ns — dont il importe, à l'heure qu'il est, d'examiner le sens et la va-! jeur pour tont groupe national que le contact constant avec une race prépondérante expose, dans un avenir plus on moins prochain, à l'assimilation et à l'absorption. ë Qu'il n,y a pas de relation es j sentielle et nécessaire entre la : langue et la croyance religieuse | d’une nation où d’un individu, à la chose est évidente aux yeux de la raison et de Ja foi. Les lois fondamentales du rythme et de l'harmonie ne varient pas avec la diversité des instru meuts dont se sert l'art de la musique. De même,le Credo ir UE ere le même symbole, qu'ii soit chaaté en latin, en grec onu en syriaque dans les églises des di vers rites catholiques, ou récite en langue vulgaire par ies néo- phytes des chrétientés naissan tes de l'Afrique centrale et de la lointaine Poiynésie, ou par les fidèles de ‘la fille aînée de l'Eglise” et de “File des Saints.” Cette unité de foi dans la va- riété des langues, c'est le pré lude de la vision de l'apôtre : ‘toute langue, toute tribu, toute nation” publiant dans un har monieux cantique les louanges de l‘Agneau Rédempteur. Mais entre la foi et la langue d'un peuple n‘y atil pas une enfants est toujours substantiellement | E La Langue Guardienne de la Foi RE * QUI PERD SA LANGUE PERD SA FOI. — X -— Voilà un dicton populaire {dans la grande répub'ique et daus les prairies de l‘Ouest oa- nadien leur. Question d'intérêt mé Trésorière et dispensatrice de la grâce divine, l'Eghse sait aussi respecter les droits de Ja nature, et comprend que la di versité des langues, infligée jadis comme châtiment de l'or gueil humain, est devenue une seconde nature, à laquelle des siècles d'usage et de traditions historiques ont apposé le sceau d'une prescription aussi jaste que vénérabie. Présomptueuse et insensée serait donc la race qui, pour asseoir plus solidement sa do- ‘mination, travaillerait à rame- ner les hommes à l'unité de verbe, et à contredire ainsi la sentence divine en imposant une même langue à tous les groupes nationanx qui appor- tent à la prospérité commune l‘appoint de leur énergie, et au drapeau de leur pays d'adoption ‘hommage de leur loyauté. Pour ce qui concerne les Canadiens-français, ia conserva tion de leur langue est elle | d'‘uue importance vitale pour 'e maintien de leur foi ? Les faits sont là pour prouver que l‘one et l‘autre se vrêtent un mutuel appui. C'est aux Etats-Unis surtout qu'il fant étudier la question sur le vif Les précurseurs de l‘émigration canadienne fran- | çaise dans les Etats de l'Est, les groupes de pionniers qui se sont } L'IMPARTIAL JEUDI relation qui, pour être acciden-|échelonués dans les Etats d- teile dans le sens philosophique New-York et du Vermont a du mot,n‘en a pas moins une | vant l'organisation de paroisses hante portée ethnographique et | de lauguüue française, devenus, morale ? en grand nombre, apostats à La pratique et la discipline | leur foi aussi bien qu’à leur d'une Eglise divinement taspi-|nationalité, se fusionrèren: rée répond affirmativement à | dans le grand tont américain. cette question. Elle qui, con |! Aujourd hui le progrès du fiant à lafixité de la langue | mal est enrayé, grâce au zèle. de latine ses décrets dogmatiques ciergé canadien-frança's, grâce et la sauvegarde de sa liturgie, | a le création de paroisses, d’e respecte néanmoins et conserve glis 3s et d'é‘oies canadiennes les divers idiomes des rituels | françaises, où la langue du des églises d'origine apostoli Canada français et catholique: que en commuuion avec Rome.}est celle de l'instruction reli ordonne aussi, selon le vœu de |giense et de l'enseignement l‘Apôtre, qa‘on donne aux pe- scolaire. tits enfants le lait dela doc | Rien de contagieux et d‘éner- trine, et qi'aux multitndes | vant comme l'atmosphère de affamées de vérité on distribue |sensualisme et de matérialisme en langue vulgaire le pain de qu'on respire dans ia républi Ja parole divine. Antaut donc que voisine. Sans la sauve- elle tient au latin pour sa li-| garde providentielle d’une lan- targie principale, autant ell: ue étrangère à celle de la exige que la langue nationale masse du peuple et de la presse soit l‘idiome de l'instruction re [américaine — langue qui sert de | ligieuse des peuples. (trait d'union vivant avec la pa. 1 La pratique constamment|trie d'origine, toujours rappro- suivie par ses apôtres en est Is |chée d’aillears par le voisinage preuve. ES 51 . crretopo À case Les annales de notre |et les relations de famille —wo: | propre histoire attestent (gale. (bisn-aimés compatriotes d'outre ment à l'évidence que les pre- | quarante cinquième a“ïraient eu, miers missionnaires du Canada }sans dont», à déplorer des dé- résistèren! sagement aux calculs |f-ctions duns les mêmes proper d'‘ane vaine politique en ne|tions que leurs frères d'Irlande, travaillant pas à franciser les|bannis jadis de leur sol natal naturels du pays. Dieu sait à par la faraine et par des lois quels travaux h°roiques ils du- liniques. rent se livrer pour apprendre | Ou conuaît cet aspect lamen- classifier et conserver les lan-|table de la question religieuse gues si compliquées des abori |aux Etats Unis. gènes ! Sage et salutaire tacti-|iles vides causés par l'indiffé- que qui. aujourd'hui encore, |rentisme, fruit naturel de l’ig- tronve de zelés et fidèles conti | gnorance religieuse, d’alliances auateurs dans les gardiens de |:uixtes, et d’autres agents non la foi et de la Jangue chez les | moins funestes, sont loin d’être fils des anciens maitres du comblés par l'aovession ce: re- pays. |erues que l'Eglise rachète de Et l'Egiise manifestait na-|l'hérésie et de l'infidélité. Et, guère la même sagesse en en- chose déplorable, les victimes fondation, à | de l'erreur, ee sont, en grande Plaisance, en Italie, d'un sémi- | partie, les descendants de ces naire destiné à alimenter les) vaillante catholiques qui avaient £ missions italiennes des Etats |taut souffert pour ja foi dans Unis, et en dirigeant vers l‘'A-|leur pays. mérique des prêtres de toute! Tandis que Allemauds, Po'o- + uation qui se dévouent au salut nais et Cauadiens-français tro. de leurs compatriotes dispersés vent, dans Ja cocservation de On sait que courageant Ja mu T Rte rie EE 5 À sg moon inerte A Le # Et D ÉTAT és Br ne ae PE ARTE lsur langue, un obstacle efficace | à sonserver, sont plus accerai bles aux délétéres iufluences du milieu, et deviennent souvint plus Américains que les Amé ricains eux mêmes. C'est là le témoignage impar tial d'un missionnaire iriandais qui vient de faire une tonrnée de prédication aux Etats Unis ; c'est le cri d'alarme qu'il fait entendre dans une revue de son pays pour detourn-r ses hr. compatriôtes de l'émigration. Spectatenr désolé d:8 ravages de l'indifférentirme «t des per- tes de | Eglise, le R. P. Shin- uors, O. M. 1. sapplie les Jr landais de rester daus trie leur pa Mieux que nous, écrit il, Les prêtres el lies évêques smeri cains comprennent les #ffrenx perils Qui entourent lemigrant irlandais en Aimeriqn*, et ils uous conjureut, dans les t:rrmes les plus éurrgiqueset ls pius sincères, de garder note nanjile! chez nous Du eardrnal Gib- bons, de l'archevêque Corrigan, de l’archarêque Ryan, de tout eeclésia-tique américain quil s'intéresse à notre catholique, nation, vient cet atis à la hié | rarchi+ et au clergé irlandais : * Arrêtez le flot de l'émigration | Préservez vos ouailles dun lonp américain. Ne sacrifiez pas à Moloch vos fidèles enfants. Pour votre pauple, l'Amérique, c’est le chemin de l’enf:r ” | (—Cf. The Irish Ecelesiastical Re- cord, cité par le Tablet du 15 février 1902.) | Paro'es terribles, mais mal. heureusement trop vraies pour qui consulte les statistiques épourantables du dép risse— ment de la foi anx Etats Unis. Parol:s qui devraient fair: ré- fléchir ceux des nôtres qni se. raient tentés d'aggraver les dangers d ji si lamentables de l'émigration par une insoncienee eoupable pour le maintien de la langue de leurs pèrus | Quant à l’épiscopat et au clergé canadien français, ils n'ont pas, là dessus, failli à leur devoir. Incapable, malgré tous ses efforts, d'arrêter le flot l'émigration de ses enfants, '€— glise da Canada pouisuit de sa so licitnde jusque daus lenr | pays d'adoption ceux qne l'in. fortune, l'espoir du lucre on | l'esprit d'aventure y attirent | constamment. Par le ministère! de ses devoués missionnair’, elle travaille efficacement à conserver, en même t:mps que la langus, les mœurs des an- cêtres, et, héritage plas précieux encore, ‘ya fri d:s anvins jours.” de. LIONEL LINDSAY. 10 of the diseases that afilict humanity are caused by the ! the blood. purifiers is It cleanses the system from the crown of the head to the soles of the feet. If you are troubled with Boils, Pimples, Dyspepsia, Indigestion, Constipation, Biliousness, Headaches, Scrofula, Eczema or any trouble arising from disordered | Stomach, Liver, Bowels or Blood, give Burdock Blood | Bitters a trial. We guarantee it to cure or money refunded. LE ze er [7 AVRIL, Co qu'une Mère doit à son Enfant ‘# piètement pour tous çes troubles qui m'étaient restés a remie “ mirent forte et courageuse ; j'aurais bien voulu connaître ce bon remède avant, car j'avais dépensé beaucoup ‘ d'argent et aussi j'avais terriblement souffert ; il m'aurait épargné beaucoup de troubles. les irrégularités, l’inflammation, les ulcérations et le beau mal. 1902 L'enfant dépend de sa mère pour ses forces et sa santé. Une mère ne peut pas donner à son enfant ce qu’elle ne possède pas elle-même. Si elle est faible, elle ne peut pas lui donner la force; si elle est malade, elle ne peu#pas lui donner la santé. Fe Ces énoncés sont évidents ; ils n’ont pas besoin d'ex- plications ni de défense ; ils sont clairs comme le our. Ce qu'il y a de plus inconpréhensible, c’est qu'il y a des milliers de femmes qui attendent l'heure de la naissance de leur enfant dans l’an- goisse et dans la douleur, et qui pourraient être heureuses et en bonne santé, si elles le voulaient, Quelle est la femme qui ne voudrait pas être bien portante et avoir un enfant plein de santé ? Le vouloir n’est pas suffisant, il faut employer les moyens nécessaires. — Les Pilules Rouges sont offertes aux femmes faibles et souffrantes comme moyen d'acquérir des forces et de revenir à la santé. Des milliers de femmes s’en sont servies et assu- ent qu’elles ont rempli le but pour lequel elles sont destinées. Si la femme malade veut revenir à la santé, si la mère de famille faible, veut acquérir des forces, les Pilules Rouges sont là pour l'aider. Elles ont aidé tant de femmes qu’il n’est plus permis de douter de leur effcacité, Elles donnent la santé aux femmes de tout âge ct l2s guérissent sûrement de tous les maux dont elles peuvent souffrir ; elles adou- cissent les angoisses de la maternité et donnent à la mère la force et la santé qu’elle transmettra à son enfant. “ Depuis cinq ans, c'est-à-dire depuis la naissance de mon premier ‘enfant, dit Madame Jos. Deleau, je souffrais d’une douleur dans je côté, ‘‘ et de beau mal pour lesquels les médecins ne pouvaient me faire aucun ‘‘ bien ; je souffrais aussi de mon estomac, ma digestion se faisait mal, je ‘ me levais le matin fatiguée et ahurie et à peine capable de me trainer. ‘““ J'écrivis alors aux Médecius Spécialistes de la Cie Chimique ‘* Franco-Américaine qui me conseillèrent de prendre les Piluies ‘ Rouges, et 7 boîtes de ces merveilleuses Pilules me guérirent com- s la naissance de mon premier enfant. Elles me ‘{ Madame JOSEPH DELEAU, “ Creighton, Pa.” ‘“ Pour m'être levée trop vite après la naissance de mon premier enfant, dit Madame Augustin Gaïlipeau, je ‘‘ restai presqu'infirme ; je souffrais de toutes sortes de maux, j'étais d'une faiblesse extrême et je pouvais à ‘ peine me trainer dans ma maison. Une de mes voisines me conseilla de prendre les Pilules Rouges que ‘# je pris pendant un av, et après avoir été malade pendant 6 ans, elles me guérirent complètement. ‘* Je prends encore les Pilules Rouges de temps en temps afin de me tenir forte, mais je n’en ai pas ‘ besoin, car je ne souffre plus et je suis en parfaite santé. Je conseille aux mères de famille de prendre les ‘ Pilules Rouges, car elles guérissent les maux auxquelles elles sont ‘* Madame AUGUSTIN GALIPEAU, ‘{ Val Morin, Co. Terreboume, Qué.’ Les Pilules Rouges sont essentiellement une médecine pour les femmes ; elles guérissent toujours Elles sont le remède à prendre pour tuitement soit par lettre ou à leur bureau, au No. 274 Rue St-Denis. saire pour les femmes qui veulent prendre les Pilules Rouges, d’aller consulter ces médecins, cepen- dant, nous ne saurions trop conseiller aux femmes qui souffrent depuis longtemps et qui se seraient découragées, d’aller voir ces médecins ou de leur écrire et d'apprendre d'eux ce qu’il leur faut faire pour aider à l’éffct des Pilules Rouges et les ramener à la santé. préparer à la maternité et elles sont un tonique sans égal pour aider aux mères qui nourrissent leurs enfants. : Les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine, peuvent être consultés gra- Ilest vrai qu’il n’est pas néces- Les consultations au bureau sont données tous les jours de la semaine, excepté Ie dimanche, de 9 heures du matin à 9 heures du soir. Les femmes devront refuser comme imitations toutes Pilules Rouges vendues de porte en porte, au 100 on à 25c la boîte et aussi exiger que le nom de la Cie Chimique Franco-Américaine soit sur chaque boîte ; c’est le seul moyen d’avoir les véritables Pilules Rouges et de se guérir rapidement. Si elles ne peuvent les obtenir de leur marchand, elles leur seront expédiées sur réception du prix 50c la boîte ou G boîtes pour $2.50. Adressez vos lettres comme suit : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, No. 274 Rue St-Denis, Montréal, Canada. DUT NET TIRE Ze _—— ROSSLAND ORE SHIPMENTS : Total for 1901......279,133 Tons Grand Total......921,045 Tons Nore.—Over one half of these ship-| ments eame from Le Roi No. 1 and Le Roi No, 2, both of which mines are! | : directly east of the Big Four proper- au logis. ties. Fe en emporter une. | rien de meilleur Value $3,700,000 Value $15,901,731 The BIG FOUR COHSOLIDATED GOLD MINIAG CO. Limited, Non-personal Liability. Mines 1 mile west of Rossiand, B.C. | mille. NE VOUS FN ALLEZ PAs8, voas n'avez, au moius, une bou- teille dau Liniment de Kendrick Ne vonsen allez pas ilnya [si égal] | Kendrick comme remède de fa- sa A Directly west of the Le Roi No 1 and Le Roi No. 2, two of the Largest old-Copper Mines in the World, both of which have paid large dividends. SOMMAIRE We Onr properties.are now proved (both above and below ground) to have the same continuous ore veins as the Le Roi companies, and have the same accumulation of impuritics in identical ore. Our shares are well worth 50e. now, and will surely bring $1. With a very small amount of capital we can thoroughly develop our property and place it on a dividend-paying basis. Small investors will make a good The greatest of all blood | profit by buying now. Our assays have averaged from #6 to $800 in goid, copper and silver ; and the shipping facilities are the best. The Great North- ern Railway runs three times through the property, three smelters are close BURDOCK BLOCD BITTTERS at hand, and reduced charges of $4 50 per ton for shipping and smelting. We s are now ready to start shipping ore when spur to main line is completed. have now 900,009 shares in our treasury for working capital, etc. Treasury stock ouly is now being sold, and money secured used {or de- | velopment purposes. DIVIDENDS, NOT DEBTS, IS OUR MoOTTto. Mining is the on!y industry that pays from 30 to 8000 per cent. Prospectus with maps and reports from mining engineers sent only to investors or those desiring to invest, Only a Limited Nümber of Shares on Sale at 15 Cents Per Share. ne — CAPITA L $250,000 FEVRIER 1902 W£ HAVE FOUR PROPERTI S.. Dante et Batrix, Lagacé A. Lewia teur D':siilusion, noav-l'e NOW IS YOUR OPPORTUNITY 7 Nouvelle: Maud lait MILLIONS OF DOLLARS OF GOLD IN SIGHT. uvelle-Francs (suite,) Les Cauadie-nus À travers jes faits et LaRevue Canadienne gravure frontispice, par Ary Scheffer Dante et Biatrix, par Jean B. L'idée Françaiseet Catholi- que ch+z les Canadiens, par L'abbé Elie J- Auclair. ptre. Les Sciences et les Arts, par ilius- - trée [suite,] par. Mary Fioran Notre Dame de Lorette en la par..…......L. St G. Lindsay, ptre a. aux ÉEtats- Unie, par-....J-L. K. iuflimme les œn- Send in your order at once, as shares will keeo advancing without further! Vres, par..............."Ths Chayais ® y ” .. r F notice. Send money by P. O. order, express order or bank draft only. We Atravers Îles jivres et les employ only shareholders agents on goud commission. FOTOS, DA. .ssssscrisssessuses à LA JAMES LAWLER, Secretary and General Manager, Ne SOYRZ PAS TROMPE. Ob- P. O. Bux 545, ROSsLAND, B. C., CANADA. tenez ke véritable Vegetrbla Worm Syru» de McL'an. Les mères de famiiles reconnaissent levalcur de ce remède ancien T4 …æ #64 ù ñ