î : : i | 1e — L FONDE EN 1893 Le seul Journal français de 1le du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : Ro bé jo EE OU D iso: és ic Trois MOIS... Lot 30 Les abonnements sont pay- ables d'avance. Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion. 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toutes communications doivent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH, I. P. E. — L'IMPFPARTIAI, Mar 20 1897 1L FAUT LE SAVOIR TIGNISH 11 y a une couple de semai- nes, nous placions sous les yeux de nos lecteurs quelques uns des petits moyens auxquels ont eu recours les libéraux pour pervertir les électeurs de West Prince pendant la der- nière campagne électorale. Nous démontrions jusqu'où sont allés le zèle fanatique et l'hypocrisie organisée pour en- flammer les passions des uns et se jouer de la crédulité des au- tres. Nous expliquions, dans le temps, les choses assez claire- ment pour prouver que la mai- gre victoire qu'a remportée Perry est dûe aux intrigues sourdes et artificieuses plutôt qu'aux manières franches d'hommes libres ; mais nous avouons franchement que nous n'avions pas réussi à pénétrer tous les secrets de la bande hypocrite. Le “Watchman” nous donne la dessus des ren seignements que ne devraient pas oublier ceux des catholi- ques qui se sont laissé prendre au piège des personnes astu- cieuses qui, tout en feignant de diriger les électeurs catho: liques daus la voie qui leur é- tait indiquée par leur evêque, ont permis, sans protestation aucune, que les moyens hon- teux mis en usage prissent leur cours et ont même jeté le poids de leur influence de ma- nière à affaiblir et à rendre nuls les ordres que l’église, dans sa sagesse, à juger à pro- pos de dicter, Ecoutons le *Watchman” : “A Alberton, et à la Deck, dit-il, on a poussé le fanatisme jusqu’à dire que si Perry n'était pas élu pour défendre les protestants, le pape deviendrait grand maitre chez eux. Ou est allé encore plus loin. On a déclaré et as- suré que si Perry n’était pas é- u, les religieuses s’empare- ralent de lJ’écoie publique d'Alberton.” A-t-on jamais été témoins d'un appel anssi pas- sionné ? À-t-on jamais entendu quelque chose, de plus vil, de plus abject sortir de la bouche des personnes qui se disent chefs de parti ? Et lors- qu'on réfléchit qu'il s'est trouvé parmi nous des catho liques qui se ront rangés de ce côté ; des catholiques, qui, en ace de ces insultes grossières, n'ont pas rougi d'agir en oppo- sition directe aux ordres qu'ils avalent reçues. C'est plus que suflisant pour porter à deman- der à quoi vont aboutir ces actes de contradiction entre les catholiques dans les cas où l'é-| glise juge à propos de tracer à ses enfants la ligne de conduite qu'ils ont à suivre. Aujourd’- hui, grâce aux intrigues et aux menées sourdes de quelques uns des nôtres, nous nous! trouvons huwmiliés an point de TMPARTIAL réoles de notre religion a dispa ru, que les catholiques n'écou- tent plus leur église que selon qu'il leur convient. Que va-t-il résulter de tont cela du train que sont ces choses ? 11 n’y a rien de bon à attendre. 11 faut absolument et promptement savoir à quois’en tenir. Est-il permis de tourner en ridicule les évêques e£ les prêtres pour satisfaire l'esprit de parti? 1l faut le savoir. Nous avons dé- jà posé la question. Nous la re- uouvelons aujourd'hui, et de- mandons respectueusement à qui de droit de nous donner les renseignements nécessaires à ce sujet. OPINION DE LA PRESSE SUR LE RESULTAT DES ELECTIOYS DE QUEBEC ee La Gazette : “Le succès des libéraux dan® la province a été complet. La législature se compose de 74 députés ; à l'heure où nous é- crivons, pas plus de 22 conser- vateurs ont été probablement élus. La revue des divers com- tés indique une longue liste de gains libéraux, et presque par- tout, la majorité des conserva teurs élus a été considérable- ment réduite. L'enthousiasme libéral qui a précédé cestte é- lectiou se trouve douc justifié une seconde fois. La majorité des électeurs de cette province s’est déclarée pour M. Mar. chand avec presqu’autant d'u- uanimité et d’énergie qu'elle l'avait fait pour M. Laurier au mois de juin dernier. Le résul- tat est, 11 n'en faut pas douter, ia conséquence directe de l'œu- vre de M. Laurier. Parte t les candidats et orateurs libéraux se sont servis du nom de J'hou. M. Laurier Dans les comtés où les candidats libéraux étaient fa1b'es ou de réputation dou- teuse, et les cas de ce genre é- taient nombreux, on deman- dait aux électeurs de tout ou blier et de voter pour le parti libéral, de façon à donner plus de force à MM Laurier et Mo- wat, quiseront peut être ren- forcés par ce résultat, ;equel n’était certainement pas justi- fié par la situation actuelle où se trouve la province. Les gou- vernements Conservateurs qui se sont succédés depuis 1891 ou êté composés d'hommes ex- ceptionnellement capables et honnêtes. Ni M. DeBoucher- vilie, ni M. Taillon, ni M. Flynn ne peuvent être accusés de corruption politique person- nelle, ou d’avoir profité de leurs positions publiques au détriment de la province. Ai- dés de leurs collègues, ils ont administré les affaires de la proviuce avec soin et efficacité. Tous les départements mon- trent d'une manière évidente leur capacité et leur honnêteté. Leurs erreurs sont peu nom- breuses et, en tous cas, ce n’est pas elles qui ont amené leur défaite. C'est plutôt l'euthousi- asme remarquable que le nom de M. Laurier a sonleré l'an dernier parmi ses compatriotes, lequel enthousiasme est encore dans toute son apogée, qui donne l'explication des victoi. en particulier s’est montré tra- vailleur énergique comme off- cier de département , comme premier ministre et comme chef de la campagne électorale. 1] n’a rien à se reprocher. 1l a fait tout ce qu'il était humai- nement possible de faire. Les conservateurs sont bat- tus mais non humiliés. 1l8 con- tiuueront, dans l'opposition, leurs travaux dans l'intérêt de la province, confiant qu'ils sout que, dans un laps de temps plus ou moins rapproché qu'é- loigné, l'occasion fait tant de res libérales d'hier. M. Flynn L'IMPARTIAL continue la saine administra-| tion Flynn, évitant les extra- vagances, donnant un service énergiqué et économique à son administratioo, il peut compter sur l'appui de tous les hommes indépendants.” Du Monde : La vague libérale soulevée l'an dernier par le prestige per- sonnel de M. Laurier a empor- té, hier, le gouvernement con- servateur de notre province. 11 n’y a pas à raisonner avec l'engouement populaire. Le goût du moment est au lihéralisme et rien n'a pu pré- valoir sur cette impulsion plu- tôt instinctive que réfléchie de notre pepulation. Encore une fois, le peuple veut goûter du régime libéral. Comme c’est lni en définitive qui doit en supporter les ‘con- séquences, ii lui est bien per- mis de se payer ses fantaisies. Qu'il soit donc heureux si cela peut faire son bonheur. 11 nage en plein libéralisme. La majorité libérale dans notre province est très forte et le Ca- nada est aujourd'hui libéral d'un bout à l'antre. etes see LERLLELLEA EL] score. LENMERLLLLLE) 11 faut espérer que nous al- lons entrer maintenant dans une période de calme et d’a- paisement dont le pays a grand besoin. Pour cela, souhaitons que la mission de paix de Mgr Merry del Val ait un plein succès. M. Laurier est assez fort pour être juste en dépit des fanati- ques ; qu’il donne donc à la minorité cathoiique opprimée une mesure satisfaisante de justice et il pourra gouverner poisiblement la nation qui lui confie avec tant de confiance ses intérêts et son avenir ; mais qu'il soit bien persuadé qu'il n’y aura pas de paix sans justice. Tant que la conscience catholique sera opprimée, la lutic restera un devoir. La Minerve : “Les électeurs de la province de Québec ont retiré, hier, leur confiance au gouvernement Flynn pour la donner au parti libéral. C'était la dernière pro- vince qui était conservattice dans toute la Confédération Canadienne. M. Laurier, de quelques côté qu'il porte mnain- tenant ses regards, n’aperçoit plus un seul point sur le £ol de l'Amérique britannique du nord, où la majorité du peuple lui marchande son appui et ses sympathies. Le Canada est bel et bien libéralisé. C’est une ma- ladie qui sévit et qui étend au- jourd'hui ses ravages à toute notre organisation sociale. Le fait historique du 23 juin 1896, s’est répété, hier, avec encore plus d'intensité. Car le parti couservateur provincial s'était cette fois jeté dans la lutte ar- mé de toutes pièces, et malgré ses eflorts, malgré ses services, malgré le mérite incontestable de ses chefs, il a subi une dé- faite écrasante. À quel sentiment, a quel or- dre d'idées le peuple a-t-il obéi daus sa conduite d'hier ? M. Laurier et les chefs libéraux lui avaient promis, l’an dernier, de règlier avec justice la ques- tion des écoles, cette promesse à été vielée en noveinbre passé. M: Laurier et les chefs libé- raux lui avaient promis qu'il y aurait un changement pour le mieux dans les affaires, et que tou: redeviendrait prospère, rien de cela n’a été accompli. Les affaires sont plus mauvai- ses que jamais, l’agriculture est en souffrance, les manufac- tures ferment leurs portes et Jettent sur le pavé des centai- nes et des milliers d'ouvriers, le travail est de plus en plus rare etles salaires diminuent nous faire jeter à la figure que | mal à la province et au parti/au lieu d'augmenter. Ces choses cet esprit d'unité qui a toujours libéral, alors que celui.ci était|sont d’occurence journalière. [Programme était pregressif et c'e une des plus éclatantes au-'an pouvoir. S’il agit ainsi, s'il! Le peuple en souffre, il sait'sa volonté bien connue, en as- nr tn eg + PPT ns 5 Mrs PS OUT. ALL KINDN SN D ee Ne nur ue "lt ho SZ "| I have been waiting for developments for the true inwardness of these sale. In many cases the prices are increased 30 per cent. AND THEN REDUCED, bring-- ‘ing them back to par. Customers WHO KNOW THE VALUE of Goods will Find my prices as low as any in the market and the largest Stock in the County to select from. My constintly increased sales is the best evidence that I AM IN IT, and cannot be WELL CROWDED RARGAINS 1n Ladies and Gents Fur Goods KY 1n Ladies Dress Goods In Boots and Shoes in Fur Coats and Sleigh Robes In Ready-made Clothing In Hats and Caps. Christmas Norvelties, suitable for presents, from Child- hood to old age, At very low prices. OF FARM WANTED / rs cn, ns Me nn PR er a M LHE SLAUGHTER NALEN Re mes" PRODUCE pe ROBT. T1. HOLMAN Summerside Dec. 9th 1896 tout ce qu’on lui a promis, et il sait aussi que pas une seule promesse n’a été tenue. Et ce- pendant, il vient de renouveler son adhésion aux même parti, velles promesses. Les libéraux, suivant l'ex- maitres à Oftawa, ïiis seront demain, les maitres à Québec. Une majorité formidable Jes appuie là-bas et ici, ils vont fair: tout ce qu'ils vcudront. Rien ne-les arrêtera, pas pins fera loi partout. Cette volonté, une dure expérience nous dit quoi à elle tend, ce qu’elle atta- que et ce qu'elle fait moarir. Attendons-nous au pire. Le Chronicle : M. Flynn a fait la plus belle lutte qui ait jamais été faite par un premier ministre pro- vincial. Durant les deux der- niers mois il a été constam- ment en activité, adressant Ja parole à des assemblées publi- ques presque tous les jours. Il a partagé le sort de plusieurs autres qui aimaient leur pays, ayant tombé en défendant la cause de la justice et de l’hon- neur nationaux. Aujourd'hui plus que jainaie il possède le respect et la gratitude de tous les howmes bien pensants, et le jour n'est pas éloigné où les personnes d: l'électorat qui sont responsables de Ja pré- sente chute auront raison de se repentir amèrement de le iugratitude envers les hommes publics les plus patriotiques, les plus industrieux et les plus vonsciencieux. La Presse : “La parti conservateur et l'hon M. Flynn viennent de subir un désastre qu'ils ne mé- ritaient pas. Le parti conserva- teur avait bien administre la province de 1892 à 1897 et a vait le droit de compter sur l'approbation des électeurs. M, Flynn s'était révélé homme d'Etat et de gouvernement, son pression de M. Tarte, sont les surait la prompte exécution. Le verdict du peuple, devant le- quel nous nous inclinons, ne change en rien l'opinion que nous avons et que nous afons et il croit encore à leurs nou-\ émise des services que le parti conservateur a rendus à la pro- vince pendant ces cinq derni- ères années. N'étant pas de ceux qui crient (malheur aux; vaincus) il nous plait, au len- demain de la défaite, de. recon- naitre le bien que le parti con- servateur a fait à la province Mais nous ne voyous pas pour- | quoi l'arrivée au pouvoir de M. demain qu’hier, et leur volonté Marchand, enrayerait le déve- ioppement et le relèvement de la province. Le rôle de M. Mar chand a été trop effacé dans le goureraement Mercier pour qu'on puisse même supposer qu'il ait approuvé les folies de cette époque alors qu'au con- traire, sa réputation d'honné- teté et d'iniégrité permettent Jd'afirner qu'il l:s à ignorées. “Il prendra le pouvoir avec les bous souhaits et le support des citoyens de toute opinion qui mettent les intérêts de la province et du pays avant ceux d’un parti comm le leur, et il peut être sür, en tous cas, de trouver au moins chez ces ci- toyens, cette neniralité sympa- thique et cette impartiaiité qui permettent de juger les gou- vernemeunts suivant leurs actes et sans parti pris. 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