Lis + dE : 4 EE 4] TE TONER CES RAS PCSI PTS BCP CREED MER CS mere mnt ; NE Fe L’IMPARTIAL, JEUDI LE 23 NOVEMBRE, 1899. » rent UNE ‘HAINE DE VILLAE'taires. Adrienne voyait de sa fe! MORTGAGE SALE Fe 4 (suite de la 1ère Page) ressortir par ie récit de cures fabuleuses, ne pouvait mauquer de placer Prosper snr un piédes- tal dans l'esprit d'une jeune fille ignorante du monde, des hommes et de toutes les snpé. riorités. 1l est bon de ne pas oublier que, depuus l’âge de dix ans, À- drienne n'avait vu que son con-| fesseur, Jean Malicorne, le jar. dinier du convent et des gens] travaillant à la terre, o'est à-dire des êtres qui, aux yeux de Ma- licorne, ne poavaient exercer aueune influence eur l'imagina- tion et sur le cœur de la jeune fille. Mise subitement en p'é- “sence de Presper, vivant avec Jui, il était impossibie, selon les prévisions de ‘’usurier, que sa papille ne derint pas aussitôt! éprise de l'officier de santé, ou tout au moins ne se trouvât pas heureuse de devenir ra femme. Toutes ces considérations a- vaient pou:sé Jean Malicorne à vne zuerre perfide contre les différents médecins qui, tour à tour, étaient venus s'établir à Chäteau-Bernard. Pour que Prosper fût ie premier da vil- lage, son père ne l'ignorait pas, il fallait qs'il n'eût pas de con- current. Les efforts de Jean Malicorne eur ce point avaient échoué con- tre le suecès nattendn de Jac- ques Hervey. Non seulement Prosper n'était plus le person nage légendaire que Jean Mali corne vouiait présenter à sa pu: pille, mais encore il avait per- du, par sa condnite durant l'in- vasion épidémique, tout pres- tige vis-à-vis de ses clients. 11 m'était plus le premier à Chà. teanu-Bernard, pas même le se. cond ; il n'était rien, pis que oela même : un être nuisible ! Et ses amis, ne sentant plus la main de fer du vieux Mail corne, que contenait la menace de M. Laroche, ne se gênaient pas poar le dire. Le tigre avait été contraint de rentrer ses grif- fes, et l'âne, sans trop réfléchir qu'elles pourraient reparaitre an jour, envoyait des ruades C'est le sort de tuntes les roy. autés déchues, partieuhèrem:nt des royautés qui se sont ap puyées sur la tyrannic ! Cette situation, que Jean Ma- licorne n'ignorait pas, mais qu'il était pour le moment saut à modilier, avait changé tous ses plans. Aujourd'hui, il | | impais-| | | pe voulait plus se servir de la! voix publique, qu'il redoutait :| il renonçait à utiliser un pres: tige qui, s il avait jamais existé, dédain i ridivule. is | s'était transformé en | "1 Mali. | | | avait tourné au corne ne trouva rien de mieux! pour circonvenir Adrienue, pour | l’enlacer dan: les mille replis de sa tortueuse diplomatie, que de la condamner à une surveillance de tous les instants, que de l'o- bliger, tout doucement et sons les prétextes les plus insidieux, à une réoiusion qui ressemblait beaucoup à nn emprisonne- ment. Pour cela, 1l dora la eage du mieux qu'il put, supposant, bien à tort sans doute, qu'une jeune fille ignorant, après un séjour de huit années dans un couvent, ne pouvait rêver de li-: berté, ni désirer une existence plus large. 11 se trompait, car la liberté est le rêve de toutes les jeunes! filles, et je parle des plus sages | Les années passées au couvent | n'apprennent pas l'esclavage. Or, Adrienne, en venant ha- biter la maison de son tuteur, n'avait fait que d'entrer dans une prison. Elie en fat d’abord très attris- tée. {pêtre cette balle nature qui lui sounriait et qui sembleit l'appe- ler ; elle prêtait l'oreilie à cette voix mystérieuse : elle écontait ces chants d'oiseaux dont elle enviait la liberté, ei son cœur bondissait vers l’espace ; elle eût donné sa pius belle toilette pour une longue promenade dans les bois, au milieu de ces pelouses vertes, émaillées Ac marguerites, de boutons d'or et de toute cette flure agreste dont | la nature est prodigue ; elle eût voulu courir après ces beaux papillons et les libeliules aux ailes bleues qui voltigeaient sur la rive ; elle eût voulu se plon ger dans ces eaux de l'Yonne si pures, si limpides, si transpa- rentes, qu'elles laissaient voir leur sable doré, leurs galets biancs et les poissons se jonant au milieu des herbes aquati- ques. Toutes ces joaissances lai é- taient interdites ; . Elle en demanda la cause à! Jean Malicorne ; elle vouiut sa- voir pourquoi on lui imposait cette dure réclusion. Ma mignonne, lai répondit Malicorne, une j-une fille coim- me toi ne peut seule courir les champs. Tous les habi.ants du bourg sont honnêtes et polis, mais on rencontre souvent sur les, sur le port, des charretiers et des mariniers étrangers au pays, et ces gens-là sont géné- ralement grossiers et mal em- bouchés Quant à te faire ac- compaguer par quelqu'un, ceia n’est. pas dans les habitudes du pays, on se moquerait de nous Et puis, ma femme a, tu le sais, des oveupations nombreuses, ane surveillance très active à exercer ; moi, je suis souvent en voyage, on dans mes magaiins, Prosper vi site ses malades ou étniie,—il a à cœur d'être un jourune gloire de ce pays !— Nous ue peurons donc sortir sree toi comme tu le on sur la rivière : désirerais et comme nous le dé. sirerions nous-mêmes. Cepen dant, l'état dont tu t’afiliges prendra fin bient‘t, js l'espère ; cela 5e dépend à peu près que de toi. —Oh !'alors, s'écria Adrisnue tente joyeuse, je le veux tout de snite, et vons ailez me dire... Malicorne l'inter:ompit. Prends patience un peu, dit: l'an de il, c'est Prosper qui t'apprendra | par quei moyen peut s opérer ce } grand changement dans ta po: sition ;1lte fra counaitre de: projets quien se réalisant, fe sont notre joie et notre benheur En attendant, chaque dimanch». nous l'accompagnerz dans une longue conrse en voi: ture, et pour tous les jours tu 2s uoire jardin, dont l'étendue s4af fitàtes promenades quotidi-u ue 3. Adrieune ne comprit point le sens des paroies de Jean Mali cerne, onu pintôt ele ne vit rien au delà de ce qu'elles ex primaient. La jeune fille. n'éprouvait ni syripathie ni antipathie pour Prosper ; illai était comp'ete- ment indifférent. L'idée d'un mariage avec l'officier de santé ne lui était jamais venue, et Îles rétisences de Jean Malicorne ne pouvaient l'éciairer. Toutefois, l'espérance que oe- lui-ci avait fait luire à ses yeunx suffit pour jui rendre sa gaieté ; elle prit bravement son parti de cette réclusion néeessaire. Jean Malicorne voulut recon- Laitre cette aocilité qui se prèê- tait si bien, sans le savoir, à ses projets. 1l redoubla de soius ct de douces partoies envers À- attentions drienne, eut mille gracieuses pour elle. Chaque fois qu'il allait à Auxerre, il ap- 3 Fer pertait à la jeune fille des livres, La jeunesse a besoin d'air, de mouvement, de liberté, de courses daus la eampagme, d'ex- ereices vioients toujours salu- du papier à dessiner, des crayons et des couleurs pour le pastel. fà continuer] | | There will be sold by public auc- tion, in front of the Court tiouse in Summersite, on FRIDAY THE FIRST DAY OF D'CEMBER, A. D. 1899, at the hour of ten o’cloek in the fore- | noon, uud,r a po ver of sile contained in a mortgnge date: the 314. «ay of Deceraber, À. D. 1830 aud made be- tween Henry Fitzgerald Jarvis and Harry Compton Green of the first | -part. Charies Green of the seeond part (and John Lefurgy of the third part. | Al! that piece of land on Loi Seven- teen in Prince County bounde l as fol- lows : commencing at à stake fixed on the west side of the road leadiag through Saint Eleanors to Richmond Bay thence south eighty five degrees west ten chains and seventy links to the east boundary line of land now or formerly in possession of Benjamin Schurman thence along the said boun- dary line south one degree and a quarter east thirty six chains and se- venty links thence south twenty five degrees and a half west eighty two chains thence south sixty six degrees and one quarter east ten ehains and: seventy eight links thence north twenty six degrees and three quarters east to the road leading through saint Eleanors thence northward te the road leading to Richmond Bay and PR Un nombre incalculable de femmes sont mal- heureuses rar leur faute, et rendent tout ceux qui les entourent malheureux. Leurs maris se décou- ragent et naturellement, peu à peu abandonnent leurs maisons. Dans l'intérêt de ces femmes et pour le bonheur de leur famille, nous leur disons que le moyen de mettre fin à cet état de chose est à leur portée, car il n’y a pas une seule femme au Canada qui ayant fait usage des Pilules Rouges du Dr. mn D à n re FN: SE liquide que vous PPS NSP Si Coderre ne soit prêie à certifier À qu'elles ont été guéries du beau mal ou de quelqu’autre maladie MA qui leur est particulière. 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Ne vous leven chains and fifty links to Jand | “ Spécialistes et Pr. 0 : RO HD laissez pas influencer, si vous ne pouvez pas n : : : : F2 e vai n s TOrces em ne “ now or formerly in possession of Har- : Ro . tp on TA plein de rar se trouver les véritables où vous demeurez, nous vous nv \ ty 10 MA € r «ai < rs © I . ë 5 = Ai ; * f . 1) : nr a along qe sg F4 tous deux nous nous portons à merveille.” en enverrons jar lamalle sur re du montant soutn e19 E 1VE C egrees an«a a n1 a K LS à L j Lo. we - e : out six oîtes. degree east fifteen chains and twenty | g Nous dérirons bien vous faire comprendre que ie ” DR _ Eh par lettre five links thence north three quarters| A les Pilules Rouges du Dr. Coderre ne purgcnt Le UE a of a degree west two chains and forty| A pas. 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LE À VE DOROTHEA LEFURGY Re Surviviug executrix oi the last - mme = will and teste ment 3 ins of tne Mortwagee : Ê AT F F <ace mt AS \ SE de ES AUD Aù IE RE CPI ESEE TER ETES a | > à | —…. J'aime le | =. é | | 1f you require a pisce of Furuiture f:om a Cradle to a Par- | . : du SUD du DR HARVEY Lof vour time ! ras je . * 9 . ne lor Suit or any kind ol a Stove iroïm à Farmor's Boiler to 8 IL m'a sauvé la vie. || ‘À os | . . . ma Sauve Ja VIC LE Kitchen Range it will pay yon 10 insnect on stovk. 25c. LA BOUTEILLE. À | Ce pe MEDECIXE HARVEY, Mfrs, E | } | à 1 É» ï itrés | = ar F 732 + 61 EE Montréal | We want to buy lue € “ed Codfish. | se = Des nme mu me en rennes —, ne UXT a PU 7 1 i | enane là E7 em z7 > £ e Œnst de CONS : à ù way * e G : to remind yon of hew well PT Mois Ÿ 0 . " L7 ’ ” “ Er € * Cu ? ‘ W. J. Crockett’s store is stouked | S'side, Sept. 14h 1899 LE Æ with vonfecticnery, Bisonits. 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