nn mms mom NOUVELLE SERIE En UA JOURNAL CATHOLIQUE DANS | UNE PAROISSE C'EST UNE MIS. SION PERPETUELLE. LÉON XIIT FONDÉ EN 1893 PusLiË LE MARDI DE CHAQUE SXMAINE ABONNEMENT Pour LE CANADA On AB. ones oce soso e °° $100 nsc ste Pour LES ETATS-UNIS Un Mn... coroscuitedes cf: D PR AT ED L Pour L'EUROPE Un Blesoccossseccseos ec. BI. 50 UMR. Si a coccoc ie: DR Les abonnemeuts sont payable , d'avance. Pour cesser de recevoir ie jour- nai, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui chaugent d'adresse | devront nous donner l’ancienne aus- £: bien que la nouvelle. AdAn##ez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAZ, Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMFARTTIAIT, T7 Tignish, Mardi, 28 Juin 1910 nn LES ECRITS IMMORAUX ACTUELS * Nous lisons souvent, dans la presse anglaise, de violentes dénon- ciations de la littérature française moderne et surtout des romans français, comme des livres immo raux, et nous voyons qu’on en tire la conclusion que le peuple fran- çais est foncièrement immoral. Les mailleurs écrivains français contemporains ont souvent protesté conire cette conclusion qui calom- nie atrocement les moeurs du peu- ple français. La faute en est, sans doute, au premier chef, aux auteurs français dont les livres donnent lieu à ce jugement erroné. L'école de Zola est responsable, en grande partie de cette mauvaise cpinion que l’on se fait à l’étranger, des moeurs françaises. Zola a fait beaucoup d'argent avec ses romans, et beaucoup d’autres écrivains qui mauquaient de son talent, ont cru pouvoir y faire-compensation en é- tant encore plus grossièrement im- moraux. De là provient la littérature por- nographique à laquelle le gouver- nement français ne ménage pas les saisies, les confiscations et les pour- suites et qui n’a que peu de lecteurs en France. Cependant elle rapporte beau- coup parce qu’elle trouve un mar- ché assuré à l'étranger. Une en- quête faite récemment à New-Vork, y a fait constater que la plupart des livres pornographiques français qui y circulent sont complètement inconnus en librairie à Paris : c'est un article spécialement fabriqué pour l'exportation. La famille françsise, au point de vue de la moralité, n’accomplit pas de prodige, comme ont pus’en con- vaincre tous ceux qui ont pénétré dans un intérieur familial frauçais. Paris, pour l'étranger, n'est que la ville des plaisirs, et soit dit en passant, l'endroit où s’accomplis- sent les plus grands cas d’immora- lité repoussante. La littérature immoraie, cepen- dant, n’est pas toujours, si elle l’est quelques fois, une spécialité fran- caise. Ainsi, nous trouvions l'au- tre jour, dans un numéro du ‘‘Mail and Empire’””’, à la date du 6 juin, une correspondance signalant un certain nombre de livres anglais et américains, qui, pour l’immoralité, ne le cèdent en rien aux livres français. Si des écrivains anglais tiennent une mauvaise conduite, cela ne veut pas dire que nos cousins de France doivent calquer la leur sur ceux qui précèdent. Il est entendu et reconnu qu'un mauvais livre fait plus de mal à l'âme que tous les maux du monde, au corps. Pourquoi ne pas essayer d'enraer la mauvaise littérature. L'Esprit des Envieux “Est-ce le don de se faire aimer ? Non--Il y a des gens d'esprit que l'on déteste, ily eua que l’on craint, il y en a que l’on méprise, L'on déteste ceux qui exercent leur langue contre le prochain, trouvent à critiquer dans tout ce qu'il fait, ayant sans cesse un bon mot pour amoindrir une bonne ac- tion, un sarcasme pour outrager une noble chose, un argument pour contester et refroidir un sentiment généreux ; c’est l'esprit de l'envie, qui en a beaucoup. Un bon mot ne prouve rien qu’- auprès des sots, dont les jugements peuvent faire mombre et tapage, mais nou pas force de loi. Iln’ya rien de beau, d’excellent, de juste, de sacré sur la terre, ni dans l’âme, ni au ciel, que n’aient attaqué les bons mots....et qui n’ait subsisté. Louis Veuillot. CR pan BEL EXEMPLE Voici un fait qui vient de se pas- ser en Hollande : Un jeune homme précédant à sa toilette dans la chambrée commune avait été vu portant un scapulaire. Un soldat ie lui arracha en le fou- lant sous les pieds et en traîtañt son compagnon de calotin. Celui- ci ne fit ni une ni deux, il l’empoi- gua et lui administra une solide ra- clée. Ce fait fut naturellement inscrit au rapport et le lendemain les deux soldats furent cités devant le colonel et d’autres offeiers. Après l'audition des prévenus et des temoins, le colonel se leya et félicita le soldat chrétien de eu. il avait eu le courage de défendre sa foi religieuse. ‘‘Vous avez ad- ministré une bonne correction à vo- tre adversaire, vous avez bien fait, mais ce n’est pas assez, je lui ai ac- cordé 15 jours d’ariêt.’? Ce colonel était protestant. Si un incident analogue se pro- duisait aux Etats-Unis, nous trou- verions peut-être un colonel assez brave pour rendre également justi- ce, mais combien de nos jeunes sol- d£ts catholiques sauraient faire preuve d’un tel esprit de foi. À La Priere du Pauvre Il était là, agenouillé, dans l’en- ceinte du temple, le pauvre men- diant. La piété brillait sur sa figu- re, le recueillement intérieur de son âme, se lisait sur son st Bientôt il s’avance vers la table eu- charistique.et reçoit avec huuilité l’Hote divin du Tabernacle ! le voi- ci prosterné pour rendre grâces ! O mendiant ! qu’as-tu à envier aux riches ? tu possèdes en ton âme le seul bien désirable ; qu’as-tu à en- vier aux heureux de la terre ? tu possèdes Celui qui fait le bonheur des Elus ! tu t’anéantis en Sa pré- sence, tu Le glorifies, tu l’adores ! Plus heureux que les grands de ce monde {u penses offrir à ton Créa- teur un coeur complètement libre, nulle entrave n'empêche ton essor vers les régions célestes : les biens éphémères de la vie abaissent vers la terre, les .richesse sont souvent un obstacle pour l'âme qui veut s’é- laver d’uu vol d’aigle vers les cé- lestes hauteurs ! Après uue action de grâce fer- vente, le saint sacrifice commence là encore même recueillement, mê. me ferveur. Oh ! qu’elle est agréa- ble à Dieu la prière du pauvre ! Nul doute que son saint patron, Beuoit Joseph [abre, dut le regar- der avec complaisance et lui obte- nir beaucoup de faveurs. ...Le len- demain le vit à ses modestes tra- vaux, recueillant de porte en porte le petit suu qui devait servir à sus- tenter sa misère, je fus singulière- ment touché de l'expression de sa physionomie quand il demande l’aumône pour l’amour de Dieu ? Va, pauvre mendiant, poursuis courageusement ta route : la pau- vreté s’est attaché à tes pas, les peines, les humiliations sont ton partage ici-bas ! Courage, le di- vin Maître, t'aidera à gravir la montagne ! encore quelques efforts et tu atteindras les cimes éternelles ! là plus d’inégalités de fortune, plus de peines, de douleurs, de souffrances d’humiliations : ‘‘Ceux qui se seront humiliés sur la terre seront éternellement glorifiés dans le Ciel.”’ CHALEUR ACCABLANTE A NEW-YORK Mardi dernier New-York a eu la Le mercure a atteint 95 degrés, la chaleur a tué une personne, en a suffoqué dix-huit et rendu fous deux autres. TERRIBLE ACCIDENT EN FRANCE Une dépêche de France rapporte que dimanche le train express de Grandville est arrivé à toute vapeur dans l’artière d'un train local qui stationait en gare à Villedreux ; d’un et l’autre train ont été abimés, et le tout à pris feu. On a recueil- li dans les décembres 14 morts et 20 blessés. Congres de Tempérance Souhaitons que l’appel des orga- nisateurs du congrès de tempéran- ce remue tous les bons citoyens, les bons catholiques et en amène de partout un grand nombre à Québec. La campagne entreprise contre l’intempérance a fait du bien, mais pour que l'effet soit durable, il faut que toutes les bonnes volontés s'unissent, s'entendent, s'appuient et prennent les moyens de rendre leur actiou eflicace et permanente. C’est à rechercher ces moyens que le congrès travuillera. Donnons- lui notre concours et faisons notre humble part pour assurer le succès de ses efforts. L'à-propos de ce congrès de la tempérance a réussi dans ume cer- taine mesure, ils ne faut pas croire que tout dit que le travail des ad- versaires va se lasser. Au contrai- re, la délégation des débitants de liqueurs qui est venue exposer ses intérêts auprès des ministres a bruyamment affirmé sa décision de lutter jusqu’au bout pour conser- ver ses avantages et même d’entrer en campagne, elle aussi, pour con- vaincre le public que le pauvre a les mêmes droits que le riche a son verre de bière. Ce qui veut dire que les débitants de liqueurs n’hé- siteront pas à recourir au préjuger pour gagner leur point s'ils le pue- gent, À cette propagande des dé- bitants de liqueurs, il faudra en op- poser une plus saine, aussi énergi- que et non moins persévérante. Ce sera, sans doute, l’un des moy- ens adoptés par le congrès de tem- pérance. Et sitous les hommes de bonne volonté, tous ceux qui chaqur jonr constatent les rovages de l’alcooi, ne se contentent pas d’une adhésion platonique, mais donnent au congrès le concours de leur présence et de leurs sugges- tions, nous n'avons ancun doute que la croisade commencée recevra du congrès une impulsion qui pro- duira des résultats excellents pour tous. Soyons du congrès de la tempé- rance.—I,'‘‘Evénement”’. DE Quelques questions au sujet des vaches laitieres Fourquoi garde-t-on des vaches ? Est-ce simplement pour consom- mer les récoltes que l’on a fait pro- duire la terre ? Est-cs pour obtenir le fumier nes- saire a la culture ? Est-ce pour occuper les engages ? N'est-ce pas plutôt pour produire de bon lait. Pour rendre service à l’homme en convertissant les alimeuts qu’il ue peut consomer sous leur forme pressante en nourriture substantiel- le et appétissante ? Mais la vache que l’on garde dans ce but donne-t elle un profit ? Ne gagneriez-vous pas à vendre vos fourrages, au lieu de les donner à des voches qui font semblant de les employer avantageusement ? Etes vous sûr que chacune de vos vaches vous fait payer son lait moins cher par 100 livres que la fa- brique ne vous le paye à vous ? Etes vous sûr que le lait ou le gras de chaque vache de votre trou- peau laisse un profit sur le goût de la nourriture consommée ? Le savez-vous en êtes-vous bien sûr ou le pensez-vous seulement ? Dans le cas contraire comment allez vous vous faire payer votre travail ? Contrôlez-vous le rendement de vos vaches, pour assurer de ces cho- ses, où vous contentez vous de gar- der quelques mauvaises vaches dels traiter de la vieille façon ? Plusieurs propriétaires qui ne retiraient que 3,5000 livres de lait plus chaude journée de la saison. et 133 livres de gras par vache ob- tiennent maintenant 4,900 livres de lait et 186 livres de gras depuis qu’ils ont commencé à prendre des relevés. C'est là une augmentation de plus de 40 p. c. Ne seriez-vous pas heureux d'en obtenir une sem- blable ? Alors controler le rendement de vos vaches ; c’est-à-dire, pesz régu- lièrement le lait et faites doser la matière grasse. , C. F. W. Ottawa, le 21 mai, 1910 La Comedie est Finie y Depuis un certain nombre d’an- nées la présence, à Montiéal, d’un groupe actif d'esprit forts était évi- dente. y a des monstres dans l’ordre phy- sique ilen faut bien dans l'ordre intellectuel. Naturellement les membres de ce pauvre corps se sont glissés un peu partout. \ De là conclure qu'il fallait être frères de cette famille obscure pour obtenir des emplois était aussi in- sensé que ridicule. C'est cepen- dant la proposition que les membres de la loge L'ÆEmancipation soutin- reut....en autant qu’ils pouvaient soutenir quelque chose dans le pu- blic, au grand jour, ces nocturnes réfurmateurs qui veulent -ô far- ceurs—dissiper les ténèbres dont l'£- glise couvre les malheureux peuples soumis à son joug. Nos braves promoteurs d idées nou- velles, vieilles comme satan, eurent sont infailliblement doublés d’op- portunisme s’inscrivirent à la lege. avec empressement et conviction. Mais la lumière se fit et l'ombre disparut—l'organisation et la lé- gende des Frères.” s’afflaissèrent platement. La comédie est finie. La lumière se fit d’une façon bien normale, un jeune homme, M. J. A. Lemieux, s’assura des noms de nos oiseaux de nuit et il les pamphlet. était franc-maçon, les autres firent les morts, à la manière des rats, ou protestèrent contre la brochure en déclarant n’avoir jamais fait partie de la loge. Cette dénonciation pu- blique $t perdre des emplois à cer- tains nommés, et, en somme, jeta un désarroi complet dans la fæwrlle, mais, bien que le dénonciateur in- vitât ses contradicteurs à le pour- suivre en justice, personne n’a jugé à propos de faire l'essai d’une en- quête devant les tribunaux. La propagande des Frères.” sera désormais impossible chez les arri vistes, ces juifs errants si faciles à loger. Les gens paisibles et les combattants loyaux s’en réjouis- sent. ANATOLE VANIKR © | Le Saint-Pere aux Etudiants Le Pape a reçu dernièrement dans la Salle du Consistoire les membres de la ‘‘Réunion romaine des jeunes étudiants.” C’est une oeuvre fondée il y a quatre ou cinq aus par un jeune prélat plein de cèle, Mgr Nardone, eu vue des jeu- ues étudiants de Rome, qui reçoi- vent dans ce cercle des cours d’ins- truction religieuse supérieure, de langues, de philosophie, d'histeire, etc. Ilalu au Pape une adresse au nom des 300 jeunes gens de la Réu- uion. Le Pape a répondu en félicitant Mgr Nardone des résultats presque inespérés de son oeuvre. Il a encouragé les jeunes gens à approfondir toujours davantage leur science de la Religion. ‘Il y a dans ce monde, leur di- sait-il, une contiadiction particu- lièrement curieuse. On ne voit | personne s'installer médecin sans avoir étudié la médeciue. On n’appelle ni architectes ni ingé- nieurs ceux qui n’ont pas étndié l’architecture et la mécanique : de même encore, on ne considérera pas comme avocat, à moins que ce ne soit avocat de causes perdues, quel- qu’un qui n’a pas étudié le droit, dans ses applications aux actions humaines. ‘Or, beaucoup se disent chrétiens sans avoir jamais étudié la science du chrétien, c’est-à.dire la religion. Beaucoup de chrétiens, si je leur demand ais ce que c’est que d’être Nous n’y pouvions rien, ill L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 28 JUIN 1910 dire, parce qu'ils ignorent les mo- tifs de notre foi, les lois qui règlent notre sainte religion ; et ils n’ont pas la moindre préoccupation de la religion et de la foi. ‘Vous n’entendrez jamais un médecin parler de mêcanique, d’ar- chitecture, ni un avocat prétendre donner des leçons de médecine. Mais vous entendez beaucoup de gens discourir de la religion, sans l'avoir jamais étudiée, réalisant ainsi la parole de l'Esprit Saint : ‘‘quoecuque ignorant, blasphe- mant’’. ‘Cette ignorance implique la faus te de renoncer à la vie surnaturelle de ne jamais penser à la recompen- se du Paradis : car, ignorantes des choses de la religion, ils ne pour- ront y artiver”’. Aussi le Pape félicite vivement ces jeunes gens : ‘‘d’étudier non seulement les premières notions de de leur sainte foi, mais la so!ution des difficultés qu’elle présente, afin de pouvoir répondre aux objections quileur sont faites. Mettez en même temps ces leçons en pratique, ajoute-t-il, et certainement dans les tribulations, le Seigneur répandra sur vous ses meilleures grâces, il vous fera porter avec une sainte ré- signation les croix qui pourraient vous être assignées’’. ER COMPLOT ETOUFFE EN CHINE On télégraphie de Pékin que plu- sieurs efficiers occupant un grade élevé dans la nouvelle armée chinoi- se ont été emprisonnés et gardés À quelque succès. Les arrivistes, qui {vue dans la province de Hupek et Huran. Ils ont été surpris eu fla- grant délit de propagande révolu- tionnaire, en vue de créer ume li- gue militaire dont le but était de s’emparer de l’armée et par là d’ar- river à s'emparer du gouvernement. GR ES L'Evangeline nomma tout simplement dans un | Cette semaine l’'Evangéline nous ar- Un seul avoua qu'il |rive toute belle, pimpante avec sa |neuvelle toilette, ainsi qu’un change de format qui est très agréable : 8 pages, 7 colonnes la page: L'Evangélime parait sous sa non- velle administration avee M. J. O. Gallant comme rédacteur et M. Cle- mend Cormier comme administra- teur, deux jeunes hommes qui nous le doutons pas, feront beaucenpspour le succès de ia nouvelle entreprise. M. Landry, aneien propriétaire, se retiré du juurnalisme. M. Gallant, le nonvean rédacteur, écritce qui suit au sujet de la retraite de M. Landry. ‘Après un quart de siècle de la- beur dans la carrière du journalisme et de dévouement sans nom £# une cause chère a son coeur de patriote, Monsieur V. A: Landry, fondateur de l'Evangéline, se retire du combat. ne etes. se ee: RERERELLEE) nOSO CDS TON Se TÉd TS SL CR COTE terres. se ‘Mais ce que neus voulons que le public sache, c'est que, d'après notre humble opinion, l'ex-directeur de l'Evangéline a fait un grand bien a la cause française en Acadie etque la patrie’lui doit la reeonnaissanes due a tout fidèle serviteur. Certes, la carrièrè du jourmalisme n’est pas toujours rose, surtout en A- eadie. Mais, au moins, pas d'ingra- titude ! J. O0. G. Nous regrettons de voir disparaître M. Landry de l'arêne teujours exci- tante du journalisme. Nous lui sou- haitons un heureux repos: ‘En parlant d’ingratitude, M. Gal- lant nous rappelle a la mémoire les paro:es teujours si vraies, $i tristes : ‘Que eeux qui font plus de sacrifices dans ce monde sont bien seuvent ou- bliés”. Un homme qui a contribuer a met- cre l’'Evangéline sur un pied d'égaiité, sinon de supériorité a ses eoufrères, est Monsieur Firmin Picard, zouave pontifical. Pas nn mot de ee vaillant défenseur de nos droits, qui pendant quatre ans, rédacteur a l'Évangélime, a fouette sans merci, nos pires ennemis, mê- me eeux des noîres qui s'étaieut lais- sés emportées ‘dans le courant de l'assimilation. Sa plume facile et diplomatique à contribué beaucoup a nous gagner les sympathies de personnes distin- guées et puissantes dans la France, dans l'Italie, a Rome même. Le jeur viendra, nous l'espérons, que nos assimilateurs srront vainous, alors l’Acadie saura bien rendre hom- mage a l’un de ses défenseurs. L'oublié d'aujourd'hui sers Je héros dé demain, #*% Nous souhaitons succès eb longue vie ala nouvelle Evangéline. EE Les recoltes au Canada D'APRES UN BULLETIN OFFICIEL { s Ottawa,-13.—Le bureau du re- censement vient de publier un rap- port concernant Jes récoltes proba- les que l’on fera la saison prochai- ne ; les pronostics sont très inté- chrétiens, ne sauraient pas me le ressartts ; ils sont basés sur les rap- | IQuébec, de 1,574,100 acres à 1,- we Graud Pelerinage a la Bonne | Sainte Anne de Beaupre 0 chain. Ce pèlerinage des Provinces Maritimes partira mardi le 19 >. Les départs sont comme suit : 18 ANNÉE %° Un train quittera la Pointe du Chêne à trois heures de l'après-midi ; l’autre du Collège Bridge à 3.30. A Moncten il est propable qu: l’on devra former deux autres trains, traia partira de Moncton à 5 p. m. ; 5 35 ; le quatrième à 5.45. dont l’un pour les pèlerins de la Nouvelle Ecosse. Ainsi le premier le deuxième à 5.15 ; le troisième à Le pèlerinage sera de retour à Moncton vendredi avant midi. Prix du billet de la Pointe du Chêne à Ste. Anne et retour $5.50 ;en- fants audessous de 12 ans $2.75. chemin de fer de l’île. chêne et retour pour $1.00 Le chemin de fer de l’île émettera aller et retour pour le prix d'un billet de seconde. Des arrangements très avantageux ont été faits avec le bateau et le On traversera de Summerside à la Pointe du de tout point un billet de première Ainsi de Tignish à Summerside aller et retour $1.35 ; St. Louis et retour $1.20 et ainsi de suite, Pour plus d'informations voyez notre agent de billets de votre localité, qui vous fournira sur votre demande, une de nos circulaires. M. Jos. J. Arsenault est notre agent pour Tignish. Nous recommendens à ceux qui désirent faire ce pelerinage de ce confesser et communier avant de partir, afiu de s'assurer une plus grande pureté d'intentions et portant une spirituelles, voir même matérielles. plus grande abondance de faveurs A. ROY, ptre, \ Ga CG 4 A. D. CORMIER, ptre, CLS Comité E. E. LABBE, ptre, 4 CN) ports reçus d’une foule de corres- ppndants, L'étendue des terres en cultures pour le blé d'automne est de 707, 200 acres de plus qu’en 1909. 1,834,000 acres de terre sent se- més d'orge, seit 3,5000 acres de moins que l’année dernière. La récolte du seigle continue à baisser; cependant la condition est à peu près la même que l'an dernier. Les pois couvrent une superficie de 386, 100 acres, soit 7,200 acres de qu’en 1909. Les grains divers contenant une étendue de 575,700 acres, c’est 6,- 400 acres de moins qu’en 1909, la condition de ces grains est supé- rieure à celle de l’année dernière, 8,515,400 acres de terre sont en prairie ; la condition du foin est de 7,78 supérieure à celle 1909. L'étendue totale des champs en culture est de 30,554,200 acres, soit 2,359.300 acres de plus que l’année dernière et 4,951,050 acres de plus qu'en 1908. La culture du blé occupe le premier rang ; elle couvre 9,249,800 acres contre 7,- 750,400 acres en 1909 et 6,610, 300 en 1908. Les provinces du Mani- toba, Saskatchewan et Alberta ont accru l'étendue de leurs terres en culture de 2,495,466 qu'elles étaient et Alberta ont accru l’étendu de leurs terres en culture de 2.495,566 qu'elles étaient en 1900 à 8,395,400 qu’elles sont en. 1910. Saskatchewan seule a augmenté la culture de ses terres de 163,000 acres. La province d'Ontario a auginen- té l'étendue deses terres en culture de blé d'automne de 581,100 acres à 609,200 acres, en avoine de 3,- 142,00 À 3,272,000 acres : celle de 649,600. La condition des pâturages est de beaucoup snpérieure à celle de l’année dernière dans les provinces de Québec et Maritimes. Les dernières gelées ont causé beausoup de dommages aux arbres fruitiers et aux légumes, dans di- verses provinces ; mais règle géné- rale, la température a été favorable à la culture de tous les fruits et de teus les grains. L'EVOLUTION NATURELLE DE NOTRE AUTONOMIE Avec l'organisation, à Ottawa d’un département des sfaires exté- rieures, le besoin se fait sentir de moyens plus faciles de conversation et les gouverneurs étrangers. C’est l'évolution naturelle de no- tre autonomie et nous croyons sa- voir que le gouvernement fédéral a l’intention de poser la question à la : prochaine conférence impériale, si elie n’est pas résolue auparavant, Les innombrables points de con- tact que nous donne avec l'étran- ger l’immense développement de notre commerce, ne nous permet plus d'accepter, sans chercher à l'a- mélioier la situation que nous fait cette ob!igation de passer par la filiè- re que l’on connaît, le département des colonies, celui des affaires é- trangères, puis l'ambassadeur anu- glais pour régler le moindre détail de nos relations avec nos voisins. La solution pratique serait de re- connaître, au moins officieusement, aux consuls généraux accrédités au Canada, un statut diplomatique, lorsque l'autorité qu’ils représeu- tent voudrait les en revêtir ; ei d’uu antre côté, de reconnaître des représensants du Canada dans les pays étrangers, le même statut. Il ne saurait être question, bien entendu, que de conversation ayant le caractère de négociattons, mais ne pouvant aboutir à des traités qu'avec la sanction de l'autorité souveraine, de la Couronne britan- uique. Les consuls n'ont chez nous que le statut d’argents consulaires. C’est ridicule. Nos négocions des traités avec la France, l'Italie, la Belgique, |’ Allemagne, etc. Nous vivons en un siècle de pro- grès. Le Cauada devient rapide- ment un grand pays. Il est donc essentiel qu’il jouisse de son auto- nomie dans le sens le.plus large. De même nous faut-il nommer à l'étranger des représentants com- merciaux qui aieut tout le prestige nécessaire. Espérons que l'avenir nous ap- portera prochainement cette modi- fication à nos relations extérieures, qui n’est après tout que le prolon- gement logique de l’évolution de notre autonomie commerciale. «<* D Il en résultera de grands avanta® ges, tant pour les canadiens que pour les étrangers et ceci contribue- ra à améliorer nos relations exté- rieures.—Le Quotidien. EEE Ne ‘laissez pas un marchand sans serupules vous imposer une contrefaçon de l’Emplatre au Men- thol ‘D.& L.”' Faites attention à la marque déposée ‘D. & L.” sur les boîtes en métal. Elle gar- antit le véritable et le plus efficace des remèdes contre les douleurs de Rhumatisme, Lombago, Sciatiqne, Douleurs du dos, etc. 25 sous pièce. Rouleaux d’une verge équi- valent à 7 pièces de la grandeur normale $1.00, F'ERROVIM Le meilleur tonique pour tou- « tes les peîsonnes maladive- Il renouvelle le sang. Donne üe la force. Rétabiit la vitalité, Pris après une maladie quelconque il accentue le retour de la santé. DAVIS & LAWRENCE CO., Montreal J. À. JOHNSTON, M. D., C. M.. Médecin—Chirugien TIGNISH, ILE DU P,E, /