to, En LA CIE. DE PUB. DE £ VOL. :& NO, 135 , ii 172, Fu = k Union SE dc 09 {127 741, PROPRIETAIRE. fait la Force fn RS LS TT à ë ’ = ww Moscler l G. BUORE, RÉDACTEUR. —_ F. ]. BUOTE, GÉRANT TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 28 MAI 1908. x D » & *: CPrSBCEC?;: Le à LF®S 7 XIV.—LA CHASSE AUX FOUL + QUES Une semaine se passa encore ‘ La santé de Melle de Norville s'était sensiblement améliorée. Depuis l’exnlication si complète que nus avous rapportée, soi dim: se trou vait soulagée d’un grand poics ; le calme interieur semblait avoir réagi sur cette organisation impressiona- | 19% ble. Une confiance ahsolue ré nait maintenant entre Ja fille; un sentiment commun, un: . « mere commune souffrance les avait sincè- | rement rapprochées. n'était pas naturelle:nent m ‘cha: te ; les durs reproches de Morna: Jui avaient fait faire un saiu ‘our sur elle-même. Elle réparer ses torts envers 52 s eutourait de soins Elle ne quittait presque plus la chambre d’ Amélie une seule elle avait consenti à sortir ut mo- ment pour prendre l'air sur la plage, en compagnie du docteur moirot ; mais. excepté Mornas, qui de temps en temps visitait ces dames, elles ne recevaient rigou- reusement personne. Adrien, comprenant toute la dé licatesse de sa position, avait voulu dès les premiers jours quitter Bala- ruc. Des intérêts à régler l’appe- laient impérieusement à Paris. Les dilapidations de Malevieux, en effet, n'étaient pas allées aussi loin qu’on l’avait cru “d’abord. Grâce à la prudence du notaire d’Adrien on était sûr desauver une somme à à peu près égale à celle dont Mor- nas avait fait opérer la restitution par le prétendu lord Corbett. La présence d’ Adrien devenait néces- fille affern : aifileciuenx. fois, saire pour lever certaines formali- | tis ; chaque lettre le pressait de partir. Mais Mornas le retenait toujours, comme s’il eût attendu une circonstance, un hasard qu’il était fort embarrassé de spécifer. De son côté, le jeune homine, sans se rendre compte lui-même de son espoir, n'avait pas hâte de se met- tre en voyage; tant qu'ilse trouvait près d'Amélie de Norviile, il lui semblait qu’elle n’était pas com- plètement perdue pour lui. On atteignit ainsi le comimence- ment d'octobre. Ce mois qui, dans nos climats du Nord, amène souvent avec luiles brumes et ‘les plui:s glaciales de l'hiver, conserve vent dans la France la température douce et agréable du méridionale la printemps. Aussi, les pensionnai- | re de Balaruc ne sougeaient-ils pas, encore à quitter l'hôtel à la grande satisfaction du docteur Moirot, qui assurait que les eaux therima'es avaient surtout de l'efficacité dans l'arrière-saison. Une circonstance particulière vint augmenter l’afllu- ence des gens du monde, non-seule- ment à l'établissement des bains mais encore aux deux villages qui portent le nom de Balaruc. On avait annocé dans les villes environ- | #7 nantes à C:tte, Agde et jusqu’à | Montpellier, une grande chasse aux poules d’eau sur l'étang Thau | pour le 5 octobre. C'était là uue de ces solennités qui attirent imman-| quablement les habitants de l’'Hé- rault et des Mais, pour faire lsgtenr conuprendre a £.:2.. et la| Î La marquise | et | sou- | \ Bouches dn-Rhône. au latsrals de un anrian de fêtes, | Mis mur le Rata NULS ARS TRI 4 FEUILLETON DE L'IMPARTIAL LE CRI DU SANG G0:000c90 XII.—LE SECRET BLST.EÆ + , SE DE nott ) ver de lui en donner une idée c+ tir de la in de l'automne et pendant toute la saison d’hiver, les étangs sont les rendez-vous d’une ligieuse quantité d'oiseaux 1, qui viennent des contrées scptentrionales chercher une tem- Leur est quelquefois si prodi- qu'ils forment comme des Cependant, des l'eunemis les poursuivent 15 | pSrature moins rigoureuse. Inuages vivants. > heure du jour et de la nuit ; on les tire à l'affût, on les Î 1 | orernd | mi 1 | Î avec des filets entre deux 1 ls exterimine par tous les Souvent les ins sont envahis par rinables | totibereaux chargés de sarcel- Îles, de canards, d'oies sauvages, De inno entes de ces grands | res. Il y a des pêcheurs et re braconn'ers qui vivent toute l'année et peuvent élever leurs fa- sroduit de leur gibier pendant un seul hiver. H1AaSsSa rrillas arran * riilles ayec le | Parrui ces chasses destructives, la plus célèbre et la plus æmusante Lest la battue aux foulques. Elle s'exécute en bateiu, avec un grand concours de curieux et de tireurs. | Des barques manœuvrent de con- | cert pour obliger les oiseaux d’eau | là se réunir sur un même point. | Ainsi enfermés, :ls prennent leur | vol et passent nécessairement au- | dessus de la ligne des tireurs, qui | les déciment avec leurs longues ca- inardières. Les foulques ou poules | d’eau, dont le vol est bas et lourd, | présentent surtout des facilités pour |cette chasse et en font les princi- Quand les malheureux une enceinte, on | va en reformer une autre, du côté où ils se sont abattus. flottille, la gaiété des assistants, les détona- tions incessantes des fusils, forment le pittoresque et animé. Des femmes élégantes, des étran- , des gens de toites conditions, courent de fort loin pour en jouir, rillage le plus voisin du théâ- ue manque pas, cette circonstance, de réaliser de fort beaux bénéfices. C'était donc une expédition de préparait sur l'étang Thau, le 5 octobre ; le rendez- il était fixé à Balaruc- les Bains, en face de l'établissement thermal. Des la veille, un grand Inombre de voyageurs avaient en- s et les lieux pu- blics de deux villages ; c'était la battue de l'année ; les fourmillaient à la surface de l'éta Le matin du jour dé- le temps était des plus favo- rables ; il avait que peu de | vent ;: un léger brouillard, que le | soleil ne pourrait dissiper avant |d'avoir acquis une certaine force, |s'étendait mollement sur l’eau, et devait permettre d’approcher aisé- ment le gibier. Tout promettait donc à la chasse un succès complet, | paux frais. volatiles ont vidé | de l’étan: y o évolutions de la I HS un spectac 1 1 si la casse se © ce genre qui a = v < 1 OUS LSCHCI: 1 vaal are nS 21} iQ ar 15 iiere Icu ques y ng. 1014 Sign£, n'y let les Nemrods les plus modestes se jc:oyaient assurés de remplir leur carüier. } Aussi, dès l'aurore, la foùle com- lle à s’agiter sur la plage: 1 | mença-t-e On s'embarquait en shaliupes qui RIRES RIERIRSRIRSE RS vous commun. PAR SAR SIIR SIERRA EE SR | devaient porter des familles entiè- res, les autres sur des ‘‘pontons’”” 'récouverts de tentes élégantes et destinées à abriter de belles chasse- resses contre les feux du soleil. Les chasseurs émérites prenaient place en silence dans de petits nè- guefols, que leur poids et celui de leurs lourges canardières faisaient presque enfoncer à fleur d’eau. | Du reste, bachots, arlequins, pi- |nasses, néguechins, ou quels que soient les noms bizarres que les pêcheurs donnent à leurs embarca- tions, toutes avaient trouvé des amateurs. ÆElles étaient déjà char- gées jusqu'à sombrer, et pourtant une troupe bruyante de retardatai- res soilicitait encore du rivage une | place à leur bord. D'autres ba- teaux, appartenant aux viilages du littoral, accouraient dans la | brume, se dirigeant vers le rendez- Le son rauque et monoton2 de conques marines, em- bouchées par de robustes jeunes gens, se prolongeait au loin sur l'étang et annonçait le départ pro- chain de la flottille. Il restait cependant une impor- tante formalité à remplir : il s’agis- : sait de choisir un commandant ou ‘famiral’”’ pour o-donner les ma- noeuvres et combiner les efforts de l'expédition. Cette charge exi- geait un chasseur consommé autant qu’un marin habile, car des bonnes dispositions du chef dépendait le succès de l’entreprise. Aussi, les électeurs, c’est-à-dire tous les pê- cheurs et braconniers du voisinage, se mirent-ils à discuter chaudement les titres des divers candidats ; et cette fois le suffrage universel ne devait pas manquer de faire un bon choix, le mérite seul pouvant exer- cer de l’influence. Les dames de Norvilles, enve- loppées de châles et de mantes, à cause de la fraîcheur de la matinée, contemplaient de leur fenêtre cette scène intéressante. Amélie sem- blait recouvrer rapidement ses for- ces ; le sourire commençait à repa- raître sur ses lèvres. La marquise avait aussi retrouvé un peu de sa gaiété d'autrefois et, pour divertir sa fille, elle exerçait sa verve rail- leuse sur certains personnages ridi- cules de la plage. Elle avait ainsi ‘passé par les armes’”” uu beau-fls d’une ville voisine, qui allait à la chasse sur l’eau en habit noir et en gants beurre frais ; puis Mme De- forges, la vieille aux commentaires charitables, qui se promenait, son ridicule à un bras et son carlin sous l’autre, en robe ponceau et en châle tumuite, iles amarante, avec une autre vieille, sa |compagne, non moins laide et non moins méchante qu’elle ; puis le maire du pays, dans tout l’éclat de sa gloire, avec son écharpe, son pantalon nankin, sa rouge trogne et son chapeau tromblon. Les ori- ginaux ne semblaient pas devoir manquer de sitôt à sa verve satiri- que, lorsque la marquise se tut bisiguuement et se rejeta en arrière. Un jeune homme, en costume de chasse, un fusil sous le bras, venait de sortir de l'hôtel et descendait à petits pas vers la grève. En pas- sant sous la fenêtre, il leva la tête tuughinalement , quand il aperçut les dames, (| rauwii m6 les nalua { } } l Î denuis plusieurs jours. È 10 ANNEE. J. H. Myrick & Co Importers aad lealers in DRY GOODS HARDWARE Backaches of Women. FINE GROCEKIES Baskaohe Is the cry of Weak Kidneys for help. Baokachelsthe warning note of much mare serious trouble to come, if not at- teuuci to immediztety. Backache oan ba curod quiokly and permancnt!y by using DGANS KIDNEY PILES. The great and well known Kid- ney.remedy. They have cured thousands of women. They will curc you. Mrs. KR. L Lane, Mapleton, N.B. writes:; “JT was greatly troubled with Backeche and pain in my side. I saw Doen’s KiGney FPills advertised, s0 thought I would give thema trial. After the first box I began to feel better and TL took two more to make a complete cure. I consider Doan’s Kiduey J'ills a good, houest, reiiahie medicine fer ali kid- ney troubles and can highly recomumend them.” ie, per box cr 3 for $1.25. AÏl dealers cr ‘annenedi : - Tu Doan Kipxzey PILL Co. Toronto Out, 0 pened à tull ant ed | d’un air triste ; ensuite, se jetant dans un batelet à peine suffisant complete stock Oi pour le contenir, il disparut der-| rière la flottille qui encombrait cette | portion de l'étang. | La mère et la fille s'étaient reti-| rées vivement de la fenêtre. Elles | JEU GO0DS. venaient de reconnaître Adrien de; Laroyère, qu’elles n'avaient pas vu | Elles se | regardèrent d’abord en silence avec | And Hung Fupplies AT TIGNISH : ané ALBERTON We have jus: embarras ; puis, par un mouvement | M e are pr epared spontané, elles s'embrassèrent avec | to supply the wants effusion. ‘Pauvre mère ! disait Amélie. —Chère enfant ?" murmura la inarquise. Ce fut tout ; elles se devinaient. En ce moment, Thérèse introdui- sit le vicomte de Mornas. ‘Quoi ! madame la marquise pas encore prête? demanda-t-il avec aisance ; vous ne voulez donc} nice pas profiter de cette occasion d’as- sister à une de nos célèbres chasse, aux foulques ? La journée sera magnifique, et le docteur Moirot espère vous voir dans la chaloupei qu'il a eu la galanterie de faire dis: | tending purchaser: poser pour les dames de l'hôtel. —Monsieur le vicomte, répondit S Mme de Norville avec un peu de to 21ve us 4 cal}. timidité, comme si elle eût craint 3 que sou refus ne fût pris en mau- | | vaise part, je préfère ne pas quitter | and they will find ma fille. La chère enfant s’ennuie- rait seule ici, et d’ailleurs, de cette fenêtre nous pourrons suivre tous | W € can meet al les mouvements de la chasse. —QOui, mais la promenade et ie à grand air vous feraient du bien, si competitor Ss je ne me trompe, voilà plusieurs | jours que vous n’êtes sortie de cette | chambre. Save to them the —C'est vrai, maman, dit Amélie, | et vous finirez par vous rendre ma-| lade à vous enfermer ainsi avec moi. | Je suis beaucoup mieux portante, | et je puis fort bien rester seule pen- | ? dant quelques heures. Cependant, | PENSE of OS ti il faut l'avouer, ces chasses m’ins- | pirent une sorte d’effroi ; on dit of the farmer, fisb- erman and mecha- We invite in- and trouble and ex- } { DIPLOMA AT THE PARIS Exxtg1- BOOTS & SHOE* qu’il y arrive de nombreux à |Summerside or dents....’’ | Mornas sourit, pos ‘“]i y a en effet des exemples de Charlottetown. malheurs arrivés à la chasse aux | fouiques, répondit-il ; mais vous | Abonnez-vous a voyez qu'une pareille éventualité | csulie à là Rise page) L'IMPA ATIAL mme Lt 2 DT ESS CRC [ MACKINNON'S ENGLISH OINTMENT 000000 TION 1902 ESTABLISHED OVER A QUARTER OF A CENTURY Has now headquarters in Eu-- rope at 62 Farringdon St. London. Mackinuon’s English Ointment is one of the best ointment ever placed on the market, It has made cures where other remedies failed. CaAPT. DANIEL FRASEr, Alber- ton, writes : ‘‘This is to certity that after being alost entirely bald a new crop of vigorous, heai- thy hair has grown on my head through the use oi McKinnon's English Ointment. I can conf- dently recommend this Ointment to all similarly affited, and believe bat it will do everything that is claimed for it. Itried many hair vigors and other preparations but none did any good.’ NID “VIGILANT” INCLIN AJUSTIBLE { Breveté Can, et EU.) Em pêche les poules de manger les œufs. Simpte-— Sür -— Durebie Pas deressorts—les ne ” RE se ser—le plan i- nées faittomber dans 1e bas à a nid. Rene e lesinsectes et ! ù En. es parasites. Deman e h: L. P. MORIN & FILS, Manon sa Rue $t-Antoine, St-H: Prix 450. chaque. Expsdi TRE COTTON PLANT Many people North of Mason and Dixon Line wonder how cotton grows and as few have been South we give a description of the cotton plant fur- nished us by one of the Northern set- tiers at the Winter Health Resort, Pinebluff, N. C., the town that has been built up by Northern le, “We sohaloii e plant a Nul: es of cotton, and give you a faithful des- cription. The seeds are about the size of a small bean with a very tougb dark hull covering the kernel or meat: as the Southerners calls it. The hull is covered with a fuzzy coton like snb- stance which is the ends of the cotton fib.e that was left sticking on the hull in the ginning proce:s. Each fibre of hair of cotton sticks in the hull zust like the hairs enter 1he human scalp. The hair of good cotton is about au inch in length, The cotton seed js planted in North Carolina from April 20th to May the 10th. ‘The farmer buving a period of twenty days to plant. In favorable weathcrthe cot ton sprouts and is up in a weeks time. The young plant looks as much like young buckwheat as two twin bro- thers, and urless it is a month old a Northern man would take an oath on it being buckwheat. ‘The blossom is in the shape of a holly hock. When it first blossoms out eaily in the day, the flower is white, by evening it is a deed red. The next evening the blos- som drops off and leaves a {iny green ball about the size of a large garden pea. In a few days it is as large as a small marble and it grows and grows until it becomes the size of a guinea egg, and then it burst open and in a day or two the fleecy staple hangs from the boll in its snowy whiteness, and a field of cotton in Oct. Nov. und Dec. ressembles a new fallen snow. We Northerners who have come South to live do not plant the cotton for the market as we Can make larger profits on poultry. vegetables and fruits but the income to the native fermers of the county in which the Northern people have located (Moore Connty) is more than a quarter of a million dollars annuaily.” th Qué. nte, A sculement per We have not advanced the price of our tobacco, Amber smoking tobacco, Bobs, Currency and Fair Play chewing tobaccos are the same Size and price to the Consumer as formerly. We hae also extended the time for the redemption of Snowshoe tags to January 1st., 1004. THE EMPIRÉ TOBACCO CO., Limited dE ; nl TES OBTENU 5 PROMPTEMENT VOZ=TOUBUn0 ilée? Sicul, demandez notre ir8," pour Savoir comment s'obtiennent los pat: E bre G nt (A AE VE “Guide des Invent tes. Informaticrs pret Fa SR Es aigue sus Calan ser emaasph di ot A béntmcéunnnttqn diet em manmen