F KE l | | RS DR Rene nee manne mo Gr :. un, L'IMPARTIAL. Le seul Journal Francais dans 1. du Prince Edouard. Publié le Jeudi de chaque semaine, ABONNEMENT : L'IMPARTIAL un an... … $1.00 L'Impartial et Buote's Monthly $1.30 Toutes communications, re- mises, etc. doivent étre adressées à F, J. Buore, Tignish, I. P. E. re = L'IMPFANRTIAL. 22 M.RS 1S9%4 PS TIGNIS:! nee “Le jour: nl, € est la g'urde chaire du eur. fa haut de cette chaire. l’apôtre, le prédicateur se fuit eutendre, nou plus entre les murs d'une égli::. mais à tour le monde. La presse esi jir=.-nse pour le mal ; il faut qu'elle sui: p'r- pnissante pour |: bien. L::bbé Henri Rayno @ ixgrain. en Le New-York Sun met Jhon M. oyal au nombre des annexionistes. Le premier ministre Peters a adressé la parole, lundi, à une foule immense, x: Mount Stewart. Un grand nembre de l'élite de Charloitetewn y était. ÿ à x.) Nous lisons daus le Monde du 15 : On croit que sir John Thompson r.mplira après la session les sept vacances au Sénat Cauadieu. La chambre locale de cette previace est convoquée peur le 28 courant. Quoique l'op- osition ne soit pas nom- Donne em croit cependant que la sessien sera orageuse. L'Electeur dit qu'immédi- atement après l'ouverture du parlement fédéral, l'hon. An- gers démissionnera si le gou- vernement ne lui accorde pas les concessions qu'il deman- de au sujet des, écoles de Manitoba. | Les dernières élections géné- rales à la Nourvelle-Ecosse, ent su pour resultat de faire remonter Padministration Fielding au pouvoir «vec une bonne majorité. Parmi les meuveanx élus. neus voyons les nems de deux Acadiens : M. Comeau, libéral. peur le comté de Digby et M. Pothier, conservateur. peur le comté de Yarmouth. a ee E e PARLEMENT FEDERAL L'ouverture de la session fédérale s'est faite avec tente le cérémonial ordinaire. Lors- que lord Aberdeen, escerté d’un détachement militaire et entouré de son état major, est arrivé pour présider la céré- monis d'ouverture, une feule immense encombrait les abords des édifices du parle- ment. Le discours du trône a cté lu dans les deux lan- gues. On à remarqué que lord Aberdeen pronençait très bien le français L'adresse a té proposée à la chambre des communes par sir James Grant et secondée par le Dr. S. Lachapel'e. Au Sénat, l'hon. D. Fergusen de l'Ile du Prince Edouard a propo- sé l’adresse, qui a été secon- dée par l'hon. M. Casgrain de Windsor, Ontario. À part quelque modifications du ta- rif, un projet de lei de failiite et uu autre pour établir an meilleur service de steamers -u: l'Atlantique et le Pacifi- que, le discours du trône ne ce nent rien de bien remar- qu'bie. L'opinien génerale est que la session durera trois mis. Monthly. lustrates in spiendidiÿ exeruted ar ashim cugrav.ugs the very latest and newest Meiss ‘a Ladies’, Misses’ and Children's Garments, Le latest information on Fabries, W hat to Wear Lol Trimmings. Househoid Pccoration ard far: Cu < Coowkiuz and Domestic ieceipts. *u9- cr", pres, ouly 50 pe = Es «hiies, ticui- ÿgend Money Order or Bank LTa Bnsdurd Fashion Ce, 853 W, 144h Bt, New York tribuée au maitre. . L'IMPARTIAL. L'ASSEMBLEE DU 14 a LE SIEGE SENATORAL Une nombreuse assemblée à en lien, mercredi, le 14 courant, à la salle Ste Marie, à propos de nommer un suecesseur à l’hon- G. W. Howlan, dont le siège est devenu vacant au sénat. Après plusieurs discours pen- dant lesquels les noms de plu- sieurs messieurs furent men- tiounés, les résolutions sui- vantes furent présentées par Gilbert Buote, ecr, et secondées par J. E. Richard, ecr, ; Vu que le siège sénatorial du comté de Prince est devenu va- cant par l'élévation du séna- teur Howlan à la position de lieutenant gouverneur de cette province : Et vu qu'il parait juste et équitanle que son successeur soit un homme du comté de Prince ; Et vu que Joseph O. Arse- nault, ecr, M. P.P. d'Egmont Bay, comté de Prince, a repré- senté le troisième district du comté de Prince pour au delà d’un quart de siècle, à la satis- faction générale du comté ; Et vu que la nomination du dit Joseph O. Arsenault, ecr, au siège vacant, serait accueil- lie favorablement par le comté ; Résolu, que cette assemblée recevrait la nomination de M. Arsenault au sénat avec la plus grande satisfaction, et qu'elle prie humblement le Gouver- neur Crenéral en Conseil de prendre en leur sérieuse consi- dération les résolutions ci-des- sus ; Résolu, que copie de ces ré- salutions soient immédiatement transmises à j'hon. Sir John Thompson ministre de la justice, etc. Ces résolutions ayant été sou- mises à l'assemblée, furent u- nanimement adoptées. Au delà de cinq cents élec- teurs ont signé en faveur de l'hon J- O. Arsenault. F. J. Buote, Président J. S. Perry Secrétaire QU'EST-CE QUE L'INSTITUTEUR Ceci est une question que les contribuables de nos écoles ne se demandent pas assez souvent C'est cependant une question qui devrait occuper leur atten- tion : car il y va de leur intêrèt et de celui de leurs enfants. Une habitude qui prédomine géné- ralement, et qu'on pourrait considérer comme une faate impardonable, c'est le manque de zèle, et je pourrais même ajouter, l'indifférence qui règne chez un bon nombre de parents à l'égard de leurs enfants qui fréquentent l'école. Se basant sur l’idée fausse qu’il leur suffit de faire partir l'enfant le matin pour l'école sans se preoccuper s’il est muni des livres néces- saires, ou s’il a les livres, sans s'être donnés la peine de s’as- surers'ila préparé, à la mai- son, les devoirs et les leçons qui l’attendent en classe, un bon nombre de parents abandon- nent leurs enfants à leur ‘“lais- ser faire” et ne les envoient à ‘école que par routine, ou en- core, comme on dit communé- ment “pour debarrasser la mai- son”. Ces enfants, après avoir fréquenté l’école pour plusieurs termes, même pour plusieurs aunées ne se trouvent guère plus avancés qu'au commence- ment. Alors, s’élère le cri: il n'yapas de progrès. On ne cherche guère à trouver la vé- ritable cause de ce'retardement. Toute de suite, la faute est at- En toute justice, est-il raisonnable de blämer le maitre s’il ne réussit | pas dans la tâche ardne qu'il | s'impose ? Non. Le maitre, quel- | réussir à moins qu'il ait la co- opération des parents. Une fois cette coopération gagnée, la bonne volonté, l'intérêt l'assi- duité à l'étude est assurée de ia part des enfants. Une autre cause qui contribue pour une bonne part au manque de pro- grés, est l'habitude facheuse de certains parents qui se permet- | tent d'offrir des remarques au désavantage du maitre en pré- sence de leurs enfants. Par ex- emple, le maitre juge-t-1l à pyo- pos de réprimander on de Doi l'enfant, la nouvelle en est rap- portée à la maison, et les pa- rents au lieu de seconder les ef- forts du maitre dans l’exercise de son devoir, le bläment et encouragent de cette manière, les caprices de l'enfant. Heu- reusement tous les parents n’ap- partiennent pas à cette caté- gorie, mais 1l est pénible de constater qu'il en existe un trop grand nombre. Parents songez-y, les progrès de vos eu- fants à l’école, dépendent de votre coopération à supporter l'instituteur dans l'exercice de son devoir et dans le maintien de son autorité à l'école. NoEL LA QUESTION DEN ECOLES M. le Redacteur : — Pour la première fois, je viens solliciter un court espace dans les colon- nes de votre aimable et intéres- sant journal, afin de faire pré- valoir les droits des instituteurs tant anglais que francais. Ni nos écoles sont d’une nécessité indispensable à la société, les instituteurs ne le sont pas moins ; donc ils méritent, dans cette grande qu stion., qui est d'une importance vitale, l'appui et l'influence du clergé et des laiques en général. I] est absolument incontes- table que pour voir fonctionner nos écoles, il nous faut des insti- tuteurs ; et c’est un fait des plus palpables qu'ils ne peuvent sub- sister de ‘manne.’ comme autre- fois les Hebreux dans ie désert. Il faut donc, que leurs services soient payés par le trésor pu- blic eu bien d&Gélions les cor- dons de nos bourses. Aujourd’hui, circule dans les journaux, la rumeur, laquelle, il est a craindre, n'est que trop certaine, que le gouvernement actuel se propose de retrancher les instituteurs sur leurs minces salaires. N'est-il pas évident que nous rétrogradons, si, en plein xixme siècle, les hommes qui nous gouvernent sont assez traitres à la cause de l'éducation pour sanctionner de telles lois ? 11 me semble, et je ne suis pas le seul de cette opinion, que le pauvre instituteur n’est que très médiocrement payé deses rudes travaux. Cent quatre-vingt pias- tres par an, plus le supplément, ne ferme encere qu'un salaire assez faible. Il est vrai qu'en faisant cette réduction, une dizaine de mille piastres seraient épargnées à la province, mais ce serait au dé- triment de nos écoles. Si le gou- vernement en est rendu au peint de faire des réductions dans les salaires pourquoi ne pas atta- quer le mal à sa racine. Le surintendant en chef de l'éducation, seul reçoit un sa- laire de dix-huit-cent piastres par an, plus huit cents piastres pour son sécretaire ce qui fait un total de deux mille six cent piastres pour ce département. Les professeurs de l'Ecole Nor- mal et du collège P. W. recoi- vent un salaire de douze cent piastres chacun, en moyenne ; mais pas un mot de réduction concernant le salaire de ces messieurs. Et que font-ils en comparaison de nos instituteurs | des campagnes ? La tâche pénible des institu- que bon qu'il soit, ne saurait | teurs est, sans aucun doute, à £ FF À di N pren 'És sr È É — TT. . messieurs, accomplie par l’insti- tuteur de campagne, puisque | c'est sous sa tutelle qu'est placé l'enfant, dans son jeune âge | pour être formé ; et quelle rude | tâche, jue celle de prendre l’en- | fant à l'A, B, C et de le faire | progresser | | Le professeur de cellège, au | contraire, reçoit sous sa tutelle, le jeune homme, qui possède déjà des connaissances assez , étendues ; qui est à même de | penser et de raisonner par lui | mème: donc plus de nécessité ! de répéter mille fois la même | chose avec des termes toujours | nouveaux. Voilà, la différence | qui existe entre l'instituteur et } l | le professeur de collège. Par conséquent, si la tâche rude de l’enseignement est as- signée à l’instituteur des cam- pagnes, il n’est que raisonnable qu'il soit encouragé et payé se- lon ses labeurs. Or done, il n’est que juste qu'aucun changement ne soit fait dans la lei scolaire dans le but de réduire le salaire de nos maitres d'écoles. Si quel- que changement était opéré ce devrait, il me semble, être un changement en faveur de nos instituteurs français, qui quoi- qu'enseigmant, sur un pied dé- galité, les deux langues, ne re- coivent pas un saiaire plns éle- vé que leur confrères, de langue anglaise, qui n'enseignent que leur langue maternelle. . Si les autoritées considéraient cette question d'une manière impar- tiale, je ne doute nuilement qu'ils vissent une grande injus- tice envers nos écoles françaises. Ni, en un mot, les autorités ne jugent pas à propos d'augmen- ter le salaire de nos instituteurs français, au moins qu'ils ne ré- duisent pas leur salaire, qui ne les fait subsister que très mai- grement. Amis confrères, aux armes et combattons ce projet de loi in- digne d'homme sensé. Et vous, gens des campagnes, qui aimez à voir fonctionner vos écoles jo1 gnez vous aux instituteurs et tra vaillez de toute vos forces, en protestant coutre de tels empié- tements sur nos droits. Formons ensemble une phalange ; mon- tons à la brêche et opposons toute administration qui veut empiéter sur la cause de l’éduca- tion. Songeons que c'est un de- voir sacré, pour chaque père de famille, de faire instruire ses en- fants. Nous devons, par consé- quent, opposer toutes lois qui tendent, à enfreindre. en quel- que manière que ce soit, notre système d'éducation, au détri ment de nos écoles publiques. Il est à espérer que nos hommes influent, te:s que les hors Joseph O Arsenault, et S F.Perry, M Blanchard, ainsi que notre estimable Inspecteur des éco es française,s et tout autre in teressé dans a cause de l’education prendront l'initiative, et travai/leront pour cette noble cause comme de bra ves soldats, quoique jusqu'à présent ils aîentiété muets sur ce sujet. Nous avons notre part dans les deniers publics Nesoyons pas assez laches pour ne pas reclamer nos droits, au risque de voir fermer nos ecoles Je m'errête, monsieur le rédacteur, de crainte d'ennuyer vos lecteurs ; mais j'aurais encore beauceup à dire sur ce sujet. Vous remerciant d'avance pour l'espace que j'occupe dans vos colon- nes, je me souscris votre tout dévoué AMICUS. | | | etc 10me mars 94 Nouvelles de Bloomfield, Monsieur le Rédacteur, Le 15 courant, Il y a eu, à la salle St. Antoine, une assemblée organi- sée par les libéraux pour sonder l'opinion des électeurs à propos des taxes que le gouvernement propose d'imposer. Mr. Rogers le représentant du district dit qu'il croyait savoir que c'était l'intention du-leader Mr. Pe- ters, d'imposer une taxe sur le terrain. Conséquemment sur les fermiers seulement. Il dit qu’il rs ag r £ À - D + à un projet de loi de cette na- s'opposerait de toutes ses forces, ture. Il lui fallait admettre que la taxe étuit inévitable, mais il voulait une taxe qui atteignit également toutes les classes de la société ; le capitaliste, le pro- priétaire d'immeubles, le mar- chand, le mécanicien, l'avocat, le médecin, l'officier public, en un mot tous, chacun selon son revenu. Les mess, suivants : A. McAuslam, C. Metherall, Amedée GCrallant, Maurice Gal- etc. approuvèrent pour la plu- part in toto le plan de M. Rog- ers. M. Bon Gallant ayant été prié d'adresser la parole. dit | entr'autres choses, qu'il était fort surpris d'entendre parler de taxe, parce qu’il n’y a que quelques semaines, à la veille des élections on nous chantait | sur toutes les gammes que les | finances du gouvernement libé- ral étaient en si bon état que, les tiroirs du trésor public dé-| versaient d'abondance. Qu'est | il arrivé ? Le fond du ceffre-fort | est il tombé par le poids des | métaux, ou bien ces messieurs | nous ont ils fait de la blague | pour gagner le vote des élec- | teurs trop crédules ? Si ce n'est, | dit-il, ni l’un ni l'autre de ces | deux cas, il faut que les admi- | nistrateurs de la chose politique | aient aggrandi leurs peches dé- | msurement et-à dessein. Si le | gouvernement avait l'intention d'envoyer des assesseurs dans : les districts ruraux, il devait choisir des messieurs des cam- pagnes, des gens sobres, parce que s’il déléguait des gens de Charlottetown quijn'est plus. sous le régime du Scott Act, nous pourrions bien être te- moins des scènes ridicules qui ont eu lieu par le passé. (appl proiongés) | La question des écoles fut} aussi discutée avec beaucoup | de divergence d’epinion. À en juger d’après le sentiment pu- blic, je pense que ce sera dange- reux pour le gouvernement de s'aventur r sur Ce terrain. M. Blanchard, représentant | lant, B. Haywood, H. B. Huestis | | | conservateur, prit aussi la pa- | role sur les différentes questions bien goûté. Quoique l'assemblée | fat nombreuse et composée des | | deux éléments politiques, le bon ordre a été remarquable. Nos concitoyens ici sont unanimes à souhaiter que l'honorable M. Arsenault soit promu au sénat, comme il a droit de l'être, après sa longue carrière politique au service de son pays, sans ja- mais avoir de lui même deman- dé une des positions lucratives que beaucoup, qui y avaient moins de droit, se sont disputés à chaque fois que l’occasion s'en est présentée. Espérons que ses droits comme les nôtres seront reconnus et que nous aurons l'honnenr dans peu d’avoir un des nôtres pour nous représen- ter au parlement fedéral. AGRICOLA. St. Anthony 15 mars ‘94 ECHOS DE RUSTICO EN FA- VEUR DE L'HON J. 0. ARSENAULT : M TK rédacteur A : Comme de coutume, le club de débats tenait une de ses ré” unions, vendredi soir, le 16 du cou- ran, à l'école Saint André, Rustico. L'école était comble. Il avait été con- venu que l’on dirait un mot concer- nart l’éléction pendante au siège va- cant au Sénat. Le Président, M. le capitaine Je- rome Ga!lant, en prenant le fauteuil, rappela, dans ‘es termes les plus cha- leureux, ies titres de l’hon, Jos. O. Arsenault, et annonça l'intention de soumettre des résolutions à l’as- sembiée. Messieurs S, Buote, S. Pineau, G. LaGlere et autres par.érent d'une ma niè-e é ogieuse de la conduite poli tique de M. Arsenault, tous S'a cor dant à dire que, par suite de ses hautes vertus civiques, M. Arsenault LCR Rates rune of the gouvernment. followed by J. Blanchard Esq. liées gomme tps enrelramelenctimurer-ipnhee-n ne le cédait en rien aux quelques uns qui voudraient rivaliser avec fui. Les résolutions suivantes furent adoptées uianimemenf : Attends que les Acadiens qui for ment la sixième partie de la popula- tion de 11e du Prince Edouard ont droit à la nomination d’un de ieurs nationaux au siege vacant au Séuat, et que le siège doit, en toute justice, être rempii par un représentant du comté de Prince ; Et qu'une | ngue carrière politique et de nombreux services rendus au pays sont les qua- lités acquierant cette nomination distinguée ; Réscla ;que les Acadiens de Rustico s’anissent à leurs a “is du | comté de Prince pour continner de | demander au gouvernement fédéral de considérer sérieusement les titres de l'hon, Jus. O. Arsensult qui à ser- vi si habilement pendant vingt sept ins à li chambre ivcale et dont l’ha- tilité en politique ne peut êre m se en ques'iun ; et qu'ils demandent de céux que les reyrés atent à la chambre des communes de fiire vaioir lestitres du distingué acadien. Résolu, qiune copie de ces resnlu- tions soit eïiv-yée à ‘’IMPARFIAL avec prié au Menteuret à : Evan- gé ine de reproduire, A. Daiïron Sécretaire. POLITICAL MEETING AT BLOOMFIELD. Pursuant to notice, a pubhe meeting of the electors of this | locality was held here on the 14th. inst, to discuss the politi- cal situation of the day. The meeting was first addressed by the Hon. B Regers, who spoke at length on the subject of re- trenchment in the management He was who spoke pretty much in tke | same strain. Speeches were also ma‘e by Messrs À. McAuslam, M. Gallant, B. J. Haywood, C. A. Metherall, R. Huzstis À. Gral- lant and B. Gailant, ail of whom S offered suggestiens as to the best means of facing taxation, it taxation should eome. M. B, Crallant admiristered the pre- sent government quite à tas- tigation. He showed in plain language that they had abused of the confidence of t re electors of this province. It is only a few . weeks ago that the general elec- et fit un discours qui fut très. tion took place. Peters & co. took good care not to mention taxation during the campaigu, but now, that they have again got to power, taxation appears in all its hideous colours and is staring the farmers of this conun- iry in the face. Not only that, but the government is jnst about laying violent hands on our system of Education. M. Grallant's speech produced a marked effect on the electors present. AN ELECTOR. LA FIEVRE TYPHOIDE À BUF FALO Buffalo, N. Y., l4—-Ea fièvre ty phoïde continue à se propager dans des proportions alarmantes, Ssixante dix sept nouveaux cas out été © »1st1.É8 Den dant les dernières vingt quatre heures. L'épidemie étant causé par l‘impureté de l‘eau, le conseil d‘hyg'ène a publié un avis : vitant tous les habitants de Ia ville à ne boire que de l‘eau bouille et filtrée. Deces Au Centreline Road, le 14 de Mars, aprè une maladie de huit jours souferte a’ec res'znation, et fortifié de tous les secours spiri tuels dont l'Eglise arme ses enfants à l'heure du trépas, Joseph Buote à l'age de 22 ans et 7 mois. LEP îbe by fie American RER