PR POP ” PT Eu EN DR Ve de dt 5 Mere En FR . La A: VE ON TR sererennee-emeereernener tr RE Te PPS + RE" MU ir" ART RTE ñ en eue Nr put à AN EE Te un PEAR Evangeline. ——_——— DEUXIEME PARTIE a — II (Suite) Leur histoire fut bientôt racon- tée, et le prêtre leur répondit d'u- ne voix solennelle : ‘‘Six soleils ne se sont pas encore levés, depuis que Gabriel, assis près de moi, sur cette natte où repose maintenant la jeune fille, me faisait le même triste récit ; et ensuite il s’est levé et a continué son voyage. Le voix du prêtre était douce, et il parlait avec un accent plein de tendresse. Mais ses paroles tom- bèrent sur le cœur d'Evangéline, comme en hiver la reige tombe dans quelque nid solitaire que les oiseaux ont quitté. ‘Ii est allé bien loin, vers le Nord, continua le prêtre, mais en automne, quand la chasse sera fi- nie, il doit revenir à la mission.’ Alors Evangéline dit, et sa voix était humble et résignée : ‘Laissez-moi rester avec vous, car mon âme est triste et affligée’’. Cette idée parut sage et juste à tout le monde, et le lendemain de bonne heure, Basile, monté sur son cheval mexicain retourna chez lui avec ses guides indiens et ses com- pagnons. Evangéline resta à da mission. Lentement, bien lentement, les jours se succédèrent, puis les se- maines, puis les mois. Les mais dont la verdure sortait à peine du sol lorsqu'elle était arrivée en étrangère, ondulaient maintenant au-dessus de sa tête, et dressaient leurs tiges élancées où s’'enrou- laient leurs feuilles : c’étaient com- me des cloîtres de corbeaux men- diants, et des greniers livrés au pillage par les écureuils. Puis, à la saison dorée, le maïs fut égrené. Les jeunes filles rougissaient à chaque épi écarlate qu'elles trou- vaient, car il présageait un amant, mais elles riaient à chaque épi tor- du et l’appelaient un voleur äans le champ de blé. Cependant l’épi écarlate lui-même ne ramena pas à Evangéline son fiancé. ‘‘Patience, disait le prêtre, confance, et ta prière sera exan- cée. Vois cette plante délicate qui élève sa tête dans la prairie, vois comme ses feuiiles sont tour- nées vers le nord, aussi fidèles que l'aimant. C'est la fleur-boussole, main de Dieu a plantée ici dans la solitude, pour diriger les pas du voyageur dans ce vaste désert sans borne et sans chemin, comme l’O- céan. Telle est la foi dans l'âme de l’homme. Les fleurs de la passion, fleurs gaies et luxuriantes, ont plus d’é- clat et plus de parfum, mais elles nous trompent, elle-nous égarent, et leur odeur est mortetle. Seule, cette humble plante peut nous gui- der iai-bas, et dans l’autre vie nous couronner de fleurs d’asphodèle, humides de la rosée du népen- thès. Ainsi l’automne vint et passa, puis l’hiver : mais Gabriel ne vint pas. Le printemps s'épanouit et fleurit, et les accents du rouge- gorge et de l'oiseau bleu résonuè- rent dans les bois et dans la plaine, mais Gabriel ne vint pas. Cepen- dant, avea le souffle des vents d'été, une rumeur fut apportée, plus douce que le chant d'un oiseau ou que l'éclat, ou le parfum d’une fleur. Bien loin versle nord-est, di sait cette rumeur, dans les forêts du Michigan, Gabriel avait sa hut- te près,des bords de la rivière Sa- Et, avec des guides qui et qui cher- aie que la ginaw. s'en retournaient chaient les lacs du St Laurent, Evangéline, après de tristes adieux, quitta la maison. Lorsque, par des chemins pénibles, après une mar- che iongue et périlleuse, elle attei- > guitàlafin des profondeurs des forêts du Michigau, elle trouva a! 4 È 2 17 } Ê à hutte du chasseur déserte toinee! en ruines. Ainsi s'écoulèrent les longues et} tristes années : et par Îles saisons les plus diverses, et par les Saisons les plus diverses, et dans les lieux les plus éloignés, à vit tour à tour humbles missions morales, tantôt | dans les campements bruyants et! mées, tantôt daus les hameaux sc- litaires, tantôt dans les villes cu les cités populeuses,. | Elle venait comme un fantôme, puis elle disparaissait, et on ne s'en souvenait plus. ‘Elle était jeune et belle lorsque, pleine d'es- pérance, elle commença son long | voyage ; elle était vieille et flétrie | lorsque, pleine de déceptions, elle le finit. Chaque année, en se suc-| cédant, lui enlevait quelque chose | de sa beauté, laissant derrière elle, plus vastes et plus profondes, la tristesse et les ténèbres. Bientôt | de pâies filets gris apparurent et se | répandirent sur son front aube- | | vie qui Se levait surson horizon | } terrestre, comme sur le ciel, à l‘o- | rient, les premiers filets pâles au! matin. ———— | Dans ce ,pays plein de délices | V | | | qu'arrosent les eaux dela Dela-| | ? | ware, et qui garde encore, sous! l’ombre de ses forêts, le nom de| Penn l’apôtre, se dresse sur les | bords de sa belle rivière la cité | qu’il a fondée. Là, l'air tout en-. tier n’est qu'un parfum ; la pêche y est l'emblème de la beauté, et les| rues y répètent toujours les noms| des arbres de la forêt, comme sil elles voulaient apaiser les dryades dont elles ont troublé le séjour. | C’est là qu'après avoir erré sur la mer troublée du monde, la pauvre | exilée avait abordé ; e'est là qu'elle | avait trouvé, au des en- | fants de Penn, un foyer et une pa- | } milieu trie. C'est là aussi que le vieux René Leblanc était mott, n'ayant plus à ses côtés, lorsqu'il expira, qu'un! seul de ses cent rejetons. Quelque| chose du moins, dans les rues amies | de la cité, parlait à | } son cœur, et n'était Son oreille faisait qu'elle étrangère. entendait avec plaisir le ‘‘tu’’ et le ‘‘toi’’ des! Quakers ; cela lui rappelait le pas- sé, le vieux pays d’Acadie, plus une où tous | les hommes étaient égaux, où tous | étaient comme frères. et sœurs. | Lorsque ses recherches infructueu- ses et ses stériles efforts furent ter: minés pour ne plus être recommen- cés sur cette terre, c’est vers ce lieu que, sans se plaindre, elle tourna ses pensées et ses pas, cotume les feuilles se tournent vers la iumiè- re. Aiusi que du sommet de la montagne, le browiliard pluvieux du matin s'évapore, nous laissant voir au loin, sous nos pieds, le pay-\ sage illuminé par le soleil, avecses| rivières étincelantes et ses villes et le brouii- lard de sox esprit se dissipa, et elle bien loin ses hameaux, de même vit le mondc au-dessous d'elle, non plus sombre, mais tout iliuminué d'amour, et le sentier qu'elle avait gravi si haut s'étsn- dait facile et agréable dans le loin- tain. Gabriel n'était pas oublié, L'i mage bien-aimée restait au fonû| de son coeur, revêtue de toute la beauté de l'amour et de la jeunes- se ;: elle le voyait tel qu’elle l'avait vu la dernière fois, embelli même par l'éloignement et par son mor- tel silence. Le temps n’entrait dans les souvenirs qu'elle gardait de lui, car le temps n'existait pas. | Les années n'avait aucun pouvoir | pour rien transfiguré. Il était devenu pour] son coeur comme quelqu'un qui | lest mort et non absent. La pa- | tience, l'oubli d'elle-même et le dé-| vouerñent aux autres, voilà la le- çon que lui avait enseignée une | vie d’épreuve et de douleur. Ainsi | ? À 1i -Snaond “nsæ 1! | son amour s'étali répandu, mais, | | semblables à certaines épices odo- |rantes, il n'avait rien perdu tout) en remplissant les airs ‘de son par- |fum. | (à continuer | mars EEE à PR ET 1,3 V &'4 ETABLE W ORM DYRUP ide KicLean pt LL néde an lun etatoule e6epDr°uve. 1| sür, agréabie au gout et cilicace | apparaître la jet fille errante, tantôt sous les tentes bénies des! sur les champs de bataille des ar-! . 2 LR E . ? “ Fa sur lui ; il n'était pas changé, mais {his mind—to L'IMPARTIAL JEUDI ss LE 19 DEC, 190 ] raffinement de la civilisation, cause de l’extrême sensibilité d douleur; plus l’organisme est douleurs ressenties sont vives porter. maternelles, là nature lui avait tracé. Elle ches elle a grandi au grand puissante, pour elle l’enfante dans ses labeurs journaliers, Pour la femme civilisée, les ternité sont a peine supporta g| couvrance est aussi tardive et 4| prendre soin et alimenter son e Sa méthode de vivre, la m force de ses nerfs et $a résis Aujourd’hui, si elles veut que moins délicate, il lui faut de 1 faut de l’aide pour ses muscl l’aide pour ses nerfs, de l’aide femmes qui en ont fait usage : ‘ dont je souffrais. ‘‘ mes jumeaux. ‘ mes jours. “ tous mes maux. Mes forces me ‘* ouvrage saus fatigue. LSTECIRT < | J l 1| remède par excellence pour gu l’inflammation, les ulcérations ; consultations sont gratuites. APFPETE $2.50. Adressez vos lettres co L'expérience de tous les jours démontre que le Ceci est particulièrement vrai, lorsqu'on l’ap- plique aux femmes, relativement à leurs fonctions Pour l’indienne dans la forêt, la naissance de ses enfants est un évènement qui n’est pas accom- pagné, comme chez sa sœur de race blanche, des inquiétudes et des craintes que l’on connait, parce qu’elles ne s’est pas écartée du chemin que bain dans le ruisseau qui l’a vue naître, eile n’a eu pour tout berceau que des feuilles et des bran- incident qui l’arrête à peine de quelques heures misères et douleurs qu’elle accomplit ses devoirs d’épouse et de mère ; longtemps avant la nais- sance de son enfant, elle est sans vigueur, sa re- j $ 2 t PLIS à 7 , : dE 71| AR , a V WIR NL, ‘€ J'ai pris les Piluies Rouges pour le beau mal et les règles douleureuses. Je sou‘frais depuis l’âge de 14 Second Street, ‘ New Auburn, Me.’ vêtit, a amoindri, d’une génération à l’autre, la quelles elle est destinée, s’exécutent comme chez les femmes moins civilisées et d’une constitution organes essentiellement féminins à leur état natu- rel, afin que tout aille bien; et que les Pilules Rouges puissent remplir pleinement ce but, en voici la preuve dans les témoignages suivants de ‘Il nous fait plaisir, nous écrit Madame Laliberté, de vous dire est évidemment la e notre nature à la délicat, plus les et difficiles à sup- a pris son premier air, étani forte et ment n’est qu’un atigues de la ma- bles, et c’est avec elle peut à peine nfant. anière dont elle se tance musculaire. les fonctions aux- OS use 0 UE es, il lui faut de pour ramener ces ‘15 ans de douleurs sans nom. En suivant les conseils des médecins spécialistes et après avoir pris 10 boîtes ‘‘ de Pilules Rouges je suis plus forte que jamais et je ne ressens plus aucune douleurs. Mes mois passent ‘ sans que je m'en aperçoive à peine, et je vous assure que je me trouve bien soulagée. ‘* Je souffrais aussi beaucoup de mal de reins et de douleurs dans le dos, j'étais toujours constipée et je ‘ pouvais à peine manger. is Pilules Rouges m'ont renforcée, m'ont guérie de mes douleurs et enfin ont ‘{ fait de moi une femme heureuse et reconnaissante. ‘* Madame ACEILLE GRENIER, ‘“ Les avis que vous me donnâtes et les Pilules Rouges, me guérirent complètement dans deux mois de revinrent peu à peu et en devenant plus ‘£ J'ai aujourd’hui bon appétit, ma digestion se fait bien et je puis vaquer à mes occupations et faire tout mon ‘ J'ai recommandé à plusieurs dames de mes voisines de prendre les Pilules Rouges, et je puis vous “ dire aussi avec plaisir qu’elle leur ont fait un grand bien. j ‘ Dame CHARLES LALIBERTÉ, ‘* Ste-Véronique, P. Qué., Les Pilules Rouges sont une préparation spécialement destinée à la guérison des maladies par- ticulières aux femmes et depuis leur plus tendre enfance jusqu’à l’âge le plus avancé, elles sont le Elles donnent des forces, guérissent les irrégularités, Elles donnent cette santé robuste et cette érir ses maux. et la faiblesse féminine. ‘* Canton Turgeon.”’ vigueur qui sont nécessaires, afin d'obtenir une maladie heureuse et une recouvrance parfaite. Nous prions les femmes faibles et malades, spécialement celles qui souffrent depuis longtemps d'écrire ou d’aller consulter les Médecins Spécialistes à leur bureau, au No. 274 rue St-Denis. Les j: Nous prions aussi les femmes de voir à ce que sur châque boîtes de Pilules qu’elles achètent, soit le nom de la Cie Chimique Franco-Américaine, et si elles ne peuvent obtenir les vraies Pilules Rouges de leur marchand, nous leur expédierons sur réception du prix 50c la boîte ou 6 boîtes pour mme suit : COMPAGNIE CHIMIQUE FRANCO-AMERICAINE, No. 274 Rue que je suis parfaitement guérie des maux Comme vous savez, j'étais malade depuis cinq mois, c’est-à-dire depuis la naissance de J'étais tellement faible et je souffrais tellement, qu'il m’était impossible de marcher dans ma ‘ maisca, sans parler d'essayer à travailler. J'avais toujours les membres engourdis et toujours mal à la tête ‘et aux reins. 11 m'était impossibie de manger, de digérer, ni même de dormir; j'étais dans un tel état de ‘‘ mauvaise santé, que ma famille croyait que j'étais pour mourir, ou au moins rester infirme pour le reste de forte, mes douleurs disparurent. St-Denis, Montreal, LONAVE'S MAGAZINE DECEMBER, 1991. The Christmas number of Donahoe'’s Magazine is a titting tribute to the The contents include articles stories, poems, many beautiful illu- strations, and other notable features. season. A few of the special «Christmastide of Long Ago,‘t by Dr B. F. DeCosta, a uuique paper dealiny with events and people of other days. ‘Our Lrue Position,‘ by Rev. John J. Mullaney. The first of a essays on ‘Our True Position,‘ begins The objeet of these subjects are : series of in ‘his number. essays is to show how difficult it is for the average non-catholie, no mat- ter bow high his rank, or how cuitured be entirely free from prejudice against his Catholic neigh- bors. ‘The sources for this préjudice and ignorance will be pointed out, and | the remedy suggested. *«Poets 1 Have Known*‘‘ [Aubrey De Vere,] by Rev Matthew Russell, $. J. From the wealth of personal letters and reminiscences in his possession, Father Russell has prepared another } of his delightful papers, taking as his ct Aubrev be Vere. A tine ection Of VieWas and portraits accComm- | jissionary Experiences in Jamaica Pusrick F. X. Muiry. S. d. r diuiry, gives an interesting | account ci wbat missiouary zeal bas) col- | { done for the natives of this beautiful | | island so sadly in need of the minis- | trations of religiou, though only six | | days* jourpey distant from New York. | ‘The fiction of this Christmas num- | beris particularly strong many favori- te contributors appearing. Among’ !the short stories are : ‘‘“The Monks of \'Traboigan ** by Rev. P. A. Sheehan, :P. P., author of ‘My New Curate.‘:: A powerfu: tale of thrilling inter-| est, told Fotner Sheelhan’s | superb style. ‘A Christmas Visitor*: by Katherine Tynan Hinkson, the love story of Eily .L'Estrange of Dromore | Castle and Vicomte de Poitiers. | «The Best Lai Plans,‘ by Eugene: Uhirich, and ‘The . Little Mother:s | Christmas, by John Austin Schetty . l Kov. Jas. B. Doilaid (Siiav-na-mon) ! Caroiïine D. Swan. Amadeus J. Gert- rude Menard, Henry Coyie, and D. J.; liunahoe, are the poets of the num- er, and contribute in no small degree interest and attractiveness. 14 Lo !is P VOTRE CONFIANCE ser si [hf que la nôtre si vous essayez H Shiioh’s consumption $ et Ja nôtre est si grance { ° LJ gr € que nous garantissons ce vous gué:ir ou votre ar- cent vous sera remis, de plus, nous donnons uratis une bouteille comme échantillon en écrivant. 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