: | | 2 ee es ae Le Jeu de la Guerre a Cela parait étrange, mais on n'est pas encore bien sûr que Sampson et Schley réunis de- vant l'entrée de la baie de San- tiago ne bloquent pas une flotte imaginaire. En tout cas, il n’est pas probable qu'on se risque tout de suite dans le chenal pour faire une reconnaissance, a- près l'aventure du Merrimac qui vient d’étre coulé par une torpille espagnole. On a acquis du moins une certitude, c'est celle de la prséence de bonnes et véritables torpilles dans la baie. 11 faut croire qu'à Santia- go, on n’a pas bu du champagne avec l'argent envoyé par l'Es- pagne pour l'achat et la vose de torpilles. C'est ce qui distingue Santiago de Manille ; a”ssi, en dépit de son désir d’imiter De- wey, le commodore Schley est- il d'avis qu'il ne taut pas se presser. 11 dit que le moment est mal choisi pour attaquer le port de Santiazo. En attendant, la question : “Où est Cervera ?” reste encore à l'ordre du jour et sans réponse satisfaisante, puisque on prétend que les Américains se laisseat berner par un navire espagnol placé comme amorce à l'entrée de la baie, tandis que Cervera se hâte vers Manille afin d'y devancer les renforts améri- cains et de chasser Dewey des Philippines. La destruction du Meriimac est la seule nouvelle importante qui ait été reçue depuis l’aven- ture du Winslew dans le port de Cardenas. La guerre continue à trainer en longueur, parce qu'ily a à Washington une Commission stratégique qui change d'avis et de plan comme de chemise et dont l'habileté passera à la postérité. Ce ne sont qu'ordres et contr'ordres. Les soldats qu'on envoyait hier à Cuba, reçoivent aujourd'hui l’ordre de partir pour les Phi- lippines, et demain, mais heu- reusement avant leur départ, ce- lai de rester où ils sont et de se tenir à la disposition du minis- tère. Les troupes qui partent toutes les vingt-quatre heures depuis plus de quinze jours, sont en- core ici, mais tous les jours on annonce qu'elles vont partir de- main. C’est ce qu’on appelle vourir sur place. Depuis qu'est déclarée la guerre, il a été pubiié assez de nouvelles pour remplir plusi- eurs volumes, mais après lec- ture, on arriverait à la conclu- sion que depuis la déclaration des hostilités, on n'a rien fait que de projeter des exploits dont on attend encore la réalisa- tion, mais qui fournissent ma- tière à ces dépêches aussi vari- écs que fausses et sans impor- tance, dont on afilige la popula- tion. Heureusement qu'il ne nous en vient pas une pareille abondance au sujet de l'Espagne et que les Etats-Unis réussissent à satisfaire à peu près à eux seuls les besoins de la presse. Après avoir corcentré l’atten- tion du Monde sur l'arène où ils allaient se mesurer avec l’Es- pagne, ils ont mené si grand bruit autour d’eux que la gale. rie étourdie commence à peine à s’apercevoir que depuis long- temps il n'y a, pour ainsi dire, sur la scène, qu’un seul acteur qui se donne la réplique joue la comédie de la guerre : les Etats- Unis.—Le Réveil. Un Cri Honteux La “Patrie” nous apporte un extrait du petit journal rouge de Winnipeg, l’‘“Echo de Mani- toba.” Cette feuille, fondée par des partisans quand même de M. Laurier, entreprend de faire la lecon à M. Bergeron et aux au- tres amis de la minorité manito- er Pr mn, meme Renan nn ne gts rond, baine. Cela se termine comme! suit : “Ils peuvent so vanter: de nous embêter diablement, nous autres catholiques du Manitoba, et à tel point que la seule ïé- ponse que nous puissions leur faire est “Fichez-nous la paix.” “Oui, nous semmes fatigués de ces luttes hypocrites dont nous ne pouvons qu'être les vic- times ; nous sommes SATIS- FAITS, ENTIEREMENT SA- T1SFA1TS des concessions ob- tenues, et nous voulons en pro- fiter ; nous avons soif de trau- quilité, d’apaisement, convain- cus que par là seulement nous arri erons à une paix définitive; les conseïls de notre Saint-Père le Pape nous dictent notre con- duite ; et les résultats actuels nous garautissent l’avenir.” Véritablement l'odieux le dis- pute, dans ces lignes, à l’ineptie. Ah ! vous êtes “satisfaits, en- tièrement satisfaits,” messieurs les rougets de Winnipeg. Eh bien, s’il en est réellement ainsi, vous êtes des lâches et des ava- ‘|chis, mûrs pour toutes les dé- chéances, bons pour toutes les servitudes. Vous êtes ‘satisfaits, entière- ment satisfaits” de vous être vu arracher votre autonomie £co- iaire ! Vous êtes satisfaits d’avoir vu fouler aux pieds vos franchises constitutiounelles ! Vous êtes satisfaits de n’avoir plas votre bureau d'éducation catholique, vatre surintendant catholique, vos arrondissements scolaires catheliques, toute vo- tre organisation catholique in- dépendante et libre ! Vous êtes satisfaits de voir méprisé le jugement du plus haut tribunal de l'Empire rendu en votre faveur ! Vous êtes satisfaits d'un état de choses sans garanties et sans sécurité, où le compremis rem- place la loi, où le bon plaisir prend le pas sur la constitution, et d'où le droit est banni au pro- fit de l'arbitraire ! Vous êtes satisfaits de plier de- vant le nounbre, de céder devant la force brutale, de recevoir su- brepticement quelques pauvres lambeaux d'une justice précai- re, au lieu de voir reconnaître la plénitude de vos légitimes revendications ! Eh bien, soyez satisfaits, so- yez entièrement et ignominieu- sement satisfaits, tristes cana- diens de l’‘“Echo de Manitoba,” puisque le drapeau rouge vous est plus cher que ie drapeau de vos libertés. Mais n’essayez pas d'abriter votre couardise et votre servilis- me derrière l’auguste parole du Pape. Le Saint-Père ne vous a pas dit de capituler, de vous aplatir et de lécher la maiu que vous a dépouillés. Il vous a dit de continuer à revendiquer tous vos droits avec une fermeté cal- me, tout en ne repoussant pas les répara‘ions partielles que vos persécuteurs pourraient vous offrir. Dieu merci, vous n'êtes que les représentants d’une infime coterie, car si votre cri de satis- tion honteuse était l'écho réel des sentiments de Ja minorité manitobaine, ce serait à désespé- jrer de notre race.—Journal des Campagnes. LA DEVOTION A MARIE ET LE PURGATOIRE La duchesse de Brabant, fille de Philippe, roi de France, étant bien mal, fit prier sainte Lutgar- de encore vivante, de s’emplo- yer auprès de Dieu pour obtenir sa guérison. La sainte, après s'être acquittée de ses promes- ses, lui fit dire qu'il ne fallait plus espèrer de santé, et qu’elle ferait bien de se préparer à Ja mott. Sur cet avis, la bonne du- chesse reçut tous les sacrements avec toutes les dipositions d’un coeur qui tient plus au ciel qu’à la terre. Peu de jours après sa! mort, on l’a vit toute rayonnan- te de gloire, avec une majesté toute riya.e, et un visage plein de satisfaction, et l’on apprit de sa bouche que son purgatoire n'avait pas été long, parce qu’-| féminin. Le conseil de fabrique elle avait un amour bien ten- dre pour la giorieuse Vierge, et,jours-ci, à prendre une déci- parce qu'elle lui avait fait pré- sent pendant sa vie d'autant de couronues de roses qu'elle avait dit de rosaires. Elle ajouta un mot plein d'une parfaite conso-/sont admises aux lation ; que jamais Notre-Dame ne permet que seux-la mesurent sans sacrements qui lui ont une véritable et parfaite dévotion, et qu'elle prend un grand soin de les retirer du Pnrgatoire a- près leur mort. R. P. de Bonyers. Bad Blood Will Out. Can't help but come to the surface in the form of Ulcers, Sores, Boils, Pimples and Rashes of one kind and another. Especially is this so in the SPRING. At this time of the year the Blood needs purifying, the Sys- tem needs cleansing. Nothing will do it with such perfect success as Jessie Johnston Rockwood, Ont., writes : “I had boils very bad and a friend ad- vised me to try Burdock Blood Bitters, so I got a bottle. The effect was won- derful—the boils began to disappear, and before the bottle was done I was totally cured. As an effectual and rapid cure for Impure Blood B. B. B. cannot be equalled.” SAINT ANTOINE MECANICIEN 11 a quelques semaines, un directeur d'atelier apportait un franc à l’arrière-Boutique de Teulon et racontait ceci à :’In- tendante : “Voici vingt sous pour votre saint. Son tour vaudrait davan- tage, mais on fait ce qu'on peut. Hier notre moteur à gaz en pleine bosogne s'arrêta net ; ça lui prend des fois. 11 s'encrasse, alors il faut le nettoyer ; mais hier, par exemple, nous n'avions pas le temps. Le mécanicien es- saie à nouveau de le relancer. Inutile ! On s’y reprend à plu- sieurs {ois. Rien ! Le volant à peine ébranlé à tour de bras, et il est lourd, et il faut peiaer, re- tombait inerte. 11 y avait plus d'un quart d'heure que nous nous épuisions ainsi en vVaim eflors et le travail pressait, Dieu sait ! Finalement, Je dit à saint Antoine : Allons, vingt sous de pain, si ça marche dans deux mi- nutes. Et je sors ma montre, pen- dant qu’on se remet à tourner le volant. En bien, le croiriez- vous, à la dernière seconde de la deuxième minute, pas une seconde avant, le volant échap- pe aux mains de mes hommes et cette fois part et pour de bon. C’est tout demême drôle, sa- vez-vous, des histoires comme ça. On croirait que ce sont des blagues, si on ne le voyait de ses yeux. LA FEMME BEDEAU Les journaux auglais sont, en ce moment, fort préoccupés de savoir si une femme peut rem- plir, dans une église, les fonc- tions de bedeau. Le sacristain de la petite pa- roisse de Finchley étant mort rècemment, sa fille, âgée de 26 ans, robuste, bien élevéé, de mœurs exemplaires et remarqua- blement sobre, demande à lui succéder et fait observer que, depuis six mois, elle remplaçait déjà, à la satisfaction générale, l’ancien titulaire retenu loin du temple par la vieillesse et es in- firmités. On fait à sa candidature quel- quel-unes des mêmes objections qui frappaient l'esprit du pu- blie parisien dans la ré- cente affaire de M'le Chauvin. On dit no- tamment que les bedeaux, com- me les avocats, portent des in- signes spéciaux qu'il serait dif- ficile, peut-être même ridicuie, de combiner avec le costume de Finchley va être appelé, ces sion. Peut-être voudra-t:il s’inspi- rer du libéralisme qui règne dé- jà en Amérique, où les femmes] fonctions non seulement de be- deaux, mais d: ministres. On ne connait pas, en ef- fet, moins de 200 Américaines régulièrement ordennées, et le nombre des évangélistes et des prêcheuses est encore trois fois plus considérable. L'Eglise des disciples compte 46 ministres- femmes ; celle des universalis- tes, 40 ; les baptistes libres, 38 ; les unitarieus, 24 ; les congréga- tionnalistes, 23 ; les frères unis du Christ, 21; les méthodistes, 8 La religion israélite s’est mon- trée jusqu'ici moins accueillante pour les femmes ; pourtaut une jeune juive, Mrs Salomons, vient de faire ses débuts comme ‘‘rab- bine”’ au Sinai Temple de Chi- Cago. Portraits GRANDEUR NATU- RELLE EN MINIATURE Le rédacteur de ce journal et autres personnes prominentes ont eu le plaisir d'examiner les portraits présentés par M. S. F. Tarbush et en ont été trèe satis- faits. 11 y a beancoup d'ouvrage en en ce genre dans cette partie de la province, qui ne donne pas satisfaction M. Tarbush, pour la “High Art Co ,est hautement recom- mandé par les principaux jour- naux de l'ile, pour la qualité de l'ouvrage et la manière dont il fait usage dans son commerce. 1! garantit tout ouvrage qui lui est confié. Point de dépot de- mandé. Il vous accordeia le pri. zilège d'examiner l'ouvrage a- vaut de payer. 1l vous gaantit que vous n'êtes pas obligés d'’a- cheter les cadres, et délivre l'ouvrage lui-même. Méfiez-vous de ceux qui pré- tendent représenter “The High Grade Art Co”. Ces gens n'ont aucune autorité de M. Tarbush Leur travail est très inférieur et le “High Grade Art Co” ne fait rien que “High Grace Work”. Laissez vos commandes à M. 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