TS EEE) ner eng L'IMPA RTIAL FoNDE EN 1898 Le seul Journal français de l’1le du Prince Edouard. — ct mme HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : { ER nn: ct PRO. sc ssonrecee DO Trois mois... .............80 Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les insertions subséquentes. Toites communications doi: vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISEH. I. P.E L'IMPARTIALI, TianisH 8 Aout 1901 Priere Pour le Pape Conformément aux Résolutions adoptées par un comité cathalique en préparation de la célébration du vingt-cinquième anniversaire du couronnement de Léon XIII. OREMUS PRO PONTIFICO NOSTRO LEONE : Dominus conservet eum, et vivi- ficet eum, et beatum faciat eum in terrÀ, et non tradat eum in animam inimicorum ejus. Fete de l'Assomption A TIGNISH Le comité de réorganisation de la Société Acadienne de l'Assomp- tion, Tignish, s'est réuni de nou- veau dimanche après midi, à la salle Ste. Marie, afin de formuler le programme pour la célébration du 15 août dans la paroisse de Tignish. M. le curé McDonald ayant été invité, a expriméson désir de voir notre fête patronale chômée avec toute la pompe possible et a déclaré à ses paroissiens qu'il verrait à ce que la partie religieuse serait à la hauteur de l'occasion. Successeur du Pape Leon XIII S'il y a quelque chose qui frise particulièrement l‘impertinence, c‘est bien ce que l‘on lit dans cer- tains journaux qui haïissent à mort la religion catholiques et qui ont cependant l'effronterie de prétendre donner aux catholiques des reusei- gnements sur ce quise passe au- jourd‘hui, à Rome, à propos de l‘éleotion du successeur de Léon XIII. A lire ces feuilles anti-catholiques, quelqu'un serait porté à croire qu‘- elles sont dans les secrets du Va- tican et que c'est par leur intermé- diaire que l'univers catholique doit apprendre tout ce qui a rapport à notre religion. Mauvais farceurs ! Ne vous donnez donc pas la peine de publier de telles absurdités. N’appréhendez pas, lorsque la nou- velle de la nomination du succes- seur du souverain pontife actuel sera annoncée à l'univers chrétien, elle paraîtra d’abord ailleu:s que dans des feuilles rédigées par des manne I’IMPARTIAL, JEUDI LE 8 AOUT 1901. La Fete de Ste. Anne A Bouctouche Dans une entrevue que nous a- vons obtenue depuis leur retour de Bouctouche, MM. Joseph J. Arse- nault et Pierre Max. Chiasson nous ont donné le compte rendu suivant de leurs impressions de voyage : ‘“Nous nous sommes embarqués —15 passagers—à Miminigash, mardi à midi le 23, avec le capitaine Pierre Poirier. Le vent étant fa- vorable, nous avons eu une très agréable traversée et sommes arrivés à la côte de Bouctonche, mercredi matin, à 9 heures. En arrivant au quai du village de Bouctou:he nous y avons trouvé un bon nombre de personnes qui nous souhaitère :t la bienvenue, parmi lesquelles étaient MM. Ro- bert Gallant, Pierre Bernard et Maxime Cormier qui, surtout, nous témoignèrent cette affection fran- cheet sincère qui caractérise si bien l'Acadien partout où on le rencontre, et qui tout de suite, nous mit à l'aise sur cette terre étran- gère. Après nous avoir conduit à leurs domiciles où nous fûmes reçus on ne peut mieux, NOUS 7isi- tâmes les points les plus importants de Bouctouche—l'église, le cou- vent, le presbytère, la beurrerie et les scieries, comprenant celle de M. McLaughlin, Après deux jours de séjour à Bouctouche, nous nous rendimes à Cocagne, distance de 15 milles. Plusieurs personnes de Bouctouche nous accompagnèrent. Ce fut un tour de voiture des plus agréables. En ce jour avait lieu à Cocagne la benédiction d'une statue de Ste. Anne. Les cérémonies furent grandioses, grand'messe solennelle avec diacre et sous-diacre, sermon de circonstance et procession sur le terrain de l’église, précédée de Ja statue de Ste. Anne. midi il y eut pique-nique avec res- taurant dont les tables regorgaient | de tout ce qu’on désire en de telles occasions, y compris Ja soupe à la palourde, mets exquis, dont la pen- sée seule fait venir l’eau à la bouche de ceux qui en ont déjà goûté. La paroisse de Cocagne pent dire, et à juste droit, qu’elle a une des plus belles églises de la pro- vince. La chapelle de Ste. Anne est d’une beauté remarquable. Les paroïissiens de Cocagne parlent avec le plus grand respect de leur vénéré curé, le Rev. Père Larchevêque, qui, disent-iis, a fait des progrès remarquables pour l'avancement spirituel et temporel de la paroisse depuis qu’il est au milieu d'eux. Ce qui attire d’une manière toute spéciale l'attention de l'étranger en abordant la cour de l'église est le monument dressé à la mémoire des fondateurs de Co- cagne. Ce souvenir, en pierre, élevé sur l'emplacement de la vieille église, a une hauteur de 10 à 12 pieds et porte les inscriptions des noms des fondateurs de la paroisse; les noms de ses premiers mission- uaires, et la date où la première église fut bâtie. On estime qu'il y avait 4,000 personnes à l’église de Cocagne, ce jour-là. Le soir, après les cérémonies, nous revinmes à Bouctouche—au Fond de la Baie—où nous reçûmes une hospitalité des plus cordiales. Dimanche, le ‘our de la célébra- tion de la fête de Ste. Anne à Bouctouche, la foule qui se réunit à l’église était extraordinaire. On estime qu'il y avait 5,000 person- | nes dont un grand nombre étaient venus des paroisses avoisinantes et de Moncton. La messe fut célébrée par le Rev. individus qui torturent leur imagi- nation pour déprécier l’église ca-| tholique romaine et tromper ses] enfants. Aux instituteurs A la prochaine convention des |cependant, Père Balthasar de St. Hyacinthe. Après l’évangile, le Rev. Père Pa- cifique prononça le sermon de cir- constance en langue micmac. Il captiva l’attention de la congréga- tion pendant 3% heures dans ce langage bizarre qui, quoique nous ne le comprenions pas, nous parut, être doux et plein d'harmonie. Le chœur exécuta Instituteurs Acadiens, il leur sera! distribué un exemplaire, GRATIS, | de la conférence de M. Tardivel— | ‘La langue française au Canada”. | MALTE les différentes parties qui lui étaient assignées en langue micmac et s'acquitta de la manière la plus honorable. Dans l'après | à Brunswick savent | blablus. |à la qualité en tout temps. El- Le Rev. A. G. Robi- | les sont touiours les meilleures (chaud touchait l'orgue. Après la messe, il y eut pique-nique sur le terrain de l'église. Le dîner fut servi dans le soubassement de l’é- glise et les restaurants au dehors. A 3 heures, le sermon de circons- tance fut prêché par le même Père qui avait prêché le matin en mic- mac, Le sermon fut suivi de la procession, précédée de six ban- nières, de la statue de la Ste. Vierge et l'Enfant Jésus, la statue ‘‘Ecce Homo’’ et la statue de Ste. Anne. Pendant la messe, ces sta- tues étaient sur pes piédestaux dans le sanctuaire. La procession fut suivie de la bénédiction du T. S. S., après quoi, les fidèles s’ap- prochèrent de la balustrade pour y baiser les reliques de Ste. Anne et de l'‘‘Ecco Homo’. Sur le faîte du clocher, à une hauteur de 200 pieds, se balauçait majestueusement à la brise un dra- peau arboré pour l’occasion. Six autres pavillons flottaient gaie- {ment à la brise à l’entrée de la cour de l’église. A six heures, lorsque le vent soufflait avec une grande violence, un tour de force exécuté par M. Anselme Arsenault, mérite une mention spéciale. Au moyen d'échelles, M. Arsenault monta au sommet du ciocher et y détacha, enun tour de main, le drapeau qu'on avait monté. Trois cents Micmacs dont deux chefs avec leurs Dames assistaient aux cérémonies. L'église de Bouctouche est un temple magnifique—long de 126 pieds et large de 60, et-fini dans les derniers goûts, à l'intérieur comme à l'extérieur, sous la sur- veillance de M. Pierre Bernard, autrefois de Tignish et de M. Ja- dus DesRoches. L'esprit de zèle et de dévouement incessants dont à toujours fait preuve le Rev. Père Michaud pour le bien-être spirituel et temporel de ses ouailles, depuis 26 ans qu'il les dirige, le rend cher ja tous ses paroïissiens qui parlent [toujours de leur curé avec le plus |grand respect. | Ce qui nous a frappés d'une ma- nière tout particulière, ont ajouté | MM. Arsenault et Chaïsson, c’est | que en tout temps, dans ces gran- ides réunions où nous avons eu le | plaisir d'assister, nous n'avons ja- | mais entendu les français s'adresser | |la parole entre eux autrement que | | dans la langue maternelle. Pour- | itant, les Acadiens du Nouveau- l'anglais tout comme les Acadiens de l'ile St. | Jean ; mais ils montrent assez de | bon sens pour savoir que leur lan- |gue maternelle est encore préféra- lble quand ils s’entretiennent entre Fes | A notre départ de Boutouche | pour revenir dans nos foyers. les | braves gens de cette paroisse nous | ont accompagnés en grand 1n10m- |bre jusqu'au quai pour nous sou- \haiter bon voyage et heureux re- tour. Somme toute, nous sommes très satisfaits de notre voyage chez {nos frèrés du Nouveau-Brunswick. College St. Dunstan |(CHARLOTTETOWN. I. P. E,. Nous accusons réception du pros- aa Collège St. pour l'année 1901 1902. C'est un opuscule qui doute des |pectus du Doustan renseignements intéressants sur cette institution. | Dunstan se divise en trois parties : |le cours préparatoire qui a pour | but de préparer les élèves au cours [commercial ; le cours commercial Iqui suit immédiatement le cours | préparatoire et peut être simultané lavec le cours classique, et le cours | classique qni embrasse une période | de quatre ans. | Les professeurs de français pour (l'année prochaine sont : les Revs. | P. C. Gauthier J. T. Gallant et M. J. B. Turbide. | La réouverture des classes aura | lieu le 5 septembre prochain. | TOUTES LES BOUTEILLES. du | LINIMFNT KENDRICK sont sem- Vous pouvez vous fier | mg mur emmener mme en Le cours d'études, au collège St. | Noces d'Argent PROGRAMME DES FÊTES À ROGERS- VILLÉ, LES 14 ET LE 15 AOÛT, À L'OCCASION DES NOCES D'ARGENT DE CETTE PAROISSE Le 14—Pique-Nique, Bazar, À- musements variés, rafraîchisse- ments, etc. Le soir, courses au bicycle, etc. Le 15, Fête de l’ Assomption, —9 heures, messe solennelle chantée par le Très Révd. S. J. Doucet, V. G., sermon de circonstance par M. l'abbé Levasseur, curé de St. Jac- ques, Madawaska. Le reste de la journée, amusements comme la veille. Souper de 4 à 6 heures. Le soir à 6 heures, procession reli- gieuse et salut du Très Saint Sa- crement. A 7 heures, procession allégori- que acadienne, ascension de bal- lons montgolfiens. AS& heures, séance à la Salle Saint-Joseph. 1. Soiréé Acadienne. 2. Drames, chants et musique. 3. Quatre tableaux vivants repré- sentant des scènes de ‘‘Evangéline’” par Longfellow. 4. Conférence eur l’ Acadie, par le Revd. Père Braud, Eudiste du collège Ste. Anne, Church Point, N. E. N. B.—Excursions à moitié prix sur l’Intercolonial et embranche- ments. LE COMITÉ Méfiez vous des imitations de MOCLEAN’S VEGE@ABLE W@RM SYRUP. Procurez-vous le véri- table et ne soyez pas trompé par d'autre remède qu'on pourrait vous offrir comme ayant la mé. me valeur. Lorsque vous êtes ea doute de quels remèdes vous devez faire usage pour la Diarrhée, le Choléra, les Crampes et toutes maladies d'Eté n'hésitez pas à prendre FULIER'S BLAOKBERRY CORDIAL. à j'épreuve ponr au delà de vingt cinq ans. 25 cen- tins chez tous lies marchands en médecine. La Prohibition La décision du Conseil Privé confirmant la validité dela loi de prohibition au Manitoba établit en même temps la validité de la loi de prohibition passée par la légis- lature de la vrovince de l'Ile du Prince Edouard. On sait donc maintenant exactement à quoi s’en tenir. Tout ce qu’il manque, c’est que cette loine puisse s'étendre dans toutes les parties de cette pro- vince. Quel bonheur ce serait sous le rapport de la tranquillité et de la morale. N'expérimentez pas, mais procurez vous FULLER S BLACK- BERRY CORDIAL. Souvenez- vous qu'il a été éprouvé depuis iongtemps. C'est un remède +ür et efficace pour tontes les maïadies d'été chez les Enfants comme chez les Adultes. 25], centins chez tous les marchands. Rogersville N. B. MM. François Martin et Mi. chel Chiasson sont revenus lundi de la semaina dernière de Rogersville, où ils ont passé une huitaine de jours à visiter la nouvelle colonie. Dans une en- trevue que nous ayons eue avec lui, M. Martin dit qu'ils ont trouvé Rogersville bien à leur goût. À part les pier:es qui ss trouvent dans le sol, la terre est aussi facile à défricher là qu’à l'ile et le soi anssi fertile. Nos gens de l'ile se tirent assez bien d'affaires et sont contents dans leur nouveau pays d'adoption. Comme à l'ile, la sécheresse s’est tait vivement sentir, cet été, à Rogersville, cependant, dit M. Martin, on y voit de magnifi ques champs de blé, aussi besnx ——, —* " que jamais il n’en a vu ici. Nos touristes sont allés voir le Père Richard qui les a reçus avec cette courtoisie qui fait teujours connaître le véritable cœur frauçgais. Le Révérend Pasteur leur a dit que la fonda. tion de la colonie de Rogersville remonte à vingt-cinq ans. II donne un bon compte de no8 insulaires qui sont là. M. Martin dit qu'il y a cu plus de progrès, à Rogersville, dans ces vingt-cinq ans, qu'il y en a eu dans aucun de nos nou- veaux villages de l'ile pour le même espace de temps. L'église de Rogersville est un temple magnifique qui proclame bien haut le zèle et ie dévoue- ment du Pasteur et ses ouailles. Partout dans la paroisse on prononce avec le plus grand respect le nom du vénéré curé, La paroisse est remarquable pour la sobriété des habitants. Le nouveau presbytère en voie de construction est une très belie bâtisse et sera com- plété à l’automue. MM. Martinet Chiasson sont enchantés de leur voyage ct parlent en termes les plus élo- gieux de l'hospitalité empresste qu'ils ont reçue, tant des gens du Nouvreau-Brunswick même que des gens de l'ile quai vivent au milieu d'eux. Pr FULLERS BLACKBERRY COI- DIAL est un remède pour toutes les maladies d'été, chez les adu:- tes comme chez les enfants-eu asage pour au delà de viugti- cinq anset toujours eflicace, Cheztous les marchands, à 25 centins la bouteille. A été éprouvé pour au delà de vingt cinq avec les résultats les plus satisfaisants. On peut se fier au FULIERS BLACK - BERRY CORDIAL comme remède pour toutes les maiadi:s d'été, chez les Enfants comme chez les Adultes. 1i vaudrait aussi bien entre- prendre d'entretenir la malson saus pain Que Saus ul assort]- ment du liniment KENDRICK — le Rai de tous les Liniments. OQueens-Quest La nouvelle loi de la prohibi. tion ne semble pas donuer toute la satisfaction désirable. Quel- qu'un est-il mis à l'amende, il ne perse pas à payer ni à dis- continuer son trafic ; mais aus- sitôt sous les griffes de la loi, il se donue un répit en poussant sa cause jusqu'à la cour suprème et, en attendant, il vend toujours Depuis le retonr de M. Far- quharson,on n'entend plus un mot à l'égard du successeur de Sir L. H. Davies. 11 est proba- bie que ies politiciens forgaeux qui bouillaient da désir d'entrer dans d'arène ont compris quo tous lear frétillements étaient prématurés. 1)s ont conclu qu'il valait mieux attendre s'il y avait chasss à faire avaat d'aller à la chasse. Sir Louis H. Davies est encora & son poste. L'HON.NENATETUR POIRIER Le chef des Acadiens et le président de leur association pationale, l'hon sénateur l’oirer de Shédiac, N. B,a bien voulu accepter l'invitation qui lui a été faite par l'Association St- Jeau Baptiste de Montreal, d'asi: ster à la soirée de gala du 8 août au Monument Natio- nal. Au moment du dévoile- ment du tableau de la disper- sion des Acadiens le sénateur Poirier fera l'historique de cet événement inoubliable en même temps qu'un résumé de la situa tion actuelle de nos fières d'’A- cadie, Tous lez officiers et les membres de notre association nationale sont invités à témoi. gner de leurs sympathies par leur présence et à contribuer ainsi à l’œuvre patriotique de la présentation du magnifique tableau de M. Beau à l'univer sité de Memramcook — LA- PRESSE