ee gay + a pe ns. F %- Les Eveques du Canada —…—…mmt TOUS LES BVEQUES DEMANDEN# LA SUPPRESSION LU FAMEUX SERMENT ROYAL. ne On vient de livrer à la pabli- cité la lettre suivante : À son Eminence 1lime et Revme. Le Cardinal H. Vanghan. Archevêque de Westminster. Eminentissime Seigneur, Après avoir pris connaissanee ds la lettre circulaire récemment adressée par Votre Eminence à son clergé touchant la déclara. tion et le serment qu’une légis- lation inique met encore dans la bouche da Roi d'Angleterre lors de son accession au trône, les Archevêques et Evêques de la Puissanee du Canada sont heu- reux d'offrir à Votr: Eminence, avec leurs félicitations empres- gées, l'expression unanime de leur pleine et entière adhésion à cette énergique protestation. Ce reste d’intolérance reli gieuse pèse trop lourdement sur la conscience catholique pour que tous ces des loyaux sujets de Sa Majesté Britannique, qui ont le bonheur d'appartenir à l'E- glise Romaine, n’en ressentent pas vivement l'injure et ne se croient pas justifiables de cher- cher par tous les moyens légi- times à faire disparaitre pour ja- mais une aussi indigne d‘olara éion. Grand nombre de protestants eux-mêmes, animés d’ua esprit de justice, qui nous réjouit et qui les honore, pensent que le temps est venu d'effacer des Sta- tuts de l'Empire ce souvenir né faste de discordes et de haïines : ils jugent l'hanre opportune pour donner aux douze milliens de catholiques, sur lesquels _ règne Sa Majesté Edouard Vil, cé zage précieux et depuis long- temps désiré de paix et de li berté religieuse. C’est ainsi qu'il y a quelques jours nos hommes politiques canadiins, réunis en session parlementaire à Ottawa, demandaient, sans distinction de croyances ou de partis et par un vote à peu près unauime, l’abrogation de la loi dont nous réclamons nous mêmes si instamment la dispa- rition, et en cela, nous le savons, ils ne faisaient que réfléter le sentiment général du pays. En faisant la présente dé- marche, Eminence, et en por. tant pour ainsi dire, par votre entremise, jusqu'au pied du trône d'Angleterre, l'expression respectueuse de nos légitimes griefs, nous n’avons nullement la pensée de soulever nne con- troverse religieuse qui puisse altérer la paix de l'Empire. C'est, an contraire, Famour même de cette paix, d’une paix solide et durable, d'une paix fondée sur la justice qui inspire nos réclamations. Lette justice tardive, l’Angle- terre, Eminence, nous la doit. Elle ia doit à une religion dont ies apôtres convrent le monde et qui a pour Chef et Pontife Léon X111, c'est à dire, de l’avea rnème de nos frères sé parée, l’un des esprits les plus élevés, les plus nobles, les plus clairvoyents, les plus ouvertes aux graudes œuvres sociales, les plus sagement progressifs que l'humanité ait encore produits. Elle la doit aux catholiques d: plus en plus nombreux, répa :- dus sur toute la euriace de l'Hapire, "1 n’ont jamais mar- Vsté à lo. Mae À + \chères AU CARDINAL VAUGHAN.: L'IMPARTIAL, JELVDI LE 18 AVRIL 1901 tour que cette Couronne elle-} François-Xavier Cloutier, E- même, dans la personne da Sou |rêque de Trois Rivières. verain, respecte leurs croyances] Timothy Casey, Evéque de les plus vénérées et les plus St Jeau. = Emile Girouard, Evêque d’1- Elle la doit ax hommes ïil-|bora, Vicaire Apostolique d'A: lustres qui, par une série de|thabaska— McKenzie. sages mesures, ont modifié son] Albert Pascal, Evêque de Broit prblic, et qui n'oat pas erul Mosynopolis. Vicaire Apostoli- faire acte de perturbateurs de|que de la Saskatchewan. tion le langage que nous avons hérité de nos pères. Nous de- vons faire de nouvelles démar- ches sur l'enseignement. bord, on ne devrait pas foroer à coap de férule, les élèves d’ap- prendre par cœur les règles de grammaire, toujours si ennu yeuses et détesiables chez les commençants, mais de les leur Lexpliquer d’une manière simple et précise afin qu'ils récoltent non : mais qu'il prenne le tran- chant et ses sup:rbes véterans de ia forét seront abattus à ses D a- piedssans diffieu tés. D: mème avec l’enseignement. Prenons ue bonnes métholes et nos ef— forts seront couronnés de suc- cès. O mâues de nos pères que vous seriez contents d'apprendre que l’enseignement de la langue: française est exéonté d'une ma- nière honorall:, etque nous l'ordre et de mauvais citoyens en décrétant pour les plus haut: fonctionnaires de l'Etat, l'aboli tion d’une déclaration qu'on considérait comme souveraine- ment injuste et vexatoire—dé- claration que, malgré tont, le Souverain est encore obligé de taire. Elle la doit enfin à son titre de nation chrétienne et géné- reuse, de puissance civilisatrice où fleuriscent la liberté, l'équité, la tolérance, où les préjugés vieillis ont fait place au respect du droit, où la conscience rassu- rée conserve intacte son inviola- bilité sous l'éyide même des lois. C'est done, Eminence, l'intérêt bien compris de l'Angleterre, le souci deson nomet dd: ça gloire, en même temps que le zèle des choses de Dieu qui noue poussent à réclamer ce que tant de voix émues sollici- tent de son geuvernement, et, nous osons croire que le règne d'Edouard VIT verra, dès son débnt, s'opérer une réforme dans la rédaction de son serment d'accession au trône, réforme qni contribuerait si puissam ment à cimenter l'union, comme aussi à augmenter dars le cœur Maxime Decelles, Evêque de Druzipara. Coadjuteur de Saint- Hyacinthe. Emile Joseph Legal, Evêque de Pogla, Coadjutaur de Saint- Albert. Joseph Herman Brunault, E- vêque de Tabana, Coadjuteur de Nicolet. Thomas-F. Barry, Evêque de {Thugga, Coadjuteur de Cha: tham. Correspondance M. :e R‘dacteur Quelle est l’origine de lalan gue française ? Nous lisons daas l'histoire Ancienne par Rollin uve hypothèse, fabuleuse sans doute, que les Assyriens, étant un peuple plein de vanité, tentèrent, durant le règne de Nimrod,de bâtir an temple donc le sommet duquel s’élèverait jus qu'aux nues. Dieu, jetant un regard sur un tel ouvrage, le fit cesser par la confasion des lan gnee. Sorait-ce à cette épuque que le langage francais a pris naissance ? C'est vrai, ce lan- gage, comme tout autre, a subi dans le cours des temps, de no- tables modifications qui le rend ce qu'ilest aujourd’hui. Dieu créa Adam, et lui donna le don de pouvoir exprimerses pensées | Jusqu'à quelle é6- le fruit des explications données. faisons tous les efforts possibles Qu'ua bücheron prenne sa ha-|POourconserverce précieux héri- che et frappe avec la tête de set |tage que vous nous avez leguè. instrument sur un arbre, vatil AMICUS faire du progrès ? Certainement WHAT $25.00 WILL DO .. Have you ever thought when you are paying $25 for a suit made by the tailor, have you evertheught whst you might be able to do with that $25 iu our gieat civthing room ? If you hivean’t its time you did. Let us help you. Fir:t, you can get a Fit reform or Reyal Brand perfeet fitting suit at $10, then a light short, natiy overcoat for fall sad spring at $10, a 24 cz. hat, the best in the worid for the money. at $2; a best £1 white shirt in Canada {o: $1, a splendid suit summer under wear 1 dollar, a tie 50e, a collar 200, euffs 305. All these complete lo: the price of à suit of tailor made clethes. 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Peu importe que nous le s1- Nous prierons tous ensemble chions ou nou;cela ne nous pour que Celui qri tient en sal empêche pas néammoins d'ai- main le cœur des princes, dai-| 2er d'avantage uotre Jangue d PER C'était le langage aimé de nos é $ nie sage : ns. ENe, CORRE B* | pères, ce laugege qu'ils ont ap. D par l’action de sa toute-puis-! 6:46 Ge Ja noble Krance, et pour sance, modifier les vues des lequel ils auraient fièrement et hommes, et amener au plus | gloriensement donné jusqu'à la tôt la réalisation d'un vœu qui dernière goutte de leur monte ardent vers le ciel de |sang. lis n'hésitaient toutes parties du territoire bai pas à braver les obsta- tanniqne. res les plus gr ga . à &a 2ropagallion e ce ut IEUT De Votre Eminence, | LE For a. du c Les humbles et dèvoués ser-|q;ies aux traditions de nos pe- viteurs. res. linitons-ies, et tächuns de Cornelins O'Brien, Archévè- taire les plus grandes démarches ns d'Haiifax. | possibles pour faire propager la J. Thonas Duhamel, Arche. jan ge. FrARÇESER que nous avons conservée avec un S0In jaloux. vêque d Ottawa. Nous sommes entourés par d'au Louis Nazaire Bégin, Arche |tres nationalites qui se leraleul vêque de Québec. un plaisir de faire à jamais dls- Adélard Langevin, O. M. 1.,| Paraitre jusqu'au deirdier ves Archevéque de St-Boniface. Ne ne ne 7. Li + a preparobs LOS DOUGkiekis El LO08 Paul Bruchési, Archevêèque | épées et alions a leur reucoutie de Montréal. sur leur propre terralu, el iuou- Charles-Hughes Gauthier, tron- par nos exemples que uous Archerêaque de Kingston. |combatirons pour noire cause, Denis O'Connor, Archevêque | Saûte que coûte. Nous sommes ds Tien accusés à avoir des Svnilmteuts : AE de deloyauté dans uos cœurs. t randin, O. M. 1., Evé-| | Vital. ; 0.M.1 : Evé Aecusations fausses «t malicieu- que de St Albert. ses. Tiois de uos acüad:eus de James Rogers, Evêque de|j'1le n'ont pas hésité à laisser Chatham. leurs foyers paternels pour alier John Cameron, Evêjue d’'An- aflreuter les fatigues et ies hor- tigonish. | 1eurs de la guerre, de combattre, É de verse e laiss Lie italie main, Dre | er Ir0 enPOg que de Saint Hyacinthe. frique, pour maintenir larenom Naroisse Zephirin Lorrain, |mé de la puissante Aibion. Evêque de Pembroke. | Cette image de loyauté chez les Etphège Gravel, Evêque de !rançais de la puissance du Ca Nieolet inada est peinte ea couleurs à. | toutes aussi brillantes et aussi Thomas Joseph Dowling, E-|écjantantes que chez les autres rêque de Hamilton: |nationalités. Quoique n0$ pères Richard-Aiphonse O'Connor, aient été maltraités à L@: ma. Frêque de Peterborough. |nière eruelie en 1755 et en 1758, André-Albert Blais. Evêque lorsqu'ils furent brutaieise.t| Ichassés de leurs pays, uous,| de Rimouski. | J hs En |icurs descendants resious lo £ —_ | à , Re Sos McDouald, E- yaux. Outraitemeut luique des! vèque de Charlottetown. Anglais restera chez eux uwe Alexandre MacDonell, Erêque|souiilure à jamais ineffaçabie. d'Alexandria. Mais nous pouvons pardontrer Michel Thomas Lubrecque, |l° Passé, et rester loyaux. Nous | + savons que notre emblème na- Evêque de Chicoutimi. Fe q Te |tional est 'e castor et la feuille! Joseph-Médard Emard, Evê-|4 érable. Que le sonvenir de | que de Valieyfeid. [cette emblème nous donns de: Paul Larocque, Evêque de sentiments nobles et élevés, des | Sherbrooke. |résulutions de faire du Canada | Augastin Dontenville Evêque | un pays fort qui dès aujourd hui | dis nds | montre un 8] brillant et gloricux |'avenir. Mais n'oublious pas Æ-Patrick M "7 Evêque|que notre premier devoir est de ne faire aimer à le, jeune géuera- # : N Le Le goes es se F . nl | | | liaen, and the tie is pu.e silk or lutely fast. More styles to satin as you bike it. choose from than vyou’d think, . 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