RIT pt nm es eh © & Go © a me )] L : / NS E.. =» a LISE MAL 2 FEUILLETON. Scenes D'interieur, C'est aïnsi que j'ai fait con- naissance avec M. et madame Lionel Becker, et que, depuis trois semaines, je suis devenu leur commensal les dimanches et les jeudis ; par extraor- dinaire, je vais diner à la ville aujourd'hui landi, 19. C'est Hélène que m'a invité à gou- } D M MERE ST TA mit ter d'un ragout anglais dont j'apporterai la recette à ma nourrice, le cordon bleu de la maison. Dis-Jui, je t'en prie, Yorick, qu'elle occupe une des meilleurs places dans mon souyenir, Îla bonne vieille ayant à peu près, comme toi, l'esprit rempli d‘inquiétudes jalouses dont je tiens à mé- nager la susceptibilité, car je ne suis pas de ceux, cher frère, qui font fi des jaloux; je lesplains de souffrir, et cette prédisposition de leur: part, véritable'syr-abondance du cœur, me semble mériter autant de sympathie que de bläme. Le plus triste, c'est, après tout, de le contracter injustement, particularité fort : commune à cette véritable in- firmité de l'ame. Pour en re- : venir à mes nouyeaux amis, je les ai invités à faire une visite de quelques semaines à la maison pendant leur séjour er Frauce. Leur habitgtion, près de Bordeaux, est à deux pas de la ville. Je compte mettre cette lettre à la poste en y allgut pédestrement, vers cinq heures, pour y diner N'attendez plus de mes nouvelles par une lettre; je partirai sous peu de jours pour me rendre gu bergail, non par la force majeure du défaut d'espèces, comme me l'avait mafignement prédit, l'oncle Serans, mais plutôt par le désir immodéré, que dis-je ? le besoin que J'é- prouve de vons reyoir au p'us vite ! Donc, à bientôt ; je vous embrasse en masse, et chacune affectneusementen particulier. Ton frère affectignné, | CHarges Dagvis La lettre du grand frère produisit sur lesprit inquiet et jaloux de Yorick le même effet qu‘une pluie d‘orage sur la terre altérée. Le jeune homme, au lie de quitter le salon, comme il en avait pris chaque soir la mauyaise ha- bitude, se mit à jouer avec Hélène, que taquinait aussi son père. Charlotte s‘occu- pait près de la lampe de tra- vaux à l'aiguille ; madame Darvis relisait la lettre de son fils bien-aimé. —V oilà, dit-elle en interrom- pant sa lecture, yoilà une chose bien étrange. Charles a daté 82. lettre du 19, le tim- bre du départ de Bordeau marque 21, et nous sommes aujourd'hui le 23. Que veut donc dire ce désaccord dans les dates ? Il m'inquiète | Est- ce une erreur de la poste ou ns —Ou nn oubli de Charles ! C'est l'un ou l‘autre, repartit l'oncle Serans ; je ne vois rien de bien extraordinaire en cela, dit-il en ôtant la hande du Journal de la Côte-D'or, tandis que Yorick décache- tait le Constitutionnel. Madame Darvis était de- venu triste et pensive ; 80m mari haussa les épaules. —Voyons,ma chère femme, dit- il, à quel écart d‘imagina tion te livres.tu ? Pourquoi te créer un souci au lien de De DST RE jouir avec nous de notre bon- & É eur commun ? Charles s'a- muse, il est heureux, nous sommes ici tous joyeux et bien portants, que te manque- t-il ? Ne réveille pas par une plainte injuste l‘infortune qui nous qublie. —O ciel! mon Dieu! celle s'écria est à son comble, Yorick, dont la pàleur subite et le tremblement nerveux épouvantèrent sa famille. — Qu'est-ce que c'est ? dirent en mème temps l'oncle et le père Madame Darvis se préeipi- ta sur le journal que tenait son fils ; elle avait dfun coup d‘œil embrasgé l'ensemble du groupe qui se trouvait près d‘elle. Tous eeux qu'elle ai- mait étaient là, un seul était absent, .-.... —Charles ! s‘écria-t-elle. Mon fils Charles ! C‘est lui ! Qu'est-ce journal dit ‘de ton frère Yorick ?,...,, Donne mon Cette Jeutiie, je Veux Îue mui- { même... PA A Et madame Darvis se saisit du jou’nal dout là lecture avait imprimé sur les traits de Yorick un cachet si | douloureux, que la mère avait peur en le regardant, Le jeune homme :ui ar. racha 1ésolument la feuille qu'elle venait de jui enlever. —Non! non! dit-1l d’une voix vi- 1 brante, non, pas de mui, mère ! vous ne le tiendrez jamais de moi, dit-il en se reculant jusqu'au fond de l'ap- partement, ou 11 fut bientot szivi par tous les siens. Il serrait convalsive- ment l+ ’ournal dans sgs mains cris- pées ; foncle Sérans parvint à le lui oter. Mon fils s’est es’ropié à la chasse ? est-ce cela, Yorick ? Disait m:dame Duarvis. llest si maladroit, ajouta-t- elle, —Tu ne venx pas nous dire de quelle nature est l'accident qui vient d'arriver à ton frère, lui disait M. Darvis. Mais | ne vois-tu pas : malheureux enfant, que l'incertitude daus liquele tu nous laisses par ton si':nce est plus inquié- tynte cent fois que la réaiité ? —]i est peut être mourant, mon Char- | les ! reprenait :a mère, Je veux le voir je veux partir ! Il marque de 018, c'est sur ! Monami, Darvis, disuit-elie. fais tout préparer pour uu Gépart; j< | n’attendrai pas une seconde de 1lux ! | Mon cher enfant !'Sérans !tu ne dis. rien non plus. Qu'astu donc, mon | fière ? Répondez-moi l'un ou l'autre ? | Ne voyez-vous pas que votre silence | me glace ? Ah ! vous ê :ssans pitié ! Voxs voulez donc que jp cro'e à la mort de Charles ?........ Mais je vous dis que vous me faites supposer la mort de mon fils ! vous vous taisez RL... Ce serait vrai !...... Il serait mort ! —Sérans, mon ami, je Vous en con- jure, dit M. Darvis, la vérié sera | moins épouvautahle. Nous pouvons tout apprendre sans trembier ; depuis une seconde, vous me faites supposer la mort de Charles ! Madame Daryis fixait des yeux ar- dents gur lc prêtre et sur son fils M. Sérans pleurait. Ycrick se jeta à ge-. noux en luitendant le bras, mais elle recula, — Non, non, dit-elle, dis-moi plutot que ce n‘est pas vrai, qu'il n'est pas mort !,...., Mort ! mort ? Mon filsest mort ! dit en se tordant les bras la pauvre mère. Mort... Les petites filles sanglotaient, et ce terrible cri : Mort ! mort ! comme un écho dou- Joureux, fut redit par toutes les bou- ches de cette malheureuse famille, frappée si crueilement dans sa plus chère affection. Ce fut au milieu des cris et des [a continuer] Des myriades de mouches ont envahi les champs des comtés de Polk, Kilbon et Marshall, Minnesota, et ponrsuiyent leur oeuvre de destruction. Des cen- taines d’acres de terre, ou mu- rissait une récolte superbe de blé, avoine, erge, etc., ne sont plus aujourd’hui que ruine et désolation.On ne pourra récol- ter plus de & minots par acre, là ou l’on espérait retirer 15 et 20 minots. Dans un seule arrondis- sement, plus de 100,000 minots de grains sont predus. Ladies this is for you---The Ladies Standard Magazine‘ devoted to Fashion and Home decoration, 30 pages, elegant illustrations, given at club rates with Buote’s Monthly, The two one year, 60 cents, L'IMPARTIAL * nn ro © cn conte À onemenne en memes « dl | Experience extraurdinaire. Hillisboro, JIli.—On s'intéresse | beaucoup au projet d'un pré eadu | “‘devin de la pensée de cette viile, A. . J. Seymour, qui se propuse de sefane | enterrer et d: rester sous terre jusqu à | ce qu'une gerbe d'orge pousse sur sa tombe. Piusisurs cercles de New-York avai- ent invi é Seymour à venir faire cette exré.ience dans cette viil: ; mais il a refusé préiérant le faire à Hil sboro, sous la survai lance du docteur Dunrn, ua médecin de R ckford, I linois. Le docteur Dunn a fait à ce sujet la oé-| claration suivante ; 11 n’y à pas le moindre doute sur . la possibil té de mener l‘entrep'is: à bien. Je l'ai vu faire moi-même trois | fois dans les Indes ang aises. Pendani les jours qui précéderont son enterre- ment, S:ymour ne se nourrira qu d'aïiments propres à produire de la graisse et de la chaieur. Il s+ mettra . ensuite lui-même e1 état de catalep- | sie ; es poumons serout remplis d'‘iu- tant d'air pur qu'ils peuvent en conte- air, sa langue se a refoué: dans la gorge de telle sorte qu'ell: fe me her métiqu=ment l‘eutrée des poumons L- n z, les yeux et ies oreilles seronr | bouctés et scel és avec de la cire. Tout !: rorns sera en lui de parafñie de marière à bien boucher les pures, et placé alors dans un très grand cer- | cueil, qui ser luiméêine pacé dan. un plus gr nd encore.et | 8 deux bi. | | | res seront per êes de trous afin de | laïse-r échapper dans le sol les gaz! | dé'étères qui pourraient s‘exhaler au | cup, Enfin l'inhumation aura lieu | | darjs un ‘errain argileux ‘ | L'expé'irne:, on 6 voit, promet | d'être in é essante ; mais nn annonce | déjà que plusieurs socé ê;, n tam men: à sociéé protect: ce des aut-| maux, Ont 1é80 ud':.mjêc'er S:ymour | de mettre sou prof:t à :xécution. | EE , VARIETES. Il y a entre l'Amérique et | J'Europe onze cables transatlan- | | tiques . .. De tous les animaux, iln'$ a | que les pourceaux qui n'aient pas peur des serpents. Dans le royaume de Saxe, la | police inspecte les peignes et. et les brosses des barbiers et pu- nit la moindre malpropreté d'- | une grande amende. La femme la plus lourde que l’on ait connue jusqu'à présent, | vient de mourir dans le War- wickshire, en Angleterre. Lady Wheeler pesait, en effet 756 | livres. Il a fallu douze hommes pour norter son cercueil. Î { | Dans le pays de Galles, An-| | gleterre. un éleveur ne pouvant | plus nourrir ses troupeaux, par! suite de la sècheresse persistan- | | te, a offert de céder gratis 2500 | moutons, Sa proposition n'a-| yant pas été acceptée par per-| sonne, il à fait abattre les mal-| heureux animaux, et après les avoir fait tondre et dépouiller, il a livré les cadavres au feu. Le règne de la reine Victoria a atteint la durée de celui de Henri III, qui demeura pendant Le paisiblement installé sur e trône d'Angleterre. Jusqu'à rêgne avait occupé le plus de beaucoup dc patience est en po- sition de dire le nombre de che- veux qui couvrent les têtes hu- | i maines. Les cheveux blonds sont les plns fins et il en pousse environ 140,000 sur une tête or- dinaire ;: les cheveux bruns viennent ensuite avec 110.000 environ, tandis que les che- veux noirs ne sont au nombre que de 100,000. Les cheveux roux sont les plus gros et une tête moyenne n'en fonrnit que 80,000. To rent or lease, for a term of years, the farm known as the “BUOTE FARM situated at Dupey's Corner N. B, This farm contains 33 acres under high state of cultivation. with large dwelling house, barn, shed etc Apply to G- & F. J. Buote, _ Tignish, P. E. Island. ha. cuade it puesibl:- for the most huimble | her father has to «:ratcih yravel at home, | get left.” | Had you just propose 1 to her ? | Juck, cinquante six ans et vingt-neuf présent. Henri IJI était, avec George IIL le souverain doônt le | That's why she became engaged to him. place dans l’histoire d,Angle-| basket gp his ariÿ. tdrre. Un savant allemand, doné de | you, ma’am 27 es WITH BUT A S'NGLE THOUIHT, ee Mrs, Rve— ‘Tux is a nive time for you to cogne homme,” Mr, lève T'hauxeh, thanksh, m’ (hic) dean. Fo’ wunch (hic) ;e gree wid me (hic)," —Judge. The reputation : ? being à goud fellow never bélout at 1 at a Lun. Budgeley says tie most difficult part of à drinking sn is te “refrain,” A man who ent know anything is pretty sure to tell it the lirst chance he get: She—This ru is very beantiful; to what beut docs 1è belong? Ie (candidly) to me. A mil doz «ar and a policengan with a revolver gercraily make business for the coroner. This js the season when there is most frequently 4 coolnur45 between te iceman and the kirtcnentaaid, The big wheel in the Milway Plaisance to move in tue hivher circles. Civilization hud its beginning when one sauvage first fou::ltaut he was strong enough to knock down unother, In all probability anore wise men would keep their own sounsel if the re: tainers were not eutragoously high. Doctors are hard workers, consider- ing.” ‘‘Consideriuz what?” *Iluw easily they could tike fie if they wishe 1.” The romantie summer girl writes her name on the sui ut the shore, while #1 would like,” said the young man, fto leave a little prem with you” ‘All right !”’ said the editor, ‘‘they usually “Where were you last night?" inquired the manager oitie instüiution, ‘‘Just out for a quiet time,” replied the deaf muute with his lis «rs, It is a cleur wasie of time for an evan- gelist to ur en Gian je ci heart à W the man who has jus: been muleted in a breach of promise suit. Buggins— What dd you do when you found that vou h:ul no money, after ordering a large butte? Muyyins—Oh, 1 was terribly put out akout it. Mr. Sappy—Miss E.uma savs that I am always trying to yet something for noth- ing. She—Hiow did she come to say it? “Do you thinx x porous plaster oan curg him of stuttcrin,z ?” Dictor—Yes when he comes tu iakeitotf he wil swegr right alon,zs without stoppinz. The poet who sang ‘All ulone my watch L'm kecpiu,;" inust have been in Oniy tou fteu à poet has ta let his uncle keep it fur him most of the time. Vicars Fair Danghter (at school treat) :—-Won't you auve somme jam on your bread and butter, Juunny Spry ? Johnny Spry—Not mme, miss—1l wurks wucre they makes it. He was evideutly a very obliging boy, for when le appiud to the merchant for a position and was askei his age, he re- phed. ‘Oh, sir, 1 shall be whuiever age you wish me Lo be.” Ticket Agent—We have the half fare tickets an sal: now and—— Uncle Grasstuft—None of them fur me; l'} see the whole Fair if it takes every head | of cattle on the piace. He—Do you know that these things you think so trivial—these engagements —are capable of breaking a man's heart? She—W ny, certainly., ‘That's about all the fun there is in them. ‘Are things really so high in Chicago?’ queried Mariow tu Dawson. ‘‘Yes. Yoy can't borrow five dollars there without putting up ten dollurs deposit to insur îts return," sighed Dawson, Mrs, Âye—You don't mean to say tha Hattie has actually gone and engaged herself to that Bolsterer fellow ? [uy, she hardiy knows him. Mrs. Bee— “Have you any Gretna greens?’ in: quired the facetious customer with a “No, sir,” answered the grocer. ‘’Nearest I can come to ‘eu} js parlor matches, Auybody waiting on ”" : Tommy—Mamina said ta Mrs. (Com- back that matches are made in heaven, Is that truc, papa? Pupa--Certainly if | Your rammau knows what she is talking about. Tommy-—But where does they get the Lrimstone? Old Reporter —A blue pencil isn't class. ed among deadiy weapons, isit? City Editor—Of course not. Whatever im spired you to ask such a fogl question} ld Reporter—1 just happened to think how many would-Le newspaper men if has killed off. Painter ; Then, sir, you wish me ta compose some ancestral rtraits for your new country seat? How many acestors would you like? Wealthy rs Oh, you can make about six, to start with. If I like ‘em lil order another half-dozen. There is a story of a party containing two ministers crossing à lake in a storm, When matters became most critical, someone cried out, ‘‘The two ministers must pray !”’ ‘Na, na,” said the boat- ;: ‘the little ane can pray if he likes, Put big ane mayn tak an par.” js true. “You are charged with a grave of- fence,” said the rural justice, ‘and 1 shall sentence .yoy to be lynched.” “Yes, judge,” said the prispner meekly. “And,” continued the justice, ‘‘ if you LS es!” Photagr: pher—The financial crise) through} which the country is passiug / has just about doubied my labors. Drop pedin—How's that? You don't mean ta say mure people are having their pictures + lc because of it? Pnotogruapher— No; but it's twice xs much work to get customers to look pleasant, A flirt, deah breddern, is a female whg goes fru life cherishin'" de fond delushu ; dut she’s breakin' hearts by the »scur., w'en, nine times out où ten, shes wu:: fuiuishin umusement for a ganx 0! worthliess men, who’ band toge.i:1 w'en she begins to lose her freshnes: :. her iloom, an’ brealc her heart in reuls, 15 LO pit 5 are, L LABPS BECOMING EXTINCF, Test They Chow Eight Generations of à Family at the World's Fuir. When the noxt world's fair is held it is not probable there will be anx L:p- landers present, Ten veurs ago therg were 27.000 Laplanders. Now there are only 11,000, Death and amalgamation “re making away with them as g dis: tinctive branch of the human family, Ethnologicylly this may be the truth, It doesn't seem to agree very well with what old King Bull, the head of the Midway colons, claims for himself and family. Bull +<ays he is 112 vears ald, His son, Bn!s Bull. he says, is 90 veurs of gge. Bals Hygd Bull, the grandson. is 78. Bals Hygd Bulk has n daughter 59 yéars old, and her son is 44, The grand: son Of Bals Hygd Bull has a son 29 vears old, The dauchter of this ?9-rear-old Bull is 14, and she has a litile girl 2 years old, Thus, it Appears, according to old King Buli, that eight generations of this family are living, Old Kinz Bull, however, is x tough nut, It will not do to judge the Laplanders by him, He has located ‘‘a cave” not far from Lapland, on the Midwav, and he has tried several times to drink all of £he heer in that cave The last time the Laplanders were invited to rame gathering on the Midway. old King Buli had such : head on him he wouldu’t trust himself outsde of the village. The Lapix were gnxious to ga nd old Kiuz Buil said they might jf Reilly would taxe exre of them:he would trust them wich Reilly, but with nobody else, Reï!ly isa sounz Colum- bian Guard from Dubuque, His bent is the Lapland vi: + and he has cgm- pletely wqa the of chiefs confidence, So Reilly chaperoned the L:ppm.for a ride on an electric Failway, And in the pari were the tive redi-cheeked, dark- aured, bright-evel Dalcarien maidens #ho belon: to th lLighest mobility in Lapland, and who cam: to the fair to veave } air ormaletts, plav the guitar and #uboiler a: 1h du where the sun pever sets 1 s.11amer, T:.ese none is où L'ae north look rug- ed. They niuv eus lons-lived ss old CGiug Bull chitnrs But they arr the In- dians of tie eus: Pole region. They are being urivey oui of existence, just as are the Murth nur ein avorigiues. Settle- ment by mpre ch uiz el people is forcing the Lupps farine” and tarther to the north. At js tukinz pos-vssjon of their Likes und tüeir re.adeer pastures. Some of thg Lips accent the changed condi; tions and use tivir identty. Others clingto flje life of their f:refathers maintain the purity of the blood and fall back intg thin imountains of the north, Of this Juitsr glisse are vid King Bull and his colgny brougnt 10 the worid's fair, They have with them their belongings, even to seventy tenn of mossto feed the reindeer dur.nz tite stuv.—Correspond: ent St. Louis Globe-Peimocrat. HReminiseences &f Haoth, In the tide of remi- iscences regarding Edwin Both one loks with interest on the poeu written by Thor:as Williany Parsons on the d-ath of Mr. Booth's first wife, Mury Devlin Huoth, which ran as follows : What shall we da pow, Marr being dead, Or say or Write, Lint -isali express the half } What can we do bare piihqu thac fairhesd, And Jet the springtime write her gpitaph ? Asit wi}l soqu, in snow:lron, violet, Wind flüwes, ajd columiine, and praiden's tear ; Each letter of that pure 1 alphabet, : That gpells in Howers tie pageany pf the year. She was 4 jpaiflen for 4 gran to lovg ; She was a wognan for & huxband'y life ; One that has learnesi to value, far above The pame of Love, thg sacred nagne of Witg, Her little life dream, rounded so with sleep, Had all there js of lifs, exveut gray hairs— Hope, lgve, trust, passion and devotion deep ; And hat ujvéterious tie Mother bears. Bhe bath fulfilled her promise and bath passed Bet her down gentiy 2° the iron door ! Î Eyes, look on that loves image for the last ! Now gover it with earth--her eurth no more. AUX FERMIERS J'ai tout qu'il faut en fait d'Instruments arataires : Charrues, Herses, Cultivateurs etc, FERBLANTRIE de première class- GROCERIEN Un bon stock de thé, sucre tahac, etc- etc- Fournaises les meilleures dans le MARCHE, ES, N oubliez pas qu’en venant ache- ter à mon magasin, vous souverez de l'argent, À. J. Bernard, e to kickin’ up any of your shines, an reak the rope, l'Il sue you for dam- J aies TIGNISH, VE E, Juin 22’ 03: