DEP ES . tant, MILL RIVER, “TUBLIE LE JEUDI DE CHAQUE SEMAIEN ANNONCES rère insertion la ligne rocts. Insertions subséquentes, 2ct Cartes. ‘affaires, $s par an U om 0L'Imp Le seul journal français dans rIle ARONNEMENT : | | lu Prince Edouard. | UE it De y DES 0: 3 OR pb ss ed oo mn : 81.00 soi ÉT ..30 F. J. Buote, i Editeur--Proprietaire, { “ZL'Urion fait la Force.” } nd ET Abonnement : $1.00° Payable d'avanee. Vol. 1. Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le 8 Fevrier, 1894. No. 353. D D'AFFAIRES. J.Doiron, M. D. Gradué de l'Université Laval, Montréal Bureau et Résidence dans la maison anciennement occupée par E. Haekett Ecr. / TIGNISH, L P. E. Juin 15 63 tf CARTES SEE THE PLANS OF The Temperance and General Life Ins. Co’y of North A merica. FÜR CHEAP RATES, LiBERAL POLICIEX, G00D RETURN. FULL GOVERNMENT DEPOSIT. | H, J. MeNEIL, Summerside, General Agent for P, E Island. Dr. J.J. Desnoyers TIGNISE, I. P. E. Bureau et résidence en face du. Block Chaïsson, Broad Street, près de la station. Pour la commodité de ses patients ! qui n‘ont ni chevaux mi voiture le Dr. Desnoyers ies visite à ses frais. Nov. 9h. 93 tf « Jno. P. Brennan, ALBERTON, P. E. L. Sd Agent for the best Fire and Marine Insurance Companies. KR sk: taken at o:1es fo lui ig C M >AL1ES: C: mmerci2l Union of London, L nceshire A s Co. cf L verso:l Scouisa Urioi & Nauonsl As: Cr. ot Edinbargn Briish American A5:. Co. cf Toien o Quebec Fire As. Oueir-c € rufederation Lite The Cinada Accident Iusuranc: C : Mortre:l L'oyds Plte Glass Assurance C . Coal and Lumber always on haud. JAMES J. JOHNSTON, AVOCAT, NOTAIRE PUBLIC Erc Stampers Block, Victoria Row, CHARLOTTE IOWN, rer D. J. Doiron. Tailleur d'apres le Systeme le PLUS MODERNE ET LE MIEUX APFRECIE, Prix modéré, Satisfaction rantie. Bloomfeld, { près de étise ) TP. catholique, ga- 3m jlt 13 98 de O00X000 Plus Credit. J'ai décidé d'abolir le sys- | teme du Credit dans mon commerce. 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AGRICULTURE, FANAGE DES HERBES ET DES TREFLES On fauche ordinairement trop tard les herbes des prairies et l'on attend qu’elles soient trop mûres et dégarnies de leurs feuilles, tandis qu'il faudrait les faucher quand elles sont en pleines fleurs : ce qui anéantirait en outre, les herbes annuelles qui se.prepagoni de semences. On ne doit jamais couper les herbes de prairies ayant la dis- Parition de la rosée, pour qu’- eiles ne jaunissent pas en dedans. Il est opportun, surtout par- un temps pluvieux, de me pas laisser le foin sur le sol. Les trèfles ne doivent être remués que le moins possibie, pour ne pas perdre leurs feuilles qui constituent la principale va- leur de ces sortes de foin. Lorsque le temps est plu- vieux où humide, il est difficile de faire sécher les trèfles con- venablement pour les conser- ver. On peut alors se servir d’un moyen tres ingénieux, qui est employé avec succès. On alterne alors de la rentrée de cette ré- colte, des couches de trèfle et des couches de paille très sèche. Cette paille absorbe une grande partie de l'humidité du fourrage dont elle prende le goût et l’o- deur. C’est, en outre, un moyen d'augmenter une nourriture très saine et fort recherchée par les bestiaux. ; Si l’on ne peut rentrer bien secs les foins des prairies, le meilleur moyen de s’en servir avantageusement est d'employer la même méthode de récolter les trèfles humides, puis les sa- ler pour les empêcher de fer- menter et pour qu'ils devien- nent une nourriture également saine et recherchée par les bes- tilaux. On emploie une livre de sel pour cent livres de foin. AMELIORATION DES ENGRAIS. Aussitôt après les semences et immédiatement après la ré- colte du foin les cultivateurs ont le temps de faire des com- posts en mêlant le fumier d'’é- table avec d’autres matières pour en augmenter la masse. C’est le temps d’amasser des mauvaises herbes de toutes sortes et de la mousse pour aug- menter le tas de composts, le laisser fermenter jusqu'a la fin de septembre, puis le répendre sur les prairies dans le mois d'octobre, MOYEN D'OBTENIR DE GROS FRUITS. Le moyen d'obtenir de gros fruits et d’une qualité améliorée bien entretenu sera plus profiiab e e: même aura une plus graude valur qu'un troupeau nombreux, composé d'animaux chétifs, La paile, sais plantes racines ni foin est certaine- ment insuffisante pour hiverner ds animiux dans uu était convenabe Pour élever un grand nombre d’ani- maux avec profit, il faut adopter un lon système de rotation et suitou donner }lus d'attention aux pacages et à la culture des betterav:s, des Rave's, E:C. Le cultivateur qai a de bons patu- rages* peut ê ever des bes'iaux profit, mais 11 faut leur donner du foin et des navcig ou de l‘avoine mouue le premier hiver. L:s ani- maux bien nourris valent davantage à deux ans qu+ ceux qui sout mai nourris à trois ans, À proxunité d‘une vile, il peut êe à pro, o «de vendr du foin ou de l1 piise. M.is ou zucure considéra- tion le cultivateur éloigré d'une vil: ne doit vendre 1: foin et la palie quand bien même il en obtiendr it ux bon prix ;ily perdrait par li suite par un déficit dans la quanti é des 16 cotes et qui seraicnt en outre de faible quaii'é. Jde n'aime vas la Danse —“.— Elle s'appelait Marie-Aline. Je l’ai- mais comme un père aime sa fille. Douée par le ciel de très belles qualités elle faisait l'admiration de tous ceux qui la voyaient. Ses manières aimables et polies savaieut lui attirer 1estim- d'u° chacun. Elle aimait les soirées et les bals. Le plaisir qu'elle goutait à la danse ne pouvait se definir. En .ffet, il êtait agréable pour plusieurs de la voir filatrer, légère comme un papillon. Souvent elle revenait de la danse, brisée par la fatigue, Sa mère souffrait de la voir ainsi. Et pourtant, la pauvre mère !elle aurait du lui refuser ces plaisirs dangereux, sans attendre que sa fille en fut la triste victime. Un matin que la fille s'était levée tard, brisée queile était par ces lon gues veillées, elle trouva sur sa table de toilette une petite note, dont l'écri- tare lui était connu Son père lui di sait : ‘Ma fille, si vous aimez vos parents, vous cesserez d aller à ces soi. rées qui ruinent votre santé et qui doi- vent tuer votre ame. Vous êtes chré- tienné obéissez à Dieu, obéissez à vos parents. La religion vous défend ces amusements, votre santé vous les dé fendra bientôt Cessez donc tandis qu‘- il en est encore temps. * Pauvre père, il aurait du être plus se- vère : inais non, la faiblesse l‘emporta sur le devoir Peudarit quelques mois, les choses a!- lèrent bien. La jeune fille, qui avait besoin de re- pos, demeura tranquille à la maison Ses parents pensaient que c‘en était fini avec ces plaisirs infàâmes. Un jour, Aline reçut une invitation. Devait elle accepter ?...... La tentation était forte Elle devait revoir là d‘an- ciennes connaissances et les plaisirs promis éblouissaient son cœur de jeune fille- Elle ne put résister. Elle demande le consentement de ses pirents Ceux ei auraient du cette fois lui refuser Mais, pauvres parents ! ils aima'e it trop leur fille selon le monde et ils ne l'ai maient pas assez selon son veritable est très facile, 11 consiste à sup- | porter les fruits afin que letige | n'ait pas à supporter toute leur | pesanteur et que le vent ne les fasse pas entortiller. Le fruit peut être supporté en l’atta- chant à une branche avec un bout de natte, | AMELIORATION DES PRAIRIES. Pour améliorer les prairies, la principale opération à exécuter est de faire disparaitre toute eau stagnante par le drainage les fossés et les rigoles. A de- £ e al l re | | faut de ce travail, la meilleure | le matin, harassée de fatigue Elle se culture les meilleures semences et les engrais, même les plus | riches, ne produiraient aucun | effet. Si, par quelque cause que ce | soit, les praries faisaient défaut il serait avantageux de les la- bourer en automne et de les ! cultiver pendant deux à trois ans. en blé-d’Inde, en pommes de terre ou autres légumes, en les engraïssant bien et de les semer q«and les mauvaises herbes auront été détruites. ELEVAGE DES BESTIAUX bo Le cultiviteur qui veut élever de beaux animaux doit avant tout en proportionner 1: :: xnbre à la quaniité de plantes fourragêres et de grains qu’il ui est possible de técolter. Il est évident qu’un petit troupeau com- posé de bestiaux de bonnes races ei RE RE OR ag EN | s'en aller dormir sous la froide pierre bien La permission fut accordée La soirée fut beile, je dirai même magnifique Les lumières aux différents couleurs étincelaient toutes brillantes La musi- que entraînaitet transportait dans un monde idéal Tout était beau, féer que‘ comme on dirait bien, on dansa beau- coup et :ongtemps Ce soir-là Marie Alire, était la plus jolie du bal Sa beauté pure attirait les regards Comme elle dansait bien !.. Mais tout plaisir doit avoir sa fin Les plaisirs du monde sont et quelque fois ils nous coutent cher Ce fut le cas pour mon amis Aline. Elle” revist. sur coucha avec une fièvre arnente Le lendemain, l‘état de la jeune tille empire, et le médecin désépera de la sauver Elle dut taire son sacrifce et dire adieu aux vaines joies du monde, pour Elle mourut victime de la danse et des soirées En la perdant, j'ai perdu | | ma meilleure amie, l‘espérance de ma vie Au jour des tunérailles, des amis en pleurant suivirent le cortège funébre On récita des prières sur son cercueil, puis on la conduisit à sa dernière de | meure Aline n'avait que vingt ans ! | Pauvre jeune fille ! mourir si jeune | au milieu des brillantes illusions de la | vie! Combien de victimes la danse n'a telle pas faites ? Qui pourra jamais les | compter ?...... | Voilà pourquoi, je n‘aime pas la | danse ? ATHANASE FRANCOEUR avec | LA TACHE NOÏÎRE. Une maman avait trois en- fants : les deux plus jeunes, André et Jeanne, étaient bons et gentils, mais Claire, l’aînée, possédait de grands _ défauts. Il faudrait une page pour les enumérer tous : sa- chez seulement que Mile Claire était par dessus tout, gourmande et mentueuse ! L’oncle des trois enfants leur envoya un jour, peur leurs étrennes, un grand pa- nier de fruits confits, tous plus beaux et plus appétis- sants les uns que les autres. La maman donna xne poire confite à chacun des enfants, puis elle leur dit : Je vais ranger le panier dans l’armoire, et tous les Jours, lorsque vous aurez été bien sages, je vous donnerai pour dessert un de ces beaux fruits. Mais ayez soin de ne pas y toucher. Claire avait trouvé la poire délicieuse ! Elle songeait sans cesse aux fruits confits. Un jour, se trouvant seule dans la chambre, elle courut à l'armoire Ou ils étaient en- fermés souleva le ceuvercie du panier et. s'empara d'un gros abricot, jaune comme le miel. La petite gourmande l’eut fait disparaître en une se- conde. Que c'est bon ! se disait- elle en se léchant les doigts ; mais j’ai mal fait! vite, fer- mons le couvercle et n‘y tou- chons plus, Seulement, lorsqw’on à fait un premier pas dans le sen- tier du mal, on en fait bien- tôt un second, Toute la nuit, Claire rêva des délicieux fruits confits ! Elle en man- geait un plein panier, et, au fur et à mesure qu'elle en prenait, le panier se remplis- sait de nouveau. Le lendemain matin, la vi- laine enfant, de nouveau prit en cachette une poire, une cerise, puis un gros merceau d'angélique..elle ne s'arrêta qu'en entendant venir quel- qu'un. Après le dîner, lorsque la maman souleva le couvercle du panier, ells s'aperçut sans peime qu on avait dérohé des fruits. Quel est le gourmand qui s'est permis de toucher à ce panier malgré ma défense ? demanda-t-elle : sévèrement. Ce n’est pas moi, bien sur, dirent ensemble Jeanne et le petit André, Ce n'est pas moi non plus, s'écria vivement Claire, eu devenant aussi rouge que la serise qu'elle avait mangée C’est pourtant l’un de vous trois ; mais puisque le ceupable ue veut pas avouer, mon petit doigt va me le dé- signer. Et elle approcha son petit doigt de son ereille. Oh ! maman, s'écria Claire en riant, je sais bien que ton petit doigt ne t’apprendra rien du tout. Comment veux- tu qu'un doigt puisse par- ler ? C’est ce qui te trompe ma fille ; il vient de me dire à l'instant que celui d'entre vous qui a volé les fruits con- fits a maintenant, sur le bout du nez, une groese tache noire qui l'accuse. À ces mots, Claire instinc- tivement, et sams y penser, s'essuya vivement le nez avec la manche de sa robe. Inutile de demander qui je dois punir, dit la maman : tu t’es dénoncé toi-même. C. Wirru. —…— n PDC ee