or 6 0 LE DE 6, … A OUEN RP LR A Am dite maman mon mind mm. L'IMPARTIAL JEUDI LE 28 AOÛT, 1902 MERCHANE! Perrin’s Kid Gloves IDEAL SUMMER W. B. Corsets. rivé à dompter presque complète- ment. Chaque matin, régulière- ment, il ie sellait, et petit à petit la bête s'était accoutumée à le porter Sur SA Croup£. Certain jour il résolut de tenter, après son déjeuner, une promenade SE We are confident that the style, beauty and exclusiveness of our Dry Goods stock will call forth your sur le des Ce sa corquête. En conséquence, il détacha l’étalon de 1 . , . ‘arbre, et se jeta en selle ; puis il uustinted praise. Experience has taught you to expect much of us at times—especially at the beginning of fit tourner l'animal en rond attour a new season. Dress Goods Besides our usual large assortment of Blacks they comprise medium sirable shades. Tafetta Cloths, Grenadines and Fancy Waistings. Shirt Waists Splendid lines of different stylish waists in white and colors. Notthe ordinary styles that everyone du marécage, A sa grande joie, celui-ci obéit avec la plus grande docilité, bien que son allure fût en- core très lente ; du reste, sa fai- blesse était encore visible, car les and light weight materials in all de-|j;pes qui faisaient sa nourriture Also every popular material including Serges, Venetians, Coverts, Crêpe de Chenes, Voiles, | actuelle étaient loin de valoir celles dont se composait précédemment son ordinaire. Au bout d'une heure du même exercice, Walter se rapprocha du ruisseau et laissa l'animal s’y dé- saltérer-à sa soif. Il recommença has. All the natty touches which will appeal to your taste are comprised in our Waists and their fit is un- lensuite le même manège ; il le me- questioned. Ladies’ Neckwear All the new kinds of Dainty Neck Dressing for brightening summer costumes, made of lace, silk and orgaudies and all the latest shades. 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L'immense plaine qu'il traversait er. ce moment n’offrait qu’un as- couverte d'une cendre épaisse, à |travers laquelle ne perçaient ni ar- LA PANTHÈRE NOIRE violemment sur la longe qui le re- tenait captif. Walter essaya de calmer l'animal en lui parlant ; mais le sauvage étalon dirigeait sur En retournant à son arbre pour |lui ses yeux effarés et hennissait rapporter de l’eau, Walter se dit avec force. Walter ne fut pas plus (suite de la 1re page) que son chapeau en contiendrait fort peu ; il rassembla les quatre coins de la peau de jaguar, la rem- plit à la source, revint près de l’'a- nimal et en versa le contenu sur sa tête. Après cette expérience sa- lutaire, un certain tremblement se manifesta sur tout le corps de l’é- talon : il agita les jambes, mais sa faiblesse était trop grande pour qu'il pût se relever. Alors Walter remplit d’eau son chapeau et le plaça sous le nez de l'animal, afin qu’il pût satisfaire sa heureux quand il lui présenta son chapeau rempli de l’eau du ruis- laisser approcher. Voyant qu'il ne pourrait rien obtenir par la douceur, le domp- teur serra violemment son 1azo, et priva ainsi la bête instantanément de toute respiration. Elle tomba sur le sol en tremblant de tous ses membres. Il ne fallait pourtant pas la laisser étouffer ; aussi Wal- ter lÂcha-t-il un peu la courroie. A peine le pur sang eut-il recouvré la PRE ge Dan nl « mans a r SAP D my A soif. Ille laissa boire jusqu'à sa-|facuité de respirer, qu’il se dressa tiété, puis il lui lava les yeux ; et violemment sur ses jambes, plus comme le marais contenait encore | sauvage que jamais, si cela était quelques herbes fraîches, il les! possible. lui porta. I/animal refusa pour-| Mais il était facile de voir, à tant avec obstination de s’en nour-| l'inspection de ses flancs haletants, rir. La trouvaille d’une nou-|que sa terreur était immense ; velle monture était déjà un grand | toutefois il n’essayait pas de faire point pour le pauvre égaré ; mais Ja moindre résistance. à A LÉ , : | à . . lui serait-il possible de s'en SeTv it Le soir, les nuages avaient dis- C’est à cela que réfléchissait paru à droite, puis à gauche ; le Walter, lorsque les tiraillements de | ciel devint peu à peu d’un azur son estomac le forcèrent à songer | splendide, et le soleil se montra, un peu à lui-même. Se nourrir | inondant la plaine désolée de la confortablement n'était pas chose | joie de ses rayons. Walter remar- : 1 n'y rait-1 s Be ta | . . difficile ; n’y avait-il pas près de | qua alors avec surprise, en exami- lui des milliers d'animaux abattus ? inant l’inclinaison de l’astre bril- Sur le bord du marais il trouva un ,jant, qu’il avait couru à l’ouest, jeune cerf renversé par la ioule | quand il croyait se diriger à l’est aveuglée de ses congénères. Wal-|yers Bear-Creek. Il avait donc voureux filet, et aussitôt il se mit | à faire pour revenir au fortin des . , en quête d’un peu de bois. | Taylor, en passant à travers des La nuit commençait à tomber. plaines désolées, où il ne pourrait Après avoir donné de nouveau à | trouver ni eau ni pâturages. i avr relé | . boire au cheval et renouvelé sa! Progressivement, et afin de l’ac- ? + 7 7 ? . . provision d'herbage, le pauvre Wal- | coutumer à l’obéissance, il plaça la ter s’étendit près du feu, sur le selle sur les reins de son cheval. et gazon calciné, après avoir alimenté | parvint petit à petit à le brider. ce bûcher de souches énormes, afin | L'animal supportait tout cela avec de se garantir du froid pendant Ia | assez de patience ; mais son corps nuit, qui paraissait devoir être as- | était agité par un tremblement sez rigoureuse. Bien que ses vête- général. On voyait bien qu’il se ments fussent déjà secs, sa four- | sentait trop faible pour se révolter, rure de jaguar était encore mouil- | et que le souvenir de la douleur lée. qui était résultée du serrement de Au point du jour, il s'éveilla|ses naseaux agissait encore puis- brusquement, et son premier re- | samment sur lui. gard fut pour le cheval, qu’il aper-| Pendant que le jeune homme se sut avec plaisir dévorant l'herbe /jivrait à tous ces soins préliminaires que, par prévoyance, il avait la} de sa délivrance, la plus terrible veille amoncelée devant lui. A inquiétude régnait dans le fortin peine le jeune homme eut-il fait au sujet des aventures aux otéiles quelques pas pour s'approcher de j] avait probablement été exposé. l’étalon, que celui-ci, saisi d’effroi, | Daniel, après la première re- recula précipitamment en tirant | cherche, qui n'avait abouti qu’à la > ‘brisseaux ni verdure. On décou- * | vrait seulement, de distance en dis- 7 ? | « rencontre du cadavre de l'ours, a- tance, de légères colonnes de fu- vait passé la nuit dans cet endroit. |mée, dernier vestige de quelque « . . . ne le lenderis de grand matin, tronc de mimosa, que le feu sem- il s'était remis À suivre avec les bjait vouloir consumer jusqu'aux plus grandes difficultés les traces | racines. $ i | de son compagnon de chasse, qui] Les heures s'écotlaient : le so- tout à coup disparurent complète- Jeil disparut derrière l'horizon som- ment. | . . . . { . . , quelque indice qui trahit le passage de sang qui semblait se -refléter sur de son jeune maître. : |les steppes dénudés. À ce moment-là il aperçut les! ï 2 . # . ' .. N . colonnes de fumée qui s’élevaient brusquement sans qu'il fût possible . 1 » mn 2 s , "+ | 2 du sud et s’avançaient vers l’ouest. | de le faire avancer un pas de plus ; La pensée que Walter avait pu ss 2 Fe à ds être atteint par le fléau déx asta- | éprouvait un épuisement complet. teur le glaça d’effroi ; et, quand le! A force de sollicitations, hasard lui fit découvrir, par des dans l’a-'caresses et par la violence, Walter près-midi, les traces de Rupert parvint cependant à le faire avan- fuyant dans l'ouest, son déses- cer jusqu’au pied d’un arbre dénu- poir fut à son comble. I1 descendit dé, auquel ilfixa la longe ; cela de cheval pour suivre plus aisément | fait, il se hâta de le débarrasser de ces vestiges, et reconnut, aux mar- |sa selle. l'allure avait été furieuse. Tout ter quelque fourrage; et de lui of- d’un coup, les pas d’autres ani- |frir son chapeau plein d’une eau maux s’entre-Croisant avec ceux salutaire, mais il n’y avait rien de du cheval, ne lui permirent plus de | pareil à sa portée. se reconnaître. | Une soif ardente le dévorait lui- Tout espoir abandonna alors le! même : mais que lui importait ! il bon serviteur ; car il ne pouvait aurait couragement supporté ce pas raisonnablement espérer que supplice s'il eût pu rafraichir l’ani- | Walter eût échappé à l'élément mal épuisé, qui ne tarda pas à se destructeur, à la rencontre duquel | laisser choir À terre. il semblait se précipiter de lui-| La nuit était venue, et l'on n'en- même. tendait pas même, de près ni de Lorsqu'il rentra à la ferme le |loin, le plus petit bruit qui révéiit lendemain matin, la scène qui se la présence d'une créature vivante. passa en cet endroit fut navrante ; | Aucun souffle de vent rn'agitait la car il paraissait évident que ce chevelure du pauvre Walter, qui, mais perdu. La famille entière se blait confier sa triste histoire aux tordait les mains de desespoir, en étoiles brillantes du firmaiment, il- se disant que leur généreux ami luminées au-dessus de sa tête. s'était volontairement sacrifié pour| Walter céda enfin au sommeil, leur bonheur, sans qu’il fût possi-’et ne s’éveilla que sous l'impression les yeux. Le récit du nègre ne |iut grande de se trouver en pareil laissait plus subsister le moindre | lieu. doute dans leur cœur. Walter; ce, Dès sa plus tenäre jeunesse, un cher Walter, avait fatalement trou- sentiment de confiance inaitérable vé la mort au milieu de la prairie dans la protection divine s'était en feu. profondément Cette nouvelle causa un regret | | Warwick ; car le veiux gentleman | plus grands dangers, où malgré son | Une semaine entière s'était déjà gards vers le ciel et le pria silen- écoulée depuis que Walter avait cieusement. Puis il envisagea l'a- ! échappé à la mort, et chaque jour | venir sans trop d’effroi, se disant | il constatait avec bonheur les pro- que la main divine qui l'avait jus- PR PDU IN 7e am € jé j f ; si MORT alé ai dit Ass rlsstianetiers grès de son étalon, qu’il était ar- !qu’alors guidé ne l'abandonnerait sa joie à la pensée du bonheur qu'ils: | pect désolé ; elle était complèment | Le brave garçon eût été! ques laissées par les sabots, que | bien heureux de pouvoir lui appor-' parent bien-aimé était à tout ja-|la tête appuyée sur sa selle, sem! Choctaw, particulièrement chez Re de venir à son aide dans rs | s'était habitué à considérer Walter | jeune Âge ils’était trouvé exposé, | comme le soutien et l'espoir de la |n’avait point été incomprise par le | famille de Bear-Creek. | jeune garçon : il leva donc ses re-| | (Bureau au dessus du Royal Bank ? 7 sans doute pas dans cette épreuve. Les premières clartés du jour nais- sant cornmençaient à se répandre de nouveau sur la prairie désolée, et devaient infailliblement inter- rompre le repos du cheval de Wal- ier. Celui cise leva dans l'inten- tion de profiter de la fraîcheur du matin, puis ensuite de la soirée pour gagner du terrain. Les difficultés qu’il éprouva de nouveau pour seller l’étalon lui rendirent quelque joie ; car elles lui prouvaient que l’animal avait re- couvré une nouvelle vigueur, ce qu'il n'eût osé espérer à la suite des privations de la veille. À peine Walter fut-il en selle, que sa joie s’accrut encore en voyant le cheval s’élancer dans un galop ra- pide en cherchant à lutter contre sa faiblesse. Mais ce n’était là que le prélude de ce qui devait survenir. Peu à peu cette ardeur parut inquié- tante à Walter, qui dut employer les deux mains pour chercher à maîtriser l’étalon, et pourtant il n’y réussit pas complètement. Les naseaux an vent, l'animal faisait tous ses efforts pour tourner à droite et changer la direction qne son cavalier cherchait à Jui imprimer. Cette nouvelle façon d’agir, et ces efforts opiniâtres pour aller au nord, surprirent le jeune homme, qui finit par s’abandonner ‘à l’ins- tinct de l’animal, et le laissa libre d'agir selon son bon vouloir. À peine l’étalon eut-il senti les rêves se relâcher, qu'il partit au galop avec une ardeur que n'eüût jamais laissé supposer son épui- | sement de la veille. C’est à peine si Walter pouvait le maîtriser. Son allure devenait de plus en plus furieuse, et il fallut que son eava- lier se craimponnât à la selle pour ine pas être désarçonné. } Din, avec bonheur, une légère de | verdure qui se transforma enfin en deux splendides peupliers, indice assuré de la présence de l'eau. Le e nègre erra alc : es à a AE : L _— alcrs au ha |bre de la prairie : son globe de feu Les efforts du cheval étaient expli- seau ; le cheval ne voulait pas se sard, dans l'espoir de retrouver |empourprait ie ciel d’une couleur qués : le vent lui apportait les frai- | « . .\ ches de la rivière. | Peu après, Walter découvrit un arrêta brusquement son cheval et l'attacha à l’un des peupliers, lui ‘sur les deux rives. commodément et dévorant un mor- _ceau de viande desséchée, le chas- seur égaré se plut à contempler le pauvre animal, qui mangeait sa provende au milieu d’un gras pâ- turage. Le cheval finit par se rassasier, et se coucha tout de son long, en étirant ses membres fatigués par la course folle qu'il avait faite. Wal- ter ne tarda pas à succomber au | sommeil. | (à suivre) Trade Mark Registere@ { } | The Oxien Tablets and Oxien Pills are recognized to day as the ‘leading nerve builders on the mar- | ket. 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