w Rennes Ram es Le ñ "s 5 SAR AE NO ui | tous. colons qu'ily aurait amenés. ad at. 10... 0 000 0 et ein In « ht ss à ne ange on LE 19 SEPT, :L'IMPARTIAL JEUDI 190 | Le un ion en homme qui croit avoir puvé une mine inépuisable, une source ebondante de pros- périté pour lui-même et pour 1l était sicertain da succès, qu'il décida de quitter la France et d'aller s'installer, lui et sa fa mille, au Brésil, au milieu des Et là-dessus, aveo sa puissante imagination, il développait ses plans, et faisait revivre l'âge d'or pour ceux qu'il appelait sou peuple. La duohesse fit une objection, ce qui ne lui était ja- mais arrivé depuis son mariage. Le duo se contenta de lui baiser la main, dela traiter d'enfant gâtée, et il la quitta pour faire ses préparatifs. 111 UN INTERIEUR DE @OUVENT Ce même jour, le duc sonnait à la porte de la maison d’éduca- tion où sa fille terminait ses étu- des. introduit, il ent avec la supérieure un long entretien, à la suite duquel celle-ci, le sa- luant gravement, pénétra dans les cours ou les pensionnaires prenaient leur réeréation. Rien - d'aussi animé que ces groupes joyeux. Oe n'étaient qus trais sourires, qu'appels éciatants, gazouillements, courses folles. mutins visages, tableau ehar- mant que rien ne venait assom- brir, et qu'un beau soleil d'hiver éclairait vivement comme pour mieux en faire ressortir les dé- tails. —Fernande ! rieure. Une jeune brure, à l'œil pro- fond et noir, .s’élança aussitôt vers elle. — Venez, mon enfant, mur. mura la supérieure. La jeune fille la suivit. Un quart d'heure plus tard, lorsque Fernande rapsrut dans la vaste Cour, ses yeux étaient pleins de larmes, et elle se laissa tomber avec tristesse sur un banc. En- tourée, elle ent peine à répondre à toutes les questions qui se pressaient sur les lèvres de ses compagnes. —Mes amies, mes pauvres chères amies, je pars, je vous quitte pour toujours, pour tou- jours, sanglotait-elle. — Qu'est ce ? —Qu'arrive-t-il ? —On vous marie ? —Que vous êtes heureuse ! appela la supé- Et les paroles ne tarissaient pas. Fernande pleurait tou- jours. —J'étais si bien ici, soupi- rait-elle. —Vous voulez rire, chère ! belle jouissance d'être enfer. mées à notre âge, alors que d'autres s'amuseut, dansent, n'ont à s’oceuper qne de la toi- lette qu'elles mettront pour le bal. A votre place, je sauterais de joie. —Et moi aussi ! —Et moi aussi ! Allens, Fernande, du courage, nous nous retrouverons dans le monde. En attendant, venez aous voir souvent, et nous ra conter les merveilles qui vous aurout frappée. Fernande ne répondait guère. L'heure du travail sonna, et vint interrompre ces commen taires. La jeune fille embrassa ses amies, et se dirigea à pas lents vers le parloir où son père l'attendait. Qu'est-ce qui me fait vous par- (Dans deux heures votre fille sera ler ainsi ? piquer. souffrance est-là, et que la route que vous allez parcourir sera Je ne saurais l'ex- Ilme semble que !a douloureuse. Ne pleurez pas ma fille, laissez moi vons béuir, et si jamais vous vous sentez accablée, revenez, vous troure- rez mou affection et mes con sells........, En ronte, son père Jui fit con naître ses projets de départs, projets qui l'avaient foroé, di. sait-il, à ia retirer aussi préci pitamment des Oiseaux, et qu'il avait révélés à la supérieure. IV LE LEGS DE LA DUCHESSE Lorsque Fernande pénétra dans l'hôtel de sa famille, elle fat surprise de ne pas voir sa mère, et de l'air de eontrainte qu'elle erut lire sur toutes les physionomies. Emue, presque: inquiète, elle ouvrit la porte du salon ; il était désert ;elle eou- rut à la chambre de la duehesse et ue put retenir un Cri en aper- cevant sa mère étendue sur son lit, pâle et sa monvement —Qu'y at-il ? demandait tranquillement le due, de la pièce voisine. — Morte ! ma mère est morte ! s'écria Fernande en se précipi- taut sur la duchesse. A cette plainte déchirante, le duc accourut et s'arrêta immo- bile, prétrifié. —Que se passe-t il ? interro- gea-t-ii ? d'une voix étranglée. —Mon père, je comprends tout maintenant, sanglotait Fer- nande, Powrquet ne pas le ré- véler ; pourquoi me cacher le véritable but de ma sortie, m'a- voir privée de son dernier baïi- ser !.....Won Dicu, faites un miracle ! mon Dieu, rendez-mot ma mère ! épargnez la, épar gnez-moi |! que ferais-je sans elie ? plas sage. Tout liquidé, il restira à Fernande 25,000 fr. C'est peu, sans donte, ce n’est rieu, mais le travail ne désho nOre pas, et ina fille a du cou- orpheline. Evitez-lui le spec- tacle de œtte agonie. La porte s'était onverte sans bruit, et Fernande, blanche et pâle, était là c'onée an sol com [rage N'est-ce pas mon enfant ? me ia statue d: la désolation. | Dis-moi quetn me pardonnes d'avoir disposé sans toi de ce que je posséduis, de t'avoir faite Aux derniers mots du docteur, elle s'élanca vers Ini,et l'enve loppant de son regard, et lui serrant le bras avec une sau- vage énergie : - Estce bien vrai, docteur. ce que vous dites Là ? demanda: t-elle d’une voix vibrante. Ma mère va mourir ? - —Oui, mademoiselle, balbutia le médecin — A'ors ma Place est auprès d'elle. Le docteur lat une si grande termeté daus son accent, qu'il s'iug'ina devant la juane fille et murmura : — Allez, mademoiselle. —ÆEt vens n'essayez rien pour la sauver ? insista-t-»]le. — C'est inutile, Ces deux mots sonnèrent com meun glas aux oreilles de Ja pauvre enfant. Le due, dans uÿ fauteuil], s'arrachait les che- veux. — Courage ,mon père ! Venez, que ma mère ne se doute da rien. Et, saluant le doctenr, elle en. traiua son père dans la chambre! de la duchesse. Celle-oi s'était! fait asseoir sur son lit ; elle était pauvre. — Ma mère, je vous admire. —Chère petiie ! Je frisson- ue à ce mot ; pauvre !.........toi DOMTIS Liens ‘ —Dachesse, votre sacrifice est iautil», et je ne l'accepte pas. 1] y aurait lâcheté de ma part... — Point de révolte, mon ami. J'ai été bien imprévoyante, bien coupable... se. —('est vous qui vous acou- sez'! Fernande ! Fernande ! je suis un misérable, maudis- moi. — Mon père! — Moi, ton père! Et qu'ai- je fait pour toi, pour ta mère ? Rien! Kion! J'ai gaspillé ma fortune et ma vie, et nes folies te coûtent ta mère... Tu le vois bien, je suis un monstre ! Dé- tourne toi de moi ; chasse-moi de ta présence ; traine--moi de- vant les tribunaux ! J'ai volé sa confiance, son patrimoine, sou bonheur... — Mon père. calmez-vons, de grâce ! (à continuer) calm+, presque souriante, Elle |- es fit signe à son mariet à sañlle .. H. Myrick dE Co d'approcher ; congédia du geste | les domestiques, et après avoir! longuement embrassé Fernande et serré la main du duo, elle leur dit d'an ton tremblant et) VV GO)ODS faible : | —Mes amis, je. sens que le : . . | A D }aAN terme approche etque je vais! H A RH WA vous quitt:r. Fardon :e7-moi si Importers aad Healers in } RE Y \ We want every man that works on the Hillsborough Bridge to buy a pair of $1.00 pants. They are the best wear: iug pants ever put on the mark- et for the money. ‘Made by Shorey”. The first sod will be turned on the Hillsborough Bridge some time this month. The workmen will want good sub- stantial clothing thatwill stand wear and tear. Bay our two ply Twill Back Shirts, ‘double stitohed”. Priee only 85ce-you oau't beat it for wear. Just think of it—a double thread Balbriggan suit of Un: derwear worth worth $1.50 for 98c. How can we doit? 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Celle-ci ne savait rien, sinon, qu'après la visite d’un inconnu, la duchesse s'était trouvée mal, et que, depuis une heure, tous les soins avaient été infructueux pour la rappeler à la vie. médecin, mandé à ja hâte, arriva sur ces entrefaites. 1l s’appro- cha de la malade, et, après un rapide examen, sortit de la chambre en faisant sigoc au duc de le suivre. À peine fu- rent-ils seuls que le praticien, se tournant vers le duc, lui dit : — Monsieur le duc, si madame la duchesse à quelques disposi- tions à prendre, elle doit se hâter. —Se Le hâter ! docte”r ? — Je vous dois la vérité ; votre femme est très-mal. — Ce n’est pas possible ! — Aussi mal que l’on puisse être. — Vous vous trompez, doc- teur. Voyez de nouveau, Je et pourquoi, — Mon enfant, lui avait dit la duire à son père, vous quittez eette maison ; je ne sais ce qui, se prépare puur vous hors de ses murs, Dien veuiile que ce ne soit pas des épreuves trop fortes pour votre jeunesse. Vous saurez iutter, j'en suis sûre. Je suis sûre aussi que le sacrifice ae vous épouvantera pas. Oh! D Î supérieure avant de la recon:! vous en prie. —À quoi bon. —Vors la condamnez, elle que j'ai laissée ce matin en par- faite santé ? non ! non !ce n'est qu'une synoope, uue crise pas- sagère....…. sa douleur le cœur. — Je ne me trompe pas, scanda l'homme de la science. La du: chesse vient d'éprouver ane se cousse vielente qui a brisé en supplications que la jeune fille Là |: hlaiN h (LE impossibie ! Ne vous déso:ez pas, | Ur ELA | i x À | moi être à la hauteur de sa tâche corps perdit de sa rigidité, que, aatonr du cou de sa fille et que |rien que vous... Plus rien... | er nous... Hugues, mon pavre| HYNE ami, vous êtes ruiné. J'anreis! voulu pouvoir vous le taire: | ùf # Ed JE ECS notre Fernande saura mieux que | | 3 re Fernande, je vons lègne votre | AR Fi: UnS pète. Et vous, mon ami, son venezZ-VOus que Fous avez nne fille à protéger. Elle n’a plus “upplies AT TIGNISH and À LBERTON — N'est-ce nas agstz, ma mère? — Chère enfant ! ......aime ton père-et, quoi qu'on dise, vénère le. 1la toujours ét6 trompé. Ta vois en Ini la victime de beaucoup d'intrigants, le martyr de l'intelligence. … Sois fière de Opened à full and iui, ma fille, et ne t'épouvante pas de Ja pauvreté qui t'attend. Je t'ai deshéritée, ma Fernande. — Alix ! exelama le due, je ve soufirirai pas. — Les moments sont précieux, mon ami, Jaissez-moi parler puisque je le peux encore, Oni, jai d:h rite et ce! que j'ai We have just compiete stock of We are prepared Fernande, | fait, elle l'aurait me comme moi. to supply the wants — Et pourquoi ? interrogea| le duo. Fos e » + — Parce que je n'ai pas voulu! of the fai nicr, fish- que la signature du duc de Val. ine » fa | ÿ CORRE Tps. erman aud mecha —Je ne l'avais pas en dehors! ‘ à moins...ce serait infàäme ! IHiC. — Oui, oui, ami! c'est infâme! | nr 1 . . | VA - à L'homme à qui vous avez teudu We Invite la main, que vous avez secouru|4 En RE rome A tendine purchasers s'est enfui après avoir misen | tO 21e us à call, circulation les bitieis que vous! avez souscrits pour Ini. and they will find we can meet all vous | in cet homme — J'ai des contre-lettres, —Qu'importe ! C’est quiêtes le souseripteur, cest COMpeETtItOrs, and vous que l’on attaque. Ne vous! LE à ncisave to them tl tourmentez pas ; tont est réglé. | SU VC O them 16 Des créanciers seront intégrale. | troz La FRERES ù ) 5 : . | Us y CEE cé iii CX- ment payés, seulement, cet hôte] $ 1 t ; œré 6 ya 7 a tre | 4233 à £ vt à 5 for ement 5 a d dé ne | pe 10 of LOI 0" to mis en vente judiciaire, à moins | ” _ que veus n’acceptiez les 375,000! Suümumerside or - nn ARS PRES a REG. je vous connais bien ! 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