pe ve draneereenee Ce (suite de la 1ère Page) née suivante, son temps de ser- vice daus les colenies étant ac compli, il reçut l'ordre de ren trer en France. Ce ne fut qu'a- vec regret qu'il quitta la Gu- yane, et en emportant les sym pathies, l'estime et le respect des officiers et des soldats. 1] quitta la colonie riche d'études, de matériaux scientifiques et de merveilleux seerets qu'il avait conquis au milies de eette na- ture tropicale. À son arrivée en France, on lui don”u la direc- tion d'un hôpital militaire dans une ville du Nord. C'était un avancement, il le refusa : la vie tranquille et sédentaire n'était point son fait. 11 estimait qu'il pouvait rendre d°s services plus importants en Afrique ; il veu- lait étudier cette contrée, qui n'était pas sans quelques points de comparaison aree la colonie qu'il venait de quitter, et, bien que le temps de service qu'il avait fait à la Guyane lo dispen sât d’un séjour en Algérie, il insista si vivement que le mi: nistre de la gnerre ne püt Jui refnser le poste qu'il sollicitait, 11 partit pour l'Afrique au commencement de l’année 1847, emportant la promesse formelle d'être nommé major le même jour où il atteindrait l'âge ré. glementaire. Bientôt arriva la révolntion de 1848 ; ie docteur Hervey eut, aux yeux de ses eamarades, le tort d'aceepter ave: t'op d'en- thousiasme le gouvernement nouveau. Nommé chirurgien- major par un ministre dont le pouvoir fut de courte dnrée, le docteur Jasques Hervey eut le chagrin de voir sa prometion eassée par un autre ministre, et, aigri par ce qu'il considérait comme une in}ustice, se croyant dans une situation équivoque vis-à.vis des officiers de son ré- giment, il prit le parti extrême de donner sa démission et de quitter l'armée. Homme de science et de travaux sérieux, d'ane nature trep honnête et trep susceptible, au point de vue de la vraie dignité, pour se Hvrer à l'intrigue et au charla- tanisme, trop pauvre pour at. tendre la clientèle, trop jeune pour qu'elle vint le trouver à son début dans ja éarière de médecin oivil, la vie parisienne avec ses émotions sans cesse re. naissantes,—surtont à cette é- poque,—ses luttes impitoyables que le suceès ne couronne pas toujours, lui parut nne sorte d'enfer qui ne convenait ni à son tempérament ni à la vie stu- a qu'il avait menée jusque Jacques Hervey n'avait ni parents ni famiile, et eroyait a- voir perdu, depuis le jour où il avait donné sa démission, toute idée d'ambition. C'était un temps d'arrêt dans sa vie, un de ces abattements qui condai- sent souvent l'homme à la Trappe on dans la solitude de ia vie champêtre. Ses besoins é- taient modestes, et pourvu qu'il pût continuer à étudier la na- ture et à vivre de sa profession, iln'ea demandait pas dayan. tage. Il se recueillit dans le passé, chercha où il irait planter sa tente, et, se sonvexant que le hasard l'avait fait naître à Awx- erre,il vint faire un voyage dans la vieille cité bourgui- gnonne, ot s'enquit d'un village ne possédant point de médecin, parfaitement résolu à y enfouir! UNE HAINE DE VILLAGE ces deux alliés fidèles : le méde- cin du corps et celui de l’amo ! Tour les chefs-lieux de canton de \’arrondissement d'Auxerre possèdaient plntôt deux méde- oins qu'un. Cependant on lui si- gnala la commune de Château- Bernard, située entre Verman- ton et oldedtie VÉRS. sur les bords de l'Younr, comme à peu près privée de médecin, par la saison qu'il n'existait 1à qu'un offivier de santé dont li. gnorance était preverbiale. Sans s'inquiéter de la intte que lui préparait ceite eomme il lui importait peut de vivre là on ailleurs, pourvu qu'il y pût vivre, il chargea le Lotaire auquel il avait été re: cemmandé, d'éerire à son collè- gue de Vermanton de louer pour lui, à Châtean Bernard, une maison habitable, et de lui trouver une domestique. Ce notaire, homme très obli- geant, s'empressa de déférer au désir de son nouveau client, et an moment où nous présentons le docteur Jacques Hervey au lecteur, le médecin allait pren- dre possession de Îa maison où l'attendait, tonte fière de sa nou- velle condition, une bonne grosse servante choisie par le notaire. La voitare publique d'Aval- lon roulait done, ainsi que nous l'avens dit, aveo une lenteur qui rappelait la marche de deux bœnfs acceuplés sons le jong. 1] était dix heures du matin, les enevaux étaient arrivés au som- met du coteau qai laisse aperce: vol1 ie bourg de Vermanton, avec son clocher, que couren- nait encore à cette époque le eoq gaulois, emblème de la mo- marchie déchne, la toiture des maisons, en briques jaunes et en chaume, s'allnmant sons les rayons du soleil de tons incan- descents qui ressemblaient à des incendies isolés ; puis, tout au bas, dans la vallée, courant impétuensement entre deux rangées de peupliers ou voulant silenciensement le long de prai: ries aux bords parsemés d’osiers, de baume fleuri et de myosotis, l'Yonne anx contours eapri- cieux, reluisante comme un mi roir. Dans la voiture. immobile sur le plateau; des ronflements so- nores se faisaient entendre ; les esevaux, haletants, s'étaient ar- rêtés. Tont à coup, le cri guttural sortit machinalement des lèvres du condncteur, et les deux hôtes reprirent le plas-— doucement possible, lear marche de tortne : mais la descente était difficile, et le conducteur n'ayant passer. ré la mécanique, le tablier de la voiture vint battre la eroupe des deux chevaux et jeur iapri. ma une allure inusitée : véhi. oule, chevaux et gens roulèrent pêle mêle dans un fossé. Le eon- ducteur tomba à droi:e, l'homme an pantalon vert iomba à gau- che en ponssant le : “Oh ! mal- heur !” expression favorite du paysan bourguignon, et qu'arra- chait, nou la chute qu'il venait de taire, mais la perte de sa pipe, qui s'était brisée dans dent. Quant aux voyageurs de l’in- térieur, le curé et le percepteur des contributions, ils se réveil- lèrent en sursaut, fort surpris de se treuver mollement éten. dus dans un fossé. Le docteur Jacques Hervey était déjà sur Pied et hors de la caise de la voiture. Bientôt tout le monde fut debout, et l'on reconnnt que personne n'était blessé ; seule- l’acei- ment l'équipage était dans an son existence. Mais la Bourgo |si piteux état que le conducteur gne est nn pays riche, et la ri-|dut renencer à aller plus Join chesse fait maitre l'amour de la vie ; là où le superflu existe, l’homme au pantalon vert. s'ar-| l'homme s'attache à l'existence |rêtaient à Vormanton ; ils firent | et éprouve le besoin, dans la le trajet à pied. Le paysan mar-| latte qu'il a à soutenir eontre la maladie et la défaillance morale, | de meitre les chances de seu côté en appelant à son secours | LT Pête ji]. ét05. 2080 Tous les voyageurs, sauf chait seul, derrière le groupe principal. À l'entrée du bourg, il s'arrêta et suivit du regard la direction que prenait le méde- pen: rein die Dé rivalité, et) : ‘ * \£ SR ARTE EE A Je un ne Emirats She Ent cin ; après l'avoir vu entrer dans la maison due notaire, il prit à travers champs, et se di- rigea d'un pas accéléré vers Château-Bernard qui se trou- vait à six kilbmètres sur la droite de Vermanton, II ——_ Quand il est question d'un aotaire, on s'imagine tenjours voir surgir un homme de ecin- quante ans, ehauve et porteur de besicles, et, à ceup sûr, on se trompe au moins einquante fois sur cent, car le notariat ne vieil- lit pas un homme plus promp- tement qu'une autre prolession. Jaoques Hervey, sans parta- ger eette prévention ridicule, attachait cependant à l'idée d'un homme de lei mn earaetère de sévérité, de gravité et de :é danterie qui était la consé- quence des traditions que l’on professe généralement dans l'ar- mée à l'égard de eeux qui, de près on de loin, sont les inter. prètes on les représentants de la loi. Le notaire aveo lequel il a- vait été en relation à Auxerre n'était pas de nature à modifier \ses croyances sur ce point. 1] fut donc très agréablement surpris quand ayant été introduit dans le cabinet de M. Fromentin, il se trouva en présenese d'un homme de son Âge, à la figure enjeuée et spirituelle, qui lui fit l'aceueil le plus cordial et ie plus empressé: — Monsieur le docteur, lui dit le notaire, je suis ravi de la bonne inspiration que vous avez eue de demander à mon con- frère Carpentier de vous adres- ser à moi,et je demeure votre obligé. —Comment cela monsieur ? — Parce que j'espère bien que votre âge et votre prefession m'apportent, dès aujourd’hui, un voisin agréable, ce qui n’est pas à dédaigner à la campagne, et, plus tard, lorsque nons au- rons fait connaissance, un véri- table ami,—ce qui eet une trou- vaille précieuse. Etez vous chas- seur, monsieur Jacques Her. vey ? —Oui, monsieur. —Pêécheur ? —Chasseur et pêéeheurx, ré- pondit le médecin en souriant, et même herborisateur. —('est partait ! Si vous le voalez bien, nons ehasserons, pêcherons et herboriserons en- semble. —De graud cœur. | — Eu attendant, monsieur le docteur, tenez ma maison pour vôê:re et allons déjeuner. — Et vous dites que vous êtes mon obligé ! s'écria le médecin tout émerveillé de ee chind ac. cueil : vous voulez gâter un é- tranger. —-Da tout, du fout ; je veux que mon voisin devienne tout de suite mon ami. 1 1 TE se eee 2 a L'IMPARTIAL, JEUDI LE 24 AOUÛUT, 1899. PENDANT SEPT ANS SOUS LES SOINS DE MEDECINS-MAIS SAUVÉE DE LA MORT PAR LES PILULES à #6 M, Li um REA (RES NES ge A AN PRES Ni eg LS MEN épirde Cu its Hit du EN PRE sis: CT - 7 lime. llarie St. Laurent QUATRE ROUGES DU DR. CODERRE. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre sont la supreme espérance de toutes les femmes malades et l’amie des jeunes filles.— Elles conviennent a tous les ages et a toutes les bourses. Dans tout le monde, et dans lecin | l’histoire du monde, aucun médecin et aucun remède n’ont pu guérir.et sauver la vie à un si grand nombre de femmes que les Pilules Rouges du Dr. Coderre. Elles sont pour les femmes seulement et elles agis- sent directement sur les organes spé- cialement féminins des femmes, qui, quand elles sont en santé les rendent si attrayantes, mais quand elles sont malades, font qu’elles sont un obj:t de pitié Ne voulez-vous pas encore être bien comme quand vous étiez ptites filles ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre vous rendront ainsi. Telle est l'opinion de Madame St. Laûrent, qui estune dame intelligente et tout à fait digne de foi. Voici ce qu’elle dit : ‘ La misre ct le travail “ ont été la cause que j'ai contracté leurs dans le bas-ventre, les étourdis- sements, nervosités, les maladies particulières au changement d’âge, bouillonnement du sang, froideur des pieds et des mains, elles sont d'un grand secours, prises avant et après la naissance d’un enfant ; les mères devraient toujours en donner à leurs jeunes filles, elles les rendront régulières et aideront à leur forma- tion. Souffrez-vous depuis longtemps ? Alors il est bien douteux qu’une ou + deux boîtes de Pilules Rouges du Dr. Coderre puissent vous guérir. Soyez censciencieuses et prenez-en F assez Four leur donner une chance d'agir sur votre maladie, en même temps écrivez à nos médecins spé- cialistcs. Vous pouvez les consulter pour rien. Ecrivez-leur une des- ‘une grave maladie qui m'a fait “ souffrir pendant sept ans. Le “ cription bien complète de votre ma- MADAME MARIE ST, LAURENT, ladie. Vous n'avez rien à craindre, “beau malme rendait maityre, Je souffrais de maux |ne leur cachez rien, Car toutes lettres adressées au “ de tête, douleurs dans l'estomac, le dos, les côtés, pas |‘ Departement Medicai, Boite 2506, Montreal.” “ d'appétit. J'étais si faible que j'avais de la misère | sont ouvertes, répondues et tenues confidentielles par ‘à marcher seul:, j'avais l'air d’une morte tant j'étais | eux. Si des dames le préfèrent, ell: s peuvent consulter ‘pâle ; quatre médecins me soignèrent, mais sans suc- personnellement et gratuiiement nos médecins spécia- ‘cès, j'étais tout à fait découragée, quand des amies | listes en se présentant à notre dispensaire pour les fem- “ charitables qui connaissaient les Pilules Rouges du Dr, mes, au No. 274 Rue St. Denis, tous les jours (excepté ‘ Coderre me conseillèrent d'en prendre. ‘remède, car je ne me sens plus du beau mal, je fais mon | bliez pas, consultations gratuites. ‘ouvrag® comme si je n'avais jamais été malade et je Béni soit ce |le Dimanche), de 102% heures a.m. à 5 p.m. N'ou- Refusez comme imitation toutes les pilules ‘“ suis bien, forte et alerte comme à l'âge de 15 ans. Je | rouges que l’on vous offre à la douzaine, au cent ou à ë “ suis heureuse de vous envoyer mon témoignage, car | 25c. la boîte, même lorsqu'on vous dit qu’elles sont aussi “ je dois la vie aux Pilules Rouges du Dr. Coderre.” | bonnes ou qu’elles sont les véritables Pilules Rouges du Mme. Marie Si. Laurent, Lac Edouard, Co. Portneuf. | Dr. Coderre. Nous tenons à vous avertir que ces pilu- Que pouvons-nousajouter de plus après un témoignage | les rouges vendues ainsi à bon marché sont des imita- E aussi éloquent ? Les Pilules Rouges du Dr. Coderre en même temps que la £uérison, l’énergie et le courage | dat-poste pour six boîtes. dans la vie. Elles sont toutes puissantes pour guérir| Donnez-nous votre aie N'est-il pas clair, n’est-il pas évident | tions qui souvent contiennent des drogues dangereuses. que les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent ? | Refusez toute imitation. N'est-il pas assez prouvé qu'aucune maladie particulière aux femmes ne peut résister contre leu usage ? 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À cet instant, un petit bruit se fit entendre derrière une porte qui communiquait du ca- binet da netaire dans la salle à mauger. —Entre, Pauline, âit l'homme de loi,et viens faire connaiss- sanoe avec notre neuvel ami. La porte s'entronvrit, et une charmante tête de jeune femme blonde, riense et un peut reu- gissante, se montra daus l'entre- | bâillement. [à continuer] | | TOLEDO, ONT. | Î | | Mr. Lewis Johnston of this p'ace | | was taken down with Rheumatism, | had two doctors in attendance, was getting no better. Three days after he | started taking Milburn's Rheumatic | Pills he was out of bed and in one! $ | week was well and able to go about. | D R BIT. Summerside July, 1899. EUT FROM MAR ét tr 5, ARRIVINE TT. HOLMAN Be ie cts: M ce TE “ sh. Son L ue Lg trier RS 5e Ales sh à ram ééishsifni nine miss SE di ET PE PR pee e À Es “at héhé Le ae 2 % À # + * RÉET FREE! ou get the Real Exact Value for your money. 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