ne. _——… res A UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS SION PERPÉTUELLE. LÉON XIII FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE MARDI DE CHAQUE SRMAINK ABONNEMENT Pour LE CANADA Un an. ...ssosscsssse ee 81.00 D sn dti vis sessors D ZoUR LES ETATS-UNIS Un GB. societe ovsc soft UE Miss ressigotass 18 Pour L'EUROPE Un an...ovoscccocecseccft. 9 Six mois. . ...s.s.sevesee ee 1.00 Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- nal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bcnnement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus si bier que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTTAIT, Tignish, Mardi, 25 Octobre 1910 LA LANGUE MATERNELLE Mgr l’archevêque de S. Boniface vient d'adresser au clergé de son diocèse une circulaire dans laquelle Sa Grandeur insiste à plusieurs re- prises et avec une grande énergie sur le rôle de la langue comme sau- vegarde de la foi, et sur l'obligation qui incombe à ses prêtres de favo- riser, chez les immigrants, la con: servation de la langue maternelle. Cela ne les empêchera pas d'être de bons citoyens et d'acquérir ce qu’il leur faut d'anglais ou de français pour participer à la vie générale du pays. ne AFFAIRES INDIENNES Le rapport annuel du Départe- ment des Affaires Indiernes mon- trent que l’état général des réser- ves du Gouvernement a rarement été aussi généralement satisfai- sant qu’au cours de la dernière an- née fiscale. Ou remarque, eu effet, des améliorations sensible dans la statistiques de naissances et dans celle des décès, dans la moralité, l'instruction, la situation indus- trielle, l’agriculture et la salubrité. L'excédent des décès sur les nais- sances qui, depuis quelques années semblait conduire à l'extinction de la race des peaux rouges, a fait place, cette dernière année, à un excédent des naissances sur les dé- cès. Ily a eu, l’année dernière, 2499 naissances et 2102 décès. Il y a donc une augmentation de 897. — LE CONGRES DES RACES Un Congrès original doit se tenir à Londres, au mois de juillet pro- chain. Il s’appellera ie Congrès des ra ces. Il aura poua objet de discuter les relations générales qui existent entre les peuples de J’ouest et ceux de l’est en vue de dévellopper entre eux une meilleure entente et une coopération plus cordiale. Des mesures sont prises pour que la Chine, le Japon, l'Inde, la Tur- quie, la Perse, l'Egypte, Haïti les races nègres d'Amérique et d’A- frique soient représentées par les orateurs les plus éminents de leur natioualité ou de leur race, Des mémoires seront déposés par le gouvernement de la Jamaïque, ce- lui de l’île Maurice, sir Charles Dilke, etc. Parmi les adhérents à ce congrès figurent déjà une douzaine de gou- verneurs de colonies anglaises, huit premiers ministres britanniques, plus de 40 évêques des colonies près de 30 présidents de Parle- ments, 130 professeurs de droit in. | 4U* épaules larges etaux reboudis, | mieux que les autres pour le com- ternational, etc. Les jourraux anglais accueillent ce congrès avec ne vive s thie, FA L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. EH. MARDI 25 OCTOBRE 1910 18 ANNÉE | n | ù | ct: | : ti : ttntri nt di ’un d Est-ce bien Vrai ? Notre Langue Dix-huitieme Congres des Instituteurs et des Institutrices | Gopimmir ratrention à, D ie laide) | Acadiens de l'Ile du Prince Edonard, tenu a la salle Ste. Ma- aèves est d'éveitier leur curiosité. D’après le ‘‘Chronicie’’ de ce ma- tin, le R. P. V/helan, d'Ottawa, aurait déclaré que ‘‘c'est une pitié qu’à l'assemblée de protestation de Montréal, on n’ait pas censuré ou- vertement les petits ‘‘Nathans de chez nous'', c’est-à dire la presse canadienne-française, ‘trying to discredite Cardinal Merry del Val and the Apostolic Delegate to Ca- nada”. Nous avons peine à croire que le R. P. Whelan, d'Ottawa, ait pu se laisser aller à une aussi regretta- ble accès de mauvaise humeur ir- landaise, D'un autre côte, si ces paroles du R. P. Whelan, rapportées par le ‘‘Chronicle’”’ de ce mativo, sont bien authentiques, nous ne pouvons que protester avec indignatiou cou- tre cette injure gratuite, lancée par un prêtre à la face de nos compa- triotes d’Ontario et de Québec. En attendant le résultat final de la lutte actuelle, engagée par nos frè- res d’Ontario dans le seul but de sauver de la mort leur langue ma- teruelle, il reste acquis déjà à l’his- toire ce fait que les insultes les plus grossières ne seront pas venues du camp canadien-français. Nous nous permettrous, mainte- nant, de poser nettement au KR. P. Whelan, cette simple question : Quand, et dans quel journal ou pu- blication quelconque, un Canadien- Français a-t-il proféré, à l'égard du Cardinal Merry del Val et de Mgr Sbaretti, des insultes qui permet- tent à un prêtre de traiter cet écri- vaiu de ‘’Nathan de chez nous’ ? Nous attendons la réponse, que la loyauté du R. P. Whelan saura certainement nous donner avant longtemps. L'HOMME DE CARACTERE “L'homme de caractère va droit devant lui, sans s’inquieter de l'o- pinion. Toujours égal à lui-mê- me, mesuré en ses jugements, har- monieux eu ses actions, il étonne et il charme par le parfum d'unité qui se dégage de sa vie. Il n'est sujet aux compromissions où aux contradictions qui viennent de la faiblesse. (C’est un fort. Ce n’est point un inteliectuel, c’est à-dire un homme chez qui l'intelligence trop dévelloppée an- uihile la volonté et le coeur ; mais ce n’est point non plus un entêté, car il soumet ses idées et ses mé- thodes aux critiques de la sainte raison. Ce n'est point enfin un impulsif, dont l’enthousiasme momentané crève tout à coup au moindre heurt, et s’affaisse comme un bal- lon d'enfant, crevé par une épin- le. . Ses facultés, raison, volontés, coeur, dévelloppées parallèlement se complètent mutuellement, pour former un tout qui est précisément la personnalité. C’est là sa supériorité. Cette u- nité fait sa force, parce qu’on y sent un point d'appui. D'est la raison de son influence : ilest comme un centre d’attrac- tion autour duquel gravitent les hésitants et les faibles, car on est heureux, dans le désarroi des idées ou des convictions, de s'attacher à quelqu'un qui en a de solides. On l’admire et on l’imite : on l’entou- re et on le suit.’ —C. Livet. (La Vie Nouvelle). LE MONDE DEVIENDRAIT FOU On vient de publier, à Londres, unlivre très intéressant, composé par le Dr Forbes Winslow, le ta- meux expert en aliénés criminels. Il a pour titre ‘“Souveuir de qua- rante années. ” Par un simple calcul d’arithmé- tique, dit l’auteur, on peut dire exactement l’année où le nombre des fous sera de beaucoup plus grand que celui des hommes sensés. Daus un avenir prochain, presque tout le monde sera fou, 4 cause de décadence de la jeunesse. J'en suis venu à cette conclusion en compa- rant les statistiques des aliénés de. puis 1809 à 1896 .Ce sont des faits, dit il, nons devons y réfléchir. Ils doivent être acceptés, car j'ai vécu dans l’atmospnère des lunatiques, pendant soixante ans, et je ne puis faire autrement qu’arriver à cette conclusion pessimiste, mais vraie. La race humaineest dégénérée, et elle suit toujours une marche des cendante. La jeunesse d'aujourd'hui n’est plus la même qu'autrefois, elle est moins forte et moins dévelloppée. On ne voit plus de ces jeunes hommes robustes et bien taillés, que nous voyions, il y a quarante ans. Le plus des fous est bien le fou YMPa- | qui dit que tout je monde devien- dra fou, | d’uu peuple. Y'le constitue le trancher le fil de son existence. son histoire qui iui est propre, ciale de traduire sa pensée. subtile et poétique. Le latin, abstraits avec sa syntaxe sans L'anglais, bref terne et simple, d'expressions et muni d’une langne d'une race intellectue! * 4 gure de son génie. Il est si vrai qu'une relation avec la nation victorieuse. assemblées publiques. contre le doux parler français. tion, liberté de vivre. ont été et sont encore souvent Les temps sont changés. jours de guerre ouverte, langue française combattent à la défensive. Avec les nombreux moyens sphères politiques, sociales at puissant levier qu'est l'argent nelle a fait germer. On livre bilingue daus Ontario, et l'on diens-français. pirent les fraucophobes. la Vérendrye lui a conquis un de la Salle. défenäire. Plus ils mettront rations : francophobes sont à craindie. Non contents de méconnaître à la langue française le droit à l’existeuce légale sur maintes parties du territoire cana- dien, ils cherchent encore à arracher de l'Âme de l'enfance la langue frêle encore, mais exquise, qu'une rain mater- (Le Prévoyant) ——— La langue est la pierre angulaire de l’existance nationale trait caractéristique d'une race. La ravir À une rationalité, c’est, du même coup, Les races sont de grandes familles. Chacune d'elles a des gloires nationales qui sont siennes, une mentalité particulièr:, une manière spé- L'âme d'un peuple se reflète dans sa langue. Le grec, riche, souple, harmonieux, était le véhicule d’une pensée lourd, rude, pauvre de mots précision, était la langue d’un peuple actif, commmercial et donnant moins à l'ima- givation et à la sensibilité qu'à la raison et au jugement, est l’idiome de peuples qui ont conceatré toute leur énergie sur le commerce, l’indus- trie, la finance, L:2 français, concis, doux, limpide, riche rigoureuse syntaxe, est la e qui a dominé le monde par la force des armes, par l'éclat de sa civilisation, par l'enver- iutime unit la langue à !’À- me d’un peuple, que toujours les conquérants ont cherchée - à enlever aux vaincus leur idiome, pour mieux les fondre L'histoire ancienne fourmille d'exemples où la langme des vaincus fut traquée sans mer- ci. L’Angleterie elle-même dépouilla l'Irlande de son par- ler national. Aujourd'hui encore, l'Allemagne impose aux Polonais l’obligation de ne parler que l’allemand dans les Elle cherche aussi dans l'Alsace- Lorraine l’exterminatioa1 du français. Et que dire du Canada ? Après les cession, en dépit des traités, le plus fort déploya une féroce énergie dans sa lutte Grâce au patriotisme des Cauadiens-français, leur langue maternelle, toujours ai mée et toujours défendue, obtint, après une violente persécu- Davs le domaine pratique, ses droits méconnus, mais en somme, elle n’en est nas moins radieuse de vitalité. Nous n'en sommes plus aux Aujour l’hui, les ennemis de la couvert. Sournoise et ha- bile, leur guerre n’en est paÿ moins féroce et méchante, Les coups qu'ils porteut sont terribles dans leur consé- quence, parce que ceux yui les reçoivent ne sont pas sur d'action dont ils disposent, s'étant acquis de nombreuses sympathies dans les hautes même religieuses, munis du en notre siècle égoïste, les Quel zèle ils déploient ! assauts sur assauts à l’école semble, en certains milieux, vouloir se servir de la religion pour angliciser les Cana- Mépris mêlé de pitié voilà les sentiments que nous ins- La langue française a été la pre- mière à répandre la civilisation non seulement dans la pro- vince de Québec. mais dans l’ Amérique toute entière. a le droit de faire entendre ses accents dans l’Ousst où de Elle vaste royaume, dans Onta- rio où elle a pénétré avec les missionnaires Jésuites et avec Les Canadiens français doivent aimer leur langue et l'ai- mer avec fanatisme, si necessaire. Il leur incombre dela d'énergie à cette défense, plus aussi sera vraie cette strophe de l’auteur des Aspi- Et nul n’osera plus désormais opprimer Ce langage aujourd'hui si ferme et si vivace . Et les persécuteurs n'ont pu le supprimer Parce qu’il doit durer autant que notre race CHARLES LECLERC. (De la — - Le “Globe”, le ‘‘News’’, le “Daily Star’’, les trois plus grands journaux de Toronto, les princi- paux organes de la population an- glaise et protestante d'Ontario, commentent, chacun, la question de l’enseignement bilingue, Or, aucux1 d’entre eux ne prend à l'égard des Canadien:-français une altitude qui ressemble même de loin à l’hostilité manifestée par Mgr Fallon. L’évêque de London pré‘end sa- voir que les écoles de son diocèse n'enseignent à un degré satisfai- sant ni la langue anglaise, ni la langue française, Et, avec une méthode de raisonnement assez étrange, il conclut : il faut suppri- mer l'école bilingue. Le ‘‘Star”’ de Tororto, lui, dé- clare que les écoles bilingues ne sont pas destinées à propager ou à perpétuer le français, mais qu’elles sont indispensables pour pouvoir À l'éducation des enfants dont la lan- gue française est la laugue mater- nelle. Et le ‘'News’’ : “Ici, au Canada, nous avons l'exceptionnel avantage de pouvoir enseigner les deux langues aux en fants, et par suite de les outiller bat de la vie”. Le ‘News’ croit que le français devrait être eusei. gué dans les écoles anglaises, et ‘anglais dans les écoles françaises. L'Adversaire Inattendu O- Patrie) Oo traitera pes injustement la popula- tion française de la Province : il n’est pas probable non plus que les droits de la population anglaise soient perdus de vue.”? Et le ‘‘Globe'’ : ‘‘Un homme ne connaît jamais bien sa langue maternelle tant qu'il n'a pas appris une aaätre langue... Dans ce pays bilingue, tout jeune homme qui aspire à la carrière pu- litique devtait apprendre à parler le français correctement... Puisque cette question a été soulevée, nous espérons qu’on ne laissera pas s’é- teindre la discussion sans avoir réa- lisé quelque chose de taugible. Les Canadiens-français influents de toutes les provinces devraient re- commander à leurs concitoyens, non pas l'emploi exclusif du français, mais le continuel emploi de l'anglais et du frauçais'’, De ces :itations il ressort que si les Canadiens-français catholiques du diocèse de London ont besoin d'appuis pour assurer la redresse- ment de leurs griefs, ils ne devront pas s'adresser à leur évêque, que sa position désignerait naturellement comme uu protecteur et un auxi- liaire. Mais ils trouveront plus de sympaihie et d'équité chez leurs propres concitoyens de nationalité et de religion différentes. Cela est étrange, vraiment, Le gouvernement d'Ontario ne - —— 0 JEUDI, 1ER. SEPTEMBRE Ce matin, s'ouvrait à Tignish, le dix-huitième Congrès des Institn- teurs et des Institutrices Acadiens de l'Ile du Prince Edo‘ard. A huit heures il y eut grand’ messe solennelle célébrée par le Rev F, X. Gallant, curé de St. Antoine de |Bloomfield, Le choeur de la paroisse sous la direction de M. Jo- seph J. Chiasson exécuta avec en- train les chants de la messe. Le sermon de circonstances fut pro noncé par le Rév Dr. Gauthier cu- ré de Palmer Road. Au sortir de l'église on se rendit à la salle Ste. Marie, où l’on procéda à l’ouverture du Congrès. \ | | PREMIÈRE SÉANCE, 074 heures M. Cyriac Gallant occupe le fau teuil du Président. Sur l'estrade ou remarque :—[Les Révds. D. M. McDonald, curé de la paroisse, Lé-: ger, curé de St. Paul, Co. Kent, N. B.,F. X. Gallant, curé de St. senault, curé du Mont Carmel, P. C. Gauthier, curé de Palmer Road, Joseph $S. Gallant, Professeur au Collège St. Dunstan, Charlotte- towu, et M. Marin. Gallaut, Ins- pecteur des écoles Acadiennes. Dans l'assemblée il y a MM. Arsè- ve Arsenault, du grand séminaire d2 Québec, F. J. Buote, rédacteur de L'IMPARTIAL et J. O. Gallant rédacteur de /'Evangéline, ainsi que la plupart des instituteurs et des institutrices Acadiens de l'Ile. Un bon nombre des paroissiens de Tig- nish sont aussi présents, 1er No. Discours du Président. M. Cyriac Gallant, rie, paroisse de Tignish, les 1e et deux septembre 1910, | plusieurs années que l’on essaie à Imais, jusqu'à présent, on n’a pu Antoine, de Bloomfield, P. P. Ar-\ces congrès et de travailler autant 5e No. Discours par les membres du clergé et autres messieurs. Le Rev. Père Léger est le pre- mier appelé à prendre la parole. Il commence par dire qu'il n’était pas venu pour parler mais plutôt pour écouter. Il y a des félicita- tions pour les Acadiens de l’Ile sur les progrès qn'ils ont accomplis, Au Nouveau Brunswick, voilà déjà faire des Congrès comme celui-ci, réussir ; tous les efforts ont été en vain. Mais, après avoir vu ce qui! se fait ici, Père Léger dit qu'il leur faudra encore essayer et ne pas se décourager avant que ces efforts soient couronnés de succès. Père Leger nous dit que les écoles pri- waires de l’Ile sont supérieures anx écoles du Nouveau Brunswick, et, il attribue ce résultat aux congrès qui ont lieu chaque année dans les différentes paroisses Françaises. Il encourage donc les instituteurs et les institutrices a: adiens d'assister à que possible pour les faire réussir, il termine sou discours en remer- ciant l'assemblée du chaleureux ac- cueil qui lui à été fait. Le Rev. F X. Gallant prend ensuite la parole. Ilest content de pouvoir assister à ce Congrès. Nous travaillons pour une bonne cause et nous vouvons être assurés que nous réussirons. Père Gallant fait remarquer que dans la province de Québec, les Congrès pédagogi- ques commencent toujours par la sainte messe à laqnelle tous les ins- tituteurs et les institutrices vont recevoir la sainte communion ; aus- | Il nous dit aussi que règle géné- rale nos élèves abandonnent l’école et l'étude t10p, tôt et, ceci est une des raisons pourquoi nous ne faisons pas tous les progrès que nous de- vrions faire. Il est regrettable qu souveut lorsqu'il y a des position: qui pourraient être données aux nôtres, nous n'avons personne ca- pable de les remplir. M. J. O. Gallant, rédacteur de 1 Evangéline prend ensuite la paro- le. 1ldir qu'il est venu comme le représentant officiel de l'Evangéli. ne qui s'intéresse d'une manière spéciale à l'éducationet surtout à l'éducation française, M. Gallant nous parle de l’intruction primaire au Nouveau Brunswick, et, il nous dit qu’il y a encore beaucoup d’ a- méliorations à faire, Lui aussi croit que les écoles primaires de l'Ile sont supérieures à celies du Nouveau Brunswick, Les collèges du Nouveau-Brunswick font très bien : mais, il faudrait que les éco- les prépareraient les élèves qui vont continuer leurs cours aux collèges beaucoup mieux qu’elles ne le font à présént. M. Gaïlant dit que l Evangéline aidera toujours quand il sera question de l'éducation pour nos populations acadiennes, et, que nos Congrès auront toujours son appui. M. Jean O. Arsenault est l'ora- teur suivant : Il dit qu'ila ensei- gué pendant cinquante ans, et qu’i doit avoir un peu d'expérience, Toutefois, il croit qu’il peut enco- re en apprendre, et c'est pour cel a gu’il assiste à nos eongrès. M Ar- senault insist: beaucoup sur la né- c:ssité de toujours parler le Fran- çais en famille, et aussi partout où cela peut se pratiquer. Les insti- tuteurs et les institutrices devraient si chaqu: séance des Cougrès est ouverte et close pat la prière. Il Dans sou discours d'ouverture M. le Présiient, se dit très heureux de se trouver à Tignish pour assister à ce congrès. Il passe en revue les congrès des années précédentes, et fait remarquer que nous contiuuons à faire du progrès. Il insiste sur la nécessité qu'il y a de rendre nos congrès plus pratiques et aussi plus intéressants. Si nous désirons ré- ussir il nous faut toujours marcher de l’avant et ne jamais reculer. M. Gaiïlant fait une touchante allusion à la mort de M. Joseph Blanchard, et, il exprime les sentiments de toute l'assistance lorsqu'il dit que chacun des membres .de l’associa- tion a vivement regretté la mort de M. Blanchard. M. le Président termine son discours en invitant les instituteurs et les institutrices à prendre une part active dans les dé- libérations du Congrès. Des com- wunications sont recus des Révds, Théodore Gallant et Jean Gaudet, exprimant leurs regrets de ne pou- voir assister au Congrès. 2e No. Discours de Bienvenue, par M. le Cuüré D. M. McDonald. Le Rév. D. M. McDonald, sou- haïite une cordiale bienvenue aux congréssistes. Il se dit fier de ren- contrer les iustituteurs et les insti- tutrices, et fera tout en son pouvoir pour faire réussir le Congrès. ÆEu- suite, le Rev. Père nous parle de la grande importance de l'éducation. Il nous dit de veiller à la conserva- tion de notre langue, et il affirme que des progrès marquants se font quant à l’enseignement du Fran- çais dans nos écoles. Père McDo- nald nous dit que lui-même avait aidé à faire adopter une série de li- vres de lecture française pour les écoles acadiennes, et, qu'il croyait que cela avait beaucoup fait pour l'avancement du Français dans cet- te Province. Père McDonald ter- mine son discours en encourageant les instituteurs et les institutrices de continuer leur bon travail. 3e No. Lecture et Adoption du Procès Verbal du dernier Congrès. M. le Secrétaire donna lecture du compte-rendu du 17e, Congrès, tenu, à St. Jacques, les 25 et 26 août, 1909, lequel est unanimement adopté. 4e No. Nomination des Comités, M. le Président nomme les Co- mités suivautes : Comité de Finance : Milles. Thé- odosie Gallant, Evangéline P. Ar- senault, Mélanie Arsenault. Comité de Résclutions ; Rév. P. C. Ganthier, Miles. Fidélis Gau- det, et Marguerite Poirier. Comité de Constitution ; M. Al- phonse Gallant, Miles. Evangéline . Mais telle est clairement la situa- [J. Arsenault et Kléonore Arse- tion dans le diocèse de Loudou. nault, | dit qu'il aimerait que l’on suivrait Li bel example. | paraissent obtenir l'assentiment de Il’essemblée, et, il est résolu qu’à l’avenir toutes les séances soient ouvertes et closes par la prière. Le Rev. Père P. P. Arsenauit, nous parle du réveil national qui se fait en Acadie. _Les questions na- tionales sont étudiées, et discutées, et des moyens sont pris pour faire avancer notre psuple. Il y a quel- ques années passées, l'on aurait pas cru que le petit peuple acadien, au- rait pu faire tant de progrès, mis, les choses sont bien changées au- jourd'hui ; et, le peuple acadien de- man.e Sin petit coin au soleil des nations et il va l'obtenir et le con- server. Père Arsernault, nous'parle ensuite des Conventions de Mem- ramcook, et de Church Point, et fait comprendre la grande impor- tance de ces réunions. Et en ter- minant, il insiste sur la grande né- cessité de l'instruction religieuse dans l'éducation de la jeunesse, Le Rév. Dr. Gauthier est l’ora- teur suivant. Il nous fait remar- quer que le but de nos Congrès est surtout l'avancement de la lan- gue française, Par raison de leur situation au milieu des antres na tionalités, les Acadiens de l'Ile ont b£aucoup de difficultés à conserver leur langue. Voilà pourquoi il est de la plus grande importance de nous réunir en Conventions, et de discuter et d'étudier les movens à prendre pour nous protéger, Père Gauthie: nous dit que dans plu- sieurs de nos plus anciennes pa- roisses les jeunes gens parlent pregu'exclusivement l'Anglais. Ceci est vraiment regrettable, et, il nous faut réagir promptement si nous ue voulous pas voir la langue française disparaître dans ces pa- roisses. Ilne suffit plus de dire de belles choses ; il faut de plus a- gir : il faut prendre de fortes réso- lutions de toujours parier le fran- çais partout où cela est possible, J1 faut inspirer à notre jeunesse aca- dienne le respect national . Il faut imprimer profondément dans !eurs coeurs l'amour de la religion, de la langue et de la patrie. Ne ména- geons douc pas nos efforts quand il s’agit de faire honneur à notre race, et l'avenir sera à nous. Le Rév. Joseph S. Gallant féli- cite les congressistes venus en aussi grand nombre, Ces congrès sont un moyen pour les jeunes institu- teurs et iustitetrices de se mieux préparer à l'enseignement, Car, pour bien enseigner il ne suffit pas d'avoir beaucoup de connaissances $ il faut de plus dé bonnes métho des ; et, surtout pour les commer- cauts, ii faut que l’instituteur em- ploie les meilleurs métholes, sans quoi il ne saurait réussir, Père 1 " | Ces suggestions | cela est leur faire de grands efforts pour se per- fectionner dans la connaissance de | la grammaire et de la littérature française, M. Arsenault dit que devoir et qu’ils de- vraient s’en faire une gloire et un plaisir. Ies remarques de M. Ar- senault sont fort appréciées par l’auditoire. (à suivre) Protestation des Catholiques ae Montreal A l'appel de Monseigneur Bru- chési, archevêque de Montréal, vingt mille citoyens, massés sur le champ de Mars, applaudissent à outrance les orateurs, qui flétris- sent les insultes du Juif Nathan de Rome, à l'adresse de l’Eglise et du Souverain Pontife, Les résolutions suivantes ont été envoyées à Rome, séance tenante : Le 16 octobre 1910 A Son Eminence le cardinal Merry del Val, Rome Population catholique de Mon- tréal, réunie en immense assemblée composée de toutes les classes de la société, proteste vigoureusement contre brutal discours du maire de Rome. Odieux blasphème contre le Christ, son Evangile et son Eglise, grossiers outrages à son ‘infaillible Vicaire, soulèvent profonde indi- guation. Sentiments de dévouement sans limites et de gratitude toujours grandissante envers la Papouté bienfaitrice de l'humanité longue- ment et chaleureusement acclamés. Maire de Montréal, ministre du gouvernement provincial, député à la Législature et ancien Zouave pontifical font vibrant écho à la pa- role de l'archevêque, aux applau- dissements de milliers de prêtres, de religieux et de fidèles. L’enthousiasme se prolonge avec les fières protestations au nom de plusieurs centaines de mille mem- bres, et redouble à la lecture des éloquentes adhésions des évêques suffragants de Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Valieyfeld et Joliette, fidèles interprètes des sertiments de leur clergé et de tous leurs dio- césains, PAUL Archevêque de Montréal F'umez et Chiquez le Tabac LABOR KING En Torquettes Manufacturé par la Rock City Tobacco Co, # QuÉBEc