_— —— = cms CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, VOL. 6. 6. NO. € arme Q PROPRIE TAIRE. | Fondé en 1893 par Gilbert Mises et son fils, | F. J BUOTE, RÉDACTE UX. Mme. TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARE, JEUDI LE nn À . BUOTE, Assistante. 16 AOUT 1906. 14 ANNEE Le Feminisme —*,* moe Après Pie X la reine Marguerite, veuve du malheureux Hubert, dit roi d'Italie, éssassiné par l'anarch- iste Caserio, élève des loges, a don- né, paraît-il, son opinion sur le féminisme à un journaliste améri- cain M. Conway. Voici quelques extraits de cette interview qui pa- raît assez vraisemblable : —]+ suis absolument opposée à cette chose extravagante que l'on appeile ‘‘l’émancipation des fem- mes.”? —Dans quelques condition que la femme puisse être placée, son premier devoir est de ne pas re- nouncer aux qualités même qui dis- tinguent son sexe. Pauvre ou riche, de haute ou de basse extraction, une femme doit être élevée con- formément à ses besoins. Par-dess- us tout, elle doit se garder de dé- velopper en elle ce qui est la carac- téristique des hommes. ‘Votre Majesté, est elle pour les familles nombreuses ? ‘Oui. Comment une mation progresserait-elle, si ce n’est au moyen de sa population ? Une fa- mile sans enfants est incomplète. Il y a autour de l'enfance une poésie et un sentiment bien faits pour émouvoir le coeur de toutes les femmes. Aussi, la plupart d’entre elle éprouvent-elle ce sentiment, bien qu’elles soient incapables de l'exprimer en paroles. Elles ont l'instinct maternel ; c’est ce qui re- tarde le suicide de la race}... ‘La femme à qui manque la bénédiction de 12 maternité ignore ce qu’il y a de meilleur dans la vie. Je ne parle pas des exceptions uécessaires ; certaines femmes neu- vent avoir une autre mission dans la vie ; une vocation sainte peut les accaparer tout entières corps et âme, : ‘‘Le: peuples sont très influencés par la force de l’exemple. J'ai sou- vent entendu dire que les nobles enseignement de la reine Victoria d'Angleterre avaient eu de mer- veilleux résultats sur : tout son | royaume. ‘Quelle est, d'après Votre ! Majesté, la base de l'éducation? ‘“__L'instrnction religieuse, et spécialement pour les femmes, dont le caractère grandit avec elle. Une jeune fille élevée religieuse- ment se respectera ioujours beau- coup plus que celle”"qui ne croit à rien et appelée ‘‘esprit fort,’ mais elle n’est point, en réalité, ‘une âme forte. Elle perd toute grâce d'ima- givation ; son coeur est endurci par de prosaiques expériences et il ne peut pas lui donner la force nécessaire dans les traverses et les tristesses de la vie. Le jour où le monde lui manque, comme cela ar- rive fatalement, il ne lui est plus possible d'avoir recours à une puissance céleste. La femme sans religion est une fleur sans parfum ; elle ne peut que faire pitié.”’ Affreux Naufrage — Q — Un affreux naufrage a eu lieu samedi dans la nuit le 4 du mois, aux environs du cap Palos Espa- gue. Le paquebot italien ‘‘Sirio’”’, de Gênes, en route pour Barcelone, Cadix, Montevideo, Buenos Ayres, s’est brisé sur les rochers de l'ile Normigas, et sur ses 800 passagers, 300 émigrants, la plupart des Ita- liens et des Espagnols se sont no- yés. Le capitaine du paquebot nau- fragé s’est suicidé après la catas- trophe. Le reste des passagers ainsi que les officiers et les matelots se sont sauvés dans les chloupes du bord qui ont été rencontrées à mi chemin par des canots de sauvetage envo- yés du rivage. Un certain nombre de pêcheurs qui essayèrent d'opérer le sauve- tage des naufragés se noyèrent eux-mêmes. Les survivants se trouvent actu- ellement au Cape Palos ; leur état est vraiment pitoyable, car ils sont sans vêtements et sans nourti- tura. Le ‘‘Sirio’’ a touché un récifeta) presque immédiattement sombré. Il étaitait cinq heures de l’après- midi. La confusion à bord devint indescriptible. Ilen résultat une épouvantable panique. Le correspondant à Madrid du | ‘‘Daiy Telegraph’ décritle naufra- ge du ‘‘Sirio’' sous les plus sombres couleurs. Les émagrants haies, armés de couteaux, et sans*se préoccu- per des femmes et des enfants lut- tèrent avec la pius grande brutalité pour la possession des appareils de sauvetage et des chaloupes. Plu- sieurs passagers furent tués ou blessés y compris quelques mem- bres de l’équipage attaqués par les terrib'es émigrants. Quand le capitaine s'aperçut que le vaissean allait sombrer et que les émigrants s'étaient emparés des chaloupes il se fit sauter la cervelle d'un coup de revolver. Les autres officiers perdirent en- suite tout leur sang froid et il ne resta plus personne pour diriger les travaux de sauvetage. Des témoins oculaires font une épouvantable peinture de la bruta- lité des émigrants. Pendant toute une demi-heure ces hommes san- guinaires furent les maîtres de la situation. Ils se rendirent maîtres de l'équipage par la seule force du nombre, en dépit des efforts des of- ficiers qui cherchaient à sauver | d'abord les femmes et les enfants. On raconte même qu’un yroupe d’'immigrants s’approchant de l’une des chaloupes qu’on allait lancer à la mer et ani était remplie de mon- de, délogea à coup de couteau les premiers occupants. en tuant un certain nombre. Ces misérables [allaient profiter de leur affreuse lorsqu'un autre gronpe | victoire | d'émigrants également armés arri- LE et un combat sanglant s'ensuivit entre les deux factions. Plusieurs des survivants qui ont Fi atteindre le rivag2 étaient séri- leusement blessés et un certain nombre d’entre eux, dans la mêlée, s'étaient fracturé les membres. La situation des passagers est des | abjuré la religion Russe pour entrer Ils ont perdu | dans le giron de l'Eglise catholique. | plus déplorables. tout ce qu’ils possédaient et sont dé- de nourriture. sastre, pourvues d'argent, de vêtements et|de Mile Alice Roosevelt, aujour- Les autorités ma-|‘d’hui LA POULE COUV £USL:-—Son manque de suc- ces a découragé maints éléveurs de volailles. Vous pouvez faire de l'argent en levant des poulets suivant la vraie méthode—en ferez abondamment. Personne ne doute qu'il y a de l'argent dans ‘élevage de poulets au moyen d'u bon Appareil incubateur et Couveuse, Tous ceux qui se sont servis de J'Appareil incubateur Chacham et Couveuse ont tait de argent. Si vous tenez encore à l'ancienne idée iue vous pourez conduire avec succés un com- uerce de voluiiles en empioyant une poule *“Inme couveuse, nons aimerions raisonner Avec VOUS, En premier lieu, nous pouvons vous prouver rue votre perte actuelle en oeufs, que les vingt ou'e La eut durant ic temps que vous us Lt nez & Ccivie et à cot 1vet , Suit iat à payer in Appareil ‘lus ubateur Chatham et Couveuse 21 Ci] où six couvees sans rien dire des plus grands resultats obtenus par l'usage de Appareil Inc ubate ur Chatliain et Couveuse. S1 vous permettez à une pouie decouver, vous erdez au inoins huit semaines de ponte (trois etni ne s à couver et cing sen ai nes à prendre soins des poulets . et dans ces huit-emaines ella aurait pu pondre trois douzvinee d'oeufs. Laissez à lAppareil Incubateur C hatham le soin de voir a l'éclosion. Notre Appareil Incubateur No. 3 fera éelore autant d'oeufs que 20 poules couveuses, et le ‘era mieux, Maintenant, voici une question d'arithrmétique: Si vous empêchez 20 poules de pondre pendant 8 semaines, com- bien d'argent perdez-vous si chaque poule avait poudu 3 doûzaines d'oeufs, quand Îles oeufs valent lc. la douzaine? Iteponse : —89.00 Or, lorsque l'Appareil Incubateur Chathar est à éciore le nombre d'ocuis que 20 poules pourraient éclore, ii gagne une somiue de 39.00 et il vous rapporte des poulets en grandes juuntilés, et est prêt à répéter lu même chose ndéfiniment. Ne pensez-vous donc pas qu'il est plus avan- LAZCU X de laisser les el couver et de laisser l'a aude Incubateur Chathum s'occuper de l'éciosion li y a plusieurs autres points où l’'Appareil [ncu! baie ir ‘hatham et Couveuse triomphe de la poule couveuse. La poue couve quand elle est prête. L’Ap- pareil Incubate ur Chatharm est toujours prêt. En faisant vos plans pour retirer une couvée à an temps propice, vous au:ez grande quantité de bpouicts à ve ndre au temps où'ils sont rares et les prix très cicvés. Si vous dépendez sur la pouie, vos poulets atteindront maturité q uand tous lesautres poulets scnt placés sur le m: iwrché et quand les prix ne sont pas si hauts. La poulegst une mère inattentive, conduisant souventses poulets parmi l'herbe mouillée, dans les bois, et autres eux où Is rats détruisent ses petits. L'Appareil Incubateur Chatham et Couveuse est une mère modèl e, uès rarement perd-elle un petit et elle n'est pas infestée de vermine. Tout étant considéré, il n'y à absolument aucune raison pour continuer l'emploi de la poule cof nine couveuse, tandis que tout prouve que vous devriez possé der Le Appareil Incuba- teur Chatham et Couveus Nous faisons une offre tout à fait spéciale qu'il vous paiera d'étudier. Peu D'’Espace Suffit à L’FElevage des Volailles. Comme de raison, si vous avez beaucoup d'espace, tant micux, mais il y a beaucoup d'hommes et de femmes qui conduisent avec succés un commerce de volailles dans un petit lot ce village. Quiconque a une étable ou hangar de grandeur moyenne et une petite cour, peut élever des volailles avec profits. Mais pour faire de l'argent rapidement, vous devez chasser de vous l'idée de pouvoir réussir nu moyen de poules couveuses. Vous devez obtenir un Appareil Incubateur Chatham et (‘ouveuse. Atin de premettre à tous de faire un bon départ dans la vraie direction et réussir daus le commerce de volailles, nous faisons une | offre wut à fait spéciale qu'il vous paiera d'étudier. Nous sommes en position de vous servir minster, B.C., Montréal, Halifax, Chatham. L'Appareil Incubateur Cha- tham et Couveuse a créé une nouvelle ère dans l'élevage des Volailles. La Poule couveuse comme Moyen D'Eclosion a démontré qu’elle est un Fiasco Commercial. L’Appareil Incubateur Cha- tham et Couveuse a toujours prouvé qu'il était un faiseur d'argent. ” Un Commerce facile, agre- able et profitable pour les Femmes. Plusieurs femmes gagnent actuellement leurs vies d’une manière indépendante et mettent de l'argent de côté chaque mois en élevant des volailles avec un Appareil Incubateur Chatham et (Couveuse, Toute femme qui a un peu de loisir à sa dis- position peut, sans posséder aucune expérience ou sans un sou, s'établir dans le commerce de volailles et faire de l'argent dès le comimence- ment. Peut-être vous avez une amie qui le fait. Sinon, nous pouvons vous donner je nom de piusieurs qui commencèrent avec les 11mes doutes, et furent surprises de la facilité et de k, rapidité avec lesquelles les protits s'accumu - lèrent. 11 va sans dire que le succès dépend d'un! commencement. Vous devez commen cr commeillefaut. Vous ne ferez jamais d'arg en grande quantité dans le commerce : & volaille en employant des poules comme «0 1 veuses. Vous devez «voir un Appareil Incxb :- teur et Couveuse; mais cela signifie, dar: ie cours des affaires ordinaires, un placement :, peut-être vous n'êtes pas disposé à faire da: is le moment présent, et voilà pourquoi notre offre spéciale devrait vous intéresser. Si vous êtes sérieux, nous vous établirons dans le commerce de volaille sans qu'il vous n'en coûte un centin d'argent comptant. Si nous n'étions pas sûrs que l’Appareil Incubateur Chatham et Couveuse est le meilleur, et que grâce à son aide et une somme raisonnable de travail de votre part, vous êtes certain de faire de l'argent, nous re ferions pas l'offre spéciale qui suit :— NOUS EXPÉDIERONS MAINTENANT, À VOTRE GARE, TRANSPORT PAYÉ UN APPAREIL INCUBATEUR CHATHAM ET COUVEUSE Vous r ° nous payez nul argent qu'après la Recolte 1906 “Messieurs, — Votre Appareil Incubateur No. lest parfait. J'en suis tout à fait satisfait. Je me propose d'en acheter un plus grand |’ an pro- chain. . M. LocKwWoob, Lindsay, Ont.” “Messieurs, —Je pense que votre Appareil Incubateur et Couveuse est excellent, J'ai obtenu 757 de trois couvées. IX, 5. FLEMING, Plattsville, Ont.’ ‘‘Messieurs,— Je n'avais jamais vu un Appa- reil Incubateur avant de recevoir le vôtre, Je fus enchanté #t surpris de obtenir plus de 807, et les poulets sont robustes et en de santé, Un enfant pourrait opérer. l'appareil avec succès. JAs. DAY, Rathwell, Man. et la Rene Marguerite NE GASPILLEZ PAS VOTRE ARGENT No. 1— 60 Oeufs No. 2— 120 Oeufs No. 3—240 Ceufs L'A PPAREIL INCÜUBATEUR CHATHAM Scs succes ont encouragé une multitude «a faire beaucoup plus d'argent qu'ils croy- aient possible de faire avec des poulets. Chaque Fermier devrait élever des poulets. Presque ch: aque fermier ‘“ garde des poules ” mais, bien qu'il sache qu'il y un certain montant de profit dans le commerce, il y en a bien peu qui connaissent le montant d'argent qu'ils pus chaque année en négligeant de se ivrer an commerce de volailles d'une façon à y faire de l'argent. La poule comme couveuse ne sera jamis un succès commercial. Sa mission est de pondre des oeufs, et c'est à cette tâche qu'elle devrait être employée. La seule manière d'élever des: poulets avec protit est ée bien commencer, et; installant un Appareil Incubateur Chatham et Couveuse. Avec un tel appareil, vous pouvez commencer à éclore sur une grande échelle er aucun temps. Vous ne pouvez obtenir qu’une moisson d: yoschampschaque année,maisavec un A ppare; Incubateur Chatham et Couveuse vous pouvez élever des poulets dès le commencement du +, printemps jusqu’ à l'hiver, Un assez grand nombre de fermiers ont découvert qu'il y a de l'argent dans le com merce des volailles et ont trouvé que cette branche de culture était si profitable qu'ils ont astallé plusieurs Appareils Incubateurs Cha : à am et Couveuses, Peut-être croyez-vous qu'il faut beaucoup de temps ou beaucoup de connaissances techni- ues pour élever des poulets avec un Appareil! ncubateur Chatham et Couveuse. Si tel est le cas, vous vous trompez. Votre épouse on votre fille peuvent voir à l'appareil sans les empêcher Ge vaquer à leurs occupations. Le marché est ve bon, est les prix ne sont jamais bas. La demande excède toujours l'approvisionnement, et à certains temps ae l'année, vous pouvez pour ainsi dire obtenir quelque prix ge ‘il vous plaît de demander pour e jeunes poulets. Avec un AppareiliIncubateur Chatham et Couveuse, vous pouvez comn'encel à éclore à une époque qui permettra l'écio-ion des poulets à un temps où l'approvisionnement est très bas et les prix proportionnément hauts, Nous savons qu'il y à de l'argent dans le © om merce de volailles pour chaque fermier qui s'y prendra de la bonne manière. Tout ce que vous avez à faire est de vous procurer un Appareil Incubateur Chatham et Couveuse et le mettre en opéra‘ion. Mais peut-être n'êtes-vous pas disposé dans le moment actuel à dépenser cet argent. Voilà pourquoi nous vous faisons une oiire spéciale. EST-CE JUSTE ? Nous savons qu'il y a de l'argent dans l'élevage de poulets. Nous savons que l’Appareil Incubateur Cha- tham et Couveuse est sans égal. Nous savons qu'avec un peu de travail de votre part, vous ne pouvez manquer de faire de l'argent avec un Appareil Incubateur Chathaim et Couvense, Nous savons que nous avons fait une offre semblable l'an passé, et dans chaque cas les paiements furent faits avec générosité et promptitude, Dans bien des cas les paiements étaient accompagnés de lettres de remercie- ments, Donc, nous n'hésitons pas à faire cette pro- position à tout homme ou femme honnêtes qui désirent augmenter leurs profits annuels, Ceci veut réellement dire que nous vous établirons dans le commerce de volailles de manière à ee que vous fassiez de l'argent dès le connnencement, sans vous demander un seul sou avant la fin de la récolte 1906, Si nous connaissions une 1ueilleure offre, noue la ferions. Ecrivez-nous une carte postale, nous donnant votre nom et addresse, et nous vous enverrons des détails complets, ainsi que notre livre superbement illustré, * Comment faire de l'ar- gent avec des poulets.” Ecrivez aujourd'hui à Chatham. ‘ Jromptement de nos magasins de distribution à Calgary, Brandon, Régirna, Winnipeg, New T ht Jsines à CHATHAM, ONT., et DETROIT, M1ICH. The MANSON CAMPBELL CO., Limited, Dept. No.179, CHATHAM, CANADA | DEMANDEZ NOS PRIX SUR UN BON CRIBLE ET UNE BONNE BALANCE DE FERME; et la maison des pauvres servent de quartiers ltemporaires aux survi- vants. 214% On rapporte que ie célèbre chan-} teur espagnol Loia Milanez, est au nombre des morts. L'évêque de San Pablo, Brésil, a aussi été noyé, on dit aussi qu’un autre évêque est au nombre des, morts. Conversion d'une Grande Dame Mile Marguerite Cassini, fille a- doptive du comte Cassini, ci-devant ambassadeur Russe aux F.ats Unis, et maintenant représentant du Tsar à la Cour de Madrid, a, parait-il, Mille Cassini était l’amie intime Par cet acte, la belle Russe sacri- fie toute ambition de paraître à la cour de St. Pétersbourg, si elle n’encourt pas {l’obstracisme et la persécution de la société. L'église Russi est si intimement liée à l’Etat en Russie qu’une apos- tasie est une affaire sérieuse. Avant l’ukase de tolétation qui a suivi la guerre du Japon, l'apostasie avait pour résultat l’emprisonne- ment et la confiscation des; biens. La comtesse, dit-on, a vécu loin de l’âäâmbassadeur durant quelque temps : elle était à Paris, et lui à Madrid. On se rappelle d'ailleurs que son élévation au rang de com- tesse a créé une véritable guerre sociale dans les cercles diploma- tiques. Notre Beurre à la Jamaique L'agent commercial canadien à Kivgston, Jamaique, rapporte que Madame Longworïth. Le ritimes de Carthagène ont envoyé | monde diplomatique et officiel est se faire une position prépondéräénte des provisions sur la scène du dé- | grandement surpris de la conversion sur le marché de la Jamaïque, re- Les bâriiments d'un cirque [de la Comtes:e, notre beurre, qui était en train de parce que les expéditeurs n’en ont pas su maintenir la qualité. Ce beurre provient presqu’ex- clusivement de ia Nouvelle- Ecosse, } cette province ayant un seîvice ré- gulier de Halifax aux Antilles, I! enaété cependant expédié quel- ques consignations d'essai de Mou- tréal, mais on l’a trouvé trop salé. Le beurre destiné aux pays phauës demande, on le sait, une Créparation spéciale, Il faut le met- tre en boîtes ou en boraux hermé- tiquement fermés, afin qu'il ne puisse raracir au contact de l'air. La France expédie beaucoup de beurre en boîtes de ferblanc, dans les Antilles, en Afrique, au Brésil. etc. Ii n'y a pas de raison pour que notre beurre ne réussisse pas aussi, s’il est préparé de Ja même manière et empaqueté avec les mêmes pré- cautions. Mais si l'on s'écarte des règles é- tablies, soit par négligence, soit pour faire plus de profit, on risque de tout perdre, car, avec les cha- leurs qu’il doit supporter, le beurre devient inutilisable, même comme graisse de roues, pour peu qu'on y |cule maintenant, au lieu d'avancer, 4 w ii D + "un ‘ moi o . dé ei v - é D: “ ee ’ rs F F LL. à “ ' Dés F8 re à déteste > ar DE es laisse s'établir la fermentation. æ" » M v. ns » j dt À Ai. > ire 702 Es entre deux Me- decins a —— Il y a eu une lutte très vive, mais cependant très courtois, entre deux médecins très savants de Paris, à propos de la grande maladie à la mode, l’appendicite. Le premier, ie Dr Dieulafoy, sou- tenait que, pour combattre cette maladie, on avait trop souvent re- cours aux opérations chirurgicales; le second, le Dr Reclus ayant ren- gaîné son couteau. Donc, plus on presque plus de sang versé. Mais, comme la chirurgie ne perd jamais ses droits, on dit que M. Reclus va couper toutes les mauvaises lan- gues. Il aura de l'ouvrage ! Es Dans un precipice TERRIBLE ACCIDENT DANS LES ALPES Une correspondance de Genève rapporte qu’un terrible accident, qui a occasionné la mort de treis personnes, s’est produit dans les gorges mystérieuses du Trent (can- ton du Valais). Deux couples Français, des Parisiens en voyage de noces, dit on, +t venant de Chamonix en voiture, s'arrêtèrent à la Tête-Noire, pour visiter les fameuses gorges, où un chemin construit dans le roc conduit au gouffre du Trient. Les touristes formaient deux groupes : le premier couple march- ait fen avant ; un peu en arrière venait l’autre couple, avec le guide Balmaz, de Vernayaz, chargé de la garde de l'entrée des gorges. Tous les cinq s'engagèrent à un certain moment, sur une passerelle. Comme le premier groupe arrivait sur la rive opposée, la passerelle s’effondra, et les trois personnes qui formaient le second groupe fur -- ent précipitées d'une hauteur de 50 mètres et disparurent, emportées par les flots boueux du torrent qui coule au fond dus gorges. Le premier couple fut sauvé, grâce à la présence d'esprit de l'homme qui, s'apercevant que le pont craquait, poussa vigoureuse- ment sa compagne en ayant et resta cramponné avec elle au bord du précipice. Dès que ies malheureuses vic- times de la catastrophe eurent dis- paru dans les flots jaunes du Trient grossi par la fonte des neiges les survivants cherchèrent à leur port- er SeCOMTS. Le mari sonda du regard l’abime — Un abîme de plus de 50 mètres ! — tandis que la femme allait en hâte demander de l’aide. On”a retrouvé quelques pièces d’'habillement des victimes de l’acci- dent des gorges du Trient comme le jupon de Mmes Schoerring, le chapeau de son wari et la chemise du guide. Mais ii a encore été de retrouver les corps. Les victimes sont M.et;Mme A, Schoerriig de Paris ; le mari était âgé d'une trentaine d'années Ja femme d'environ 23 ans. Quelques personnes ont aperçu au confluent du Trient et de l'Eau- Noire le crops complètement dévé- tu de Mme Schoerring mais on n’a p'! le repècher : le corps fut en- traîné plus loin par le terrible cour- ant du torrent. Sore Nipples and Hands A 1 LIEN MR Cartes impossible 2 « |