* PURES ve MP 1 ec: A : Ÿ LR ME TOM 3 é UNE PAROISSE C’SET UNE NIS- SION PERPETUELLE. ZÉON XZ17 k ete + Am PE NE E FONDÉ EN 1893 ———— PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA Un A. socossene 0x 5 cv PT. 00 Six MR. ossnnreicctsen D Pour LES ETATS-UNIS Un sisi EE OR Dm érinenrs te l Pour L'EUROPE US nds suai te 533 DID Six moOÏS.....56-.0..0 0 °° 1.00 Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l’expiration deé“son a- bonnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d’adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMPARTIAL Tignish, Jeudi, Ociobre 1907. Le Prochain Parlement La rumeur a prévalu jusqu'ici, disant que le Parlement fédéral se- rait convoqué pour le 21 du cou- rant. (Cependant, rien d'’officiel n’a été dit jusqu’ei à ce sujet. Le cabinet s’est réuni samedi dernier, et la date définitive de la réunion des Chambres a été arrêtée, proba- blemeut à cette réuuion. La prochaine session, à en juger par les divers mouvements qui se font daus les deux camps politiques, promet d'être importante, acrimo nieuse, longue. Immédiatement après la session auront lieu, dit-on, les élections gé- nérales. (Cette nouvelle, tout en n’ayant aucune teinte officielle pa- raît généralement acceptée. L'un et l’autre partis politiques travail- lent beaucoup, essayant de se don- ner devant le peuple la meilleure allure possible. Il est fort probable que l’opposi- tion va livrer un assaut formidable, qu’elle va mener sur tous les minis- tères l'enquête la plus minutieuse, s'attaquer particulièrement à l'ad- ministration des terres de l'Ouest et peut être cette trop fameuse affaire | de ‘‘Wine, "Women and Graft’’. SE Les subsides aux provinces a —— Les sommes dues vontetre mainte- nant encaissees Une dépêche d'Ottawa annonçait hier :que le ministre des Finances enverra en quelques jours aux diffé- rents trésoriers provinciaux des chè- ques pour les montants dus, Suivant les dispositions de l'amendement à la nouvelle loi passée à la dernière session Ces Communes Canadiennes et Anglaises, touchant les subsides provinciaux. Les subsides rrovin- ciaux annuels sont payés par moi- tiés chaque années les 1er juillet et rer janvier. Au premier juillet dernier, les sommes dues par les différentes, pro- viuces, d'après les arrangements aiciens furent expédiées au Gou- vernement Impérial alors que le Gouvernement du Dominion n’avait pas reçu ratification de l’amende- ment à l'acte B. N. À. Les sommes dues vont être maintenant encais-, sées. Elles sc montent aux chiffres suivants : Ontario $789,000, Qué- b2:c $690,000, Nouvelle-Ecosse. ne ER ce ES AE le AN RE RE SP d'os ont 4e rare à pape $ a. € Y RU 0 DS É pt ets [Fi sn n° + L’IMPARTIAL, TIGNISH, Cape < , pe L OLENREROE 3 » I. …… a+ : PR RE RL TS ES Cp QU ee AP LT P. E., JEUDI 24 OCT 1907. Le jugement rendu par la Cour Suprême d'après lequel le Dominion ne peut réduire de £« à 4 pour cent ‘intérêt payé par les Ecoles Supé- rieures de Grammaires Canadien- nes de l'Ontario aivsi qu’ila été fait depuis 3 ans, a été main- tenu. Le Dominion devra donc rem- bourser à la province la différence. Une correspondance est échangée pour solutionner ce différend entre le Dominion et la proviuce. | L'Exposition D'Egmont Bay Jeudi dernier nous avions le plai- sir de visiter l'exposition annuelle des paroisses de Mont-Carmel et Egmont Bay. L'exposition de cette année n’é- tait pas, nous dit on, aussi belle que celles des années passées pour la raison que les gens étaient occupés a sauver leur récolte ; cependant pour nous, qui, ponr la première fois, avions le plaisir d’assister à une exhibition acadienne nous avons trouvé tous bien joli. Les animaux, quoique en petit nombre, surpassaient ceux qui é- taient en exhibition à l'exposition provinciale de Charlottetown. Les grains, légumes et les fruits étaient de première qnalité et les effets con- fectiounés par les dames de la pa- roi sse, offraient un charmant coup d'oeil. Somme toute, l’exposition était de première classe et nous félicitons de tout coeur ces braves gens pour leur esprit d'entreprise et leur énergie dans la voie du pro- grès. , Aux curés de ces deux beiles pa- roisses françaises, les Révéds S. Boudreault et P. P. Arsenauît, re- vient, en grande partie, l'honneur de ce succès, car ils ont donné et don- nent chaque jour de bels exemples et se dévouent pour l'avancement de leurs paioissiens dans l’art agri- cole. Merci, M. Landry. Dans une autre colonne nous pu- blions la lettre que M. V. A. Lan. dry, éditenr-propriétaire de /’Evan- geline, nous adresse, en date du 5 octobre. M. Landry, en vrai patriote aca- dien, apprécie les humbles efforts que nous faisons pour la revendi- cation de nos droits. /’Ævageline a toujours été prête à seconder L'IMPAR®FIALSsUr ces lignes. Merci, confrère. Nous vous ten- dons la main, et si nous nous accor- dons pas toujours lorsqu'il s’agit des questions politiques, du moi1s nous sommes unis pour l’avancement des nôtres et la revendication de nos droits sacrés. J,'Acadie peut donc compter sur ses deux jeurnaux acadiens lorsqu'il s'agit du bien et l'avancement des siens. Une École Agricole La semaine. dernière nous annoncions que le projet de fonder une école agricole dans cette province avait été pro- posée à l’une des assemblée de la Société Acadienne de Secours Mu- tuel. Aujourd’hui nous sommes en mesure de dire que la plupart de nos compatriotes s'accordent avec nous sur ce projet et que nous som- mes secondés par un grand nombre de personnes proéminentes qui voi- ent l’ütilité et la nécessité de cette école. Il y a eu question de fonder un Co!lège Acadien daus cette provin- ce. Nous sommes en accord et nous seconderons de toutes nos for- ces ces braves compatriotes, qui les $177000 Nouveau - Brunswiek, , ( è - . 1 . = l é d d . 1 . liè lé Lu #135,00 Maitoba $212.000 | premiers ont introduit le projet,maïis | quel étendard 1irons-nous nous rai- Singulière légende citée dans la S x ; an, 136, con, Albsta, dans notre humb'e opinion mois ne Hier, Si vrafmint nons avons à Co:rr mo-aique historique et littéraire du ©T D LR LUE Ait, QU tr oil : , , , . ‘ à à + So 000, Culuubie Britannique voyons pas comment, vu les cir- le trioimph d:la cau-e n'tionile ? Musée des Farmil'es. & , , iii È ! ; $277.000, Lie da Prince Eteuarl, | $70,0:N, constinces, qu'un collège acadrèn Le temps légal sera probablement | sent. de courte durée pour en appeler au Conseil Privé du jugement rendu l'été iernier par la Cour Suprême sur le cas de la province d’Ontario vs. le Dominion du Canada, relati- vement aux fonds de la province réclamés maintenant par le Domi- pion. ? D'un autre côté si nous a- vions un collège acadien où nos en- fants pourraient faire un | complet, ils leur faudraient s’éloi- guer de leur province natale pour pratiquer. leur profession, tandis qu’une école agricole serait le plus sûr moyen de garder nos jeunes gens chez nous. Cette province a beiu- coup trop d'hommes de profession cision radicale à prendre ; i!s ne sauront de quel côté pencher, ou plutôt ils se laisseront entrainer dans le sentier qu’ils ont toujours suivi, quoique sachant, maintenant, que Ia voie où ils s'engagent de nouveau les conduira inévitable- ment, eux et leur pays, à la ruine, tant leur mentalité est tyrannisée par l'esprit de parti et tant ils se et pas assez de cultivateurs. L'Agriculture a toujours été et ble profession. Elle est la mat- tresse des arts, la source et la base: de la richesse, du bonheur des indiï- vidus et des peuples. L'agriculture en dounant à l’homme les aliments nécessaires à Sa subsistance et à celle de sa fa- miile, lui offre en même temps les moyeus les plus sûrs d'établir son bien-être, et il n’en existe pas de plus honorable pour contribuer à celui du pays. Afin qu'un pays agricole soit aussi riche, qu’il peut-être, il faut qu’on s’y occupe en même temps de toutes les espèces de travaux, C’est ce que font plus ou moins nos cul- tivateurs pratiques. heur un grand nombre perd un temps précieux entre les semailles, les moissons et les labours. Cela ne doit pas être. Preuons la manière de cultiver le sol, elle est bien changée, hien amé- liorée depuis vingt ans. Autre- fois le cultivateur travaillait dur de ses bras, aujourd'hui le pertection- nement des instruments aratoires et le système d’employer {a force de chevaux pour faire tous les tra- vaux de la terre et pour rendre les produits propres au marché, enlè- vent presque tout travail manuel, et économisent du temps au culti- vateur. Tout le monde comprend cela, mais tous ne savent pas en profi- ter. La raison en est bien simple ; Le manque d’une école agricole est une lacune que nous devons remé- dier le plus tôt possible. Là les jeu- nes, et les vieux, qui n’ont pas l’é- dacation nécessaire pour faire pro- gresser l’agriculture, en la faisant marcher de pair avec le commerce et l’industrie pourraient aller pui; ser les connaissances voulues. Le cultivateur doit avoir des con- naissances générales sur toutes sciences nécessaires au développe- ment de l’agriculture pratique. Le cultivateur doit être instruit s’il veut défendre ses droits et prendre sa place dans la discussion des affaires d’intérêt public. L’Autel A Tiguish le 22 du mois, par le Kev. D. M. McDonald, étaient unis en mariage, M. Marin Martin de Woodvilie, Lot 2 et Mlle. Oxilje Buote de St Roch. CPERSONNELS Mlle Marie Arsenault, soeur du Rev P. P. Arsenauit de Mont-Car- mel est actuellement en visite à Tignish. M. et Mme. Arsenault de Camp- belton N. B., étaient à Tignish la semaine dernière, en route pour Charlottetown, Halifax £et autres villes de ,la Nouvelle-Ecosse, M. Arsenault est eniployé sur L/Inter- colonial comme serre frein, entre Campbelton et Ste. Flavie, P. Q. La bonne politique (Du Pionnier) I/'heure est arrivée où la crise politique va battre son plein. De toutes parts les clairons de raliie- ment sonnent la charge, pour en- traîner à la suite de leurs diapeaux le plus grand nombre d’électeurs possible. où sont en jeu les intérêts de notre province, que ferons-nous ? Sous Malh-ureusement, plasteurs res: {font une fausse honte d’embrasser est surtout aujourd'hui la plus no: Mais par mal-|. Dans ce démêlé critique, |. — [une politique meilleure que celle choyée par eux comme une fille d'adoption. D'autres, au contraire, ne sont retenus à un parti que par des questions d'intérêt personnel ; pour eux le meille'ir est encore celui qui grossit le plus leur insatiable gous- set ; aussi auront-ils l’échine plus flexible, se traineront ils plus bas devant celui qui fera pleuvoir sur eux le plus de faveurs et le plus de pièces d'or. Peu importe que ce |soit au détriment de leurs coucito- yens et de leur patrie, chez ces ê- tres avides, les sentiments de pa- triotisme et d’admiration pour le bien-être public d’une province n’ont plus d’écho. Ilest donc de toute nécessité, pour pouvoir juger d’un parti avec impartialité, de n’y être attaché en DS manière, ui par la tradition ni par l’appat du gain : alors seu- lement nous pourrons constater avec plus de précision si ce parti a bien rempli les graves obligations qu’il avait assumées en s’emparant des rênes du pouvoir, si son admi- nistration, a toujours été en rap- port avec les données de l'Eglise catholique, en un mot si elle a su renforcer notre nationalité en dé- veloppant sa colonisation son com- merce et surtout par l'établissement d’un système d’immigration fruc- tueux pour notre race? Si non, des réformes s'imposent, elles sont même devenues nécessaires à la vie progressive de notre pays. Il faut donc embrasser résolu- ment le parti des réform:s, dès qu’on a constaté que ceux qui le composent sont des hommes intè- gres, des hommes qui ont déjà mis à profit leur talent et leur énergie à ia défeuse de nos droits et dont le programme ne peut que favori- sa forme la plus affrayante, et lui! dit : : — Tu vas mourir, cependant je puis te faire grâce à l’une des trois conditions ‘suivantes tue 1on père, frappe ta soeur ou bois du nr ” Que faire ? pensa cet homie. Donner la mort à qui ma donné le jour ? c'est impossible. Maltraiter ma soeur ? c'est affreux. je boirai du vin. | Il but du vin, mais s'étant, enivré il maltraita sa soeur et tua son père. La Verite Vraie Ceux qui s’imaginent que la question marocaine est résolue ou à peu près parce que Cassblanca a été bombardée se trompent lourde- meut. à La vérité, la voici : Premier point : rien n’est changé dans la situation. La France patauge tou- jours dans ile même gachis. Les Les européens n’osent pas et ne peuvent pas mettre le pied dans i’intérieur du pays. Deuxième point. . Quand mê- me la France réussit à organiser une police dans les ports, cela ne ser servira à autre chose qu’à dé- penser de l’argent chaque anvée. Troisième point : L'Espagne se- ra toujours un terrible boulet atta- ché aux pieds de la France. Le gouvernement de France est engagé dans une impasse dont il ne sortira qu'après les plus grandes dangers. Le gouvernement de France ap: prend: a en cette affaire, ce quesig- nifient les différentes ententes di- plomatiques que depuis quelques années il a la rage de signer par tout. L’entente avec l’ Angleterre est juste et bonne parce que celle-ci est le meilleur client de la France. Cette entente peut subsister parce que c'est l'intérêt des deux peu- ples. La France aura à supporter tou- tes les fautes d’une politique de compææmis et de demi-mesures que depuis quelque années de «es polti- ciens ont cru bon d'adopter pour palité. Gardons-nous surtout, en ces circonstances, de subir l'inflûence de certain iuc1:eurs impies et so- cialistes ‘ui, voyant sombrer, au grand jour d’un programme nou- veau, 1tê.e follement caressé d’une 1eforme à leur manière, ré- le forme, soit dit eu passant, indigne des Canadiens autant que préjudi- ciable à leurs mœurs et croyances religieuses, s'efforcent d’inoculer dans l'esprit du peuple ouvrier le venin de leurs doctrines erronées. Aussi les voit-on crier sur toutes les gammes, dans des assemblées ‘unionistes, qu'un programme de réformes tel que l'entendent, par exemple, les Bourassa, les Laver- gne, les Laflamme, etc, est fourbe, répréhensible et contraire aux inté- èts de notre peuple, aussi bien qu’à son progrès civilisateur. Les procédés odieux de ces vils impos- teurs ont besoin d’être démasqués et répudiés dès l’abord si nous ne voulons pas en arriver au système dégénéré des gouvernants de la France actuelle. Nous ne pourrons donc suivre une politique louable, sauf quelques rares exceptions, qu'en autant que nous ne serons les esclaves d’ancun parti et que nous nous ferons un devoir de conscience et de patrio- tisme de juger un parti, non-seule- ment parses faits et gestes, mais encore par les actions et la conduite publique du représentant qui vient demander l’appui de nos suffrages. Eu agissant ainsi, nous pouvous être convaincus que nous sommes dans le droit sentier et que nous participous, dans la mesure de nos moyens, au vrai progrès de notre province. ERNEST ODpAN CURIEUSE LEGENDE ser le bon progrès de notre naio | ne pas effaroucher le public. Il eût été faciie d'ctablir la nré- |pondérance de France au Maroc dans un temps où personne n'’eût songé à réclamer. Mais le gouver- uement d'alors, le fameüx minis- tèrs: Combes, tenait à ne pas mé- contenter les socialistes. La mo- de était aux utopies, à cette péné- tration pacifique. La France a si bien manoeuvré, qu'uu beau jour l’empereur d'Allemagne débarquait à Tanger dans lequel les Espagnols élevaient des arcs de triomphe et poussaient de retentissants hurrahs! Qui a eu le courage de raconter ce dernier détail ? Et puis ce fut la tristesse d’a- voir à sacrifier le ministre des afai- res étrangères sous la menace alle- mande et l’irréparable erreur d’al- ler à Algésiras. Il valait mieux avouer tout de suite son impuissan ce. Qu’a-t-on fait à Algésiras. Il valait mieux avouer tout de suite son impuissance. Ce n'est pas exact. La situa- tion est restée tout aussi sérieuse, Et pendant ce temps, la France a en encore signé une entente avec le Japon, et force la Russie faire de niême, ce dont celle-ci couserve une sourde rancune. Finalement, la France a mainte- uant signé des ententes avec la moi- tié de la terre ; mais en temps de guerre que voudront elles ? La France subira pendant dé longues années les conséquences de la conférence d’Algésiras. . Parmi les plus lourdes fautes commises a été celle de laisser pro- | clamer solennellement l'intégrité du Maggc par les diplomates du monde entier. Le Maroc considéré comme une nation ! Vraiment, il n’y a que des diplmates pour avoir la ferce de gar- der leur sérieux devant pareille plaisanterie Le Maroc u'a jamais été et ne peut pas être une nation ; et ceci 2 démou racouteut les Arabes, pour plusieurs raisons. La premi- c'est l'Islam, Tous les gens de bonne foi qui ont étudié le monde musulman savent parfaitement que l’idée de patrie, telle que nous la conçevons depuis seulement un ou deux siècles d’ailleurs en Europe, u’exite pas parmi les Arabes. 11ls «béissent par esprit religieux et rien de plus. Les étrangers pour eux ne sont pas vraiment des étrangers; non, c’est le chien de chrétien ou le porc de juif : pas antre chose. Le Maroc en particulier n’est pu’une agglomération de tribus qui ne sont réunies uniquement qu'en l’Isam. Leur capital, ce n’est pas Fez, c'est la Mecque. D'autre part, le Maroc a-t-il seu- lement jamais eu la pensée de se donner des frentières ? Nullement. D'un côté, il est forcement limité par la mer, mais, de l’autre, quel géographe a jamais déterminé où commence le Maroc ? Enfin, il est avéré que le sultan n’a jamai: étendu son autorité sur plus du quart de cette fameuse na- tion En ce moment, voici la situ- ation exacte : Entre Rabat, Fez et Tanger, les gens obéissent encore un peu au sultan officiel Moulay- Abd-el-Aziz ; entre Rabat, Mara- kech et Mogador, c’est Moulay- Hofd qui prétend régner. Au Nord, le Rif ne reconnaît aucune autorité. Raisouli domiue daus les Djebala et Valiente daus l'And- jera: Bon Hamara, campé s- Moulouis, est prétendant au t de Fez et la fameux Bou Ar s'agite autour de j’oued Rec Le caïid Anffous tyrannise la vince de Mogador et Mael-/ le sorcier blue, essaye de se . un empire dans l’extreme Su. Tous ces gens-là n’ont jamais se gé à se considérer comme forman un nation. Comme cela toutes les tribus auraient été convaincues que la France était capable de se faire 1es- pecter eu n'importe quel point du territoire marocain. Un Violent Quragai Tout le sud de l’Europe est sous l’étreinte d'un violent ouragan ac- compagué par une pluie torrentielle, Cet ouragan, suivant de si près les pluies sans précédent et les inonda- tions successives des trois dernières semaines, cause une très profonde détresse. L’aire de l'ouragan s'étend dù nord du Maroc, sur le Portugal, l'Espagne et le sud dela Franc. Les navires de guerre au large de la côte d'Afrique et de la péninsuie ibérique ont été obligés de chercher- uu refuge dans les ports. Le tor pilleur français Cassini a perdu son hélice pendant qu’il se rendait dans ur port de la côte. Le village d'Olet, près de Barce- lone Espagne, a été presque com- plètement détruit par une troimbe, Les communication télégraphi- ‘ques entre Maïrid et San Sébastien aont interrompues. Les rivières qui-ont débordé tout récement dans le midi de ia France montent de nouveau et nombre de maisons, minées par les dernières inondations, s’écroulent. Dans le département de la Haute Savoie, une hante falaise de plus de 800,000 mètres cnbes, est en mou- vement et memace de s’abbatre sur le village de Tormery à 1000 pieds plus bas. Uue dépêche de Brest dit qu'une [tempête fait rage sur la côte et que plusieures Lâteaux de pêche ont chaviré et que leurs équipages ont été noyés. La tempête a forcé une escadre portugaise à se réfugier dans le port de Lisbonne. Pendant le trajet, le torpilleu1 Lago est venu en collision avec une Canonière et le comman- dant du Lago a été mortellement blessé. . marne BERNARD HOTEL Tignish, P. E. 1, This well known hotel has been refitted and renovated this spring, making it one of the best hostelery in Prince County. Only a few minutes’ walk from c'est que chez tons les Musul- late 11122 .de halioalités distinctes n'existe vas, Leur seule unité est | pourait étre foudé ici jour le pré terout perplexes en face d nn: cé- se présenta uu jour à l'homme sous l'uité de foi ; leur seule patrie, t the Rai'way Depot, Kuies Moderate, in connection. THEO. BERNARD PRO Good Stabling