É j POUR, " F se F an ame a ge sh DEN Ein sidi jé en F * $ ; L'EMPARTIAR. ne pu En RE 2 DEVANT LA GUILLOTIN&. ments nous disaient qu'ils|aux clepsydres anciens va son-| même, depuis dix-huit cent ans teanx dans les chausées des en- | (* 106 aan a Uheaper than ever. étaient en voyage. Malheureuse Datis une heure je vais mou-|ment, ils rentrèrerent une rir. Enfin! voiei la délivrance. | demi-heure avant notre visite Comme pour tout autre ces |du matin. Ils logeaieut au cin- soixante dernières minuies se-|quième étage, raieut courtes, 11 me semble! Par une maison en censtruc- Las je n'en verrai jainais latin. | tion, nous grimpämes sur le our passer le temps, je vais 1 it, et nous descendimes sur le noter mes dernières impres-| balcon. Puis, par l'apparte- sions. ment contigu au leur et qui Mes gardiens dorment tran-létait vide, nous péuétraämes quillement. Ils ne se doutent|chez nos victimes. En les aper- pas que je sais que ma grâce|cevant sur leur lit, dormant est refusée »t que mon exévcu-'hurrassés du voyages nous ner l'heure solennelle prédite par les patriarches, chantée par les prophètes ! Sur l'immensité des déserts orientaux descend lentement la nuit grave et silencieuse, tion aura livu ve matin. + |etnes en moment d'hésitation. voilant dans son obseurité, et lle mystère qui va s'accomplir Let les robes bleues des anges :frissonnants qui glissent dans | l'azur… | Tout est dans l'attente, tout est dans le désir, et il semble que les choses Inanimées elles- quirépetait sans se lasser ja- mais : “Oui, venez à moi, vous tous qui pleurez, vous tous qui souffrez, car moi, moi seul, je vous sonlagerai |..." PIRRRE L'ERMITE, [De la Croix de Paris] LES SA BOTS BRULES. Maman, j'ai vu enfin le petit Jésus cette nuit !” C'était la brusque exelama- mèimes soupirent éperdüment | tion qni devait couper court à fants sages. yé l'an passé, maïs en vain. ‘Peut être, se dit-il, n'ai je | pas été assez obéissant ? -“Peut-ôtre aus$i, n'ai-je pas mis assez de soin à placer mes sabouts bien at desseus du tu- yau ?" Aussi petit Pierre fut-il, pour toute la veiliée de Noel pour la vieille grand'mére, eur 1} était Comme cest bon de mourir, La femme centrouvrit les lorsque le vie est désormais yeux. sans but. Ai-je des regrets ?! —Faut les suriner, dit l'uu, Nou certes. Par quel concours |ou nous soiumes frits. de circonstances ai-je été ame-) Le chef de la bande s’élança né au pied de l'échafaud ? Suis | vers le lit, un énorme coutelas je un assassi1, ct ma concience | à la main. D'un coup sec, il est-elle tronbiée ? Je ne saurais ouvrit la gorge a la femme. La le dire. Je ne ressens aucune é-|mort fui instantanée, ear la motion. malheureuse ne poussa pas un 1i y a trois ans, des cambrio- |cri, pas un ràle, après celui quiva vVenir!.…...)un rêve rose de Noel et qui Et voilà que. de tous les /sortaitiont émue, comme une points de l'horizon, et de Rome | impression d'enfant, des lèvr:s et d'Athènes, et d'Orient, etlde pett Jean au matin de la d'Occident, monte dans la nuit | belle fête ds décembre. noire quelque chose comme un! “ Vrai, tu l'as bien vu, mon murmure linmense un sanglot chéri,” dit la mère, souriant qui aurait peur de se faire en-|avec bonheur de la pieuse pen- RS rue D dit |sée de son fils, et se hâtant à ‘la première toilitte pour mieux ouir de la surpiise de bébé. …... nm mon nero trenere . “C'est nous les petits et les|} monde du reste leurs assassinaient ma femme | — À l’autre! Tiens vas-y toi, et me dévalisient. J'étais ab-|me dit le chef. sent de chez moi. La pelice. qui, J'hésitais tout tremblant. n'avait aucun indice, déclara! —Vas-y done, grogna-t-il que j'étais coupable. Elle ne mera,unt, où je te faiston af- trouva pas d'autre moyen de faire. se tirer d'erubarras. On m’arrê-! Alors, ilse passa en moi quel- ta. Pendant trois mois, un juge que chose d’indescriptable. Je d'instruction essaya de me/ne sais si j’eus peur; je ne sais faire avouer ee qu'il appelait si la vue du sang m'avait grisé, moï «rime. |si toutes mes rancunes contre Mon indignation ne l’intimi-|la société m'aflluèrent au cer- da pas. J+ dus subir toutes Îles | veau. Peut-être pensai-je que houtes, toutes les humiliations.| j'avais bien :e droit d'assassi- Et lorsqu'il se décida à me re-| ner, puisque tout le monde me mettre en liberté, avec une or-\ prenait pour un assassin. donnanc: de non-lieu “faute de Le saisis le coutelas et je tuai preuves” bout terrible que je | l’homme. devais trainer “ternellement, je fus considéré par tous comme Un 25su8810. La police ne s'avoua pas vaincue. Elle déclara haute- ment que j'étais le coupable, mais, qu'on n'avait pu me tirer aucun aveu. Je fus de suite cô-: té criminel endurci, qui n’a pas mème eu le ‘ourage de recon- naitre son joriait. Je perdis mx situation. Tout le inond. me tourna le dos. J’é- tais ruiné: is cambrioleurs m'avaieut tout pris. Je battis le pavé de Paris sans pouvoir trouver d'emploi. Je me mis “umelot, mourant de faim. Mes malheurs ne fi- rent pas piti:- aux juges. Ils me condarineTrnt. En sortani de prison, ne sa- chant que faire, Je ramassai des bouts de cigares sur les tret- toirs. perdu. O1 ne devient plus mil- lonnaire comme jadis à ramas- ser des bouis de cigares. On fume trop la pipe et la cigaret- te dans la rue, jusqu'au bout dans les brule cigarettes quine laissent pas le moindre brin de tabac au ramasseur. Alors il me vint une idée. Voili envore un métier | La recette fut bonne. Mes complices, certains inaintenant que je ne les trahirais plus, me firent fête. J'étais comme hébé- té. Je n'avais plus aucnn senti- ment. Le crime fit du bruit. La po- pulation se montra três irritée contre la police. Celle-ci arrèta une vingtaine de personnes, croyant qu'elle tenait fJ'as- Sassil, Au bout de huit jours, j'ailas la tirer d'embarrus. Je me hivrai. Je donnai Îles renneignements les plus probants sur ma cul- pabilité. Je fournis des objets volés. Les preuves furent suflisan- tes. Je m'accusai du double crime. Je vouiais être seul pour- suivi, pour être sûr d’être con- | damné à mort. J'avais soif de la | guillotine. | Enfin ! la voilà qui se dresse. | Et dire que du fond de cette | prison je n’ai pas la satisfaction | d'entendre les coups de marteau EL montage. , Un moment, je crus que le jury allait m'accorder des cir constances atténuantes. 1l ne comprenait pas mon crime, Mon avocat pat le retourner, mon- __—— J'avais soif de réhabilitation. |trant toutes les iniquités dont J'allai m'ofirir comme auxili-|i]a société s'était rendue eou- aire à le polie. On m'accepta. Il fut d‘cidé que je m'affilierais à quelque bande de maliuiteurs et que je les livrerais avant qu'ils n'eussent commis le mauvais coup préparé. En fré- quentunt les malfaiteurs j'avais l'espoir de rencontrer les assas- sins de ma femme. Je nie mis en compagne. Je ne fut mas long à tiouver des bandits qui m'embauchèrent. Si j'avais le temps, si la mort n'étuit pas là qui me guette, je pourras écrire de belle pages sur ce monde. Pendant ma lon- gue détention je n'y ai pas pensé. Comme j'avais de la tenue, que je me présentais biex:,11e8 complices m'employè- rent d'abord à prendre des reu- seignements dans les maisons riche:. dans ies hôtels parti- _culiers. On organisa des expéditions. Je le fis tout avorter, et j'eus la satisfaction d'être la cause de l'arrestation de nombreux malfniteurs. J'étais un mouten enragé. Si cela avait duré quel- ques mois. Paris aurait été complètement purgé. Malhenreusement, on en re- fachait toujours ia plus grande partie “faute de preuves sufl- santes.” On savait bien que c'était des voleurs; mais il pa: raii que ks juges ne pouvaient pas les condamner quand on n'ivait pas trouvé sur èux les produits d’auenne vol. Mes associés finirent par me tenir en suspicion. Alors, afin d'::. sur: de moi. ils résolu- rent «ie me fair jouer un rôle uut 1 dans mir cpération que je n'aurais pas préparée avec eu J: dus ob: Nous allâmes diviser deux jeunes mariés qui s {talent installésaa boue- vard Pereire, Les renseigne- pable envers moi. 1] plaida | même la folie, | Je pus ressairis ma cause. J’eus l’heurense idée de m'ac- cuser l'assassin de ma femme C'était alors partie gagnée. La peine de mort fut prononcée. Mais suis-je bien un assassin ? Je ne le sais pas encore. D’autres doutètrent comme moi. J'ignore quelles influences s'employèrent en ma faveur. Ma grâce fut sur le point d’être signée. Mais enfin, le président des assises sut me présenter au chef de l'Etat comme un malfaiteur dangereux et le bourreau aura ina tête. Mon avocat m'a prévenu hier soir, comme il me l’a promis, que l'exécution aura lieu ce matin. Le jour arrive. Ce sera bientôt. Dans ma jeunesse j'étais un grand adversaire de la peine de mort. Aujourd'hui j'en recon- uais l'utilité. Je vais donc mou- rir légalement. J'irai à l’écha- faud tranquillement, sans for- fantere, mais sans faiblesse. Je ne dirai rien aux spectateurs. Je n'ai rien à leur dire. Je n'ai qu'un immense sentiment de joie de savoir que tout va finir. J'entends des pas dans le cou- loir. C’est le bourreau et son escorte. Allons!tant mieux! Dans dix minutes le néant! J'aurai expié mon crime que je ne suis pas bien sûr d’avoir commis. La porte s'ouvre. Les voilà ! — Boujours, monsieur Deib- ler ! D. MASSONEAU. VISIiONS DE NOEL Le moment proche … Encore quelques instants, et fatidique ap- humbl_s que l'on méprise et que l'on foule aux pieds / “C'est nous, les esclaves sans patrie et sans famille, qu'on as- servit, qu'on vend et qu'on tue ! “C'est nous, les femmes, qu”- on dégarde, qui me sommes plus ni épouses, ni mères ; dont on à fait ue chose sans droit, sans espérance. sans vertus | “C'est nous les petits enfants dont personne ne ‘o’eupe, qu'on jette à la voirie quand ils génent, et qui n'avons ici- bas ni protecteur nl amis ! “C'est nous l'immense armée des pauvres, des malades, des vieillards, qui souflrons sans espérance, uuxquels personne de tend la main ! “Et nous levons nos yeux vers 101, 6 Rédempteur mysts- rieux, qui doit renouveler la face de la terre ! Vers toi, nous tendons nos pauvres malus, 0 notre suprème espoir El Inur- murant: ‘“Crioire à Dieu au plus haut des vieux, et béni soit celui qui vient au nom du Seigneur..." Re Et, dans le ciel eribié d'étoiles, des voix douces infi- uiment chantérent: ‘“Bien- heureux les pauvres! Bienheu- reux les petits et les humbles Bienheureux ceux qui soutirent car ils seront consoiés * Une seconde fois, l'homme a gâté la belle œuvre de Dieu : “Pressez toute chese, disait ja- dis l'abbé Rioux, un gcinisse- ment en sortira |” Aujourd'hui, il n'est plus be- soin de presser: le gérisse- ment sort tout seul ; il monte, il grandit en cri de colère, et plane comme une menace sur la société déchristianisée. C'est nous, les miséreux ! qu'on à arrachés au Christ, ceux qui depuis cent ans, ten- dent la main à tous Les sys- tèmes ; qui haiètent sur la rude! montée de la vie, 4rompés par | les uns, volés par les autres, exploités par tous! | + C'est nous. les miséreux!} ceux qui ne comprensent plus rien à ce ciel bleu, qui brille obstinément au dessus de nos! tête; qui n’ont plus, ni une vé-, ritable croyance, ni un vivant. amour, pas même une suprême | espérance | | C’est nous les déclassés sans, famille, les pauvre sans foyer, les femmes sans idéal, les ado- lescents quise suicident, les petits enfants qui ne savent) plus ton nom, ce sont tonus les! malheureux qui reviennent à! toi, 6 Christ immortel! qui lè-| vent vers toi leurs mains affai- | biies, en te demandant de ré- parér ton œuvre | Ce que tu as fait ilya dix-| huit siècles... peux tu le refaire encore ?...……. | Peux-tu nous ouvrir encore | tes bras, en murmurant comme à Madeleine : “Tes péchés te! sont remis parce que tu as) | Î beaucoup souffert ?” | L'avenir se lève chargé d’o- rages, sur la brébis préfirée ; e le est loin de toi, à Christ qui almais les Francs! Mais tu la regardes encore, Dix justes au- Talent sufh pour sauver Gomor- rhe. n'y a-t-il pas en France des milliers d’âmes qui soni justes, qui espèrent en toi, qui t'aiment toujours et malgré tout, et qui au pied de la Croix sous les risées de la foule, baiï- sent avec amour tes pieds san- PAR OP sue serons Et dans la belle uit de Noel | du fond de l'ombre indécise où | se découpaient à linfinti les, noires cheminées d'usines, 4 entendit une voix, toujours la 1 | Tout Je lentrait dans la chambre, et le père, et les grand’mères, et jusqu'à la vieille Nounou ; lc'était une vraie procession. Qui n'aime à se rappeler, et à revoir la scéne des sabots de | Noel ? Dans la famille opulente (la chambre n'est plus assez grande, Les patins du petit lmonde disparaissent sous les! sats du confiseur, les chenets sont envahis, le foyer devient réduction ravissante du ‘une des cris, de folles joies à chaque inonvelle découverte qui ré- Ipond toujours infailliblement laux plus vives convoitises. Ah ! combien petit Noel est fin, qu'il est adroït, qu'il est bon! Jean était du nombre de ess fortunés. Aussi, après s'être extasié devant chaque bibelot, après avoir subi uu véritable assaut de baisers et de caresses des vrais donateurs, il se redres- sa tout pensif et s'exclama encore: “(C'est égal, maman, |j'ai vu petit Jésus: rien n'est atnss) beau que ini; mais c'est bien drole, il était tout rouge de froid, ses mains, ses Petits pieds étaient tout transis.” “ Allons. dit la mère, de plus en plus heureuse dans sa fi de chrétienne, ailons, Jean tu sais bien que le divin Jésus est venu aiast pendant hiver pour nous sauver. Vite, ha- billons-nous, et puis nous allons aller adorer et le prier dans 8a crèche de l’église ou tu Le retrou- veras.” “ Et nous ini donnerons, dis, matian, des mitaines et des bas s’il a encore froid.” .......…. Ar La première mess> venait de finir. La foule entourait la erè- che, caline. heureuse, recueillie. La gent bruyante des enfants de chœur s'échappait avec force piétinements. Âux portes, iles pauvres semblaient moins jmalheureux que de coutume, Cependant, à travers tout ce peuple, un enfant se glissait. Quelques personnes, se sentent pressées, se détournaient vive- ment, muis lui les regardait d'un air si suppliant et si mal- heureux qu'elles lui cédaient le pas. Noel n'est-il pas le jour des enfants daus la détresse ? Lui, il était pauvre et malheu- reux etil voulait arriver jus- qu'à la crèche. | Ni vous aviez pu le voir? De temps à autre, toutefois, la foule s’ouvrit et, alers, vous au- riez aperçu un enfant de six ans au regard intelligent et vif, à la figure bonne et franche en- cadrée dans de longues poucles blondes, (C'était une de ces fi- Igures de gamin des rues que l'on rencontre parfois et qui font dire : ‘Quel dommage que ce he seit pas un fils de prince!” Mais avec cette mine, queile détresse ! Les pantalons s’en allaient en filoche, un vieux veston de collégien, criblé de pièces et de déchirures, proté- igeait, tant bien que mal, la pauvre petite poitrine ou gron- dait un gros rhume. Quand aux accessoires, du gilet et des bas, il n'en restait plus trace, et ses petits pieds placés fou- laieut, tout nus, la paile plus froide encore. Quel était donc ce pays, di- rez vous indignés, pour qu'ou laisse aller les marmots de cet âge, pieds nus dans la rieige de décembre ? Oh: combien rencontre-t-on encore d'enfants abonmdonnés. Pour la chaussure, elle n'était absente que de la veille. Petit Pierre, c'était son nom, avait dès longtemps entendu dire que petit Jésus passait dans les cheminées pendant la nuit de Noclet jetais des gà- lerand bazar. Et puis, ce sont poussa ses sabots bien leutre les deux pierres qui ser- | vaient de chenéêts. Pauvres petits sabots! Comme ils étaient folts! l'enfant Jésus, un moins son- des neufs, je serais bien con- tant.” Hélus ! Pierre s'endormit, La cendre mal éteinté, s'avivant, le lendemain, tout uvait dis- paru. | Pauvre petit Pierre! Quelle! désolation à son réveil, alors. que tous se réjouissaient ! Plus matinal que de contume, | il avait quitté sa paillasse pour courir à la pierrede l'âtre, 11 faillit éclater en ue trou- vant même plassa misérable chaussure. Le souvenir de sal graud'mere qui sommeilleai en- core l’arrêta, ear petit Pierre: avalt bon cœur. | Une idée suprême lui vint: “Si j'allais à l'église demander ines sabots au petits Jésus. Je: le trouverai là dans sa chè-he "1 Et, a pas de loup, sans Fuire de présantion et s'échappe... QE Et ii arrivait à la chappelle OU une main d'artiste avait esquissé, dans une seène déli- cieuse simplicité, le récit de l'Evangile de Ia Nativité. D: larges paliniers Gessiualent Île paysage de Judée, la viville cabane ruineuse, le givre ré- pandu partout, les roses syinbt- iiques de Noei, la Vierge en extase, Saint-Joseph agenouillé, l'Eufaut-Dieu dans ses langes, tout allait à l'âme et repertait vers la première heure de Père chretienne. Petit Pierre s’agnottilla. et voici qu'une riche daïna, cou- verte de fourrures, conduisant par la main un bel enfant, dé- placeà côté du petit malheur reUx. : .. Jean,'ear c'était lui, poussa un cri mal étouilé, comme Îles enfants que la surprise vieni subitement étreindre. ‘ Maman, regarde donc ce petit. Oh !comms il ressemble au petit Jésus que j'ai vu la nuit! 14 “ Regarde ses mains, elles sout bién rouges ; ses pieds, oh'comme 1is sont transis dé froid ! ‘ Oh!dis, achetons-lur les mitaines, les bas et les souliers au petit Jésus ” Et la mère qui est toujours l'intermédiaire de Dieu, après avoir adoré et remercié ce divin enfant, conduisit petit Pierre chez elle, réchauifa ses petit membres glacés, les couvrit chaudement, car daus l’opulent» famille chrétienne, on voit encore aujourd'hui le petit Jésus de la crèche aux mains bieuies par le froid, dans le pauvre qu’on secourt. À full iine of Alberton, P cette fois, plein de bon vouloir orpheliu. et, le soir venu, il! avant | Pierre se disais tout bas: “Si geait à me les changer pour. s'en prit aux sibots de Noel, et! bruit, il ouvre la porte avec! licatement vêtu, vint preudre 2 — Winter is now getting near farmers will want a littlestock, we ask them to come and see our Tea, Sugar, Mollasses, Oil, etc. : Remember we have the very ‘best of pure vane Sugar in stock. Our Boots, Shoes and Rub- :bers are all in and are marked at low water mark to suit pur- |chusers. À | iron of every descriptien, just what the farmers want. |: Salt, Fiour always on hand ‘and recviving weekly. We ‘have the Beaver Brand, the best in the market. We have our store replenished with goods suitable for farmers. Farmers if you want goods at reasonable prices -come to us- | Cash paid for oats. J. B. Poirier. À meilleur marche que Jrinais L'hiver approche. Les fer- miers ont besoin de s'approvi- sionner. 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