En l944, Mère Gallant se rendait cette fois a la Baie d'Hudson. "En l844 elles étaient venues, quatre SoeursGrises, pour ouvrir le premier sillon, et maintenant, elles étaient des centaines à chanter leur action de grâces. En 1844, une maison d'emprunt avait accueilli les fondatrices; aujourd'_ hui, trente—neuf institutions de charité groupées en trois provinces canoniques, s'échelonnaient dans l'Ouest canadien et jusqu'à l’océan Arctique. Songoant à cette expansion apostolique, Mère Callnnt revoyait en pensée chacune de ses missions d'elle si bien connues, puisqu‘à toutes elle avait personnellement et plus d'une fois, porté le réconfort de son affection". La lecture des vogages de la Mêre Collant rappelle l’odyssée des grands aventuriers et explorateurs d'autrefois avec cette différence: elle a la soif du hien corporel et spirituel des âmes et non la soif de la richesse temporelle. Notre compatriote recut plusieurs décorations, comme elle le méritait bien. En l938, elle eut l‘insigne honneur de recevoir de Sa Sainteté, Pie Xi, la plus haute décoration accordée aux femmes.p3r le Pape, la médaille d‘or lene Merenti. En 1940, elle était admise Chevalier de la Société du Bon Parler français; en 1947, le département de L'instruc— ti0n publique de la province de Québec lui décernait la grande médaille du Mérite Scolaire. Dans son allocution, M. le surintendant référn aux travaux scolaires de notre distinguée Mère Collant: fondation de l‘hcole Normale scolasticat de sa communauté, encouragement du programme des écoles ménagères régionales, établissement du camp de vacances pour la "Société des Enfants Infirmes", promotion de l'éducation des aveugles. Grâce à son dévouement, un jeune aveugle, anxieux de devenir prêtre, put compléter son éducation philosophique; elle fit transcrire on "Braille" tous les volumes nécessaires lesquels constituèrent une vraie bibliothèque. Ajoutons discrètement, que les Soeurs Crises donnèrent généreusement à la campagne de le Bonne Presse acadienne organisée dans la province de Québec en 1943. Nos omis de l‘lle—du—Prince-hdouard doivent être heureux de l'héroïsme, du :ele apostolique, de l'ardeur missionnaire de leur soeur et voisine, Mère Evnngéline Gallant. ht nous, femmes acadiennes, rendons hommage à l'une des nôtres qui n'a cessé par un dévouement infatigable à faire rayonner la gloire de sen pays d'origine et qui nous dit avec son sourire magnsnime tout resplendissant de bonté: "Je suis si contente de me dire Acadienne”. '