k none PR beat: ÿ à > nn ER RE 0 ERA De on $: : ‘ 7 FHdeler : EN, gré ee SR =‘ LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. — . F. J. BUOTÉE, GÉRANT JEUDI 9 ANNEE. VOL. 1. NO. 36 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, LE 10 OCT 1901. La Jeune Fille Pauvre Cl qu nn gt CARTES D'APRE is | THE CHARLOTTETOWN 0000900X3XX0000000 PREMIERE PARTIE + si vous l'aviez fait ma fille, je. Calmez-vous, mon père, inter- rompit-elle, et rassurez vous, je vous jure que je n'ai rien de- mandé. C'est alors François qui a parlé, qui a dit je ne sais quoi, quis‘est plaint. Puisque ma maison est aussi misérable, qu'il en sorte, .…..Je ne veux plus le voir. Mon père, vous êtes injuste. Fraaçois n‘est pas coupable. Quai l'est donc ? La Providence, mon père. La Providence! la Provi- dence! Cela sonne creux, on ne répond pas. À d’autres, ma fille. Je vous plains, mon père, ré pliqua tristement Fernandes, s vous pensez ce que Vous dites. je crois, moi, à cette VPiovi-| dence dont vous semblez doater.| C'est elle qui veille sur mous, elle qui nous protège. De quelle main s’est-elle pour arriver jusqu'à Nous le saurons un jour, être. peut: la et craignons d'en blasphémer| le nom. Tu es un ange, soupira le duc radouci :tu peux pa de la sorte. Je voudrais être moins, sce ptique en certaines :natières, et ne le puis. Avoue avec moi ce que cette aumône cguiséena| de blessant. t eice n'était mône, mon père ! Fic'était réellement un rem- boursement, je n’en serais pas fâché, car je suppose qu'il serait le bien venu. Mais je ne compte guère sur mes débiteurs. La bonne foi ne court pas les che- mins, ma fille, j'en aifait la triste expérience. —N'ailez-vouu pas poser en règle ce qui n'a été que des ex ceptions ? — Les, exceptions soat si nom- breuses que j'y ai laissé les trois quarts de ma fortune. Et pour quoi ce mystère ? n'étaitil pas plus simple de venir à moifran chement ! Je te fais de la peine, je le comprends. N'en parlons plus. Seulement, je me propose d'interroger le docteur à sa pro chaine visite ; ii pourra proba- blement me renseigner. Tu crois pouvoir disposer de cetie somme ? Disposes-en. Au fait! pes une au- 11 peut y avsir du vrai dans ce conte. goiste pour rester indifférent de vaut la douleur d'autrui, et sur-! tout pour ne pas _. Fargent par les tenêtres. une belle chose ; malheureuse ‘che rch« )bscu- peut la pratiquer ; ment celle au siècle re plutôt la lumière que l'o rité. —N'étes-vous pas un vivani exemple du contraire, mon père ? Me, : ns NS ns Di —Moi ! oui, j'ai pu essayer dé faire des heureux, et voilà ou te e cela m'a conduit. Que me rest t-il? ser vie | nous ? | En attendant, re mércions | Le monde est assez é-| La charité est | elle procure de | douces jouissances à celui quil | vos bienfaits ? — Ta as toujours raison, Fer- nande : je n'ai pas le droit de me plaindre. Allons, emorasse ce vieux fou que tn appelles ton père, et oubli: m2 sotte querelle. X11 UNE PENSEE DE PASCAL. ‘‘L'est être d'autant pivs misé— rable, qu'on est tombé de plus haut”’,a dit Pascal. Voilà ce que se répétait souvent le dac de Valdepine. À part ses décep tions, et ea vie n’en était qu'en tissu, ilse voyait aux prises avec l‘adversité e6 la misère,etil ne savait pas élever son âme au dessus da malhenr, ni appeler la résignation à son secours. Toujours en révolte avec sa pen- _|sée et ses aspirations, il construi | ;|sait sans cesse ce passé, que pui “aurait affirmé ne ponvo ir être que brillant alors qu'il était l'a. | venir. | Son dernier désastre le trouva ‘sans force pour le combat. Ii ent peur du présent, et, n'osant regarder ni devant ui derrière lui, il voulut mourir. Nous sa- il fat sauvé. | Grâre à une déviation, la balle n'avait qu'efHeuré le poumon droit, La bleseue était profonde et Fernende n'ignorait |pas qu'il s’en ressentirait tou- jours. La von était longue. Cet état permanent de faiblesse influait sur ia pauvre due. Le mp} soumettait non la raison, mais les révoltes de l’es- vOons Comimnment et grave, rvalescence T1? k alv, | Comme l'enfant et le vieiliard |le duc vivant sans inquiétude, ue sentant que vagnement Ja situation qui iui était faite. Mais avec ja santé, revint aussi l'énergie du sentiment. (Cette somme de 800 franos si étrange. ment remise, fut le choc qui le tiraen quelque sorte de l'état léthargique dans lequel il était plongé. 1l deviua en partie ce qui se passait autonr de lui, et la misère, qu’il croyait avoir sentie jusque-là, jui apparut daus toute sa hideur avec son cortège dhumihations et de hontes. Ilse rappela alors ce qu'ii l'avait été et, comparant le présent au passé, le vertige s'empara de lui. On lui faisait l’anumône lil était donc bien misérabie ! Etait-ce possible ? Etait ce bien au dac de Valdepine jae s’adressait ce don insul- tant ! — 1} ne se demandait pas | si cet argent c'était la vie pour lui, pour sa fiile !1l ne se de- | maudait rien et n'entendair que | le ori de son orgueil. S'il avait connu les sublimes sacrifices de Fernande, l'obscur déronemeat de Francois ! La jeune fille sonffrait pour (ous. Depuis sa rencontre avec Île iocteur, elle était plus calme, sinon moins préoocupée. 11 lui semblait que le ciel l'avait en- fin prise en pitié. planer sur elle une protection, l'espérance revenait ja b:roer. | Devantelle s'ouvraient quelques | respectives moins sombres ; | * poids qui l'oppressait était | lunrd : une main tendne vers elle : alle ctait dé- Elle sentait. amie s'était) danger etennété miraculeuse- ment délivré, com:r-ndra l'in. fini de la prière de Ferrarde a- près le départ du docteur. Comment reproduire cette chaleur d'expression ée l'âme, cette inspiration aftendrie, cette élévation de nensées ani étonne et confond ! Fernande ètait tom- bés à genoux; elle oublia on moment ses angoisses et la paix descendit en elle. Le dne w'avait pas cette con- solalion. Sans être sceptique, comme beaneonp d'hommes de sa trempe, il admettait la reli- gion, redonnaissait la grandeur du christianisme, la beanté de ses enseignements, le su :lime de sa morale, la nécessité du eulte, le besoin de la croyance à un être saprême, l'existence de cet être svprême. Mais pareil à bien d'autres, il cherchait er- core et toujours cette lumière impalpable qu'on anppelie la foi, qui réchauffe à sa flamme l'es pritet la raison et rend Dien sensible au cœnr. D }à, les déconragements sans bornes, le murmure, ral, le vide pour appni, l'orgueil aux prises avec l'infortnne ; les folles présomptions. les décep- tions amères, les désesnoirs in’ sensés, Ja révolte Le malhenrenx se l'affaiblissement mo: demandait lorsqu'il n'avait qu'à faire quel fois que la secret da cette résio- pation était dans la nature de Fernande ......… — Elle est froide ! sonupirait il Tant mieux, eila souffrira moins ! ...…., Fernande froida ! connaissait pas! 11 l'ad mirait pourtant Hile ignorait ses ver- tus, et trouvait natnrel de faire ce qui Jui coûtait si peu. Avant à s'occuper des antres, elle ne pouvait songer à elle. et ce n’4 tait pas son propre avenir qui l’'éponvantait. Le dnc, an con- traire, n'envisageait nas cet a venir sans appréhension ; il se trouvait misérable parce qne rien ne lempêchait plns de penser à lui. 1! ne Ja XIII UNE VISITE AUX ‘OISEAUX. Le docteur avait tenu parole: il était revenn visiter la petite maison de Pasxy. Avant d'en: trer chez le due, ilavait lonzxne. ment causé avec Fernande, et. condnit par la janne fille, il a- vait enfin été serrer ja main de son ancien cent. Celui ci ent bien quelqne envie d'amener la conversation sur le solde provi- dentiel, les regards suppliants de sa fille arrétérent les ques tions sur ses lèvres, et ce fut avec une satisfaction d'artiste qu'il se livra peu à peu aux charmes d'une canuserie sem'- mondaine. 1}y onblia un mo- ment sa faiblesse et son maras. me habituels. en demandant conduire Feruande voir sa f:m- ime, le convalescent an déjà ! d'une façon si expres- | fait. 1] ammongnt Fan-n2 (CE : . (Su Ca pa: 6 © le paisir qu'il avait partir, À 1 constante.|! } FE - à | Firet | où sa fille pnisait son vonrose, | | ques pas pour découvrir la) source, 1lerrait aillenrset en! vain. Avengle !1l croyait par. 7. Mu TL Pr AND SURGEON Prize Graduate New York University MONISE. .. ,.P'E LI J. DOIRON,W.D. GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. nl 0 PUNPES LES MicLean, À. À K. 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