EEE PS Jen T0 2e AE - PAESIEIE EJ À A de à. \ [y LU; F. J. BUOTE, Redacteur, CIE DE L'IMF. TRT. I. 4 L, Froprietaire ] Fondé en 1893 pur Gilbert Buote et son fils Francois Joseph Mme. F. J. BUOTE Assistante, Vol. 3 No. 29 Nouvelle Serie TiGNISH, ILE DU PRINCE EDOUAID, MARDI LES3( JANVIER, I9II 18 ANNEE SCAPULAIRE 1 SAURE-LUEUR DANS UN HUPIAL PAUTEOTANT Le scapulaire du Sacré Çoeur, dont la diffusion est sp‘cialement confiée à la Congrégation äes Ob- lats, devient rapidement une dévo- tion populaire. Ils sont rares maintenant ceux qui, aux scapu- laires de l’Immaculée Conception et du Mont Carmel, n'ajoutent pas cette "nouvelle armure à laquelle Notre-Seigneur a promis taut de grâces, et pour laquelle l'Eglise a largement ouvert le trésor de ses Indulgences. Innombrables sont les merveilles qui montrent avec éclat la bienfai- sante opération du Scapulaire du Sacré Coeur. Que de grâces lui sont déjà attribuées ! Des malades guéris, des pécheurs convertis, des * #schismatiques et hérétiqnes iame nés au sein de l'Eglise, des mori- bonds endurcis rendus tout à coup à la foi de leur baptême. Nous pouvons dire avec Leon XIII dans le décret d’approbati:n : In eo sa- lus hominum : C’est le signe de sa- ivt pour les hommes. Le trait suivant, d'uue authenti- cité absolue, est choisi entre plu- sieurs pour approter une preuve frappante de la protection du Sa- cré-Coeur. C'était le soir: le soleil cou chant, pénétrant par les fenêtres ouvertes dans une coquette maison de Philadelphie, enveloppait d’une teinte rosée le pâle visage d'une femme qui, debout, l’air angoissé, froissait un télégramme entre ses doigts nerveux : ‘‘“Enfant mourant. médiatement.”" ‘Directrice Hôpital, Hamil- ton, Ohio.” ‘‘Mon Dieu, jfaites que j arrive à temps.” dr, en ce moment même, au loin- deux gardes malades chevet Venez im- cest elle, taiu hôpital, se tenaient anxieuses au d'un jeune h=mme de vingt-trois ans enviroa, qui suffloquait sous l'étreinte de la preumonie. L'une d'elles prenait sa température, l’autre lni tâtait le pouls et leurs regards mutuels en disaient plus tong que les paroles : iln’y avait plus d’espoir ! Le médecin arriva et ordonna encore quelques remè des, de l'air d’un homme qui pour suit une lutte sans espoir. Le moribond, dans son appelait souvent Sa mère, et SES pa: roles entrecoupées montraient qu "il n'avait pas abandonné la pratique de la religion catholique. Dans cet hôpital neutre, mais non hostile, une seule infirmière était catho lique. Entrant dans la chambre du malade, elle s'informa s’il avait Rassurée aäe ce délire, pu voir le prêtre. côté, toute son affectueuse compas- sign se reporta sur la pauvre mère “is sclon toute apparence, ne de: vait pas revoir son enfant. Sou- dain, elle ent une inspiration, et, détachant de son sein un scapulaire du Sacré-Coeur, elle le plaça sur la poitrine oppressée. ‘Coeur Sa- cré de Jésus, s'écria-t-elle ; j'ai confiance en Vous ! Sauvez-le pour sa mère !” Cet acte de foi vive personue : On connaissait Miss Suy der etses profondes couvictions. Celle ci se disposa à passer le reste de la nuit près du lit, et se mit à prier avec une ferveur que stimu- Jaient enccre les appels inconscients du pauvre malade vers sa mère n’étonna Isuppliante, à côté de lui. bien.aimée. Minuit sonna ; la main du jeune homme, errant sur ses couvertures, rencontra le scapulaire et s'y fixa. Plus que jamais, la prière s'éleva, Encore un instant de lutte et de râle, puis une respiration douce et tranquile ; la crise passait. La charitabie in- firmière retenait son souffle ; celui du malade se calmait de plus en plus, et le pouls battait plus fort. C'était une vraie résurrection. Oh ! la joyeuse détente après ces heures d'anxiété ! La mère arriva enfin, dans l'âme, Quaud on lui dit que son fils revenait à la vie, elle pleu- ra de joie ; mais son coeur fut près «e se briser en voyant les ravages | de la cruelle maladie sur les traits | fils, inconscient encore. il était sa vé, et dès lors Bien- de sou Pourtant, il progressa de jour en jour. tôt, il raconta à sa mère, qui ne le quittait plus, comment, le scapulaire du Sacré Coeur. ‘Tout malade que j'ét:is, mère, ajouta-t-il, je sentis cela.”’ L'infir. mière protestante qui l'avait soign avec tant de dévoñment, tête SES le docteuw: dit au conva lescent : ‘Mon ami, c’est à elle que | z la vie.”’ ‘‘Non, dit elle à Miss Snyder ; ce n’est ni le doc teur ni moi qui l'avons sauvé ; c'est le Sacré-Coeur de Jésus.”’ vous devez . Elle se procura un scapulaire et le! porta toujours. Une de ses amies | était venue à l’hôpital pour y subir | une dangereuse opération ; elle lui passa ce précieux insigne. ‘‘Je ne puis vous dire, lui dit celle-ci, en le lui rendant, 1 étrange pouvoir | que cette image a eu sur moi ; elle m'a donné du courage, et je sens que je lui dois ma guérison. Procu- rez m'en prix.”? Bientôt, ce fut le tour de la di- rectrice, qui demanda un scapulaire | pour elle et pour sa mère ; et toutes deux le portent fidèlement ; et ain- «i l'amour du Sacié-Coeur se ré- pand discrètement et sûrement dans cet hôpital, d’une façon connue du | divin Maître seul. L'heurteuse mère s’en retourna avec son cher fils, et les infirmières, | confiantes, dans le pouvoir du Sacré Coeur, se rapprochent de plus en plus de Lui. Auwis du Coeur de jésus, priez- Le pour ces âmes et amenez les au bercail du bon Pasteur. Y ATAIL ENCORE UN PAPE? Ua brave protestant, Mgr Falize, vicaire apostolique de Norvège, vint un jour me trouver, et, à brûle-pourpoint, me posa cet-| te question . ‘‘Prêtre,, a-t-il encore | un Pape ?—Mais oui, mon ami, il y} a toujours un Pape à Rome. L’E- glise catholique n'a jamais été sans ! chef.— Alors, inscrivez moi comme membre de votre Eglise.—Je le! veux bien ; mais pourquoi une ré- solution aussi subite de votre part Rien de plus facile à comprendre. | Luther, le fondateur de notre reli- gion, a dit : Je serai la mort du] Pape. Or, si aujourd'hui encore, après trois siècles et demi, le Esp | vit, Luther a menti ; et Dieu u’a' la mort | dans sa, crise, il avait trouvé sur sa poitrine | hooha la | une à n'importe quel | sans trop se l'avouer, | | raconte | pas choisi un menteur pour fonder ou réform2zr son Eglise. Donc l'oeuvre de Luther ne vaut rien et ne saurait sauver mon âme. En conséquence, je reviens à l'Eglise qu? Luther n'aurait pas dû trahir et quitter, à l'Eglise qui a un Pape. son qui fut autrefois le monastère de Saint-Viterbe, Viterbe, Italie, élevé pout la retraite des frères do- minicains, renferment actuellement Nous Sommes chez nous Le Globe de Toronto ayant dit aux nationalistes que s’ils ne jouis- sent pas d’une libérté assez grande au Canada, ils peuvent s'en aller ailleurs, l'Evénement Jui répond avec fierté : ‘‘Par la naissance, par l’histoire par les traités, les Canadiens fran- Ççais peuvent dire avec orgueil que ce pays est leur pays. Nous descendons des braves dé- couvreurs qui ont ouvert cette terre à la civilisation. Nous en avons fait la conquête contre les sau- vages. Quand, après la conquête, les Américains en ont tenté J'inva- sion, nous l’avons trois fois défen- | du, et ï’on peut dire que c’est | grâce à la valeur de nos grands |pères si le drapeau britannique flotte encore sur cette colonie. | Ila déjà été dit que le dernier |morra, dont le procès montrera de guelle force et de quelle influence dispcse encore en hauts lieux cette société considérée comme la plus puissante organisation criminelle du monde entier. Depuis le 7 du mois—jour où les prisonniers ont été amemés à Viter- be de Naples—les autorités se sont rendu compte que plusieurs amis des camorristes n’hésiteront pas à recourir à des mesures extrêmes a- fin de délivrer le chef Enrico Alfa- no et ses compagnons, s'ils peuvent entrevoir la plus mince chance de succès. Des détachements de carabiniers entourent la prison, La journée de dimanche s’est écoulée sans incidents notables. Le calme relatif a été, cependant, fréquemment troublé pendant la nuit par des séries de coups de sif flet provenant d'un point éloigné les trente deux membres de la Ca; DANS LA PRISON DE VITERGE, FTALIE, ON CRAINT QUE LES AMIS DES CAMORRISTES ENFERMES SE LIVRENT AUX VIOLENCES. Les murs impénétrables de la pri-|dans la campagne, |semblait répondre de la prison, de auxquels on la même manière. Les gardiens ont facilement re- connu dans ces coups de sifflet les signaux habituels entre camorris- tes. On a donc cherché à établir une communication entre la prison et les amis des prisonniers. D'après le &irecteur de la prison, cette tentative a complètemeut é- choué, car il a fait enfermer tous les prisonniers dass les cellules don- nant sur un endroit très retiré du cloître, où aucun bruit venant du monde extérieur ne peut parvenir. Accusé du meurtre d’un camor- riste nommé Jean Cuocolo et de sa femme, les trente deux yrisonniers attendent leur procès depuis plus de trois ans. On avait déclaré hautement que, la puissance de la Camorra étant si grande, il ne se trouverait pas un tribunal dans toute l'Italie pour condamner les accusés. Le ministre de la justice a décla- ré nettement qu'il faut que l’Italie se débarrasse radicalement des ban- des d’assassins et de voleurs. |coup de canon tiré pour la défense | de la Grande-Bretagne Êsur ce cou- itinent le serait par un Canadien | français. | Nous pouvons ajouter que quand viendra l'heure du seul dauger qui nous menace nous serons les der- niers à passer à l'ennemi, parce que nous tenons au solet au drapeau par d’autres liens sp ceux du lu- |cre et de la ri ‘hesse.’ TOUJOURS ASSEZ BELLE. | Joséphine Le Golf, fervente as La question de savoir si c'est un Canadien français qui remplacera | cemment, vince d'Ontario. tes de la province-soeur, | LES CANADIENS-FRANCAIS D'OMTARID DEMANDENT LA NOMINATION D'UN JUGE DE LEUR NATIONALITÉ Le juge McMahon était un ca- tholique irlandais. On croit que sur le banc de la Cour Supérieure is Canadiens français d'Ontario in l'hon. juge MacMahon, décédé ré- |sisteront pour faire nommer un Ca- se soulève dans la pro-|nadien français à sa place et de- Nos compatrio-|manderont que la distribution des qui com-|bancs judiciaires soit faite à l'ave- | mencent à avoir de l’esprit de corps |nir d’après la population de la pro- et à surveiller leurs droits de plus ‘vince. Peut être aussi attendront- | socié du Rosaire, était encore toute | près, veulent que la magistrature | ils que les deux nouveaux bancs | | Une personne amie de Ja farnille | me la population elle même, et au- 'regrettait un jour devant elle qu’el |tant que possible dans les mêmes le cût deux dents mal rangées et | proportions. | conseillait de remédier à cet incon- | jeuve fillette et déjà fort belle. | soit composée des deux races com | qui viennent d’être créés soient pre- iclamés officiellement comme va- cants pour commencer à réclamer la reconnaissance de leurs droits, | vénient. L'enfant La ce gs e UN PETIT CHEVREAU QUI NE VOULAIT PAS | visite fut finie, elle s’approcha de |sa mère et lui demanda pourquoi | on avait exprimé ce regret et ce dé- | sir. Sa mère lui répondit qu'on la] Le petit Pierre asix ans. Ila FRE belle, et que le défaut dont | bien su sa leçon, et demande à sa | on parlait nuisait à sa beauté. : mère une jolie histoire ‘‘comme ré- | — Je serais donc plus jolie, si l’on :compense.”’ Elle sait beaucoup; |remé.iait à ce défaut ? d'histoires, maman, et elle les dit! | — Oui, dit l£ mère. |si gentiment ! Voici donc le dialo- | En ce cas, répliqua Joséphine, je | gue qui s'engage entre maman et rgarde mes dents comme elles sont. | son Pierre : | En récompense de son mépris| —T1 était une fois, au Jardin des. pour la beauté qui se fane en quel- | Plantes, un gros, gros boa....Cha- ques jours, Joséphine reçut de Dieu | que matin, on lui apportait à man- |la beauté qui ne passe pas. Après | ger un petit chevreau. uve sainte vie, elle mourut plus ! —Tout vivant ? Il était tout vi saintement encore. |vant ? | qe | —_Oui, tout vivant....D'ordi- UN JEUNE HOMME TUE SON PERE lnaire, le petis chevreau, affolé, al | lait se blottir dans ia cage, et il se Isidore Friedman a tiré dix coups laissait manger. — Pauvre petit ! — L'autre jour, c'était le tour d’un petit chevreau tout noir. Au lieu de se laisser faire comme les autres, il se mit à courir sur le boa, | Isidore n’a que vingt deux ans. | quaud il le vit s’avancer ; et il frap- | il a déclaré que son père, depuis |pa vaillamruent à coups de pieds et cinq ans, était d’une cruauté sans | à coups de tête. nom, qu’il battait souvent sa fem-| —C'est bien fait. |me et ses enfants. (C'est pourquoi, | tit noir ! | poussé à bout par tant de malice, --Remaique bien que cela pou- [3 a commis un RER vait passer pour de la pure folie, [cer le boa était si gros que le petit Un homme tue et deux DIeSSes | chevreau ne pouvait pas espérer se. | — tirer d'affaire. Il fit tant des pieds | de revolver sur son père, Hyman | Friedman marchand d’autemobile ‘à Paterson, N. J., samedi après midi. Après ce coup, il a envoyé | son frère avertir la police. Biavo, le pe- | Un hommeaété tué et deux let de la tête que le gardien se dit : 'autres blessés par une balayeuse à | ‘‘Retirons le chevreau qui pourrait vapeur du Grand Nord, à la Pointe | us Trembles P. Q., à 7 heures nue em ga uera den ain. Ou le retira, [ee matin. | Le cadavre, qui a été transporté la la morgue, est celui de Jose;h laissa SRE | Duhaut, âgé de 35 ans, de Charle- _—Et le petit courageux ? —Attends. On le fitentrer dans | magne. Les deux b'essés sont à l'hôpital | Notre Dame. lous trois mar- | chaient surla voie, quani la char- rue les a frappés. la cage, le lendemain. _—Et alors, maman ? — Alors, il recommença à jouer des pieds et de la tête... | ÊTRE MANUE —Contre le gros boa ? —Qui. Et le directeur du Jar- din des Piantes qui passait, amusé de l'aventure, donna l'ordre d'é pargner le vaillant petit chevreau.. — C'est la petite maman du che- vreau qui a dû étre contente |! —Chéri, il y a une morale à mon histoire. — Quelle morale ? — La voici : Ne jamais consentir à être mangé. —Tu me la raconteras encore : dis, maman ? Amis lecteurs, vous deviné, n'est-ce pas ? la conclusion pratique quise dégage de cette histoire. Elle peut se formuler en ces lignes; ‘‘Quand les catholiques français ne cousentiront pas à être mangés.... on ue les mangera pas.’ Petits Canadiens, quand même on:voudrait faire perdre votre lan- gue maternelle, si vous ne consen- tez pas, vous la garderez. N'ayez pas peur du gros boa. SCANDALES AUX ETATS-UNIS Le vice amiral Edward B. Barry, commandant en chef e la flotte Pacifique, est forcé par ses officiers de prendre sa retraite, à Ja suite d'un scandale. Ce scandale affecte ‘le vice amiral de la même façon On le redon-|que celui qui causa la ruine du et | prince Philippe Kulenberg, conseil. l'on en apporta un autre qui se|ler de l'empereur d'Allemagne. Le vice amiral Barry est l’un des officiers les mieux connus de la mariue américaine Il a trente ans |de service. Les officiers qu’il com- | mandait, ont, dit-on, voulu qu’il se suicide ; ils lui ont même envoyé un revolver, mais le vice amiral ne veut pas Encore mourir, LE FRERE ET LA OUEUR Théophile er Flore étant seuls à |mangerens tout à l'aise la maison, le frère dit à la soeur : — Viens, cherchons quelque cho- se de bon pour nous régaler. Flore répondit ; —$itu peux me conduire où personne ne nous voit, je consens à te suivre. — Eh bien, dit Théophile, allons dans la laiterie, nous y trouverons de la crème excellente. Fiore reprit : —-Le voisin qui fend du bois dans la rue ne marquerait pas de nous voir. —Viens donc à la cuisine, dit Théophile ; ily a du miel dans une armoire, Mais tu n’y penses pas, mon frère ! et la voisine qui file assise devant la fenêtre, ne pourrait-elle pas nous voir ? —C'est vrai ! mais allons à la cave ;où sont les fruits’ nous en Dieu voit tout, est partout. ; il y fait si noir, que personne assurément ne HOUS verras. _ —Ah ! mon frère, reprit encore Flore, es"tu bien sûr que personne ne nous verrait ? Tu as douc ou- blié que Dieu nous voit dans les té- nèbres les plus épaisses et même au travers des murailles ? Théopnile, rappelé à sa conscien- ce par cette observation, s'écria : —Tu as raison, ma soeur, je l’a- vais oublié ! Dieu nous voit tou- jours et l’on ne peut faire le moin- dre mai nul part sans qu’il en soit témoin. A l'avenir, je ne l’oublie- rai plus jamais. Flore se sentit heureuse d’avoir si à propos empêché son frère de commettre une mauvaise action, et elle lui donna une estampe où l'on voyait l’oeil de Dieu entouré de rayons, avec ces mots au bas : On a beau se cacher : A son oeil pénétrant on ne peut se soustrtire ; Quani on pêche en secret, ce n’est pas moins pécher A l’éternél témoin, gardous nous de déplaire. UNE MANIERE DE FAIRE FORTUNE LE DOCTEUR BLACK, DE CLEVELAND, EMBRASSAIT LES VIEILLES DAMES On apprend de Cleveland (Ohio) que les parents de feu Mme. Re- becca Lord attaquent le testament par lequel cette dernière laisse 50,- 000 dollars au docteur Black. Le Dr Black, qui est âgé de 39 ans, a déclaré devant un tribunal que Mme. Lord, morte à un âge très avancé, lui avait fait ce legs en récompense d2 l'affection respec- tueuse qu'il lui avait vouée depuis 1897. Son affection était, dit-il, celle que pourrait avoir un fils pour sa mère. ‘‘J'étais plein d’attention pour elle, disait le docteur, et, chaque fois que je lui rendais visite, je l’embrassais en arrivant, ainsi qu’- en la quittant. Ce n’est du reste, pas la première femme âgée que’ j'embrasse. Beaucoup d’autres, auxquelles je vouais une affection pareille et que j'embrassais fré- quemment, comme un fils embras- serait sa mère, m'ont à leur mort, laissé des sommes variant de quel- ques dollars à $1,000. ‘‘J'ai la conscieuce tranquile, a- joute le docteur. Mes rapports a- ‘vec toutes ont été honorabics.”’ Depuis l’âge de dix ans, le doc- teur Black prodigue ainsi sou affec- tion et ses baisers aux dames res- pectables qui l'entourent. Pas une d'elles ne l'oublia dans le testa- ment. V'a-t-il calcul ou inclination dans cette fureur d’embrasser les vieilles femmes ? On nesait, En tout cas, c'était trèsilucratif, L’AFFREUX CRIME DE MME MELBER Mmz=. Fdith Melber, de Schenec- tady N. Y., qui a été arrêtée la se- maine dernière, est à l’hôpital de la prison. Eile est accusée d’avoir tué son enfant, âgé de cinq ans, dont le cadavre a été déclaré qu’elle avait empoisonné son enfant parce qu’elle n’était plus capable de lui assurer la nourriture, mais le pro cureur du district, M. Stanford, affirme qu’il peut démontrer que le meurtre était prémédité. UNE DECLARATION DE M. R. LEMIEUX Au banquet de la succursale montréalaise de l’Asscciation des Manufacturiers au Windsor, jeudi soir de la semaine dernière, l’hon, Rodolphe Lemieux a déclaré que le traité de libre-échange qui sera probablement conclu entre les Etats-Unis et le Canada n'’affectera eu rien les intérêts des manufactu- riers canadiens. \ De son côté, M. KR. L. Borden déclare que le libre échange devrait se borner aux colouies britanniques et à l’Empire seulement. UN CONVOIDE PASSAGERS L’ECHAPPE BELLE Les voyageurs qui ont quitté S. Jean N. B., mercredi soir, sur le convoi du C. P. R., peuvent s’es- timer chanceux d’avoir échappé à - un déraillement, qui aurait pu cau- ser la mort de plusieurs personnes, si l’on tient compte que ce convoi a brisé 63 rails sur son passage. Les circonstances sont tellement graves qu’une enquête sera tenue à Mc- Adam, par les principaux fonction- naires de cette compagnie, Ces dommages ont été causés par une roue défectueuse d’un wagon de première. UNE FEMME ET SES TROIS ENFANTS ONT PERI DANS LES FLAMMES Cinq personnes ont été brûlées à mort vendredi soir dervier, dans un incendie qui a détruit la résidence de M. Percy C. Brooks à Toronto, Ont. Les victimes sont Mme Brooks et ses trois fils—Perey, jr, 7 ans ; George, 4 ans, et Weddy, 2 ans—et une servante nommée Violet. Une autre servante a pu sauver sa vie en sautant de la bâ- tisse en feu, mais elle est sérieuse- meut brûlée et son état inspire des craintes. Klle n’a pu encore rien dire au sujet de cette tragédie. Toute la maison était en flammes quand les voisins découvrirent l’in- M. Brooks est actuelle. went en voyage d’affaires à Chica- go. On croit que le feu a originé dans la :#ve de cette résidence. Les corps des victimes ont été re- trouvés avant que cet incendie ait cendie, lété complètement maîtrisé, LS