NOUVELLE SERIE UR JOURNAL CATHOLIQUE DANSjde Westminster, UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE. LÉON XIIX FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SKMAINKR ABONNEMENT POUR LE CANADA eee ee Un AD. sssecsese ee 81.00 Six MOIS. s.sssssssssseees se SO Pour LES Erars-UNIs UN Ms socseocscoses ceveft. 50 OR MO. coc0.0.0000000 075 Pour L'EUROPE Un Aeccosososseocsescese BI. 50 Six mois... e.setervesre cececel.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- pal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui chaugent d’adresse devront nous donner l'ancienne aus- #: bien que la nouvelle. Adss#tez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard I'IMPFARTIAI. Tignisb, Mardi, 23 Aout 1910 Ecole Neutre Sa Grandeur Mgr Bruchési, ar- chevèque de Montréal, dans un sermon donné au mois d2 juin à l'église St. Jacques a cendamné avec énergie l’école neutre et l’en- seignement religieux qu’on y don- ue, “Sa Grandeur s’est particulière-! ment appliquée à faire voir ce qu’- est l’école : ‘‘le prolongement du foyer paternel’’”, et ce que sont les maîtres : ‘‘les délégués, les repré- sentants des parents auprès des en- fants'’. ‘Or, a ajouté Sa Grandeur, votre foyer est catholique ; vous êtes les fils de l’ Eglise catholique ; par con- séquent, vous ne pouvez envoyer vos enfants qu'à des écoles vrai- ment catholiques et ne les confier qu’à des professeurs animés d'un esprit chrétienet catholique qui exerceront une influence salutaire sur leur esprit et sur leur coeur. “Vous avez là la raison de la dis- cipline si sévère de l’Eglise concer- nant la fréquentation des écoles non catholiques. Ces écoles ne sont pas pour vous’. Parlant spécialement du lycée des jeunes filles, Sa Grandeur a- joute : “Vous ne voyez pas l’image du Christ dans les classes ; on ignore la prière avant et après les cours ; on ne doit pas y être préoccupé de former chez les élèves un esprit vraiment catholique. Dans quel but a-t-on fondé une institution de ce genre au milieu de nos familles si chrétiennes ? Pourquoi a-t-on brisé avec toutes nos plus belles traditions religieuses ? Une telle tentation m'’afflige profondément. Et quand dernièrement j'ai appris que la distribution des prix de ce lycée avait été présidée pat un homme qui se déclare publiquement membre des loges maçonniques, je n’ai pu que trembler pour l'avenir religieux des élèves placés sous un pareil patronage. ‘Je ne saurais garder plus long- temps le silence. Catholiques, vous ne pouvez pas placer vos en- fants dans cette école. “Que tous ceux et toutes celles qui veulent se livrer à l'oeuvre si grande et si noble de l’enseigne- ment, comprennent donc leur de- voir ; qu’ils suivent les directions de l'Eglise, qu'ils ne séparent ja- mais la religion de la science qu’ils s'appliquent à dévellopper chez leurs élèves ie sens chrétien et ca- tuolique, en un mot, qu’ils nous donnent des écoles franchement catholiques, et ils pourrout compter toujours sur nos meilleurs sympa- thies et os bénédictions.”? ss SA GRANDEUR MGR BOURNE de nn Mgr Francis Bourge, archevêque Z Augleterre qui vient assister au Congrès Eucharis- tique, doit arriver à Québec, ven- dredi prochain, par l’,,Empress of Britain’. Mgr Bourne, quiest évêque de Westminster depuis 1903 est né à Clapham, Angiet2rre en 1861. Il fit ses études à l’école de S. Guth- bert, à celle de S. Edmond, à S. Sulpice, à Paris et à l’Université de Louvain. Il fut ordonné prêtre en 1884, nommé recteur du Sémi- naire de Southwark, et 1889 et prélat domestique de Sa Sainteté Léon XIII en 1895, évêque titu- laire d'Epiphania et coadjuteur de l’évêque de Southwark en 1896, évêque de Southwatk en 1897 et archevèque de Westminster en 1903. Mgr Bourne, ira faire un voyage dans l'Ouest avant l'ouverture du Congrès Eucharistique. L'Espagne et le Vatican Le ‘‘Freeman’s Journal’, de New-York, organe principal des Ir- landais catholiques des Etats-Unis, publiait il y a quelques jours, au sujet des événements d’Espague, un article que l'on considère chez nos voisins, comme exprimant j’o- pinion du clergé cathlique irlando- américain sur la question. Le ‘‘Freeman’s Jourual’”’ voit dans la politique du ministère Ca- nalejas une conspiration internatio- uale contre l'église cathelique. Ge qui, d’après le confrère, rend plus odieuse l’attaque de M. Caualejas contre les ordres religieux, c’est qu’elle se produit au moment même où se poursuivaient des négocia- tions pour la modification du Con- cordat de 1851, et que d’après les { régles de la courtoisie internationa- lele ministère espagnol aurait dû attendre que le Saint-Père consen- tit aux changements proposés, les- quels violent le Concordat, qui est de la nature d’un traité solennel ayant pleine force de loi en Espa- gne. ‘(Le Saint-Siège, dit le ‘‘Free- mau’s Jourual”’ n'aurait probable- ment pas fait d'objection aux me- sures prises par le premier ministre d'Espagne et au sujet des montré le respect voulu pour le ca- ractère sacré des traités. Ce qui a indisposé le Saint Siège, c'est la manière dont Canalejas s’y est pris pour exécuter les ordres des cons pirateurs anti-catholiques’”. La presse américaine laïque, dit le confrère, ne semble pas disposé à juger impartialement les affaires de France et d’Espagne, lorsque les intérêts catholiques sont en jeu. ‘La presse américaine dit le ‘“Freeman’s Journal”, prend pour principe que les ennemis de l’ Eglise dans ces pays ont raisou, malgré qu’ils professent des principes tout à fait à l'opposé des principes de liberté que nous, Américains, avons pris à tenir dans le plus grand res- pect. L'opinion publique aux E- tats-Unis ne tolèrerait pas un seul instant, chez nous le genre de ty- rannie que l’on pratique en France à l'égard de tous ceux qui, dési- seux de mener une vie plus éle- vées, se dévouent avec la sanction de l’Eglise cathoïique, à des tra- vaux visant l’armélioration morale, intellectuelle et physique de l’hu- manité. “SI les hommes et les femmes qui donnent leur vie à ces oeuvres n'étaient pas membres d'ordres re- ligieux, on les acclamerait comme des bienfaiteurs de l'humanité et on les honorerait en conséquence. En France on les traite comme des criminels et on les force à s’exiler. ris qu’on appelle ‘‘Apaches’’, sont mieux traités par le gouvernement français. Eux, au moins, peuvent rester dans leur patrie. ‘La faction anticatholique en Es- pagne, dirigée par Canalejas, vou- drait imiter l'exemple donné par les Maçons qui gouvernent la Fran- ce. Elle a commencé par diriger ses attaques contre les ordres reli- gieux et les congrégations. C'est une répétitionsde ce qui s'est passé en France. ‘“Dans le nouveau projet sur les Associations, copié sur la foi fran- çaise de 1901, l’Article 1er définit le statut régal des associations reli- gieuses : l’Article 2 énumère les! différentes méthodes par lesquels ces associations peuvent se consti- tuer. “L'article 3 donne à l'Etat le pouvoir d'intervenir dans l’écono- ie interne de tous les ordres reli- giaux et les congrégations, dont les Eglises non catholiques, s’il avait ijes institutions. Les criminels de profession de Pa-| _—_. L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E., MARDI 23 AOÛT : tgio établissements devront être en tout temps, sujets à l'inspection des a- gents de l'Etat. Il æ est stipulé que les fonctionnaires de l’ordre ci- vil et de l’ordre judiciair, pouriont en tout temps, pénétrer dans les couvents et dans les monastères, sans qu’ils aient besoin d'en de- mander permission aux autorités religieuses. ‘Le projet de loi que nous citons défend aussi aux ordres religieux. autres que {ceux reconnus par le Concordat de 1851, de se livrer à l’enseignement, pour la raison que l’enseignement public est une fonc- tion exclusive de l'Etat. On pré- pare ainsi les voies aux écoles sans Dieu, comme celles qui en Franca ont remplacé les écolss catholiques, fermées par suite du bannissement des Frères des Ecoles chrétiennes et autres osdres religieux qui se dé- vouaient avec tant de désintéresse- ment aux travaux de l’enseigne- ment.” Le ‘‘Freeman’s Journal’’ conclut que c’est le iéveloppement en Es- pagne de la même campagne anti- (Eee qu'en Frence. ‘On s'attaque d'abord aux ordres reli- gieux, puis on attaquera le clergé séculier, et enfin les écoles catholi- ques, pour en arriver finalement à une soi-disant sépération de l’Egli- se et de l'Etat, qui sera en réalité une tentative de rendre l'Eglise l’esclave de l'Etat. RU LE CATHOLICISME AU CA- NADA DOIT-IL ETRE AN- GLAIS OU FRANCAIS Sous ce titre, M. Henri Bourras- sa, député au Parlement et direc- teur du ‘‘Devoir’’, publie un arti- cle d'une grarde importance. Il pourra faire réfléchir les fortes tê- tes que veulent nous faire Anglais malgré nous. En ces derniers temps, nos oreilles ont été cho- quées et nos coeurs blessés en en- tendant dire qu’il fallait bien en prendre son parti : que notre pays est anglais et que le français doit disparaître. À ces conseilleurs mal avisés, M. Bourrassa réplique : ‘*Mais, dit-on, le Canada est ter- re anglaise. L/ Amérique du Nord est anglo-saxonne, par la langue et Partout ies races latines sont en baisse. La France persécute l'Eglise. L'Espagne s'y prépare. L'Italie a dépouillé le Saint-Siège. Par contre, l’Angle- terre donne asile aux religieux chassés des pays catholiques. Qui sait si l’ Angleterre convertie et maîtresse des mers, si les Etats- Unis, si riches et si puissants, ne deviendront pas les piliers et les flambeaux de l'Eglise catholi- que? ?’ Sans doutre, l’avetir des peuples est entre les mains de Dieu. : Mais en attendant, je constate que de la France impie et énervée sortent encore plus de missionnai- res et de sconquérants d’Âmes que de tout l’Empire britannique et de la riche république américaine ré- unis. En attendant, je constate qu’en Amérique, la petite province de Québec fournit plus de prêtres, plus de missionnaires, plus de re- ligieuses, plus de collèges, plus d’hôpitaux, plus de couvents, en un mot alimente plus de foyers de foi et d'abnégation que tout le reste du Canada catholique.’? (Le ‘‘Foyer”’). | L'Exposition annuel de Charlottetown Dans une autre colonne nos lec- teurs trouveront l'annonce de l’ex- position annuelle de l’i.e, qui a lieu, cette année, les 19, 20, 21, 22 et 23 septembre. Ce sera l’une des plus belles expositions du Canada et nous conseillons fertement à tous nos lecteurs d'aller passer quelques jours à l’expusition afin de voir les animaux, les chevaux et produits de la terre. Une visite à une ex- position agricele est une éducation pour tous. À part les exhibits il y aura de la récréation tels que cour- ses de chevaux et nombres d’autres attractions qui méritent d’être vu. Les prix de transport sur le chemin de fer seront très bas, afin tous les avantages seront offerts au public, pour faire de cette exposi- tion la meilleure du Canada. Robertyille, N. B. La florissante société l'Assomp- | tion vit surgir dans ses listes une nouvelle succursale qui du premier | À ef {cette réunion fut clairement don- frappa un grand coup pour une | installation première, (Cette suc- cursale prit naissance dans la pa- roisse Sainte-Thérèse, Robertville, N.-B. Une réunion pulique fut d'a- bord appelée et présidée par M. le curé W. Sormany, Une foule nombreuse répondit à l'appel. Une brève explication du but de née par le président temporaire. L'assemblée fut adressée ensuite par M. Camille Cormier de Shé- diac, 2me commissaire-ordonnateur du Grand Conseil et à qui la char- ge fut donnée pour l'installation de cette nouvelle succursale. M. Cormier enrôla 32 raembres-fonda- teurs à cette assemblée : et la nou- velle succursale reçut le nom de succursale Robert, en heureuse mémoire du premier curéde la pa- roisse. Le jeune docteur Sormany eut l’aimable courtoisie de faire gra- tuitement l'examen médical. Ci-suit la liste des officiers de la dite succursale : c Directeur spirituel, Rév. W. E. Sormany : président, Rév. W. E. Sormany ; 1er vice-président, Jean M. Boudreaw ; 2ème vice-prési- dent, Jos. P. Haché ; secrétaire: financier, Jos. R. Haché : secrétai- re-archiviste, Fr. Chistie ; assis- tant-secrétaire-archiviste, J. DB, Roy ; trésorier, Thos. Blanchard ; 1er commissaire-ordonnateur, Math. Vienneau ; 2ème commis- saire-ordonnateur, Math. Haché ; directeurs, Thomas W. Doucet, Joseph T. Roy, Jos. Chiasson. On compte dans la paroisse Saint- Thérèse de Robertville une com- munauté de 200 familles ; chiffre quiremonte cette paroisse à un rang de supériorité à beaucoup de paroisse-sœeurs. Le dedans de l'église de cette paroisse offre un coup d'oeil tout- à-fait resplendissant, et beau de voir aussi qu’un ouvrage aussi cou- teux que l’a été le dedans de cet édifice d’un fini et d’une beauté toute particulière, est payé en ea- tier, Il y a parmi les beautés de ce temple un magnifique chemin de croix à la valeur de $300, don gé- néreux du Rév. Père Sormany, leur curé actuel. En avant, paroisse de Robertvil- le, vous avez un vaste champ d’ac- tion pour la noble cause, L'Evangiiine. ES NEUVIEME PRETEXTE Vous n’abolirez pas la danse ; donc fermez les yeux sur ce désor- dre. Est-ce que, nonobstant les efforts que l’on fait pour y arriver, on parvient à éliminer entièrement du œilieu de: chrétiens l’ivrognerie, le blasphème, etc., etc.? Est-ce une raison pour que le ministre de Dieu ne les combatte sans cesse et ne fasse pas tout ce qu’il peut pour les détruire et en circonscrire et rétrécir au moins l’action funeste ! Que s’il n‘obtient pas le succès qu’il désire et poursuit, il aura rempli son de- voir et en même temps rendu plus inexcusables les esclaves de ces vi- ces. Du reste, son zèle ne restera pas sans produire quelque fruit. Il y aura toujours par-ci par là quelques pères, quelques mères qui, éclairés par sa parole, éloigneront leurs enfants du plaisir dangereux de la danse, comme il y aura aussi par-ci par-là quelques jeunes gens qui écouteront et suivront ses avis et renonceront à la danse. ‘‘Ma parole ne retournera pas vers moi, sans avoir produit quelque effet : elle fera tout ce que je veux et produira l’effet pour lequel je l’ai envoyée.” On comprend 4isément que les amateurs passionnés de la danse ne souffrent pas qu’on l’at- taque et le combatte. mm mms UNE GUERISON A STE-ANNE Pendant que les pèlerins faisaient la commission dimanche matin à la Basilique de Ste-Anne de Beaupré, ils entendirent au milieu de la foule une jeune fille s'écrier ‘‘Je suis gné- rie”. On s’imagine facilement quelle impression cet incident pro- duisit chez les six mille pélerins qui en furent témoins et ils chantè- rent ensemble un Te Deum d’ac- tions de grâce à la grande Thauma- turge. La jeune fille est une de- moiselle Côté qui était venue en pè- lerinage d'Ottawa et qui ne pouvait marcher qu’avec l’aide de béquilles. Immédiatement après avoir com- munié elle se sentit mieux tout à coup et laissant ses deux béquilles, Un train de plaisir qui se rendait de Bordeaux à Ryan France et qui transportait mille deux cents voyageurs s’est jeté sur umwtrain de marchandises près de la station de Sanjon, dans le département de la Charente, Inférienre. Le train marchaïit à la vitesse de quatre-viugts kilomètres à l’heure. Aussi le choc fut-il épouvantable. _Le premier moment de terreur Terrible Catastrophe en France Collision entre deux traias 23 morts et 100 blesses a Q ——— — diatement les secours. On releva trente-deux morts et plus de cent blessés. Ce qui ajoute encore à l’horreur de la catastrophe, c'est que beau- coup de victimes sont des fillettes, élèves d’une école qui venaient en excursion à Ryan. La plupart des voitures de voya- geurs avaient été mises en pièces. passé, les personnes qui n’avaient pas eu de mal organisèrent immé. C’est une erreur d’aiguillage qui a provoqué l’accident. Sir Wilrid dans Une dépêche de Vancouver N. B., nous annonce que Sir Wilfrid Laurier, premier ministre canadien a été reçu avec enthousiasme et d’nne manière princière à son arrivée dans cette ville. M. Ralph Smith et autres per- sonnages éminents de Vancouver se sont joint au party de Sir Wilfrid. Une foule immense encombrait la rue Cranville où on a lu au premie: ministre des adresses de cordiale bienvenue et renfermant les meil- eures expressions de loyauté et de fidétité envers son gouvernement de progrès. Aux adresse du maire et des as- sociations libérales qui lui furent présentées à la gare du chemin de fer, sir Wilfrid fit une réponse élo- quente et chaleureuse. Il y eut ensuite une procession assez originale. Les musiciens écossais avec leurs cornemuses ou- 5 Le cardinal Merry del Val, se- crétaire d’Etat au Vatican qui était venu à Rome pour l'anniversaire de l'avènement du Pape, est re- tourné quelques heures plus tard. Son départ indique que l’on ne doit pas s’attendre d'ici quelque temps à un cèglement de la question d’Es- pague. Avant de partir, Son Eminence a expliqué à quelques amis, la po- sitien prise par le Saint-Siège. Selon lui, le gouvernerseat espa- gnol est, depuis longtemps, dési- reux de changer les termes du eon- cordat qui régit les relations entre ce pays et le Vatican. Les négo- ciations étuient commencées déjà, alors que le ministère Maura était au pouvoir. Lorsque Canalejas prit les rênes du gouvernement, le Vatican, au lieu d'interrompre les négociations, insista pour que l’on aboutît à une décision satisfaisante. Il y avait, en effet, d’autres points que le Con- cordat même sur lesquels il désirait un règlement, comme par exemple la limitation du nombre des mai- sons religieuses et la suppression d’un certain nombre de ces maisons, l'autorisation à obtenir du gouver- nement pour pouvoir en ouvrir de nouvelles l'obligation pour les con- grégations de payer l'impôt à l’E- tat, et, enfin, la questien de rendre obligatoire la naturalisation pour les membres des ordres religieux qui viennent de l'étranger, fonder des maisons de l'espèce. Une Reception Cordiale a Vancouver Explications du Card. Merry del Val ° Le Secretaire d’État du Vatican declare que le gouvernement espagnol a viole Ja loi du Concordat entame () muse l'ouest Canadien © ———— — oO [vraient la marche et plusieurs cen- taines d’Indiens en costumes de guerre l’ont escorté jusqu’à la salle Peuder, où un lunch des plus somp- tueux fut donné en son honneur. Le soir, immense assemblée dans le pavillon du Fer à Cheval. Sir Wilfrid a prononcé un grand discours qui souleva l’enthousiasme à son suprême degré. Les autres orateurs furent l'honorable Tem- pleman, McDonald, Parde et Gra- ham. Il s’est produit une scène très impressionnante. On a vu les con- servateurs s’unir aux libéraux pour rendre hommage au grand politi- cien qne l’organe tory représente comme une figure historique Sir Wilfrid et son party se sont embarqués ensuite à bord du steamer ‘‘Prince Georges’’ en route pour Victoria. [Le cardinal ajoute que le Saint- Siège était prêt à faire toutes les concessions, mais le cabinet espa- gnol rendit la discussions impossi- ble en altérant Iui-mème les mesu- res existantes, avant que l’en n’en fût venu à une entente. On établit de nouvelles lois qui furent sanctionnées par des arrêts royaux ; ces lois détruisaient la let- tre du Coucordat dont l'esprit avait déjà été altéré par plusieurs actes officiels, d’un caractère nettement | anticatholique, Rome se décida alors à agir d’une façon plus énergique et l’on envoya à Madrid une note exigeant que, pendant les pourparlers, la situa- tion restât dans le statu quo et a- joutant que les négociations seraient rompues définitivement, si le gou- vernement persistait dans sa politi- que en changeant les textes sans l’assentiment du Vatican. Le premier ministre, continue le cardinal, prétendit que cette note était un ultimatum et il y répondit en rappelant à Madridle chargé d’affaires espagnol auprès du Vati- can, sans même lui permettre de prendre congé du secrétaire papal. Mon intention, a dit en termi- naut Son Eminence, n’est pas de faire le jeu du premier Canalejas, en rappelant le Nonee à Madrid ; je veux laisser la responsabilité de la rupture, si rupture il Ya, au gouvernement espagnol qui suivant uous ne cherche que cela, n'avait aucune infirmité. Mile Côté est repartie pour Ottawa, on ne peut plus heureuse marchant aussi bien que la person- ue la plus alerte. ns UNE ABJURATION ? Une nouveile abjuration du pro- dernière à Lévis. M. Abraham Rodgers, garde-pêche à l'Isle d'An- ticosti a reçu le baptême dans la chapelle des Congréganistes des mains de M. l’abbé G. Sauvageau, vicaire de Notre-Dame. C'est toujours très selennel et très imposant d'assister au baptê- me d’un adulte et de l’eutendre prononcer lui-même la formule d’abjuration. M. et Mme- Joseph Pouliot, de Québec, vnt été les parrain et mar- elle se mit à marcher comme si elle | testantisme a eu lieu la semaine! raine du converti, Mme G. Mc- Neil à touché l'harmonium et un choeur de jeunes glles a chanté a- vec beaucoup de succès des canti- ques appropriés. Le néophyte a 36 ans. Il était monté à Lévis spécialement pour se convertir. Il est le frère de M. I- saac Rodgers qui a embrassé la foi catholique au mois de septembre dernier, dans la même chapelle, C'est le Rév. Sauvageau qui l'a, instruit dans la foi catholique, —I1 est à noter que M. l'abbé Sauva- geau a déjà plusieurs conversions à son crédit. La famille de M. Rodgers est nombreuse. L'on peut espérer et | même croire qu'avant eh plusieurs de ses frères suivront le | bel exemple de courage qu'il vient | de leur donner, | ae RSS r8 ANNÉE a — me j. H. 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