s et: Sp és gb ET EL Ce EE PR” a 2H LÉ van / RE US NS SE QE A à Le vs né ae” | + 1 74 2 Rep eo _. exit —— | LA SOEUR LE CITARITE ET LE SOLDAT AVEUGLE Des gens de coeur re sont jamais mieux jugés que par des gens de cœur : nous en avons la preuve dans un jivre que vient de publier M. le général Ambert, “l'Héroïisme en sou- tane.” Avec quelle douce émo- tion, avec quelle respectueuse syspathie nous avons parcouru ces pages où tous les plzs no- bles sentiments de devoir, dévouement, d'abnégation sont exprimés avec cette élévation et cette foi qui se rencontrent seu- lement sous la plume de ceux qui, comme M. le général Am- bert, éprouvent eux-mêmes les schtiments qu'ils expriment ! Le cœur est réjonis autant que l'esprit : c'est là une de ces oea- vres saines, réparatrices, conse- lantes, à la triste époque où ous vivons. Le bien qu'on nous raconte dédommage du mal qut nous voyons ! Qu'on en juge par un des épisodes les plus touchants, et que nous ne Pouvons résister au plaisir de metire sous les yeux de nos lec- teurs : “Un officier avait rencontré du côté de Châions, warchant vers Paris, 1ne Soeur de Chari- té et un soldat : celui ci était a- veugle, par suite d’une blessure à la tête. Les prussiens l’avaient abandonné sur la route, et ses camarades condrits en captivité n'avaient pu le secourir. 1] se- rait mort au carrefour du che- min sans la sœur de Charité. “Le mérite de la pauvre fille fut grand, cette fois, car le sol- dat était ce qu’à l’armée on pomme une pratique.……..La Sœur de Charité prit cet homme par la main pour le conduire anx invalides, où disait elle, il trouverait un asile. Tous deux marchaient à pied, lui sombre et silencieux, elle soutenue par Ja charité ! La Sœur demandait des secours pour son soldat, elle ie nourrissait de la meilleure part et se faisait la servante de ce pauvre. à “Les étapes succédaient au étapes. La Sœur lui donnait du courage, en le faisant rougir de sa faiblesse. ‘Peu à peu, elle lui parla de Dieu, elle lui parla d'une autre vie, et cet homme qui ns voyait plus, se prit à éconter. Par une belle matinée, l’aveugle fit ob: server qu'il entendait Je chant «es allouettes ; il s'arrêta pour é'outer, un rayon de lumière s:mble passer sur le front du vieux soldat. “Alors la Soeur le fit age- rouilicr. “Vous eunssiez vü sur cette grande route, cet homme bron- ZE par la guerre, endurcis par ies exCes, sans croyance, sans loi et presque sans pensées ; il «tait là, le front levé vers le ciel qu'il ne voyait plus, les mains jointes, son bâton et son képi dans la poussières près de son sac, Ct, debout devant lui, la Fœur de Charité qui lui faisait répeter sa première prière ; le vétéran disait : Notre Père! “Deux larmes glissaient sur les joues päles de la Sœur. “Elle venait de rendre une âme à Dieu ! de et aussi par patriotisme. Si le + PARRRE TN PRERRR AE EN PRET PRE MP PT EN em + srmauss À TI'IMPARTIAI, JEUDI LE 9 DECEMBRE. “Alors la Sœur dit au Soldat : | “Vos yeux n’ont pas été direcie- ment atteints par la blessure. | Au milieu de ces ambulances, | les médecins n’ont'‘pu que cica-! triser la plaie de Ja tête. Je n'ose | vous donner un espoir, qui n’est peut-être qu'un rêve. Mais j'ai! formé un projet. Au lien de vous conduire aux Invalides, je vous amênerai près des premiers chirurgiens, chez les meilleurs! occulistes de Paris, et je les pri-| erai à genoux de vous donner leurs soins pour l’amour de Dieu bon Dieu vous rend la lumiere, soyez bon chrétien le reste de votre vie. Me le promettez- 005 1... “Le vétéran tomba à deux ge- nous, le front dans la poussière il resta longtemps prosterné sans prononcer une parole, et des sanglots agitèrent tout son être. | 1” 000000000 Le recit d‘un homme qui a endure des douleurs atroces pendant sa. vie Les Medecins les plus eminents l'avaient declare incurable et on lui paya une reclamation pour cause d‘incapacite complete. C’est peut-être le cas le plus remarquable dans l'histoire de la science, médicale—Guéri après avoir perdu tout espoir de recouvrir la santé —Un “fac simile” du chèque donné pour payer la réclamation peur cause d'incapacité complete. “Dieu vit les deux voyageurs et laissa tomber sur eux son re- gard. “Dans cette solitude des champs, loin de la demeure des hommes, une pauvre femme faisait la charité. Trois mois a- ÉRTBAR LE AREGRANCH SV = OF THE DOMINION BANK. SSI Joronro 2 près le miracle de la charité é- tait accompli. “Le Soldat avait recouvre la vue. “La Sœur rentrée dans l’é- cole enseigne à lire aux petite filles des paysans. | “Si vous allez à Notre Dame FF ‘ f f à JATION!/ Q à à À SA ss NN NN es ee 4 es. CRE fuir 16 1892 des Victoires, vers cinq heures du soir, vous y verrez un homme agenouillé près de l’au- tel. “C'est ie soldat qui prie pour la Sœur de Charité !’—Foyer| Domestique. LA JOURNEE DE J ACQUES ÂS AE d}!l {il EE Lo ;, QE IG 1 É DE à VS LZ/Æ Counfers's#ec Cecoovvuoo // Lu 2 President. ! _D, #2 Ra llte, reaurer ee à “Depvis ce jour, la conscience du vieux soldat sortit de son long sommeil. 11 comprit l'acte de la Sœur. Remontant de cet acte qui l'avait inspiré, il s'éle- va jusqu’à Dieu. “Pendant une nuit, le soldat Jacques est un garcon de six|garçon n'a rien trouvé de mieux {petit garçon reste donc auprès , e nt 51 dti ans : il ne porte plus de robel|que de taquiner l'animal en né du Muire. 3 comme les petites filles ; ila un| frappant les Jambes avce une! Lorsque le soir arrive, Jacques : » de . Fe nf ou b É é ù 4 1 + » 66 £ € F taille par une jolie ceinture de | tiens et s'est sauvé dans la cam Jui dit : Tu es un méchant en cuir, un chapeau de matelot et|Pagne. fant, tu afliges sans cesse tes ? | | “ . si acarnes . ji 4 F . des bottes. Son père lui a donné! Jacques qui redonte une cor-| parents et de plus tu as commis R ; ; | « cice et un cheval mécanique sur|tante Constance qui habite unichambre à coucher lequel le pitit garcon se tient|petit village voisin. Sa tante lui que Je vais te montrer. sans broncher, même lorsqu'il le | donne toujours des jouets et des Et il le conduit à la prison x ® % ï , 1 1 + S ? Q w 1 pousse à fond de train sur le pa- | bonbons, il pense qu elle devien joù Jacques voit deux vé de la rue. | dra demander sa grâce. 1} com-|teurs qui sont couchés sur la Jacques serait un heureux en-| Mence donc assez gaiement son paille et solidement enchaînés. fant s'il voulait être sage ; , du raatin au soiril ne fait que! une heure. veux espérer que tu te corrige- des sottises on des méchancetés:| En chemin il rencontre trois |ras, me le promets-tu ? il se lève en pleurant comme un|ou quatre petits garçons se —Oh l'oui, Monsieur, répond débarbouille, frappe sa bonne et|lui montrent un bel abri- / Alors le marie le fait coucher | ; n. ji { à répond fort mal à sa Maman. Cotier qui dépasse le petit mur dans la chambre même de son Quand on commence mal sal d'un jardin, et lui disent : “Si petit garçon, Le iende:nain ma- | nir, et c'est ce qui arrive trop|SuT nos épaules, toi qui es le qu’il y a entre un enfants sage ? e | souvent à ce vilain garçon. : ‘hui brendras les abricots et tu nous béissant. Aujourd’hui sa mignonne pe-|PTe coeu, Jacques est allé battre du | rons une bonne part.” lève sans pleurer, embrasse son os ? . . . A | tembour tout près de ses oreil-| Jacques sait bien qu'il va être papa et sa maman. 1l a une les ; la pauvre effrayéee s'est lun voleur, car prendre des fruits soeur, lui aussi, mais il se garde d'être grondé a voulu la bercer!Partieat pas, c’est voler. 11 mon- tranquiilemsnt à l’école après a- pour l’apaiser : mais il l'a fait site tout de même sur le dos d’un voir déjeuné avec Jacqaes. Ce- et de si mauvaise humeur que des gamins et cueille des abri-|lui-ci est bien honteux de voir s'est fait une grosse bosse à Jaltre du jardin qui guette, surgit qui parait raisonnable. tête tout à coup derrière le mur et. " | rs ù ] Son père irritéle fait asseoir|Saisit Jacques par les épaules chezses parents. ‘ L Lu ant anvai dans son cabinet et lui défend |Pendan* que les autres mauvais! . | d: : E » 1 de bouger de dessus sa chaise. | snjets se.sauvent. ner. La Maman de Jacques prie Mais on sonne à la poïte, le pa-| Malgré les prières de Jacques, si bien le Papa que celui ci con- en profite pou: jouer avec des|£hez le Maire. 11 ne veut pas condition seulement qu'il ne allumettes et ii met le feu au! Croire qu'un petit garçon bien commettra plus une seule gran- rideaux. Epouvanté, il se sauve ©l2Vé puisse se trouver avec des de faute, car alors on l’enferme- Les flammes sortant par les vhez le Maire, Jacques y voit une maison eù sont les incorri- Le | » ; : né. ST ER is | fenêtres, des passants s'en aper- 500 père qu'on vient de faire ap- gibles. |coivent et crient “au fen” ! |peler parce que le cheval en se Jacques les connaît, bien : ce pantalon, une blouse serrée à la | baguette. Le cheval a rompu ses demande à se coucher. Le Maire un vrai fusil pour faire l'exer- | rection songe à se rendre chez un vol ; je devrais te mener à la | | malfai- are 6 iv r “Mai ti le Maire, }; mais Chemin espérant arriver avant ais, continue le Maire, je , dir 9 font école buissonnière ; ils! Jacques.” paresseux, se fäche quand on le! - S 3 ques. journée on est sûr de la mal fi-|tU Veux que nous te haussions tin Jacques voit la d'fférence. s |les j-tteras ; nous t'en donne- Le petit garcon du Maire se tite sœur dormait dans son ber-|18 J'ileras ; | >] gare ë mise à crier, et Jacques de peur! dans un jardin qui ne vous ap- bien de la réveiller et s'en va le bébé est tombé à terre et|Cots ; au même moment le mai-|un garçon aussi jeune que lui et | Le Maire consent à l'y reme- pa s’absente un instant, Jacques le maitre du jardin .e conduit sent a reprexdre son fils, mais À ' , Le / | |sans rien dire à personne. maraudenrs. Lorsqu'on arrive rait pour longtemps dans Bientôt les pompiers arrivent, Sanvent de l'écurie a renversé sont de méchants enfants qui dormait sur la paille d'une! Mais ce n'est qu'au bout d'une un pauvre veillard et lui a cassé … daté que le Sœur a- heure qu'ils parvicnnent à e-|une jambe. grange, LE q ; indre le feu. L le père de Jacques donne D ne ou- tendre le feu. Lorsque tont est ep)... 1 | bonne somme d'argent a ure de campa-/ fini on cherche Jacques de tous! une Do 8 u DR Neue came | té i vieillard blessé, il pale aussi les Lénur-misss la nait en | les côtés, mais on ne le trouve! Vielli Tr one ; la Sœur p inulle part. | pompiers qui étaient venus é- | L . y : . 4 . : ? Jacques, sans s'inquiéter du teindre le feu ; mais lorsqu'on malheur qu'il avait causé, est lui demande d'emmener Jacques t allé courir dans le jardin, puis à la maison, il répond qu'il ne |ayant trouvé ouverte la porte veut plus garder un enfant qui. . “ , ’ | , . z | de l'écurie où son père a attaché | ne fait que des méchancetés et | . . . ° a n A & a a à 2] gs e D : à J La cd F prière. “Le lendemain, ils se remi-| rent en route ; la Sœur était peusive et le Soldat murmural ane prière. Pour prendre un ins- tant de repos, on s'assit sur le LEP ré # te at à Te ie n’ont jamais voulu obéir à leurs parents et sont devenus de vrais mauvais sujets, des voleurs sur- tout. Ils se repentent presque tons et travaillent tant qu'ils peuvent, mais ils ne voient point leur famille. Jacques promet de devenir un bon enfant, on lui pardonne enfin. Kipans ‘Labules cure jaundice PLAISANTE ANECDOTE Un filou s’avisait un jour de décrocher une pendule dans un des appartements de Louis X1V. Au moment où il faisait son coup, le roi-entre. Le voleur sans perdre Ja tête dit : “Je crains bien que l'échelle ne glis- se.” Le prince persuadé qne ce ne pouvait être que quelqu'un du service qi décrochait cette pendule pour quelque répara- tion, tint l2 pied de l'écheile en cas d'accident. Quelques heures après, on se plaint au monarque qu'une pen- dule a été enlevée dans l'un des appartements, on ne sait par qui, ni comment. ‘“’N'en dites rien, dit le roi ; je suis complice du vol, car c'est moi qui tenais l'échelle pendant qu'on la dé- plus petit et le moins lourd, tu et un enfants méchant et déso- | 11 demande à être reconduit : répondit le patissier ; VOUE avez ÿ £è fais des pâtes sur vos vers. c ochait.” : Un‘patissier dont un poête à- vaitexalté la pâtisserie, crut devoir reconnaître cette honné- teté en Ini envoyant un beau pâté posé sur ume feuille de l'oeuvre du poête. Celui-ci Jui en fit de vifs reproches et lui dit : F0 —Est ce ainsi que vous res- pectez mes écrits ? —Je ne fais qne vous imiter, fait des vers sur mes pâtes, je Un miuistre désirant intro- duire daus son temple un cer- tain recueil d'hymnes s'était ar. celui-ci recommandät l'ouvrage immédiatement après le ser- mon. Mais le clerc avait Jui aussi une recommandation à faire aux paroisiiens et c'était au sujet du baptême des petits en- fants. En conséquence, le sermon achevé, le clerc se leva et anox- ça : “Tous ceux qui ont des en. fants qu'ils désirent faire bap- tiser sont priés d'envoyer de suite leur nom au cleré ” Aiors, le clergyman, qui était sonrd comme un pot, bien con- vaincu que, suivent ses désirs, leclerc avait parlé du ivre range avec le clerc pour quel commandation. “Et j'ajouterai, dit-il, dans l'intérêt de tout ceux qui n’en ont pas encere, qu'ils peuvent en obtenir à Ja sacristie tous les jours de 3 à 4 heures de relevée, les petits, ordinaires, à un shil- liug la pièce et les plus beaux un shilling et quatre pences.” Un Espagnol, épuisé et fati. gué, frappe une nuit à la por- te d’un hôtelier de Gascogne. —Qui est là, demande l'hôte. lier ? — Don Sanche, Alphonse, Ra- mare Juan, Petro, Carlas Fra- naisqué Dominique de Roxas et Stuniga, de la Fuentes. — Allez plus loin, riposta l'au- bergiste, je n'ai pas assez de place pour loger tant de monde. Un "onsieur rentre chez un restaurateur pour retenir le sac lon de 200 couverts annoncé à la porte de l'établissement et demande à le voir. On l’introduit dans un petite pièce où dix personnes seraient à l’étroit. —Comment, se récrie le mon- sieur, vous pouvez servir deux cents convivés là-dedans ! __— Mais oui, répond Je gargo- tier avec un beau sang froid : ‘un après l'autre. LRRRRE WARNING: 1 wish io inform the public that several parties are travel. ling the Country using my name and pretending to be selling Spectacles for me, Mr. C. H. White is the only traveller that 1'empioy. He is Competent to test eyes and fit Spectacles pro- perly. 1f any others call and say they are seiling for me Please ask them to show their licence, E. W. TAYLOR Optivian. CAMERON BLOCK Ch'Town, Aug 2nd 1897 _. — d'hymnes voulut apouyyr la re. ps nan mms Te EE Û 2