aut Se - L'IMPARTIAL JEUDI. LE 7 JUILLET, 1904, ui - L'IMPARTIAL zaine d’autres ont été blessées dans | ‘Unis, soit environ 10,000 rort un incendie causé par l'explosion 5 he jiques, et d’une autre résolu FONDÉ EN 1893 lde pièces pyrotechniques dans le st pr) Canadiens-Français Pré- PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un 0 dsoomiboesee Sn SiX MOIS... e + «50 PROS MO So 00660060.88 Les abonnements sont payab d avance. | Puur cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mais avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré Tages. Ceux qui changent d’adress do ent nous silele icienne aus si rien que la nouvelle. dAressez toutes ïettres, corre- p radances, etc., à L'IMPARYIAL Tignish, Ile du Prince Edouad For the convenience of foreign advertisers, l’Impartial can be seen and rates obtained from the follow- ing agencies : Montreal : E. Desbarats Advertis- ing Agency. A. McKim & Go. St. James Street. Toronto : J. J. Gibbons, Confeder- ation Life Building. New York : Geo. P. Rowell & Co. 10 Spruce Street. London oEng.: E. & J. Hardy & Co.. 30 Fleet St., E. C. L'IMPARTIAL Tignish, Jeudi 30 Juin Deux hommes ont été tués et deux autres très grièvement bles- sés par la locomotive d’un train du New-York Central, à la gare Otis, . Y. A Ste. Catherine, Ont., Flos- sie et Edith Lafferty, âgées respec- tivement deget 15 ans, ont été brûlées à mort, par l'explosion d’une lampe à pétrole. Les deux jeunes filles ont succombé à leurs brûleures après avoir souffert d’a- troces souffrances. A Montréal, le congrès des mé- decins de langue française d’Amé- rique s’est ouvert mercredi. Plus de 300 médecins étrangers y ont pris part. La séance s’est ouverte sous la présidence du Dr. Fou- cher. le Dr. Pozzi, de Paris, a ensuite porté la parole. ——.....— À Ottawa, Albert McMahon, plombier s’est suicidé. Laissé seul quelques instants, il se versa de l’a- cide muriatique dans une tasse, en- viron quatre onces, et l’avala. Il expira dans une agonie atroce. McMahon avait la bouche, la gorge et l'estomac horriblement brûlés. ————...….—…——….—…— Vingt-deux marirs ont été noyés davs la Baltique, par suite d’un ac- cident au torpilleur ‘‘Delfin’”’ que l’on avait converti en sous-marin. L'ou était à faire des expériences. Quatre officiers et trente hommes imontaient le vaisseau, quaud l’ordre fut donné de le submerger. Malheureusement, l’on oablia de fermer toutes les ouvertures, et le uavire coula entrainant presque tout Son équipage à sa suite. dns ue Une terrible explosion s’est par- duit dans la baie de New-York sur le yacht ‘’Cléo L'’ propriété d’Al- bert Aokh de Brooklyn. Ce ba- teau était actionné par un moteur à gazoline. Le propriétaire Aokh et Charles Johnson étaient montés à bord du yacht hier et ont péri tous les deux. s À Delaware, Ohio, le ‘‘Twien- tieth Century Limited,’ rapide al- lant à une vitesse de 60 milles à l'heure, à sauté hors de la voie à trois cents pieds de la gare. La locomotive, le char à bagag : et un char rempli de voyageuis ont été précipités dans le fossé bordant la magasin de la Diamond Tight Com- pany. etes A New Haven, Conn., William H. Davis, garçon de salle, vient de mourrir de la gangrène. Il y a quinze jours, il avait été mordu à la jambe par une araignée et quel- jours plus tard la gangrène se dé-{ clarait à ce membre. l inde Un fonctionnaire du département de l’Argriculture de la province d’Ontario vient d'émettre une idée qui mérite d’être examiné. C’est que les sosiétés d’Agriculture, qui ont tous les ans une journée d’ex- pasition, s’assurent contre la pluie ce jour-ià. Ainsi, si chaque soci- été fournissaient $so à un fonds d'assirance mutuelle, elle n’en souffrirait pas beaucoup si elle avait du beau temps, une in‘lemni- té de $s00 ou $600 qu’elle touche- rait du fonds d'assurance, compen- serait le déficit produit par le manque de recettes à l’exposition. Nous signalons cette idée aux di- recteurs des sociétés d'Agriculture de la province. ns..." A Ottawa, les conservateurs de la Nouvelle-Ecosse, les jeunes con- servateurs d’'Halifix et les députés et sénateurs de l'opposition, ont présenté de riches cadeaux à M. et Mme. R. L. Borden, à l’occasion du 50e anniversaire du chef de l’op- position. Les journaux annoncent que le juge Winchester vient de faire un rapport intérimaire sur son enquête dans l'emploi des aubains sur le Grand-Tronc Pacifique, et que le département du travail doit pren- dre des mesures de suite pour dé- porter plusieurs ingénieurs et au- tres employés contrairement à la loi concernant les aubains. mr Il y a certaines indications que la session va se terminer à la fin de juillet. Sir Wilfrid Laurier a don- né avis que, vendredi étant la fête de la Puissance, la Chambre s’a- journera jeudi soir jusqu’à lundi matin, à 11 heures, et qu'il y aura ensuite deux séances par jour, avec iutermission à six heures, et que les ordres du gouvernement auront préséance. er met Les officiers de l'Association de Réforme, d'Ottawa, ont présenté à l’hon. M. Belcourt, Orateur des Communes, des résolutions de féli- citations écrites sur parchemin, enluminées et encadrées. M. Ja- mes White, le président a fait la présentation, et M. Belcourt a ac- cepté ce cadeau comme étant, a-t-il dit, un des plus beaux souvenirs de son élection à la présidence. Lever’s Y-Z(Wise Head) Disinfectant Soap Powder is a boon to any home. It disin- fects and cleans at the same time. 30 Laïontaine et la langue francaise Le 13 septembre 1842, au parle- ment des Canadas-Unis, Louis- Hypolite Lafontaine voulant don- ner des explication sur la crise mi- nistérielle qui existait alors, fat prié par un des députés du Haut- Canada ee s'exprimer en anglais. M. Lafontaine lui fit cette ré- ponse pleine de fierté : ‘“On me demande de prononcer dans une autre langue que ma lan- gue n'aternelle, le premier discours que j'aie à faire dans cette Cham- bre, Jeme défie de mes forces à parler la langue anglaise. Mais je voie. L’ingénieur et le préposé | dois info rmer ies honorables mem- au bagage, tous deux de Cleveland, | Pres que, quand même la connais- ont été tués. ment. Quatre voyageurs | sance de Lk1 langue anglaise me se- o1t été blessés, dont l’un sérieuse- | rait aussi langue fran Çaise, je x’en ferais pas familière que celle de la moins mon premier discours dans ms À New-York, cinquante pom- |la langue de mes compatriotes cana- piers ont été cruellement brûlés ou diens-français, ne fut-ce que pour Le dans un incendie qui a | protester solennellement contre cet- claté au soussol d’un édifice: |te cruelle injustice de l’acte d’U- Quatre de: pompiers succomberont E à leurs blessuies. 4. À Philadelphie, trois personnes !: ont perdu la vie et une demi-dou- l ion qui tend à proscrire la langue aaternelle d’une uoitié de la popu- ompatriotes, je le dois à moi- nême, ”? ir Aux Acadiens, mes: Compatriotes Je dois à mes compatriotes quel- ques mots d'explication sur les rai- sos qui font que j’abandonne mon poste d: Président de l’Ass xmption, en plein exercice, avant que mon successeur soit nommé ; je leur dois aussi compte de ce qui a été fait durant ma présidence. Comme on se plait, depuis quel: que temps, et qu'on persiste, en dé- pit de mes protestations, à me re- présenter comme un enneni de l’E- glise, un athée, oui, un athée—une personne digne de foi me l’affirme positivement—il vaut mieux que je me retire, afin de laisser passer sur moi seul, et non surla Société L'assomption, un flôt de calomnie que, dans le moment, s’épanche à pleins bords. Noirci par ce flôt jusqu’à l'âme, je suis devenu, on le deviendrait à moins, ce qu’en langage diplomati- que, on appelle Persona ingralz, au- près de ceux qui, en Acadie, dé- tiennent le haut pouvoir ecciésias- tique. Si c’est sur moi seul que la haine s'’acharne : tant mieux, cela aura moins de conséquences ; si c'est, du même coup, contre notre Soci- été Nationale : sauvons l'arche ; si c'est pour faire échouer les ef- forts que nous faisons, depuis vingt ans, pour avoir un évêque français en Acadie, déjouons par ma démis- sions les desseins de nos ans. C'est de mon plein gré que je me retire, considérant qu'il est de mon devoir de me supprimer moi même, si je ne puis plus utilement servir la cause acadienne dans la haute position d'honneur et de confiance où les miens m'out placé. Je m'y crois aussi tenu par déférence pour la hiérarchie, afin de lui sauver le désagrément de traiter avec un ‘‘ennemi de l’Eglise’”’, et suitout de lui enlever tout prétexte de nous refuser plus longtemps nos justes droits. Je fus nommé, uue première fois, Président de l’Assomption, à Church Point, Nouvelle-Ecosse, au Congrès Général de 1890, et une seconde fois, à arichat, au Con- grès Général de 1900. Cette dernière fois, ce fut un peu à mon corps defendant qu: jaccep- tai ; je craignais l'orage qui s'an- nonçait, et parce que mon courage faiblissait en moi : vous voulez. C’est que la lutte que nous sou- tenions pour la reconnaissanse de nos droits de français et de Cutho- liques, se compliquait, s’agravait. D'énormes écailles venaient de tomber de nos yeux, et il ne nous était plus possible de croire à la bonne volonté de nos évêques en- vers ons. Voici pourquoi : — En 1893 le soin de porter à la connaissance de NN. SS. les évêé- ques, ‘a prière de toute l’Acadie, prêtres et laiques, demandant ja nomination d'un évêque d'origine française à l'un des cinq diocèses dont se compose l’église métropoli- taine des Provinces Maritimes, fut coufié au Conseil Exécutif de la Socicté de l'Assomption. Pour plus d'expédition, le Conseil nous chargea pius particulièrement, M. le juge Landry et moi, en notre qua- lité de Président et de Secretaire, de cette très délicate négociation. En fils soumis et respectueux de l'Eglise et désireux d'éviter tout aller discrètement voir chacun des évêques de la Nouvelle-Ecosse et du Nouveau-Brunswick, à l’excep- tion de Mgr. Rogers—ceux qui ont counu le bon évêque comprendront pourquoi-—à leur évêque respectif. Les entrevues furent privées ; mais c'est briser le sceau d’aucun secret que de dire que nous fûmes t-ès convenablement reçus ; qu'on entendit avec bonté la prière de l’Acadie ; qu'on sembla la trouver de la lâcheté, si ? vain bruit, nous commençâmes par ; que les évêques, dans leur réunion RÉ cé. chez nous et d'attendre, puisque, aussi bien, il n’y avait pas dans e moment de siège épiscopal vacant. [nions, pour la première fois, ce; furts fut l dont Nos Seigneurs les évêques a- gne de dénigr ttre tre les représe Aucune promesse, il va sans dire, ne nous fut faite, aucun évêque n’en pouvant faire qui engageñt ses collègues. Nous fimes rappor* et attendi- mes, quant à moi, dans une grande confiance filiale. Quoique requis, par plusieurs, de prendre nos précautions, de ne pas être par trop crédues et d’al- | ler exposer notre cause à Rome, le Conseil de l’ Assomption se tiut | respectueusement coi, et attendit, ainsi qu'il en avait été requis, plein d’espéranee et désireux de laisser à nos évêques l'initiative et le mérite d’un acte juste et généreux. T] arriva, quelques années après, en 1897, que Mgr. Merry del Val, aujourd'hui Cardiual et Secretaire d'Etat pontifical, fut envoyé au Ca- nada, en qualité de Délégué Apos- tolique. Nous nous rendîimes auprès de lui, M. le juge Landry, un autre délégué acadien et moi ; nous lui fimes l'exposé de toute la situation dans un mémcire détaillé ; il ap- prit notre visite antérieure aux é- vêques de la N. E. et du N. B., et leur répouse ; inais par déférence pour nos évêques nons ne pressâ- mes pas autrement nos réclama- tions. Son Excellence parut s'intéres- ser vivement à notre cause. Elle nous expri na ses sympathies pour les Acadiens, dont Elles avait lu l'histoire dans /’Ævangeline de Longfellow ; nous loua de procéder dans nos revendications avec la dé- férence et le profond respect que nous y mettions ; nous approuva de placer toute notre confiance filiale dans nos évêques, et, à son tour, nous conseilla d'attendre. Mgr. Merry del Val, qui avait été envoyé au Canada en mission spéciale, fut rappelé à Rome, du- rant le couts de la même année. Ce fut pour beaucoup d’Aca- diens une cause d’angoisses. J.es membres du Conseil de l’As- somption n'eurent de leur côté, au- cune appréhension : onleur avait conseillé d’attendre et d’avoir coi:- fiance, ils ccntinuèreit d’ettendre avec confiance. D'ailieurs Mgr. Sweeney et Mgr. Rogers jouissaient t:ujours d'une bonne santé. Or,o1 nous avait dit en 1893: ‘‘Assurément vous ue voudriez pas hâter la mort d’aucun de vos évêques pour le remplacer par un Acadieu’”’. La conc'usion que nous en avions tirée, c’est qu'il ne leur serait pas nommé e succes- seurs de leur vivant. Mais voeci que dans l'été de 1899, ou nour informe que NN. SS. les Evêques se sont réunis en grand mystère, à Saint-Jean, N. B., dans l'intention de donner à à Mgr. Sweeney et à Mgr. Rogers des co-adjuteurs avec succession future. Comme on nous avait dit, à Ha- lifax et ailleurs, d'attendre au moins qu'un évêque fût moit a ant de songer à le remplacer, je refu- sai, pour ma part, d'ajouter foi à la rumeur. Mais un deuxième avis—les murs ont des oreilles, et, quelquefois aussi, une langue—nous fut donné, yquelque temps après le premier, | positivement, à n'en pas douter. de Saint-Jean, avaient recom- mandé, eu effet, à Rome, la nomi- nation de successeurs à Mgr. Swee- ney et à Mgr. Rogers (encore vi- vants ) et que les deux dignissimi étaient des Irlandais ; mais que, pour convrir les apparences, on a- vait soumis un nom de prêtre aca- dien, sur six, comme dignior. On avait endormi notre bonne foi, nous étions roulés. Nous fîmes diligence, toutefois. raisonnable et juste ; et qu’il nons fat intimé d’avoir confiance en ncS : . | , « CE . lation du Canada, Je le dois à mes | évêques, pasteurs, dans le S:igneur. dant à Rome ; un évêque Canadien, -d2 tout le iroupuau, Sans d Since lqui avait eu la bonté d: prendre tion de ras ; de nou» en FelOua ue | tait et cause pour nous et de uous'les Acadiens résidant aux Etats-, Mais les devants étaient pris. Nous n'avions pas de correspon- tenir au courant, était mort. En même temps, nous appre- vaient été notifiés par une le provenant du Cardinal Préfet de la | cadien. Propagande, que Rome avait dé- cette campagne crété l'établissement d’une déléga tion apostolique permanente, au Canada, et que Son Excellence, Mgr. Diomèd: Falconio, en était le titulaire. Cela nous expliquait pourquoi l'on s'était entouré de tant de mys- tère, et pourquoi l’on avait préci- pité les choses, afin que tout fut consommé, ou tout au moins enga- gé, avant l’arrivée de Mgr. Falco- nio. Celui-ci, mommé le 3 août 1899, débarqua à Québec, ie 25 octobre. Nous allâmes, M. le juge Landry et moi, le relancer au débotté, aus- si qu’il eut mis le pied sur le sol Canadien. Il prit notre cause en main immédiatement, avec uue très grande bonté. Mais il était trop tard........... La cérémonie du sacre des deux co-adjuteurs cum fulurû succrssione eût lieu à St-Jean, le 11 fevrier, 1990 comme chacun se le rapelle, dans l’abstention morne de tout Aca- dien, prêtre et laique ; et le résul {at fut qu’au lieu de cinq évêques étrangers à notre nationalité que nous avions-auparavant, nous en eûîmes sept. Ce fut dans toute l' Acadie com- meun recommencement lugubre d'un autre Grand Dérangement. Le Conseil de l’Assomption par- tagea le deuil universel, se sentant huimilié comme catholique ; mais se résigua religiensemeut, et, à cause de sontrespect, ne fit entendre aucune protestation. La prière discrète, privée, res- pectueusement formulée, ayant été inefficace, le Conseil résolut d’ap- pele: les Acadiens de toute l’Aca- die en assemblée plénière à Ari- chat, pour le 15 août 1900, afin de connaitre le sentiment public sur les questions mises à l’ordre du jour , de consulter sur les moyens à prendre, et pour s'armer de plus d'autorité. De fait le Président de l’ Assomp- tiou avait été plusieurs fois requis, depuis 1890 de convoquer un Con- |grès Général, mais il s'y était obs- | tinément refusé pour les trois rai- sons suivantes : 1t—Que NN. SS. les évêques à notre visite de 1893, nous avaient enjoint de nous en retourner chez nous, M. le juge Landry et moi, de nous tenir tran- quilles et d'attendre avec confian- ce ; 2—Qu'il était de notre devoir de Catholique de procéder selon la istricte procédure exclésiastique, | dans notre revendication d'un évé- que d'origine française pour l’Aca- die ; et que, par conséquent, nous ne devion, recourir à la grande pu- blicité que dans le cas où les pro- cédés Qu'il valait mieux attendre, avant de tenir un nouveau congrès Géné- ral, que nous eussions notre évêque frauçais--le Président y croyait tour jours, avec une confiance naive—- afin que la nation tout entière fut appelée à remercier Nosseigneurs les évêques dans un élan de recon- naissance universelle, et qu’une plus grande union, fondée sur la | confiance mutuelle, fut pour tou- | jours cimentée entre les Catholi- ques des différentes nationalités dont se compose l’église des Pro- vince Maritimes. La Convention d’Arichat adopta les résolutions que chacun connait, / en faveur d’un évêque Acadien en ! tion fut chargé de les porter à la connaissance dc l'Autorité. | Ces résolutions, respectueusement | libellées, furent adressée à Mgr. | Rogers et à Mgr Sweeney. | Elles émanaient de 140,00 Aca- puyées d'ute r'sol'ition pas-ée par | sents à la Coventio parlant au n de Quebec, 000 Catholiques, prêtres et laiques. discrets échoueraient ; 3— n d'Arichat, omde toute la province soit en tout de 1,500, Ni Mgr Sweeney ni Mgr Rogers ne daigna en accuser réception. Le plus clair résultat de nos ef- ouverture d'une cainpa- ement en règle con- ntants du peuple À- Je ne dis pas ici par qui fut menée. Les laiques ne furent pas les seuls à en souffrir. On représenta à Son Exc-llence, que le Conseil de l'Assomption, qui prétendait varler au nom des Acadiens, était une cligre composée des Poirier, des Landry, des Beiliveau ct Con- sorts :—des brouillons. Ce que voyant, et pour ne laisser aucun doute possible à l'Autorité sur la légitimité de notre mandat, nous demandâmes à tous les Aca- diens du Nouveau-Brunswick, oc- cupant quelque position dans l'E- tat, de mettre leurs noms à une re- quête fovmelle à l'épiscopat, re- quête semblable, quand au fond, à la première, avec cette différence, toutefcis, que pour ne pas troubler l’ordre établi, pour ne pas revenir sur les faits accomplis pour ne jai déhander à nos évêques de se dé- dire, le Conseil de l’Assomption, sur avis qui luien fut donné, pro- posa la fondation d'un troisième diocèse au Nouveau Brunswick, a- vec siège épiscopal à Moncton et avec un Acadien pour évêque titu- laire. . Cette requête fut universelle- ment signée ; tous ceux à qui elle fut présentée l'approuvèrent ; pas un prêtre Acadieu, pas un seul lai- que, refusa d'y mettre spontané- meut sa signature. Elle eut ie même sort que les ré- solutions passées à Arichat : pas de réponse ; pas même d'accusée de réception ; le mépris profond. Mgr Rogers, toutes fois, long- temps après, en fit mention, nous- dit-on, dans une sorte de mande- ment. Nous attendimes longtemps une réponse quelconque. N'en rece- vant aucune et perdaut tout espoir d'en recevoir, mous montâmes un degié plus haut et adressâmes la même pétition à Mgr O’Brien, ar- chevêque de Halifax. Ainsi le veut la procédure canonique. Mgr O'Brien nous fit l’honneur d'une réyonse. Il ne pouvait pas dans le moment intervenir, nons dit- il. Nous comprîmes cela. A i’échelon plus haut, encore de la hiérarchie, où nous aliâmes, nous reçumes une réponse tout-à- fait paternelle. Maïs pour la for- mation de nouveaux diocèses faits du démembremient de diocèses or- gauisés, l'usage à Rome, est de ne piocéder que sur la demande ou avec l’assentiment des évêques in- téressés. Iln'y est dérogé que dans des cas tout à-fait exception- uels. Ou nus dit/de prendre pa- tience Les choses en demeurèrent là jusqu’à ia mort de NN. SS, Swee- ney et Rogers. On nous avait dit, un peu au haut et un peu au bas de l'échelle, que les deux anciens évêques par- tis, iears success-urs, liés par aucun antécédent, disons le mot, par au- cuu préjugé, se hâteraient de rame- uer la paix religieuse parmi les Ca- tholiques. Que, pour cette raison, il valait mieux patienter et at tendre. Attendre et patienter est notre plus grande vertu nationale, Nous atteudimes donc avec beaucoup de patience. Deux ans se passèrent et rien ab- solument ne se fit. Alors, un expert en procédure nous fit obicrver que les pétitions des Acadiens, ayant été adressées à deux évêques ajourd'hui décé- Acalie, et le Conseil de l'Assomp- dés, leurs successeurs n'étaient pas sensés, en droit, d'en avoir pris connaissance, etc., etc., et que, selon la bonne procédure, nou: de- devions rencuveller toutes nos dé- marches dans ïi’ordre déjà suivi : pétition aux évêques intéressés, en diens Catholiques ; elles étaient ap. pr-mier lieu ; si refusée, même pé- ut:ou au Métropolitain ; si refusée Suite de la 5ème page.