, la bonté, la charité, en un mot /'/gnis Ar | dens—mas aussi la SOUFFRANCE personnifiées. Ce que Pie X gloriensement ré-| gnant fera sera bien fait. Recevez, Cher Monsieur, l'assu-| rance de mon dévouemert eu N.S,. ANTOINE DECHABANNES Le 27 janvier 1911 ES “L'ECHO DE ST-FRANCOIS” Les Frères Mineurs Capucins d'Ottawa viennent de fonder une | revue trimestrielle, l’ Echo de St- moins le résultat de remettre à l’or- 1 François’, quine manquera pas | d’être accueillie très favorablement | par le public. C’est un bulletin de | famille destiné aux fraternités de | l'obéissance des RR. PP. Capucins, et aux tertiaires isolés. On y trou. | ve des explications sur la règle du/ Tiers-Ordre, des conférences ascé- | tions franciscaives, et un calendrier | des fêtes franciscaines rappelant en temps opportun les indulgences qui y sont attachées. tes, cette premiére livraison renfer- | me un article sur Pie Xet l'ordre | Séraphique, | Frauçois et le Crucifix, un portrait | littéraire du saint d’Assise et une K intéressante chronique du R. P.| Ernest Marie sur l'Eufant-Jésus et | la famille franciscaine. On peut s'abonner en s’addres- | sant au couvent de Saint François, | 1062 rue Wellington, Ottawa : Prix de l’abonnement 25 sous par | année ; le numéro dix sous. i ERA eos eo ua) ‘ | tiques sur les vertus et les dévo- | S Pie IX voyait clair. dre du jour la plus grave des ques: Les événements qui vont se dé- ronler en ce cinquantenaire en se- tions int:ruationales : la question romaiue, la question de l'indépen- ront une preuvé surabondante. Il ue faut pas être prophète pour pié- dance sure et vraimert garantie du Chef de l’ Eglise catho ique. HP” LES JESUITES PORTUGAIS AU BRESIL Dans l’ancien empire âe Dom Pe- {la fois ridicules et arbitraires s’or- dro, il y a aujourd’hui des républi-|ganisa aussitot. En moins cains francs maçons qui ne peuvent | deux jours, une pétition des fem- |supporter la vue d’nne soutane. mes de la capitale, destinée À êtr PP | P être En apprenant l'expulsion des Jé-| présentée à M. Nilho Peçanha, se suites portugais, ils craignirent de |couvrit de dix mille signatures. les voir arriver au Brésil et priè- | De son côté, 1e gouverneur de l’'E- rent le gouvernement et la Confé- |tat de Ri> Grande protestait contre dération de prendre des mesutes | le sectarisme du gouvernement, énergiques et urgentes pour empê-| ‘‘Une mesuie assez odieuse, é- cher le débarquement des reli- |crivait-il, entraîne un grave atten- gieux'”’. M. Nilho Peçanha, qui}tat à la liberté spirituelle, garantie à ce moma2nt enco:e exerçait le pou- } par la Constitution de la Républi- voir suprême, eu la faiblesse de ,que dans toute fa plénitude. On donner satisfaction au maître du/|de comprend pas comment ces re Grand Orient : il pubiia un décret |ligieux peuvent être une menace de | dant en mouvements irréguliers, el'e vient lécher la glace des car- reaux de ma fenêtre ou, tout heu- reuse, s'accroche à quelqne grand arbre ; éperdue, elle trottine avec aisance, court devant mes yeux, et me voile l’astie du jour noyé dans une, mer de nuages. Mille petits soleils étincellent à mon regard... Et moi, à travers la glace, je regar- de....ct mes idées, indécises, affo- lées, tourbillonnent et voient com- me ces gentilles miettes blanches aériennes. Celles ci, gracieuses gouttes d’eau, effluves du grand océan par celles laisant comme des étincelies se jouent dans leur grand écrin gris. Les petits cristaux tournent jet retournent, et leurs reflets lai teux flattent ma vue.... Là bas, la brise chante dans les bois : les éclos frissonnent sous l'effet de ces mélodies......Les brincilles de verdure luis -nt comme des arcs en ciel, et leur minuscule tête jaune s'incline sous leur faible fardeau ......L'oiseau chante eu- cure, voyant avec effroi cette pous- sière blanche parsemée sur ses ailes blanches. Image de ja jeunesse insouciante que n'’offraient pas les quelques cheveux gris jetés ça et . . » 2 Et | ’ e T interdissant l’entrée du Brésil aux | pour l’ordre public. Nous ne pou- | Jésuites chassés du Portugal. |vons nous empêcher de protester Quelques jours plus tard, le va-! contre cette inutile violence.” peur ‘‘Orissa’”’ jetait l'ancre dans la] Après les catholiques, les positi- baie de Rio de Janeiro, et l'on dé-! vistes brésiliens s'émurent à leur pouvrait parmi les passagers débar- tour. Bref, le mouvement de pro ques....deux Jésuites portugais, testation fut bier:tôt tel qu'une re les PP. Beniio Rodriguez et Cau-|quête fut adressée par le député tizcho, victimes des dictateurs Bra-! Valios de Castro au tribunal fédé. ga et consorts. Grave affaire ! La ral suprême à l'effet d'obtenir le police ne voulut rien entendre et |retrait du décret d'expulsion rendu reconduisit à bcrd les ‘‘délin- 'contre les jésuites portugais. La quants’”, qui prirent le chemin de | cour ayant finalement décidé par 8 la République Argentine, où ils furent mienx accueillis. Cependant l'attitude des autori- tés brésiliennes avait blessé pro-} ; fondément les sentiments huma- |sidentiel fut annulé à la satisfac- nitaires et religieux de la popu- tion des catholiques brésiliens, lation. Un vaste mouvement de ! mais à la grande confusior, de leurs protestation contre ces procédés à Ccmpatriotes francs-maçons. voix Sur 10, que la mesure prise | par M. Nilho-Péçanha était incons- titutionelle, le fameux décret pré- ux renouvellement de saison il convient de faire usage de toni- que pour remonter le system et en- réchir le sang inauimé, Le Vindes Carmes est un tonique reconstituant qui a fait ses preuves. Ilest prescrit aux personnes faibles, aux convales- cents, aux malades dont il importe de soutenir et de relever les forces. L'EFFET EST RAPIDE ET CERTAIN. À. Toussaint & Cie, Es Depositaire Generaux 3 Quebec, P, Q. GS HHSGENE à là sur les boucles ondoyantes des têtes mûres....La nature sourit toujours !...Et moi, assis molle- ment dans ma chaise, le coude ap- puyé sur le rebord de ma fenêtre, je regarde ; mon âme est en fête ; le sourire s'épanouit sur ma lèvre, je fredonne des airs d’ailégresse : tout chante et rit ! ! .... ss... La veige tombe toujours !...Kile | remplit l'horizon qui semble se re- irécir. Sur ma lèvre qui tressaille | d'effroi se glisse un sourire crispé |par la peur....L'ombre qui court me fait frissouner....La terre est disparue à mes regards ! Il ne reste plus rien de ces prairies ver doyantes, témoin de nos jeux en- fantins ! Plus rien de ces bosquets plaisants. Le ruisseau plai tif ne déroule plusseseaux. Seules quel ques fleurs hibernales rient sous la neige : le lierre qui rampe sur mon toit est tout enfariné !......]J'ai peur de ces ombres blanches qui semblent jaillir de terre ; le grand Calvaire de pierre m'’effraie avec ses deux grands bras blanchis par le givre....Là bas, les forêts font en- tendre de plaintives élégies...le vent se plaint entre leurs branches qui se tordeàt....Sur le versant de la colline, les hauts arbres m’ont l'air de grands vieillards aux che veux poudrés par les frimas, grim- pant la colline de la vie- et je tremble, je frisonne.... j'ai peur. on . 4 See reumcesteee se ce Gocec: ce La neige tombe toujours....je regarde encore effrayé. Un scurd mugissement emplit l’air ; le vent roule des flots de poussière blanche. C'est ‘‘la tempête aux clameurs d’enfer’’. de sinistres craquements. , la neige La maison fait entendre ! tourbillonne affolée, elle fouette ma vitre, cingle le visage du passant attardé et fatigué de ses efforts inu- tiles, elle croule sur le sol glacé avec un ‘‘bruit sileucieux’’, Läà- bass la forêt se tord, râle, fait en- tendre ses plaintes sépulcrales... j'ai peur je me ferme les yeux. ..... CREER ... La tempête s'est calmée...la nei- ge ne tombe plus.. et je ne regar- de plus...Partout un linceul nei- geux couvre la terre...et les grands arbres gisent silencieux, déracinés. Desabuse STEÂMER EN FEU Le steamer ‘‘Queen’”, de la ligne du Pacifique, qui est arrivé à San Franciss:o, jeudi matin dernier, a failli périr en mer par le feu, avec ses 125 passagers. Eu effet un in- cendie violent qui faisait rage dans la cale du vaisseau depuis :2 heu- res, meuaçait de le détruire. | Les 25 membres de l'équipage n'en pouvaient presque plus tant jils avaient dû faire d'efforts pour cambattre l'incendie et prévenir une pauique "chez les passagers. Le ‘‘Queen”” était escorté par le steamer ‘‘President’’, de la même ligue, qui s'était empressé de ré- pondre aux appels de détresse faits par le ‘‘Queen’’ au moyen de la té- liégraphie sans fil. Les passagers ont raconté des histoires émouvantes sur la Intte qu'il a fallu livrer au feu. était si fort et la mer si orageus: qu'il était presque impossible pour les passagers de se tenir debout sur les ponts qui étaient mouillés et très glissants, Les passagers fu- rent conduits dans la bibliothèque et dans ie salon du vaisseau, mais la quantité considérabie de fumée qui s’échappait de la cale a causé bzaucoup de crainte. Le ‘‘Queen’’ a une histoire fé. conde en événements tragiques. Il y a deux ans une explosion se produisit dans la chambre de sa chaudière, et cinq hommes furent gravement brûlés, En 1888 il commença à faire eau et on dût l'échouer, Et en 1894, 14 person- nes avaient perdu la vie dans un feu qui n'était déclaré alors que le vaisseau était en mer, 14 jours avant que le vaisseau ait pu attein- dre le port de Towshead. Souvenez-vous de vos morts celle de prier pour les morts. La meilleure manière de perpé- r la mémoire de vos disparus est four la carte souvenir avec prière, Nous avons en main une jolie carte funéraire bordée de noir, avec prière, vom ie la personne défunte, son âge et la date du décès impri- més sur un côté, et de l’autre diver- ses scènes pieuses. 25 Cartes pour 75 cents M: SE envoyées sans frais de malle à n'importe quelle adresse en Canada ou aux Etats Unis sur réception du prix. te Nous n’imprimons pas moins de 25 Cartes. Adressez : L'IMPARTIAL Tignish, Ile du P, K, _ . > 4 ss" / C'est une pieuse coutume que a Le vent - ss. s